Saint-Pierre, Valle d'Aosta: Storia, Cultura, Economia e Comunità
breve storia di saint-pierre in occasione concours cerlogne.pdfIl documento offre un'esplorazione esaustiva di Saint-Pierre, in Valle d'Aosta, tracciandone la storia dalle origini preistoriche ai giorni nostri, attraverso l'evoluzione geografica e urbanistica. Vengono dettagliate le sue ricchezze culturali, inclusi castelli medievali, chiese storiche, musei e tradizioni artistiche e linguistiche locali. Ampio spazio è dedicato all'economia, che spazia dall'agricoltura (viticoltura, frutticoltura, allevamento) all'artigianato e al turismo. Il testo illustra inoltre lo sviluppo sociale e comunitario del borgo, coprendo l'istruzione, i servizi assistenziali, le associazioni civili e culturali, e le attività sportive, delineando un ritratto completo e sfaccettato della vita a Saint-Pierre.
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Saint-Pierre
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A té, Sèn-Pière abris di déri dzor de ma via heutte seumple paðle dze te dedio : dze voudrio iñé eun peuntre, pe fée de cadre de te veladzo avouì leur dzèn péysadzo, dze voudrio iñé eun poéte pe declamé i quatro vèn to ñen que Sèn-Pière l'a de dzèn, dze voudrio iñé eun écrivèn pe écrie de livro euntcher de to ñen que yà de dzèn d'eun ta too é tón tsahì mi mé dze si... ni poëte, ni écrivèn dze si rènque eun bièn seumplo ignorèn fier d'iñé sémpiolèn. Silvio
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SAINT-PIERRE
Qui ne sait qu'en ce lieu l'hiver perd son empire?
Qu'il n'est rien de plus doux que l'air qu'on y respire
Qui n'a pas vu ma plaine et ses charmants gazons?
Les champs de ma colline et l'or de leurs moissons?
...
Et ces prés qu'en mes chants je pourrais célébrer
Si j'avais assez d'eau pour les désaltérer!
...
C'est du beau pays de Saint-Pierre qu'il s'agit.
Ce petit coin de la haute Vallée d'Aoste, très agréable par son cli-
mat et la beauté de la nature, est situé aux environs d'Aoste, entre la
plaine qui longe la Doire et le sommet des montagnes de Paletta et le
Falère. Les collines tantôt douces, tantôt raides, raccordent la plaine à
la montagne. Parsemé de belles maisons et de gais villages, le pano-
rama est admirable et la campagne riante.
Autrefois le territoire de la colline était plus riche en végétation
que celui de la plaine. L'eau descendant des montagnes de Paletta ar-
rosait les terrains cultivés en pâturage des hameaux de la colline tan-
dis que la plaine souffrait la sécheresse en été; ainsi s'explique l'éten-
due considérable des vignobles.
La France porte envie aux vins de mes côteaux :
un verre de Torrette en vaut six de Bordeaux!¹
Depuis 1923-25 le grand-ru, puisant l'eau dans le torrent de Valsa-
varenche, fait le miracle : champs, prés, arbres à fruits sont luxuriants.
¹ Chanoine L. C. Gérard - La Vallée d'Aoste sur la scène.
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SAINT-PIERRE AUTREFOIS Aperçu historique C'est vers 3000 av. J.-C. que nos ancêtres (pouvons-nous les ap- peler ainsi?) s'établirent sur la petite colline du Chateler, tout à côté des actuels bâtiments des Ecoles Primaires et de la Maison Communale, dans celui qui est considéré comme le plus ancien villa- ge de la Vallée. Sa position a bien les caractéristiques des sites préhistoriques : en effet il domine d'en haut le territoire environnant et communique avec d'autres endroits stratégiquement importants, voire Villeneuve et Saint-Nicolas. Mais il n'a pas fait l'objet de fouilles archéologiques et on ne possède de cette période que des fragments modestes. Par contre, la voie de communication préromaine connue comme "Route des Salasses", qui reliait le territoire de Gignod (et, donc, de la Vallée du Grand-Saint-Bernard) avec la haute vallée, avait une renom- mée bien plus étendue. Il existe de nos jours une route qui, aménagée il y a bien une tren- taine d'années à travers la colline d'Aoste et de Sarre, mène à Home- né, Verrogne, Méod - hameaux de notre commune - et se poursuit vers Avise (et, jadis, le Valdigne). Ce parcours se développe à une al- titude de 1200 à 1600 mètres, dans la haute colline, autrefois très peuplée. La présence humaine à ces altitudes est d'ailleurs témoignée par la découverte de restes archéologiques lors de la construction d'un garage à Vetan-dessus, à une altitude de 1800 mètres. On pense à une exploitation de ressources minières (argent et plomb?) de l'endroit, car on a trouvé des débris en ce sens. Il est possible qu'il s'agisse d'usages liés à la transhumance, pratiquée à l'époque préhis- torique et romaine. En revanche, le Moyen Age est incontestablement plus riche en vestiges, chez nous : la présence de deux châteaux, grâce auxquels Saint-Pierre est bien connu, nous témoigne la présence de deux Sei- gneurs, c'est-à-dire de SANCTO PETRO et de SARRIOD DE LA TOUR. Issus des descendants de Marc de Bard, qui s'établit au village de Sar(r)iod (actuellement hameau de Saint-Nicolas) d'où le nom de la Le château de Saint-Pierre à la fin du XIXe siècle famille - et qui reçut du Comte Aymon de Savoie, entre autres, la par- tie basse de Saint-Pierre - côté ouest et bourg - les Sarriod se parta- gèrent, au début du XVe siècle, en Sarriod d'Introd et Sarriod de La Tour. Ceux-ci héritèrent aussi du château à pic sur la Doire, qui devint leur demeure. La famille exerça le pouvoir sur la communauté de Saint-Pierre La Tour, qui avait, elle aussi, un syndic et une administra- tion indépendante, comme celle de Saint-Pierre de Chatel-Argent. La famille Sarriod de La Tour s'éteint définitivement - dans sa branche ca- dette - en 1914. Quant aux Sancto Petro, famille noble locale, leur juridiction se composait de la partie supérieure au nord de la grand'route - colline et hameaux - qui constituait la susdite communauté de Saint-Pierre de Chatel-Argent administrée de façon analogue à celle de La Tour. A cause des rivalités entre les nobles locaux, le comte Aymon de Savoie limita en 1436 la juridiction des Sancto Petro, juridiction d'ailleurs par- tagée avec la famille locale Gontran, qui s'éteint à la fin du XVe siècle. 4
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Peu après, ce fut le tour des Sancto Petro, auxquels succédèrent les Vuillet d'abord, les Roncas ensuite, les Blondrate et les Carpenetio enfin. Démembrée, la baronnie passa enfin à Emmanuel Bollati, le dernier "grand" seigneur de Saint-Pierre. Toutefois les deux commu- nautés susnommées s'unirent à la fin du XVIIIe siècle et constituèrent une commune, indépendamment des destins des familles nobles, qui malgré tout ont influencé la vie des Sêmpiolèn. En effet, c'est dans une extrême pauvreté que vécurent nos ancêtres, "condamnés" à payer de lourds impôts, malgré leur indigence. Pour ces motifs l'émigration fut très répandue au siècle passé et jusqu'à la période fasciste; elle demeura, bien que réduite, quelques décennies encore, puis laissa la place au phénomène inver- se : l'immigration. Pendant la dictature, Saint-Pierre fut réuni, en octobre 1928, à Vil- leneuve et aux communes limitrophes avec qui il constitua la commu- ne de Villanova Baltea. A la chute du régime fasciste Saint-Pierre re- trouva son identité et... se transforma pour devenir ce qu'il est au- jourd'hui. Le bourg du chef-lieu au début du XXe siècle 6 LA POSITION GÉOGRAPHIQUE ET LE TERRITOIRE Saint-Pierre est un pays de l'adret, s'allongeant sur la gauche de la Doire Baltée, qui marque ses confins méridionaux et le sépare d'Ay- mavilles. Les autres communes limitrophes sont Sarre, Gignod et Saint-Rhêmy (nord et est), Avise, Saint-Nicolas et Villeneuve (nord et ouest). La superficie communale est de 2625 hectares, dont la largeur (est-ouest) est d'environ 3 kilomètres et la longueur (nord-sud) est de neuf kilomètres, depuis les monts (notamment Vertosan 2822 m et Fallière 3059 m) jusqu'au cours de la Doire; la différence de niveau at- teint près de 2440 mètres. Le territoire, exposé au sud et donc favorisé par la limpidité de l'air, a de faibles précipitations et ses bassins n'alimentent que des cours d'eau "maigres". On le peut partager en plaine, colline (basse et haute) et montagne. La plaine, soit le fond de la vallée centrale, est constituée de ma- 7
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Peu après, ce fut le tour des Sancto Petro, auxquels succédèrent les Vuillet d'abord, les Roncas ensuite, les Blondrate et les Carpenetto enfin. Démembrée, la baronnie passa enfin à Emmanuel Bollati, le dernier "grand" seigneur de Saint-Pierre. Toutefois les deux commu- nautés susnommées s'unirent à la fin du XVIIIe siècle et constituèrent une commune, indépendamment des destins des familles nobles, qui malgré tout ont influencé la vie des Sèmpiolèn. En effet, c'est dans une extrême pauvreté que vécurent nos ancêtres, "condamnés" à payer de lourds impôts, malgré leur indigence. Pour ces motifs l'émigration fut très répandue au siècle passé et jusqu'à la période fasciste; elle demeura, bien que réduite, quelques décennies encore, puis laissa la place au phénomène inver- se : l'immigration. Pendant la dictature, Saint-Pierre fut réuni, en octobre 1928, à Vil- leneuve et aux communes limitrophes avec qui il constitua la commu- ne de Villanova Baltea. A la chute du régime fasciste Saint-Pierre re- trouva son identité et... se transforma pour devenir ce qu'il est au- jourd'hui. LA POSITION GEOGRAPHIQUE ET LE TERRITOIRE Saint-Pierre est un pays de l'adret, s'allongeant sur la gauche de la Doire Baltée, qui marque ses confins méridionaux et le sépare d'Ay- mavilles. Les autres communes limitrophes sont Sarre, Gignod et Saint-Rhémy (nord et est), Avise, Saint-Nicolas et Villeneuve (nord et ouest). La superficie communale est de 2625 hectares, dont la largeur (est-ouest) est d'environ 3 kilomètres et la longueur (nord-sud) est de neuf kilomètres, depuis les monts (notamment Vertosan 2822 m et Fallère 3059 m) jusqu'au cours de la Doire; la différence de niveau at- teint près de 2440 mètres. Le territoire, exposé au sud et donc favorisé par la limpidité de l'air, a de faibles précipitations et ses bassins n'alimentent que des cours d'eau "maigres". On le peut partager en plaine, colline (basse et haute) et montagne. La plaine, soit le fond de la vallée centrale, est constituée de ma- Le bourg du chef-lieu au début du XXe siècle 6
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tériaux détritiques dont le front aboutit au lit de la Doire. La plaine, à 731 m, accueille le chef-lieu, que nous appelons "bourg", où sont im- plantées les plus importantes activités industrielles et commerciales du territoire. Celui-ci a subi des transformations tout au long des siècles. La partie la plus ancienne longe l'actuelle rue E. Chanoux, qui était la voie de communication la plus importante et reliait St-Pierre à Aoste et à la haute vallée jusqu'en 1863. En se déplaçant, le bourg s'agrandit vers l'actuelle rue de la Liberté et, successivement, à partir des années soixante de notre siècle se développa le long de la route express du Mont-Blanc une nouvelle agglomération qui constitue la rue C. Gex, située presque à la limite de la colline. Dans la partie basse de celle-ci se trouvent les villages les plus peuplés où sont pratiquées (bien que souvent à temps partiel) les acti- vités agricoles; ces dernières années, même dans la basse colline les résidences se sont multipliées et les villages se sont agrandis, surtout autour des pôles Bûssan-Lacroix-Etavel et Ordines. SAINT-RHEMY GIGNOD AVISE MONT DE VERTOSAN MONT BLANC TUNNEL DU MONT-BLANC MONT CERVIN MONT-ROSE TUNNEL DU GRAND-SAINT-BERNARD GRAND-PARADIS AOSTE SAINT-PIERRE LAC MORT GROTTE LAC DES GRENOUILLES POINTE-LEYSSER SAINT-NICOLAS SARRE BECCA FRANCE BELLON VOLMIAN CHAMPAGNY VERBOGNE PARMA HOHENE ORDINES PRADUIN CHARDENA ETAVEL BUSSA CHELLETTE MONT-TORRETTA AYMAVILLES VILLENEUVE THOULES CHATELNUI VETAN MEOD ROSSAN RHUMIO TORRENT DI VEROGNE 8
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Entre 850 et 1750 m environ se situe la "haute colline", très peu- plée jadis et presque abandonnée jusqu'à nos jours, où l'on assiste, grâce au tourisme, à une faible inversion de tendance. Dès 1750 m, voici la montagne exploitée comme domaine de pâturages et skiable (à venir, après les choix de 1992). Les alpages les plus renommés sont ceux de Verdjouan (2100 m), Châtelanaz (1862 m), Thoules (1932 m), Pesse (2007 m), Grandes Arpilles (2100 m). Les hameaux et leur altitude Alleysin Bussan dessus Bussan dessous Bussan du milieu Bercher Bressan Bosses Champrétavy Caillet Chantel Combaz Jacquemin Jonin La Croix La Grange Breyes Bachod Château Feuillet Cognein Preille Pelon Etavel Ordines La Pièce Pommier Praulín 815 750 700 725 850 1075 830 925 900 1200 725 775 800 800 700 850 850 675 675 625 800 800 700 700 700 900 Praximond Rossan Rumiod dessous Rumiod dessus Rumiod de Lé La Charrère Vereytaz Vergnod Vernes Tâche Vetan dessous Vetan dessus Vetan Villette Roserettaz La Rosière Méod dessous Méod dessus Verrogne Cheyreyron Luboz Homené dessous Homené dessus Perchût Charrion Sécz Prieuré 775 1325 1200 1250 1250 825 750 780 850 700 1675 1750 1775 815 800 1450 1525 1600 650 675 1450 1475 975 675 650 650 Saint-Pierre au début du XXe siècle Les alpages de Vetan vers 1953 10
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LA PAROISSE Bien que sa création ne soit pas datée avec précision, on sait que la Paroisse existait bien avant l'an 1000 (Durand la fait remonter au 9e siècle). Les premiers documents écrits datant de la moitié du 12e siècle, in- diquent que la paroisse de Saint-Pierre en Châtel-Argent fut accordée au Chapitre de Saint-Ours. Cette concession, toutefois, n'était pas tota- le : aussi l'évêque d'Aoste obtient-il du pape Alexandre III en 1176, une bulle déclarant que la paroisse de Saint-Pierre dépend de l'évêque. En 1515, les seigneurs de Saint-Pierre obtinrent du pape Léon X le droit de patronat sur la paroisse, droit qu'ils exercèrent jusqu'à la nomination du curé Roux en 1833; son successeur, Artaz, fut nommé directement par l'évêque en 1854 et depuis lors le droit de patronat ne fut plus exercé. Si la communauté de Saint-Pierre fut pendant des siècles divisée en deux parties, avec des juridictions différentes, la paroisse quant à elle fut toujours unique. C'est ce qu'indique Vignet des Etoles en 1788 : "Saint-Pierre se compose d'une paroisse, mais elle est sagement divi- sée en deux communautés, la côte supérieure de la rue sur la grande route avec différents hameaux forment l'administration de Saint-Pierre Châtelargent et l'autre moitié inférieure au long du bourg avec d'au- tres hameaux s'appellent la communauté de Saint-Pierre La Tour". L'église paroissiale L'église actuelle de Saint-Pierre a été entièrement construite en 1871-72 et consacrée par l'évêque, Mgr Duc, le 19 décembre 1872. Le plancher couvre les vestiges des fondations d'églises précéden- tes : un édifice sacré antérieur à l'an mille et ses agrandissements qui se sont succédé en 1371, en 1452 sous le curé Boniface Valberto (con- sacré par l'évêque Antoine de Prez le onze novembre 1452) et en 1547. Le plan de l'église est rectangulaire à une seule nef. La façade et les médaillons de la voûte sont ornés de peintures, œuvres des frères Alessandro et Augusto Artari, exécutées en 1907 figurant des saints. 12
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On doit encore aux frères Artari la décoration du maître-autel en mar- bre blanc représentant la dernière Cène, les évangélistes et des saints valdôtains. Le maître-autel est surmonté d'une belle toile peinte par le Stor- none en 1889 : on y distingue Notre Seigneur remettant la bergerie à Saint-Pierre. L'église abrite une chaire en noyer (18e s.) d'un intérêt historique et ar- tistique remarquable : ses panneaux gravés évoquent la vie de saint Pierre et sa balustrade chantournée présente de grandes feuilles et des médaillons figurant des saints. Entre l'église et le château, s'élance le superbe campanile du 12e s.: c'est une tour carrée en pierre crépie percée de bas en haut de meur- trières, et d'ouvertures à une, deux et jusqu'à trois baies au logis des cloches. La flèche est en forme de pyramide cassée. A l'extérieur, les différents étages sont séparés par des frises en arceau. Parmi les objets sacrés de grande valeur que l'église recèle, signa- lons une croix processionnelle du 14e siècle en cuivre argenté, une croix en feuilles d'argent du 15e siècle et un reliquaire en argent du 16e siècle en forme de coffret. Prieuré de Saint-Jacquême En 1145, l'évêque de Tarentaise, saint Pierre, attribue à l'Hospice du Petit-Saint-Bernard, la petite église Saint-Jacques en Saint-Pierre avec un bâtiment annexe et les terrains afférents. Le Prieur du Petit- Saint-Bernard (d'où le nom de Prieuré) “descendait” souvent y passer l'hiver et y présidait les assemblées capitulaires des religieux du Col. En 1466, l'Hospice du Petit-Saint-Bernard, avec ses dépendan- ces, passe aux chanoines du Grand-Saint-Bernard. Le 22 février 1676, un effroyable incendie devait détruire la quasi totalité du Prieuré qui fut reconstruit grâce à l'empressement du prévôt du Grand-Saint- Bernard, Jean-Pierre Persod en 1701 - 1703. Il ne subsiste de l'ancien bâtiment que la tour centrale. En 1752, la congrégation du Grand-Saint-Bernard fut privée de tous les biens qu'elle possédait dans les Etats de Savoie et le prieuré de Saint-Jacquême fut attribué à l'ordre Mauricien. En 1857, l'évêque d'Aoste, Mgr Jourdain, se porte acquéreur du Prieuré qu'il destine au logement des Missionnaires diocésains; c'est à partir de 1860 que Mgr Jourdain le fait transformer en maison de repos à l'intention des prêtres "en retraite". Modernisé et agrandi en 1959 - 1960, le Prieuré est également devenu une maison d'étude et d'exercices spirituels. La belle église octogonale du Prieuré fut rebâtie après l'incendie entre 1698 et 1700. Elle se distingue par son petit porche à l'entrée et une tour clocher aux ouvertures à deux baies et une flèche en forme de pyramide. A l'intérieur, elle abrite un autel en marbre noir décoré de motifs en marbre blanc et au centre une toile peinte figurant la sainte Vierge, saint Bernard, saint Pierre et saint Jacques de Tarentaise. 14 15
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Les chapelles De nombreuses chapelles s'égrènent sur la colline et témoignent de la foi qui animait les chrétiens de Saint-Pierre aux siècles derniers. Nous n'en citerons que deux, celles de Vetan et de Rumiod, pour leur valeur historique et artistique, sans oublier toutefois que chaque cha- pelle est un témoignage fécond et ineffaçable de l'histoire la plus pro- fonde des gens de chez nous. La chapelle de Vetan Dans l'acte attestant sa visite à la Paroisse de Saint-Pierre, le 1er juillet 1436, l'archidiacre Pierre de Gillaren mentionne la chapelle de Tan (Vetan) et prouve que son existence est antérieure au 15e siècle. Restaurée en l'an 1600, date à laquelle remonte le bel autel en bois gravé, peint et en partie doré, elle abrite des statues d'appréciable fac- ture (sainte Vierge, saint Laurent et saint Bernard). D'importants tra- vaux d'aménagement effectués en 1984 et 1985 ont bien dégagé les lignes architecturales de l'édifice et l'élégant clocher. La chapelle de Rumiod Bâtie dans la deuxième moitié du 16e siècle, restaurée au début du 18e siècle, cette chapelle conserve un triptyque en bois gravé, peint et partiellement doré d'une grande valeur artistique et historique, daté de 1643 . Les trois niches accueillent une statue de la Sainte Vierge du 15e siècle, celles de saint Barthélemy et de sainte Barbe. Ce bel ensemble servait probablement de retable à un autel antérieur. L'autel actuel porte la date de 1720 : il est en bois gravé et peint, orné de statues, de frises et d'angelots. La chapelle de Vetan vers 1953 La chapelle de Homené en 1965 16
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LES CHATEAUX Château de Saint-Pierre en Chatel Argent Saint-Pierre, la “riviera” des Alpes, se pré- sente à ses visiteurs ou tout simplement aux passants avec ses magnifiques châteaux féo- daux. Celui de “Sancto Petro” en Chatel Ar- gent, perché sur un rocher qui surplombe la plaine et la colline du pays est particulièrement séduisant. Il ne fut d’abord qu’une tour d’obser- vation déjà au temps des Romains. Après les XIe et XIIIe siècles, lorsque furent bâties les deux tours, encore existantes, les améliorations se sont succédé lentement jusqu’à la fin de 1600 quand le château devient la somptueuse “maison de vacances” des Roncas. Mais le moment le plus révolutionnaire de l’architecture extérieure se produit vers 1880 lorsque M. Bollati, devenu Baron de Saint-Pierre, confie à l’ar- chitecte Boggio de Turin, l’entreprise de modifier la structure du manoir qui s’enrichit des quatre tourelles telles qu’on les voit aujourd’hui. Après de nombreux passages de propriété le château parvint à la commune de Saint-Pierre. A présent il abrite le Musée des sciences naturelles. Le château de Saint-Pierre au début du XXe siècle Château Sarriod de La Tour A l’ouest du bourg, dans la plaine, se dres- se la demeure des Sarriod de La Tour. Confor- me construction, au style médiéval, ce manoir a grandi à travers le temps, en complé- tant une vieille tour. Cependant c’est au cours du XVe siècle qu’il prend l’aspect actuel, avec les murs d’enceinte, la chapelle, la lice. Le manoir ayant été habité jusqu’en 1922 par la famille Sarriod, l’intérieur est bien conser- 18
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vé. La structure médiévale est respectée et les locaux se présentent en bon état: la chapelle avec ses peintures de 1470 environ, et le sa- lon baronal, dont le plafond est formé de 171 caissons en bois sculpté, sont remarquables. Le château est propriété de l'Administration régionale et accueille le Musée de l'archéologie valdôtaine. Château Feuillet Le château Feuillet, au couchant de la Bourgrade, a été complète- ment restauré vers 1915. Il ne subsiste de l'ancienne bâtisse que la tour carrée et des pans de murailles épaisses deux mètres. On pense que le château était la maison familiale des Barons Gerbore. Il appartient, actuellement, à des particuliers. LA POPULATION Le recensement de 1991 nous apprend que la population actuelle de notre commune est de 2221 habitants. Si l'on rapporte ce chiffre au passé, lointain ou récent, on constate que l'accroissement est fort et qu'il date de ces dernières décennies. En effet jamais on n'a assisté à des variations aussi marquées et dans un délai aussi court. En 1951 les habitants de Saint-Pierre étaient 1384, dix ans plus tard 1382 et en 1971, 1473; dès lors ce phénomène n'a cessé de croître et se poursuit encore; en 1982 on atteignait 1799 unités; en 1986, 1929; en 1990, 2160. Quels sont les motifs qui ont provoqué cet essor démographique? D'abord la position même de Saint-Pierre, qui se trouve à quelques ki- lomètres d'Aoste (7), que l'on peut rejoindre en très peu de temps, en toutes saisons. De plus le soleil et l'air... pur ne manquent point chez nous et font de notre "patelin" un endroit agréable. VARIATION DE LA POPULATION ANNÉES
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La construction de bâtiments nouveaux, qui s'égrènent sur la colli- ne et au chef-lieu, a favorisé le phénomène de l'immigration, très sen- sible ces quatre derniers lustres. En réalité la tendance de la natalité est à peu près constante: de 1982 (1799 habitants) à 1991 (2221), le tableau est le suivant : 1982 : 21 naissances - 18 décès - 33 immigrés 1986 : 9 naissances - 24 décès - 88 immigrés 1989 : 16 naissances - 20 décès - 128 immigrés. On assiste aussi à une certaine mobilité car l'émigration (déplace- ment, mariage, etc.) est toujours présente et de l'ordre de 30/45 unités environ. En ce qui concerne l'âge, la tranche de 0 à 11 ans atteint 11% de la population: 250 environ, sur 2221 habitants. 22 ACTIVITES ECONOMIQUES Les Sèmpiolèn travaillent dans tous les secteurs de la vie écono- mique, mais ils exercent leur activité soit chez eux soit à Aoste et dans les communes limitrophes. Pour ce qui concerne les activités propres de notre pays, elles sont liées à l'artisanat en général (petites entrepri- ses dans le domaine du bâtiment : maçons, menuisiers, forgerons, plombiers, peintres en bâtiment) et à l'artisanat typique (La Grolla et sculpteurs sur bois). Au lieu-dit Preille sont situés les hangars de quel- ques sociétés de transports, charpentiers, carrières, etc. L'agriculture absorbait jadis presque la totalité de la population, mais de nos jours elle est fort réduite et pratiquée à mi-temps. Il existe bien sûr nombre d'agriculteurs employés dans l'élevage ou dans la fructiculture. Ces dernières années se sont imposées les serres et les pépinières. Bien que lieu de passage, notre pays peut jouer un rôle dans le domaine touristique, comme en témoigne le développement de l'agro- tourisme, de l'hôtellerie en haute montagne et la création d'un domai- ne skiable. Quant au commerce, il ne présente pas d'aspects particu- liers; signalons tout de même la présence de l'Edilcuc, dans le secteur de l'art de la construction. La viticulture On entend souvent affirmer que la culture de la vigne en Vallée d'Aoste est difficile, qu'elle ne réussit qu'à force de beaucoup de soins, et qu'elle ne parvient pas à donner des produits rémunérateurs. Pour- tant, si nos ancêtres ont assuré un grand essor à ce genre de culture, le motif principal consiste dans le fait que le produit de ces vignobles est de très bonne qualité, grâce à un climat et à un sol appropriés. Sur le territoire de la commune de Saint-Pierre la viticulture a joué, dans le temps, un rôle de premier ordre: après l'élevage du bé- tail, c'était une des ressources pour la survie des campagnards. Dans les années 1969-1970 des Associations de viticulteurs se sont constituées en Vallée et l'Association de Saint-Pierre date du 23
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mois de février 1970 avec 35 adhérents. Le nombre des sociétaires ne cessa de croître dans les années suivantes et atteignit le nombre de 70 quand, avec la collaboration des Associations de Sarre et de Villeneuve, à tour de rôle, furent organisées les fêtes des vendanges. Le cépage le plus diffusé est le Petit Rouge suivi du Mayolet, du Gros Rouge, du Neyret et du Neblou. Ce mélange de cépages donne un vin tout à fait spécial et c'est la raison pour laquelle l'Administration régionale a décidé de donner le nom de Torrette à tous les vins de la Haute-Vallée, excepté le vin de l'Enfer. Les vendanges en 1951 24
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La Société d'élevage Grâce à la configuration de son territoire, Saint-Pierre est une commune très agricole, qui s'étend depuis les prés baignés par la Doi- re Baltée jusqu'aux verdoyants pâturages situés aux pieds du mont Fallère; sa position, son climat lui permettent une bonne exploitation de son terrain agricole avec une abondante production de fruits (pom- mes, poires, pêches, raisins, etc.) et de fourrage qui sert à alimenter son cheptel bovin. Jadis, les paysans de Saint-Pierre s'étaient déjà unis pour former une société d'élevage, mais les événements douloureux qui frappè- rent notre pays ne lui permirent pas de poursuivre son activité. Ce fut vers 1950, ou même un peu avant, que les éleveurs de Saint-Pierre, grâce à leur ténacité, formèrent la société avec l'adhésion de la plu- part des paysans. À l'époque, le nombre de têtes de bétail correspon- dait plus ou moins à celui d'aujourd'hui. Maintenant, nous avons de grandes étables modernes qui peu- vent contenir cinquante bêtes et plus, mais les paysans qui pratiquent encore l'élevage ne sont pas nombreux. Même mécanisé, le travail de l'agriculteur est toujours dur et le temps libre est assez rare; aussi les jeunes préfèrent-ils d'autres activités. La Société d'élevage a pour but d'améliorer la race des vaches, d'une part au niveau de la production et de la qualité du lait, et d'autre part du point de vue morphologique. C'est ainsi que commença le contrôle du lait. Tous les deux ans, les vaches sont réunies et passées en revue et un nombre de points leur est attribué selon leur prix ou leurs dé- fauts; c'est une comparaison qui encourage l'amélioration. Les meil- leurs reçoivent un prix qui exhorte l'éleveur à ne pas perdre courage, à continuer son dur labeur. Dès l'année 1980 tous les contrôles, auparavant du ressort de l'Assessorat à l'agriculture, sont passés à l'Arev; la plus grande partie du bétail de la commune de Saint-Pierre est inscrit au Livre généalo- gique de la race valdôtaine pie-rouge, pie-noire et châtain; la Société d'élevage de Saint-Pierre, avec l'aide de l'Arev, continue son chemin. Sa récompense a été de voir plusieurs fois ses vaches choisies pour représenter la race valdôtaine à la foire agricole de Vérone et, même La foire aux bestiaux La désalpe 26 27
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au concours "reina di laci", qui se déroule chaque année à la Croix- Noire d'Aoste. A cette occasion nous avons eu les meilleures produc- trices de lait de la Vallée d'Aoste : c'est dire combien le travail de nos éleveurs, secondés par la Société d'élevage, a été profitable. Il faut donc poursuivre sur le chemin entrepris si l'on veut sauvegarder et améliorer notre cheptel bovin. Toi, enfant valdôtain, qui lis ces mots, souviens-toi que si Saint- Pierre et notre chère Vallée d'Aoste sont si beaux et verdoyants, nous le devons à eux, ces hommes rudes, qui avec leur sueur et leur fati- gue, en silence, travaillent pour conserver le territoire, pour toi, hom- me de demain. La Cofruts La Cofruts (S.c.r.l.), située à l'ouest de Saint-Pierre, constitue le plus important centre de production de fruits dans la vallée. Constituée en 1964, à l'initiative de 33 producteurs des commu- nes de Saint-Pierre, Sarre et Villeneuve, elle commence son activité en 1969, pour conserver et commercialiser les pommes dans un ma- gasin de stockage réalisé par l'Administration régionale. Par la suite elle a étendu son action sur la totalité du territoire régional; sa base sociale compte actuellement 460 sociétaires producteurs de 17 com- munes. La production moyenne est de 25.000 q de fruits (pommes, poires), légumes et pommes de terre. C'est la pomme qui a la part du lion dans son activité, la pomme qui, dans ses diverses variétés (Reinette, Golden delicious, Red deli- cious, Jonagold, etc.) représente 90% de la production "versée" par les sociétaires à la coopérative. Le restant - 10% - est composé de poires (Martin sec, Kaiser, Abbé Fétel, etc.) et de prunes, pêches, châtaignes, noix, amandes, noisettes, pommes de terre et légumes en petite quantité mais d'une excellente qualité. 28 29
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En 1983 la coopérative, grâce au soutien de l'Administration régionale, a réalisé un agrandissement de ses hangars et magasins qui s'étendent sur une surface de 7.700 m². Actuellement l'un des objectifs que la coopérative se propose est d'encourager la vente au détail pendant toute l'année. Dans ce but une société consortiale à responsabilité limitée avec la "Cave Coopérative des onze communes à r. l." s'est formée pour gérer le nouveau point de vente réalisé dans le bâtiment de la Cofruits. 1-2 Golden delicious 3-4 Reinette La cueillette des pommes en 1940 5 Starking 6 Jonagold 30
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En 1983 la coopérative, grâce au soutien de l'Administration ré- gionale, a réalisé un agrandissement de ses hangars et magasins qui s'étendent sur une surface de 7.700 m². Actuellement l'un des objectifs que la coopérative se propose est d'encourager la vente au détail pendant toute l'année. Dans ce but une société consortiale à responsabilité limitée avec la "Cave Coopé- rative des onze communes à r. l." s'est formée pour gérer le nouveau point de vente réalisé dans le bâtiment de la Cofrruits. La cueillette des pommes en 1940 30 1-2 Golden delicious 3-4 Reinette 5 Starking 6 Jonagold
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«...Des pommiers les fleurs Quand le printemps s'éveille Tes gais carillons et ton sol si généreux Les fruits de tes vergers et la coupe vermeille De l'énivrant Torrette le nectar de tes dieux...» 33
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La Grolla La Grolla, coopérative à r.l. des artisans du bois, est née à Saint- Pierre au début de 1979. Vingt artisans et sculpteurs de la commune se sont associés dans l'intention d'offrir au marché une production d'objets d'artisanat typique valdôtain en bois, pour une vente en gros. Les traditionnelles "grolla" et "coupes de l'amitié" de tailles diverses sont les principaux articles produits par la Coopérative, qui s'occupe aussi de la production d'autres objets, tels que des articles de cuisine (sucriers, planches à hacher, plateaux, coupes), des animaux (bouque- tins, chamois, vaches et aigles), des articles religieux, des panneaux et d'autres objets encore (porte-crayons, roulettes, sculptures, etc.). Le bois utilisé est principalement l'acajou, et accessoirement le noyer pour certains objets. On y travaille le bois à la chaîne, à partir de l'utilisation de machines propres au corroyage du bois, jusqu'à la sculpture et au finissage à la main. Actuellement La Grolla, qui compte 11 associés et un représen- tant, offre la vente en gros de plusieurs articles d'artisanat à un mar- ché qui s'étend du Nord de l'Italie à la Suisse et à la France, aussi bien que l'exposition complète de toute sa production, pour la vente au détail, dans ses propres magasins. L'agrotourisme L'agrotourisme est une activité assez récente dans notre région et est caractérisé par l'hospitalité que les agriculteurs offrent au sein de leur entreprise agricole. Il se présente sous différentes formes : de la simple location d'appartements, à la location de chambres avec petit déjeuner, demi-pension ou pension complète, au relais de res- tauration. Comme tout le secteur agricole, l'agrotourisme fait l'objet d'une attention toute particulière en Vallée d'Aoste, attention qui se manifes- te par des mesures directes - prêts à long terme et contributions en fa- veur des agriculteurs - et indirectes - actions promotionnelles de l'As- sessorat de l'Agriculture, des Forêts et des Ressources naturelles. L'agrotourisme est né pour offrir aux agriculteurs des ressources d'appoint et éviter ainsi l'exode et l'abandon de certaines zones de montagne. L'Assessorat a légiféré à ce propos en 1983 et en 1985 dans le but - en sus de l'aide économique - de mieux caractériser les produits agricoles, de mieux qualifier l'hospitalité offerte par le monde rural en donnant un minimun de professionnalité à l'agriculteur et de fa- voriser la réhabilitation des vieilles maisons. La commune de Saint-Pierre s'est très bien adaptée à cette nou- velle activité: elle compte actuellement 4 entreprises en service et 2 dont les travaux sont presque achevés. Les 4 entreprises agrotouristi- ques sont: - Les Ecureuils de Glory Gontier, hameau Homené-Sainte-Mar- guerite, location de chambres avec demi-pension et relais de restauration; - Ancienne Maison de Daniela Cardona, hameau Méod, location de chambres avec pension complète et relais de restauration; - La Cheminée de Fidelma Fioravanti, hameau Verrogne, location d'un appartement; - L'Abri de Antonella Montrosset, hameau Vetan, location de chambres et petit déjeuner. Les deux activités qui débuteront prochainement sont : une entre- prise de location d'appartements de Marco Campese et un relais de restauration agrotouristique de Giacinta Raveraz. 34 35
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Le Musée régional de Sciences Naturelles C'est en 1905 que fut créé à Aoste le musée de la Société de la Flore valdôtaine qui, après bien des vicissitudes, fut installé en 1977 dans le château de Saint-Pierre. Au début des années 80 un projet de restructuration des pièces exposées et conservées de manière désormais obsolète, prit corps et se fondit avec l'idée, qui existait déjà depuis plusieurs années, de créer un musée d'Histoire naturelle de plus grandes dimensions. Cela se concrétisa en 1985 avec la fondation du musée régional de Scien- ces naturelles, né autour du noyau historique du musée de la Société de la Flore valdôtaine, enrichi grâce aux remarquables dons et prêts de particuliers et d'établissements publics. Afin que ces collections soient dignement mises en valeur, la commune de Saint-Pierre mit toutes les salles du château à la disposition du musée. Actuellement l'exposition se développe sur neuf salles, dans les- quelles sont illustrés au public (étudiants, touristes et résidents) les diffé- rents aspects du milieu naturel valdôtain, selon une succession logique: en partant des caractéristiques géologiques, climatiques et glaciologi- ques, elle se poursuit par celles de la flore et se termine avec la faune. La première salle, aménagée dans l'ancienne écurie à demi en sous-sol, offre au visiteur une courte présenta- tion du musée, consacrée aux espèces dispa- rues de la faune régionale, avec des exemplai- res de gypaète, coq de bruyère, ours, loup, lynx et chat sauvage; puis ce sont les sections mi- néralogie et de pétrographie qui se terminent par un panorama des plus importantes minéralisa- tions et gisements miniers de la Vallée d'Aoste. La visite se poursuit au rez-de-chaussée du corps central du château. Une petite salle illus- tre les caractéristiques climatiques et glaciologi- ques de la région, suivie par deux descriptions plus vastes relatives à la flore et à la végétation. À côté de l'une de ces salles se trouve la salle ostéologique qui contient une partie d'une riche collection de trophées de bouquetins et de cha- 36 mois, décédés de mort naturelle ou par accident, en provenance du Parc National du Grand-Paradis. Les quatre salles de l'étage supérieur ont été réservées à la faune régionale. Dans la première on peut voir quatre reconstitutions de mi- lieux naturels caractéristiques de la Vallée d'Aoste avec leurs animaux les plus représentatifs: la pinède naturelle, les rives de la Doire Baltée, un terrain en friche, aride et très ensoleillé, un paysage alpestre en hiver. Les oiseaux sont le thème de la salle successive; après une illus- tration de leurs aspects morphologiques et biologiques, on passe de- vant une collection importante des espèces que l'on peut observer plus ou moins régulièrement en Vallée d'Aoste. Puis on pénètre dans une pièce plus petite consacrée aux mammifères, dans laquelle les espèces les plus connues (bouquetin, chamois, marmotte, etc.) cô- toient d'autres animaux d'une observation plus difficile. Enfin c'est la salle des insectes (dédiée au jeune naturaliste valdôtain Mario De Bernardi, disparu prématurément) représentés surtout par des collec- tions de coléoptères et de lépidoptères diurnes. Faute d'espace, il a été impossible de présenter au public la totali- té du matériel du musée qui s'enrichit continuellement; on peut citer par exemple l'herbier qui se compose actuellement d'environ 3000 feuillets d'échantillons desséchés. Parmi les autres activités non visibles directement du public il y a la bibliothèque riche en milliers de textes scientifiques et de revues spécia- lisées provenant de nombreux pays, et aussi la recherche scientifique avec des études d'une grande importance qui, régulièrement publiées, constituent la base d'une gestion correcte du milieu naturel valdôtain. 37
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Ski Club Vetan Le Ski Club a vu le jour au mois d'avril 1992. Mais son existence devait être bientôt mise en discussion à cause du manque d'une piste de fond. Voilà pourquoi après maintes démarches auprès des bureaux compétents, les promoteurs ont obtenu l'autorisation et l'homologation de la piste baptisée "Piste du soleil" qui développe ses 5 km de lon- gueur à travers les prés de Vetan-Dessus et Vetan-Dessous. La participation de la population de Vetan ainsi que celle de Saint- Pierre a été plus que satisfaisante car chacun a contribué par son aide même matérielle et à titre gratuit, pour faire en sorte que la piste soit mise en service dès cette année. Dans cette première année de vie du Ski Club, le nombre des adhérents a déjà atteint la centaine. Son activité est axée sur l'organi- sation de compétitions régionales et amicales pour les habitants de Saint-Pierre et de quelques communes environnantes. Vetan jadis 38 LES SERVICES L'école primaire Autrefois c'étaient les communautés locales qui s'occupaient de l'éducation de la population enfantine. On apprenait le catéchisme, la lecture, l'écriture, le calcul et les connaissances utiles à la vie quoti- dienne comme mesurer le terrain, le foin, les bois pour les garçons, et les travaux féminins pour les filles. Dans le choix du maître on tenait compte surtout de ses capacités morales et religieuses. Sa rétribution était fort maigre : les instituteurs étaient payés selon les disponibilités financières des administrateurs des écoles; contribuaient aux frais et aux dépenses les legs des fon- dateurs, les particuliers et la commune elle-même. Nous citons à titre d'exemple les fonds assignés à l'école des gar- çons et des filles de Rumiod. Ecole des garçons à Rumiod £ 110 par Charrère Pierre (notaire Bochet) le 15/3/1781 £ 150 par David Pierre Antoine (notaire Lanier) le 26/2/1838 £ 95,70 par Lale Castain Jean Dominique (notaire Lanier) le 9/2/1834 £ 100 cédule nominative n. 750 - 146 £ 460,49 par Vaudan Célestine (notaire Guerraz) £ 26,50 livret postal Ecole des filles à Rumiod £ 55 par Charrère Pierre Joseph (notaire Garnier) le 31/12/1793 £ 150 par David Paul Antoine (notaire Lanier) le 26/2/1838 £ 52,30 par Lale Castain Jean Dominique (notaire Lanier) le 9/2/1834 £ 17,60 livret sur Caisse d'épargne En outre les traitements étaient différents en fonction de l'école (la moitié pour les écoles de filles) et du sexe de l'instituteur (1/3 moins les femmes). Les maîtres n'enseignaient que pendant les mois d'hiver 39
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car les élèves dans cette période de l'année n'étaient pas nécessaires pour les travaux agricoles de la famille. Dans un document de 1744 on lit que le conseil municipal nom- me un instituteur pour une école de la plaine "pour les garçons" avec l'approbation du curé. Sur le territoire de Saint-Pierre vers la fin du XVIIIe siècle furent instituées des écoles au Chef-lieu (1744), à Praxi- mond (1744) et à Rumiod (1772). En 1828, il y a deux écoles : au Chef-lieu dans la période du premier octobre au 19 mars et à Ru- miod du premier octobre au 28 février, avec "...l'ordre de ne recevoir que les enfants mâles et de donner des leçons de chant à tous ceux qui se présenteront". En 1836 à Rumiod on trouve le premier maître "patenté". Vers l'an 1855, la situation scolaire est la suivante : Chef-lieu 40/50 garçons 30/35 filles Etavel 35/40 garçons Rumiod 30/35 garçons 25/30 filles Bussan 20/30 filles Praximond 25/30 filles L'école de Rumiod au début du XXe siècle La vieille école du chef-lieu La commune de Saint-Pierre a toujours eu une situation financiè- re lamentable : pour subventionner l'institution des écoles rurales en 1861, elle doit s'adresser soit à l'Etat, soit aux familles pour un subsi- de. En 1864, pendant les mois d'hiver, une école est ouverte à Tan (Vetan). Les conseillers communaux et les représentants des villages de Vetan, de Letanettaz et de Gerbore avaient déjà acquis les fonds nécessaires pour payer le maître en fixant un impôt sur le bétail des pâturages de Paletta. En 1865 l'école de La Charrère remplace celle de Praximond et en 1869 on en ouvre une à Verrogne pour les 43 enfants du village, dans les mois de novembre, décembre et janvier. En 1876 à Bachod il y avait une école "pour les filles", le dimanche de 12h30 à 14 h. En 1880 l'école du Chef-lieu devint une école d'Etat. Les frais d'entretien et la rétribution des enseignants sont à la 41
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charge de la commune. L'Etat donne un subside aux communes les plus pauvres; celle de Saint-Pierre obtient aussi l'autorisation par la sous-préfecture de lever un impôt de famille de 15 liros par élève. Au début de 1900 on compte sur le territoire les écoles du Chef-lieu, de la Charrère, d'Etavel, de Babelon, de Rumiod, d'Homené et de Verrogne. En 1923, à la suite de la réforme Gentile, les écoles des hameaux de Babelon, Vetan et Homené sont transformées en écoles subvention- nées et il n'est pas nécessaire que les instituteurs soient "patentés". Sous le fascisme toutes les écoles dépendent directement de l'Etat. Nous rappelons à ce propos le témoignage de la maîtresse Anaïs qui, à peine arrivée dans l'école où elle avait été nommée, a dû quitter immédiatement sa charge à cause de l'arrivée inopinée d'une enseignante envoyée par le "Provéditorat" de Turin. A partir de la seconde moitié du XXe siècle les écoles des villages supérieurs de la commune ont disparu à cause du dépeuplement de la montagne. Les dernières en service sont celles de Babelon - fermée en 1967 - et de Rumiod - fermée en 1980. L'école de La Charrère a été fermée en 1991 à la suite de l'introduction de l'enseignement mo- dulaire. Actuellement la population scolaire de Saint-Pierre est de 120 élèves partagés en huit classes avec quinze instituteurs. L'école maternelle L'école maternelle est une institution qui existe depuis longtemps à Saint-Pierre. De 1946 à 1984 c'était une structure privée, gérée par des religieuses. Elle est devenue régionale en 1984/85. Au cours de la première année de régionalisation, l'école est restée dans les locaux de la grande maison qui accueillait l'Asilo Mgr. Centoz. L'année sui- vante, l'école s'est installée dans l'immeuble actuel, situé sur la route régionale de Saint-Nicolas. Il s'agit d'une construction aux vastes proportions agrémentée d'un joli jardin avec des jeux pour les enfants. Elle comprend la biblio- thèque communale, la cantine scolaire pour les élèves de l'école pri- maire et, depuis cette année, la Circonscription didactique des écoles maternelles régionales comprises dans les communautés de Monta- gne : Valdigne, Grand-Paradis, Grand-Combin et une partie de la Communauté Mont-Emilius. En raison de la grande expansion immobilière de ces dernières années la commune de Saint-Pierre a considérablement augmenté sa population scolaire. Actuellement l'école est formée de quatre sections qui accueillent environ 70 élèves suivis par six institutrices.
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La bibliothèque communale La bibliothèque communale, inaugurée en octobre 1977, est ins- tallée dans le bâtiment de l'école maternelle et comporte trois salles de lecture lumineuses, un atelier de peinture et un "patrimoine" de 7000 livres. Si d'un côté elle assure un grand nombre de prêts, de l'autre elle est devenue un point de rencontre agréable grâce à l'organisation d'activités culturelles diverses dont, notamment, un cours de musique pour piano par Marco Benech, un cours de guitare et, pour l'école élé- mentaire et maternelle, des "cours de créativité" où les enfants peu- vent s'exprimer, sous la conduite d'un spécialiste, en utilisant pinceaux et couleurs. La bibliothèque est ouverte au public 21 heures par semaine et fait partie du système bibliothécaire régional. Et ...... autrefois ? En 1899, il existait à Saint-Pierre une bibliothèque publique qui a continué à vivre, sinon à prospérer, jusqu'en 1907. Le registre des prêts dans un état lamentable, hélas, et rédigé de manière assez cu- rieuse, en fait mention. La cotisation annuelle s'élevait à 1,20 lires. En règle générale, les demandes de prêts avaient lieu en hiver et les li- vres étaient rendus dans les vingt jours. Les ouvrages portaient essentiellement sur des sujets d'ordre pra- tique : les cultures, l'élevage, la taille des arbres, la médecine tradi- tionnelle. Suivaient dans l'ordre, les livres de géographie, les textes de lois communales et nationales, l'histoire et les ouvrages d'auteurs val- dôtains. Leur format était de petites dimensions, les caractères d'im- primerie minuscules, sans illustrations d'aucune sorte. A l'intérieur, un cachet ovale portait l'inscription "Bibliothèque sociale. Saint-Pierre". Nous pouvons en conclure que la fin du siècle dernier a été riche en initiatives susceptibles de développer la culture des couches populaires. Ce qui nous réjouit car nous ne devons pas sousestimer les sacrifices que nos ancêtres devaient supporter, eux qui, vivant dans des condi- tions loin d'être confortables, avaient très peu de temps à consacrer aux loisirs. Caisse Rurale Grand Paradis La caisse rurale Grand Paradis est née "spirituellement" vers la moitié des années 80, lorsque l'on entrevit dans une telle initiative une forme réelle d'autonomie et de progrès de la communauté. Après nombre de difficultés, la caisse a enfin ouvert ses portes en juillet 1991 : elle occupe quelques mètres carrés au rez-de-chaussée de la Maison communale. Il s'agit d'une banque qui a une base sociale ouverte aux habitants de quatre communes : Avise, Saint-Nicolas, Saint-Pierre et Villeneuve. A l'avenir, il est question d'étendre le domai- ne opérationnel de la banque aux communes de Sarre et Aymavilles. 44 45
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La micro-communauté La micro-communauté pour personnes âgées et inaptes, le centre de consultation du district socio-sanitaire n° 3 et le corps des sapeurs- pompiers sont installés dans un immeuble au lieu-dit Ordines, dans la zone des anciennes “Casermette”, bien exposée au soleil, jouissant d’un excellent climat de colline et entouré d’espaces verts. Cette structure se compose de deux bâtiments bas, communi- quant entre eux, tandis que le siège du corps des sapeurs-pompiers est doté d’un accès indépendant, au sud, placé en dehors de l’encein- te. Sa gestion est autonome. La micro-communauté pour personnes âgées et inaptes a été ou- verte le 1er mars 1987 et compte 25 lits. Il s’agit d’un centre d’accueil qui complète les services à domicile. Depuis 1982 un service d’aide à domicile a été créé à Saint-Pierre : actuellement, une vingtaine de per- sonnes sont assistées. Il est fait recourt à la micro-communauté de fa- çon permanente uniquement lorsque, toutes les solutions possibles ayant été testées, une intervention de protection et d’assistance glo- bale à l’égard des personnes âgées ou inaptes, impossible à domicile, se révèle nécessaire. En outre elle offre un un service quotidien de restauration avec repas chauds servis directement dans la structure aux usagers pouvant y accéder par leurs propres moyens ou bien à domicile en complément du service d’aide ménagère. Le personnel préposé à ces services compte 20 assistantes dont une à temps partiel, 2 infirmières à temps partiel et une économe responsable de la partie administrative et fi- nancière secondée par une assistante sociale. En sus des besoins essentiels et des soins aux personnes âgées, le personnel se charge également de l’animation en organisant fêtes, excursions, séjours climatiques. La micro-communauté est gérée par l’administration communale et financée par l’administration régionale. Les demandes d’admission doivent être adressées à la commune de Saint-Pierre qui les transmet à l’assistante sociale pour les vérifica- tions nécessaires. Ces demandes seront ensuite examinées par une commission nommée par la commune. Le centre de consultation est géré par l’U.S.L. et offre tous les services socio-sanitaires grâce à la présence de nombreux profils pro- fessionnels tels que: assistante sociale, psychiatre, psychologue, as- sistante sanitaire, pédiatre, orthophoniste, physiothérapeute, sage- femme, gynécologue, vétérinaire, médecin de garde, officier sanitaire, infirmière professionnelle, médecin généraliste. Cette structure com- prend également un centre de prélèvements sanguins et un centre de thérapie antalgique géré par des médecins volontaires. 46 47
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LA VIE SOCIALE La "Société ouvrière des secours mutuels et Protection, et l'Union des Saimperrolains" La cadette des sociétés ouvrières de secours mutuel valdôtaines fut fondée à Saint-Pierre en 1911. "L'Union des Saimperrolains" fut fondée afin de "consolider les liens de fraternité qui doivent exister en- tre enfants d'une même commune et de prêter tout l'appui moral et matériel aux membres de la société en cas de maladie". Le gros du capital initial était alimenté par les dons d'une centaine de bienfaiteurs qui par le versement d'une somme allant de 2 à 20 li- res, avaient le droit d'être inscrits en qualité de membres honoraires de la Société. Chaque don s'élevait en moyenne à 5 lires; Luigi Lanier, le député Giorgio Rattone et le baron de Saint-Pierre Eugenio Bollati se distinguèrent par leur générosité en versant chacun 50 lires. Les soixante membres fondateurs firent imprimer dans une bro- chure les quarante articles des statuts, achetèrent un cachet repré- sentant les deux mains qui se serrent et le drapeau. Le 2 avril devait consacrer la fête d'inauguration du nouveau fanion et de la société. Aujourd'hui, la société compte plus de cent sociétaires mais depuis plusieurs années, elle ne verse plus d'aide financière en cas de maladie. Cependant elle poursuit sa modeste mais non moins importante activité d'assistance, en versant une subvention à ses membres hospitalisés. Fondation de la "Société ouvrière" en 1911 Les sapeurs-pompiers d'Etavel au début du XXe siècle Les sapeurs-pompiers L'origine du corps des sapeurs-pompiers de Saint-Pierre, remonte très loin dans le temps. Étant donné qu'il n'existe pas de documents écrits (ou peut-être n'ont-ils pas encore été retrouvés), le témoignage des anciens est quand même probant, ainsi que les trois vieilles pom- pes à incendie que nous conservons jalousement. Jadis, les sapeurs-pompiers de Saint-Pierre étaient divisés en trois corps : les pompiers du bourg ou de la plaine, les pompiers d'Eta- vel ou de la colline et les pompiers de Rumiod. 48
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En 1985, les trois corps furent réunis, et plus au moins dans la même période, l'administration communale mit à leur disposition un lo- cal, situé sous la "microcommunauté" pour personnes âgées. Il est destiné à l'activité des pompiers et en particulier à la réparation de l'équipement, de plus en plus perfectionné grâce surtout à l'aide octroyée par l'administration régionale à travers la protection civile. Chaque année, le 4 décembre, jour de la Sainte Barbe, nos pom- piers se retrouvent pour fêter leur saint protecteur, sous le signe de l'amitié et de la solidarité; toute la population est invitée à participer pour fortifier l'esprit du corps et perpétuer une tradition de nos aïeux. Dernièrement, l'administration communale a fait l'acquisition d'une Land Rover 4x4, adaptée aux nécessités des sapeurs-pompiers, en remplacement d'une vieille "Campagnola" de 1953. Saint-Pierre remercie ses volontaires (actuellement 54) pour le service qu'ils offrent à la population, en espérant que les jeunes com- prendront et continueront cette tradition de solidarité. La section AVIS La section AVIS est née en 1971. En mai 1972 se tient la premiè- re fête du donneur de sang et la nouvelle section prend place dans l'organisation régionale en apportant elle aussi, comme toutes les au- tres, une précieuse contribution. Actuellement, elle compte quelque 240 adhérents. A l'occasion de son 20° anniversaire, elle a publié une brochure intitulée L'AVIS est un arbre toujours vert, comme témoignage de son travail et une exhortation aux nouvelles générations. Cercle Spazioclub de Saint-Pierre Né en 1990 pour encourager l'activité culturelle et organiser les loisirs des habitants de la commune, le cercle Spazioclub est devenu une association sans but lucratif gérée par un comité directeur compo- sé de 9 membres, réélu chaque année. Jusqu'à aujourd'hui le cercle a associé annuellement à ses différentes activités environ 300 mem- bres de Saint-Pierre et des communes voisines. 50 Dans le secteur sportif ont été organisés des cours de ski, de ten- nis, de gymnastique pour adultes et pour le troisième âge, de volley- ball, de mini-basket et dans le secteur des loisirs des cours de guitare, des excursions culturelles, des débats et des projections de diapositi- ves. L'initiation au jeu des échecs, aux danses modernes, au tir à l'arc et une proposition d'animation éducative pour les plus petits font éga- lement partie du programme. La société musicale Harmonie La société musicale Harmonie est née à Saint-Pierre en 1985 grâ- ce à l'initiative de M. Guy Bochet et du maître de chant Carlo Poser dans le but d'organiser des concerts et de former un chœur de voix mixtes avec un répertoire essentiellement d'opéra; en effet, la Chapel- le des Pénitents, gracieusement mise à disposition par M. le curé Aldo Rastello et transformée en salle de concert, a accueilli de nombreux concerts de musique lyrique et instrumentale. Chaque année, à l'occasion du 29 juin, un opéra lyrique sous for- me de concert est représenté, avec la participation de chanteurs (signa- lons parmi les plus célèbres G. Valdengo, A. Ruffini, B. Praticò, etc.) et du Chœur Harmonie, préparé et dirigé par MM. C. Poser et M. Be- nech. Cette année le chœur, pour rendre hommage à Antonio Vivaldi, a donné un concert monographique conjointement avec l'orchestre de jeunes Aoste Musique.
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Le théâtre en patois à Saint-Pierre Saint-Pierre s'énorgueillit d'une solide tradition de théâtre en pa- tois. Le Charaban lui-même est né de la rencontre de patoisants d'Aoste, d'Aymavilles et de Saint-Pierre et son premier spectacle, en 1958, affichait une pièce de Dorina Borney de Saint-Pierre : Quan le tsat son ya le rat danchon. Plus tard, dans les années 1971-72, un nouveau groupe théâtral s'est constitué à Saint-Pierre. Pendant les fêtes de Carnaval, il jouait ses pièces dans la chapelle des Pénitents près de l'école devant un public nombreux et attentif. Le spectacle était répliqué 5-6 fois par an et souvent représenté dans des communes voisines. Les pièces étaient écrites par des membres du groupe et traitaient de problèmes d'actualité : spéculation immobilière, marginalité, etc. Le groupe cessa son activité théâtrale en 1974 mais ses productions qui mettaient en premier plan les problèmes sociaux, ont fortement influencé les au- tres compagnies de théâtre dialectal, qui allaient se for- mer et s'organiser dans les mêmes années. Le groupe théâtral le 21 février 1971 Club sportif Saint-Pierre Le club sportif a été fondé en 1968 par des “mordus” de foot-ball de Saint-Pierre. Jusqu'en 1975 l'U.S. Saint-Pierre ne participait qu'au champion- nat de 3e catégorie organisé par la F.I.G.C. A partir de l'année suivan- te la société étend son activité en créant le secteur “jeunes” et en par- ticipant aux différents championnats Poussins, Débutants, Cadets, Minimes et Under 19. La saison sportive 1981/82 s'achève avec un passage de catégorie. En effet de 1982 à 1991 l'U.S. Saint-Pierre participe aux champion- nats de 2e catégorie. Au cours de l'année 1992, une fusion avec l'U.S. Cogne a été proposée et à l'issue de rencontres entre les direc- teurs des deux sociétés un nouveau club est né et a été baptisé U.S. Cogne-Saint-Pierre. Actuellement, la société participe au championnat de 1re catégorie et, dans le secteur Jeunes, au championnat Poussins et Minimes. Fondation de l'U.S. Saint-Pierre - Championnat 1967-68 52 53
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TEMOINS D'UN MONDE BIENTÔT OUBLIÉ Gino Thomasset Gino Thomasset est né à Saint-Nicolas le 7 avril 1922. Pendant son enfance il observe avec curiosité les vieux de son village entailler le bois lors des intermina- bles veillées d'hiver. C'est ainsi et grâce à l'exemple de son père, sculpteur lui aussi, que naît en lui l'envie de les imiter, de faire comme eux et mieux qu'eux. Les per- sonnages humains qu'incarnent ses statues appertien- nent à son passé. Thomasset raconte et représente ainsi un monde presque révolu, issu des coffres de la mémoire et des récits des vieillards. Comme beaucoup d'autres artisans, il ne résiste pas à l'attrait de la Foire millénaire de Saint-Ours à la- quelle il participe depuis 1937 en recevant des recon- naissances artistiques et personnelles. Il préfère, du point de vue technique, la ronde-bosse et les matériaux qu'il choisit généralement sont le noyer valdôtain, le pin cembrot et parfois le poirier. Gino Thomasset René Champrétavy Né en 1927, il passe son enfance à Vetan, où ses parents travaillaient la campagne. Dans les années 1948-50 il participe à un cours de sculpture tenu par Zaccaria Thomasset, le père de Gino. Il sculpte en ronde-bosse et se sert surtout du noyer pour immortaliser les animaux notamment. Il a participé depuis ses débuts à presque toutes les Foires de Saint-Ours en recevant, lui aussi, de nombreux prix et des attestations de reconnaissance. 54
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Le village de Verrogne Au flanc du mont Fallère, à 1577 m d'altitude environ, sur un cô- teau en pente douce bien exposé au soleil, à l'orée des premiers alpa- ges, se trouve le beau village de Verrogne. Relativement peuplé jadis, il n'est plus habité désormais qu'en été par quelques agriculteurs et des vacanciers. Le ru Muneresse, qui traverse le village, apporte la fertilité aux campagnes et assurait, dans une époque relativement récente l'éner- gie nécessaire pour une primitive mécanisation de certains travaux. Nous trouvons donc, le long du ru Muneresse deux moulins, un four à pain, une laiterie et deux scieries, dont l'une assez bien conservée est le témoignage important d'une technique archaïque mais encore en usage après la dernière guerre mondiale. M. Gildo Neyret, dernier exploitant de la scierie, ignore quand elle a été construite mais d'après des documents retrouvés nous pouvons fixer la date de sa construction entre 1891 et 1897. L'architecte Clau- dine Remacle, auteur d'une étude conservée à la Bibliothèque com- munale nous dit: «La scierie de Verrogne est conçue suivant un plan rectangulaire: 3,90 mètres de large sur 8,40 mètres de long. Implanté sur une ruptu- re de pente, le bâtiment met à profit au maximum le relief du terrain. Il comporte deux étages. Le premier est maçonné et abrite les mécanis- mes de transmission des mouvements. L'eau est conduite derrière la roue à augets par un canal suréle- vé, tsén-ô et la conduite forcée comportait une vanne, lo dziquè. Lors- que la vanne était fermée, le ruisseau était dévié avant son arrivée à la roue, ce qui provoquait l'arrêt immédiat de la machine. L'étage supérieur est particulièrement représentatif de ce genre de petite scierie rurale. C'est par là qu'arrivaient les grumes, stockées plus haut. La roue hy- draulique, le système de transmission et la scie sont presque complets. En ce qui concerne l'outillage léger et les pièces mobiles, indis- pensables au bon fonc- tionnement de la scierie, Gildo Neyret les a con- servés: écorchoir, tour- nebilles, haches d'équa- rissage, griffes de fixa- tion des billes, valets, etc.» La scierie 56 57
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LE-S-AEILLE DI PEGRAN Sylvie: - Pegràn, adòn allèn-no veure le-s-aèille? Pégràn: - Vouè, ma no fou allé tchertchì la mascra pe te topé, piôtro le-s- aèille te poueundon é no fou prènde eunco l'affoumicateur. Sylvie: - Pegràn, hènque l'è l'affoumicateur? Pégràn: - L'è comme eun sofflé, aa te lo fèyo veure, "voilà" hé dedeun beutte de bocôn de viol pantalon de velù é te baille fouà, lo pantalon de velù fa an matse de feun é sèer pe mandé yà le-s-aèille. Te so que eun cou, d'eun lo vioù tèn, quan féijdon lo mique, pe tèryì foura la britse di brehôn tchouéjan totte le-s-aèille. Sylvie: - Ma, Pegràn, se tchouèijan totte le-s-aèille, aprì comme féijjan pe tor- né nê à lo mique? Pégràn: - Aa te spleucco. Le-s-aèille sôn bièn organisèye. Susson no bièn organisô comme leur. Adòn, tsaque brehôn l'a la rèina que l'è eun-gn-aèille pi groussa di-s-ôtre, se la trouo te la fèyo veure, la rèina fa le-s-ou dedeun halle petchoude borne de la cire, que te vèi, yèi le-s-aèille beutton lo mique, de foryì quan comènche à féé tsôô nisson le-s-aèille nouve é la nouva rèina. A hi poueun le-s-aèille dzeutton, l'ou dii que la rèina viéille prèn eunsèmblo à lleu case totte le pi boun-e aèille viéille, queutte lo brehôn é va se tchertchì an nouva méisôn. Sylvie: - Adòn té, Pegràn, te lèì apreuste lé protso de brehôn vouiddo é leur cherdon hi que lèi plè de pi? Pégràn: - Na. De foryì, quan te veun su me troué, eun dzor que dzeutton te fèyo veure : la rèina par devàn é dérì lleu vôn totte le-s-ôtre-s-aèille é se pou- son de coutche coutì. Lamon seurtoù se poussé su le rame di plante, te vèi que hé devàn l'aèillì mé dz'i plantô de pommì. Sylvie: - Ma, Pegràn, quan te baille la pouéison i pommì, le-s-aèille cra- pon pô? Pégràn: - Mè baillo po la pouè i sôn i pommì; eun cou, su di nouhe coutì, n'ayé bièn de-s-aèillì, le dzì l'ayòn po tan de douce à baillì i petchoù méi- noù comme tè é po tan de pastillie pe vail la rumma. La rumma, te so com- me la vaichan? Avouè eun vèiro de lassì tsôô, de mique é de foille de sar- ve, é adòn varddon eun per de-s-aèille tan pe ài tchica de mique. Aa, su pe hé, yè pomì de dzì é bò eun Plan, qui l'a la pachôn i-s-aèille, de foryì l'è coudzù de le porté su eun môntagne perquè quan baillon i-s-abro cra- pon totte. 58 Pégràn: - Sylvie, Aa di-mè halle-s-aèille que sôn alléye su lo pommì, quan plou, hènque fôn? Pégràn: - Halle fou allé le retèryì; eun pèn eun brehôn vouiddo à la martse di pommì, avouè di fidartchô, eun derèchôn di dzeu é avouè eun coè, plan plan, eun ècôbe dedeun le-s-aèille é quan sôn totte entrèye eun porte lo bre- hôn dedeun l'aèillì, eunsèmblô le-s-ôtre. Sylvie: - É, quan chorton lo preumì cou, se tròmpon po pe torné entré? Le brehôn sôn tcheut égale eun aper de l'ôtro. Pégràn: - Eh na, le-s-aèille sôn fin-e; recognisson la coleur é mè n'i biaccô le brehôn tchica de totte coleur. Pènsa que vôn llouèn, llouèn tchertchì le fleur pe féé lo mique, de tsotèn quan hé trouon pomì de fleur vôn su eun Ver- rogne, su eun Paletta é sôn boun-e à tornó bo à leur méisôn sènça se pèdre. Pégràn: - Comme t'i deu totaa, eun cou l'ioùn coudzù de tchoué le-s-aèille di brehôn pi bôn pe féé lo mique é varddon le-s-ôtre. Quan le-s-ôtre dzeuttôn, l'ayoon torna de nouo brehôn é pài restoon po sènça... Aa, i contréo, no n'èn bièn pi comoddo, no eumplèyèn le calotte. Sylvie: - Hènque sôn le calotte? Pégràn: - La calotta l'è comme lo plan damòn d'an méisôn, l'è an baga plein-a de rèyôn que va djeunduya deussù lo brehôn. Le-s-aèille pài quan l'an eumplèissù de mique lo brehôn passon i plan damòn é eumplèisson euncô la calotta. D'èitòn, quan le-s-aèille l'an tot eumplèissù de mique le rèyôn, no avouì l'affoumicateur, no mandèn bo le-s-aèille dedeun lo brehôn, no prègnèn le rèyôn de la calotta é no fèyèn lo mique. Le rèyôn di brehôn le léichèn i-s-aèille, pài d'iveur l'an à peuqué. Sylvie: - Pegràn, comme eun pa pe féé chôtre lo mique de la britse? Pégràn: - Le-s-aèille, quan l'an eumplèissù la britse de mique, la toppon avouè an mia de cire pài lo mique colle po yà. Pènsa que d'eun le tèn vioù gnacôn totta la britse pe féé chôtre lo mique, féijôn de vìye, no aa n'èn co- moddo; n'èn an machinna spréce. Eun prèn le rèyôn, eun le depercolle é eun le beutte drè dedeun la machinna é eun la fa vèryì à totta vélôcitó, eun veu- riyòn lo mique veun foura é colle i fôn de la machinna. Sylvie: - Hènque l'ou dii "depercolè"? Pégràn: - L'ou dii touhé yà hi petchoù topèn de cire que yè deussù la britse que léiche po chôtre lo mique. Quan lo mique l'è tò collô i fôn de la machin- na, eun lo beutte dedeun lo "matourateur" que l'è comme eun grou bèidôn é eun lo lèche lé eun per de dzor mèirè, aprì eun lo beutte dedeun le vasé é eun lo baille mèdjì avouì lo beuro frique i crouè mèinoù comme tè. Sylvie: - Hum, que bôn! 58 59
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La laandila de Dzevleunna Eun cou, su damôn Vetan, yî eun petchoù veladzo que l'ayé nom Dzevleunna é l'yì peùpló to l'an. Eun pée de fameuille vequichon atò halla petchouda mia de bló é de fèn que la campagne lèì baillòe. Po tan llouèn di veladzo yî eun batsé, lo solè, yéi totte le demèn- dze, à l'èira de messa, le dzi de Dzevleunna véijàn an poua fènna, atò la meun-a trista, l'ayé todzor lo mimo pateun. Gneun l'ayé jami ni vuya ni cognuya. Laòe to lo dzor, canque na, apri secondichè canque la de- mèndze aprì. Le femalle di veladzo pènsôon que susse condannéye à fée hi traille, lagnèice é eunnettillo, à côsa d'eun maleficho. Adôn l'an prèi an dèssijôn : la soé de halla malédichôn. Eun dzor se sôn aprotchéte i batsé é l'an tchertchà totte eunsèmbllo de lèì treu- pelé yà hi pateun que l'ayé dza laò é relaò. A fouce de treupelé l'an aréèssà à lo lèì touhé d'eun man. Lo pateun, to plèn d'eue, l'à comèntchà à petté aprì l'a prèi fouà é d'eun rèn l'a to beurló. L'rènque reustèye an peutchouda cornetta nèire. Le femalle l'ion totte sarvôdze é se sôn vèriéte à èitchì la laandi- la. Lleu l'a souri-lèi. La poua fènna euncognua l'a èitchà pousa le femalle de Dze- vreunna. Eun-gn-ariye deu que lusse olù le remerciyi, aprì s'è vèriéte é l'è disparuya to toodzen. Gneun l'a jami pì vuya-là! La borna de la féye Dèsò lo veladzo de Vèrogne, i Touahii, l'è plèn de soubarme. Eun cônte qu'eun cou an féye restòe d'eun eunna de halle borne. L'ayé eun pouo mèinouù, Damièn. L'yi to deformô, beur, avouì maque eun joué i mèntèn di frôn. D'iveur la féye allòe fée la veillà i veladzo de Vèrogne avouì le-s- ôtre fènne: felòon la lan-a, féijôn la cônta é brichôon le mèinouù. To p'eun dzor l'a fa que prèndre an petchouda blonda, Blandine, é l'a lèì- chà sôn Damièn. Que de dispérachôn pe halla poua mamma can s'è apeussuya! Sayèn po comme fée pe torné ài sa Blandine l'a pènsô de quetté Da- mièn sènza medji. Hi pouo mèinouù l'a ploô dzor é nat. A fouce de lo sèntì ploé, la féye l'a ài molococù; l'a tornô porté la petchouda à sa mamma é l'a prèi sôn Damièn. L'è seconduya bo pe le borne é l'an jami pì tornète-la veure. 60 61
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Paroles de M. Arnod Musique de C. Poser Le mur-mu-re rê-veur des eaux de no-tre Doi-re, Fau-vettes et pin-sons de la plai-ne des co-teaux, Nous char-ment par leur chant..... nous con-tent ton his-toi-re. Cel-le de tes Guer-riers des Sei-gneurs, des châ-teaux. La dou-ceur de tes cieux ton miel, son am-broi-sie Tes pâ-tu-ra-ges verts de tes ha- -meaux le nom..... Le Fa-lè-re ber-ceur qui cou-ron-ne ton front, qui cou-ron-ne ton front. la la la la la la Saint-Pierre Le murmure rêveur des eaux de notre Doire, Fauvettes et pinsons de la plaine des coteaux, Nous charment par leur chant... nous content ton histoire Celle de tes Guerriers des Seigneurs, des châteaux. La douceur de tes cieux ton miel, son ambroisie Tes pâturages verts de tes hameaux le nom... Le Falère berceur qui couronne ton front. Des pommiers les fleurs Quand le printemps s'éveille Tes gais carillons et ton sol si généreux Les fruits de tes vergers et la coupe vermeille De l'enivrant Torrette le nectar de tes dieux. Tiré de Mosaïque de chants valdôtains - Rino Salvato - Marguerettaz - Aoste - 1966
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RÉGION AUTONOME DE LA VALLÉE D'AOSTE Assessorat de l'Instruction Publique XXXIe Concours de Patois « Abbé J.-B. Cerlogne » Saint-Pierre, les 17-18 et 19 mai 1993 Ont collaboré: Textes: Silvio Champrétavy Irma Ceriano Pia Borney Don Aldo Rastello Beniamino Garin Sisto Persod Piero Duc Tiziana Cognein Maurizio Bovio Laura Glarey Marco Carlin Elida Domaine Livia Lyveroulaz Marco Benech Piero Carlin Sabina Thomasset Sylvie Christille et son "pegràn" Carlo Poser pour l'école maternelle Michelle Besenval Franca Pedoni Sabrina Rota pour l'école primaire Luisa Chappuis Vanda Champrétavy Giuseppina Gerbelle Bruna Gerbore Photos: Lorena Meggiolaro Duc Mauro Paillex Ferruccio Sommariva Dessins et cartes: Giancarlo Zuppini Gabriella Perono Donatella Martinet Crédit photographique: B.R.E.L.: Fonds Baudin: p. 5 Fonds Lanier: pp. 6-11a Fonds Bérard: 11b-15-17-19b 24-25-32-38 Fonds Brocherel: p. 19a Fonds Berton: pp. 54-55b Fonds Willien: p. 55a Fonds La Grolla: p. 34 Fonds Musée régional de Sciences Naturelles: pp. 36-37 Fonds Bibliothèque Communale de Saint-Pierre: p. 49 Coordination: Walter Chentre Iole Vauthier Réalisation et mise en pages: Laura Jacquemod du B.R.E.L. Traduction et révision des textes: Maïté Genevoix de l'Office de la Langue française Photos de couverture: Lorena Meggiolaro Duc Industrie Grafiche Editoriali Musumeci S.p.A. - Quart (Aosta)