Bollettino Parrocchiale (Luglio-Agosto 1968): Teologia della Croce, tradizioni valdostane e cronache post-terremoto di Aosta.

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Questo bollettino parrocchiale della Diocesi di Aosta (Luglio-Agosto 1968) presenta un ricco mosaico di contenuti spirituali e cronache locali. I temi dominanti sono la profonda riflessione teologica sulla sofferenza, la croce come strumento di grazia e salvezza, e l'esortazione alla pazienza, affiancata alla promozione di devozioni tradizionali come le Litanie di Nostra Signora della Salette. La sezione culturale lamenta la perdita dei costumi tradizionali valdostani e promuove l'educazione ambientale con l'iniziativa della Festa degli Alberi. La cronaca riporta eventi significativi come l'ordinazione di tre nuovi sacerdoti (inclusa la prima Messa di Don Mario Goyet), il soggiorno di clero francese per conferenze, l'inaugurazione degli affreschi ottoniani ad Aosta e, soprattutto, gli effetti di una forte scossa di terremoto avvenuta il 18 giugno nel fondovalle, documentando inoltre i battesimi, i decessi e le offerte parrocchiali.

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Testo Originale Estratto
Paroisse de St Pierre
BULLETIN
PAROISSIAL
DU DIOCÈSE
D'AOSTE
IXme ANNÉE - N. 7-8
JUILLET - AOUT 1968
«La Parrocchia prima ancora di
essere un'aula di culto e di pre-
ghiera, è una SCUOLA che riferi-
sce l'eco secolare, esatto, bellis-
simo ma tremendo, della VOCE
DI DIO discesa dal Cielo per mez-
zo della parola di Cristo».
(Paolo VI°)
«Mes chers et bons vieux costumes, vous repré-
sentez la solidité, la variété, l'harmonie, l'économie,
l'amour du pays, l'esprit de famille...»
(Grand-Gorret)
La Voce dei Campanili
L'Echo de nos montagnes
TIP. VALDOSTANA-AOSTA


Testo Originale Estratto
Notre frontispice
Le tableau est prenant: deux couples de jeunes montagnards dans
le costume authentique, traditionnel du Pays, au pied de la grande
Croix qui rappelle la Mission.
Pas n'est besoin de le nommer, ce Pays: les caractéristiques so-
bots, «li tzôque », que chaussent, assez élégamment, ces charmants jeu-
nes gens et jeunes filles nous l'indiquent, plus clairement et plus sûre-
ment encore, que tout l'ensemble de ces délicieux et nobles costumes
qu'ils endossent: il est évident qu'il s'agit du « GRAND ET MAGNIFI-
QUE AYAS». Nous aimons, pour notre part, ces costumes qui n'ont
plus, hélas! qu'une saveur évocatrice d'un passé lointain et que l'on
conserve, fort heureusement encore, dans un but folklorique qui charme
les touristes, les citadins de toute nationalité.
Et nous aimons à citer ici, ce qu'en pensait, presque prophétique-
ment, cet amoureux de notre Pays et de notre «personnalité valdôtaine»
que fut le «Grand-Gorret»:
«Les costumes de chaque pays formeraient un ma-
gnifique champ des études; malheureusement ces cos-
tumes traditionnels vont bientôt disparaître chassés,
par la fureur actuelle de niveler, d'uniformer... Dans
quelques années il n'y aura peut-être plus de vallée
qui ait son cachet caractéristique et le muscadin de
Paris réglementera aussi bien le genre des vêtements
des femmes d'Ayas et de Cogne que celui des fem-
mes de Gressoney et de Fobello qui sont si heureu-
sement parées dans leurs costumes et leurs modes na-
tionales. Que Dieu détourne ce présage dans l'intérêt
des arts!».
«Pour moi, je me plais à l'avouer, j'aime les vieux
costumes».
Aujourd'hui, hélas! nous devons bien constater que le «nivellement
et l'uniformité» que le Grand Gorret conjurait s'est accompli et les
«mini jupes» et les «cheveux longs et en broussaille» de Chicago et de
Paris font la mode de maintes jeunes filles et jeunes garçons de chez
nous... Peut-être avons nous-mêmes perdu le souvenir des particularités
qui caractérisaient les costumes de nos différents pays.
Le Grand-Gorret nous les rappelle:
«Les grands gilets blancs de BRUSSON... les calot-
tes à visières relevées d'ARNAD... les vieilles et res-
pectables culottes en peaux de chamois de VALPEL-
LINE... les guêtres de CHAMPORCHER... les riches
et brillantes coiffures dorées de GRESSONEY, joyaux
des familles... les sabots, les coiffes à cocarde et les
larges «câpels» d'AYAS... les costumes de COGNE
aussi originaux que la figure des robustes habitants
qui les endossent... les gigantesques boutons finement
ciselés... les vieilles culottes qui ne masquaient pas
les solides jarrets et les beaux mollets de nos pères...
les chapeaux qui laissaient un si vaste logement à la
tête et à la pensée...».
A ce jour, tout cela est du passé et il est vain de le regretter trop.
L'on nous dit: «les temps évoluent et il faut les suivre!».
Nous le voulons bien.
Mais encore nous conviendrait-il de la suivre, cette même évolution,
en la contrôlant et en la dominant, afin de ne pas tomber dans une
lourde monotonie qui énerve et endort et qui supprime toute per-
sonnalité!
Y.
De la patience
Vous souffrez, âme chrétienne, on
vous traite mal, on vous fait injus-
tice? Élevez les yeux au ciel, où
Jésus est monté, où il vous attend,
où il vous prépare un trône et
une couronne. C'est là que vous se-
rez en repos. C'est là que vous ne
souffrirez plus rien. Voulez-vous
avoir pour rien ce qui a tant coû-
té à Jésus, à sa sainte Mère, à
ses Apôtres et à tous ses Saints?
Portez la croix que Dieu vous a
mise sur les épaules: vous n'en
trouverez aucune qui vous soit plus
propre et plus convenable que cel-
le-là. Si vous la fuyez, vous en trou-
verez une autre plus pesante, et
vous y perdrez au lieu d'y gagner.
La croix est plantée partout: on
en trouve dans les palais aussi bien
que dans les cloîtres. Comme Dieu
veut sauver tous les hommes, il
les a tous pourvus de croix, sans
laquelle on ne peut être sauvé.
La croix porte des fruits admi-
rables. Elle nous détache de l'af-
fection des créatures; elle nous dé-
goûte de la vie et nous fait dé-
sirer la mort; elle satisfait pour nos
péchés; elle nous donne de l'hor-
reur par la peine qu'elle nous en fait
sentir; elle détruit nos méchantes
habitudes; elle nous rend sembla-


de consommer l'ouvrage de sa ré-
demption, de remplir ce qui man-
que à ses souffrances, d'exprimer
son image et sa figure, de con-
tinuer son sacrifice, de prendre part
à ses douleurs, de lui aider à por-
ter sa croix, d'être victime comme
lui, martyr comme lui, persécuté et
immolé comme lui!
Je regarde les tourments comme
des Sacrements. Je regarde un hom-
me affligé, comme un Jésus cruci-
fié. N'est-ce pas Jésus qui souffre
en lui? On voit l'espèce et la fi-
gure d'un homme misérable, mais
c'est Jésus qui l'anime, c'est Jésus
qui le soutient, c'est Jésus qui le
caresse. Nous ne régnerons point
avec lui si nous ne souffrons avec
lui.
Motif de la patience
Dieu châtie tous ceux qu'il aime
et n'épargne point la verge à ses
enfants. Si je ne suis point corrigé,
je ne suis point aimé, je ne suis
point enfant, je ne suis point fa-
vorisé, je ne suis point prédestiné.
Jamais Dieu n'est plus en colère
contre un pécheur que lorsqu'il
ne se met plus en colère contre
lui. Jamais l'homme de bien n'est
plus consolé que lorsqu'il voit que
Dieu ne lui pardonne rien. S'il le
châtie dans le temps, c'est pour
l'épargner dans l'éternité. Tous les
châtiments de cette vie sont des
marques de sa bonté et de sa jus-
tice. Il visite toujours par sa grâ-
ce ceux qu'il visite par la peine.
Comme la grâce est un fruit de la
croix, il faut y monter pour la
cueillir. Jamais vous ne manque-
- 1


Testo Originale Estratto
rez de grâce, tant que vous ne
manquerez point de croix.
Il n'y a point de vertus sans
croix, ni de mérite sans patience.
Otez la croix à la charité, elle de-
vient naturelle et humaine. Otez la
croix à l'espérance, elle ne s'élève
point de terre. Otez la croix à l'hu-
milité, ce n'est plus que vanité. Otez
la croix à la force, ce n'est plus
qu'infirmité. La monnaie n'a point
de cours, si elle n'est frappée au
coin d'un Prince: ce sont, pour
ainsi parler, les plaies qu'on lui fait,
qui lui donnent sa valeur.
Si vous n'avez des plaies, vos
vertus sont sans mérites: votre or
n'aura point de cours dans le Ciel.
S'il n'est marqué de la croix, qui
est le coin du Prince.
Un homme patient est un hom-
me parfait. Toutes ses vertus sont
héroïques et divines. Il croit que
Dieu l'aime lorsqu'il l'afflige, et qu'il
le caresse lorsqu'il le frappe: qu'el-
le foi! Il espère contre toute espé-
rance, demeurant tranquille dans
tous les événements, infatigable
dans sa propre ruine: quelle espé-
rance! Il aime un Dieu sans attrait,
qui lui paraît sévère et inexorable,
il baise les verges dont il le châ-
tie et la main dont il le frappe:
quelle charité! Il se laisse immoler
comme l'obéissant Isaac: il se croit
digne de tous les maux: quelle hu-
milité, quelle obéissance!
Dieu est sage, dit-il: il sait donc
bien ce qu'il fait. Il est bon: il
ne peut donc me vouloir du mal. Il
est partout: il voit donc ce que
j'endure. Il est puissant: il peut
donc me délivrer. Il est riche: il
peut donc m'assister.
Il est juste: pourquoi donc me
plaindre? Il est charitable: pourquoi
me désespérer? Il est patient: ne
dois-je pas l'imiter? Il est mon Roi:
n'a-t-il pas droit de me commander?
2 -

Il est mon Juge: n'a-t-il pas droit
de me punir? Il est mon Père: ne
le dois-je pas aimer? Il est mon Pa-
steur: ne doit-il pas me gouverner?

Autres motifs
de patience

Quelle consolation de se reposer
sur une croix avec Jésus crucifié!
Partout où vous trouverez des croix,
vous verrez Jésus attaché. Il vous
est uni par la souffrance, et vous
lui êtes uni par la patience. C'est
dans cette union que consiste le
bonheur de cette vie. Il s'unit aux
Saints dans le Ciel par les plaisirs,
il s'unit aux hommes sur la terre
par la douleur.

Dieu a réparé le monde d'une au-
tre manière qu'il l'a créé. Il l'a créé
en agissant, et l'a réparé en souf-
frant. C'est une cause universelle
des actions, des souffrances, qui
concourt avec les particulières. Il
agit comme Dieu avec toutes les cau-
ses agissantes; il souffre comme
homme avec tous les hommes souf-
frants. N'est-ce pas être double-
ment heureux, que d'être uni d'ac-
tion et de souffrance avec un Hom-
me-Dieu?

Vous n'êtes chrétien que par la
croix, et on peut dire que vous
ne l'êtes plus, lorsque vous avez
horreur de la croix, ou que vous
vivez sans croix. C'est renoncer à
sa religion que de renoncer aux
souffrances, puisque c'est la croix
qui en fait le caractère et la dis-
tinction.

Aurez-vous part aux plaisirs de
Jésus, si vous n'avez point de part
à ses douleurs? Lui tiendrez-vous
compagnie dans sa gloire, si vous
l'abandonnez dans ses tourments et
dans sa confusion? Régnerez-vous
avec lui, si vous ne souffrez point
avec lui? Il faut combattre pour
être sauvé. Puisque l'homme s'est

perdu par le plaisir, il faut qu'il
soit sauvé par la douleur. Cela n'est-
il pas juste?

Quels sont vos desseins, âme chré-
tienne, et que prétendez-vous faire?
Irez-vous au Ciel par un autre che-
min que celui qu'a tenu Jésus Christ?
Le voudriez-vous? Quoi, cela serait
en votre pouvoir? Pourquoi donc
vous plaindre de votre Croix ? Pour-
quoi estimez-vous malheureux et
maudit de Dieu, celui qui est at-
taché à sa croix. Ce sentiment est
pardonnable à un Juif, et non pas
à un Chrétien. Quoi! Jésus a vécu
dans la douleur, et vous voulez
vivre dans le plaisir! L'innocent a
été châtié, et le coupable veut être
épargné. Le fils est couronné d'é-
pines, et l'esclave veut porter une
couronne d'or et de pierreries! Le
juste est sur une croix, et le
méchant veut être sur un trône!
Quelle injustice et quelle pré-
somption!

Il n'y a point de plus grande
croix à un homme de bien, que de
vivre sans croix. Les méchants souf-
frent plus à se damner, que les jus-
tes à se sauver. La croix d'un pé-
cheur rebelle et impatient est cel-
le du mauvais larron, qui meurt
en désespéré, qui blasphème sur
l'instrument de son supplice, qui
n'a ni consolation ni mérite dans
ses souffrances. La chroix d'un
chrétien humble et résigné, est la
croix de Jésus, qui est pleine d'une
onction divine, et qui porte celui
qui la porte.

Honorons donc notre croix com-
me une relique précieuse de la
croix de Jésus. Portons notre croix,
nous souvenant que c'est la croix
de Jésus. Aimons notre croix com-
me la propre croix de Jésus. La
croix est l'échelle mystique de Ja-
cob: c'est le trône d'un Homme-

Dieu, et le sceptre de son empire:
c'est la chaire de sa sagesse: c'est
le trophée de notre salut; c'est l'é-
tendard de notre Religion; c'est
le sceau de notre prédestination: c'est
la racine et le fondement de la
gloire.

Se plaindre sans souffrir c'est la
marque d'un esprit blessé. Se plain-
dre de souffrir, c'est la marque d'un
esprit faible. Souffrir sans se plain-
dre, c'est la marque d'un esprit fort.
Se plaindre de ne pas souffrir, c'est
la marque d'un esprit généreux. Se
réjouir de souffrir c'est la marque
d'un esprit parfait.

O sainte croix! O chère épouse
de mon Sauveur! Je vous adore,
je vous baise, je vous embrasse de
toute l'étendue de mon âme. Je
vous présente mon corps et mon
esprit pour être cloués sur la vô-
tre. Oh, ne dédaignez pas de porter
le serviteur dont vous avez porté
le maître! Ne refusez pas de por-
ter un coupable pour avoir porté
le Saint des saints; ni de porter un
homme après avoir porté un Dieu!
O sainte croix, c'est à moi qui vous
appartenez, et non pas à Jésus qui
est Saint et sans crime. Vous êtes
le partage de l'homme; vous êtes
l'héritage du pécheur; vous êtes l'a-
panage du chrétien: c'est donc pour
moi que vous êtes faites. Venez
donc vous reposer entre mes bras,
ou plutôt souffrez que je me re-
pose entre les vôtres. Je vous ai
épousée sur les fonts de Baptê-
me; le lieu de notre mariage est
indissoluble: que rien donc ne nous
sépare jamais. O trône de grâce et
de miséricorde, si vous m'élevez
une fois de la terre, j'attirerai tout
après moi! Je sauverai mon âme,
et j'en sauverai plusieurs autres
avec elle: je serai sauvé. et je re-
viendrai sauver.

- 3


Testo Originale Estratto
Sur les maladies
Pourquoi Dieu vous afflige-t-il de
maladie ? C'est pour en tirer sa gloi-
re, ou pour vous châtier de vos pé-
chés ou pour éprouver votre vertu,
ou pour vous maintenir dans l'hu-
milité, ou pour vous faire mériter
le Ciel, ou pour vous faire part des
souffrances de son Fils.

Vous ne pouvez rien faire, dites-
vous ? Vous pouvez beaucoup souf-
frir. Vous méritez plus en souffrant
que les autres en agissant. La na-
ture se plaît à agir, mais elle ne se
plaît pas à souffrir. Les autres tra-
vaillent pour vous, et vous souffrez
pour eux, ils honorent Dieu par
leurs actions, et vous l'honorez par
vos souffrances.

Vous avez bien mérité ce que
vous endurez, et vous méritez beau-
coup en endurant. Vous acquittez
le passé et vous amassez des ri-
chesses immenses pour l'avenir. Si
Dieu vous ôte la santé c'est pour
vous donner la sainteté : quel tort
vous fait-il ? Quel sujet avez-vous
de vous plaindre ? Il souffre avec
vous, et vous souffrez avec lui; il
porte votre croix, et vous portez la
sienne : n'est-ce pas là un sujet de
consolation ?

Que votre esprit est fort, lorsque
votre corps est faible! Que votre es-
prit est faible, lorsque votre corps
est fort! Le mal nous dégoûte des
plaisirs de la vie; il nous fait pen-
ser à la mort; il nous en donne le
désir; il réprime notre ambition; il
met un frein à nos passions déré-
glées; il nous unit à Jésus-Christ
souffrant; il élève nos cœurs au
Ciel; il nous donne des marques
que Dieu nous aime, et des gages
comme assurés de notre salut.

Mon corps, il faut souffrir en ce
4 —

monde ou en l'autre; tu as offen-
sé Dieu par un plaisir volontaire,
tu dois lui satisfaire par une dou-
leur contraire à ta volonté. Puisque
tu es souillé par les crimes que
tu as commis, tu dois faire ton pur-
gatoire en ce monde, ne pouvant
pas le faire en l'autre. Si tu n'est
pas purifié sur la terre, comment
entreras-tu dans le Ciel, où rien
d'impur ne peut entrer? O terrible
nécessité pour toi, de souffrir sur
la terre ou dans l'enfer! Et cepen-
dant il faut choisir l'un ou l'autre!
Lequel veux-tu des deux?

Mon âme, réjouis-toi, la maladie
a mis ton corps, qui est ton enne-
mi mortel, hors de combat. La voi-
là sans force et sans vigueur; il n'est
plus en état de te nuire. Tu bru-
lais autrefois du désir de souffrir
le martyre; tu cherchais des tyrans
pour te tourmenter; Dieu a substi-
tué la maladie au défaut des tyrans
et du martyre; souffre donc avec
patience, et tu seras martyr de la
foi et de la charité.

O mon Dieu, je mérite bien d'ê-
tre privé de la santé, «puisqu'il y a
si longtemps que j'en abuse, et que
je m'en sers pour vous offenser! O
que je vous suis obligé de m'affli-
ger dans le temps, puisque vous me
donnez par-là des marques que vous
voulez me consoler dans l'éternité!
Châtiez-moi, Seigneur, pendant la
vie, pourvu que vous me fassiez
grâce et miséricorde après la mort.
Faites de mon corps une victime
de patience, qui soit immolée à vo-
tre grandeur, à votre amour et à
votre justice. Coupez et brûlez ma
chair dans le temps, j'y consens,
pourvu que vous me délivriez des
peines de l'éternité.

Litanies de
Notre Dame de la Salette

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu le Père, des cieux où vous
êtes assis, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, rédempteur du mon-
de, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit ayez pitié de
nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul
Dieu, ayez pitié de nous.

Notre Dame de la Salette, récon-
ciliatrice des pécheurs, priez pour
nous.

Notre-Dame de la Salette, soutien
des justes, priez pour nous.

Notre-Dame de la Salette, guéri-
son des malades, priez pour nous.

Notre-Dame de la Salette, conso-
latrice des affligés, priez pour nous.

Notre-Dame de la Salette, qui
êtes apparue à de pauvres enfants
des Alpes, pour nous donner de
graves avertissements, priez pour
nous.

Notre-Dame de la Salette, qui
versiez des larmes en songeant aux
péchés des hommes, priez pour
nous.

Notre-Dame de la Salette, qui
avez fait entendre les menaces du
Seigneur, afin que nous nous con-
vertissions, priez pour nous.

Notre-Dame de la Salette, qui
par vos supplications, retenez le
bras du Seigneur irrité contre nous,
priez pour nous.

Notre-Dame de la Salette, qui
avez dit: Si mon peuple ne veut
pas se soumettre, je suis forcée de
laisser aller le bras de mon Fils,
priez pour nous.

Notre-Dame de la Salette, qui
priez continuellement votre divin
Fils, afin qu'il nous fasse miséri-
corde, priez pour nous.

Notre-Dame de la Salette, qui
avez tant de peines à cause de nos
péchés, priez pour nous.

Notre-Dame de la Salette, qui
méritez toute notre reconnaissance,
priez pour nous.

Notre-Dame de la Salette, qui
après avoir donné vos avertisse-
ments aux enfants sur la montagne,
leur avez dit: Mes enfants, vous les
ferez passer à tout mon peuple,
priez pour nous.

Vous qui avez annoncé aux hom-
mes des châtiments terribles, s'ils
ne se convertissent pas, priez pour
nous.

Vous qui leur annoncez la misé-
ricorde et le pardon s'ils reviennent
à Dieu, priez pour nous.

Vous qui promettez des grâces
abondantes si l'on fait pénitence,
priez pour nous.

Vous dont l'apparition miracu-
leuse a retenti dans les deux mon-
des, priez pour nous.

Vous dont les prodiges s'éten-
dent en tout pays, priez pour nous.

Vous dont le culte s'accroît cha-
que jour, priez pour nous.

Vous dont les bienfaits ravissent
tous vos enfants, priez pour nous.

Vous qu'on n'invoque pas en
vain, priez pour nous.

Vous qui avez fait jailler à vos
pieds une eau miraculeuse, priez
pour nous.

Vous qui, à l'exemple de Jésus,
rendez la vue aux aveugles, le mou-

— 5


Testo Originale Estratto
vement aux paralytiques, le santé
aux malades, priez pour nous.
Vous qui consolez toutes les in-
fortunés, priez pour nous.
Vous qui êtes apparue resplen-
dissante de clarté, priez pour nous.
Vous qui portiez sur la poitrine
le Crucifix et des intruments de la
passion, priez pour nous.
Vous qui nous avez avertis de
sanctifier le jour du Seigneur, si
nous voulons éviter des châtiments
terribles, priez pour nous.
Vous qui nous avez dit que le tra-
vail du dimanche et le blasphème
excitent particulièrement la colère
de Dieu, priez pour nous.
Vous qui nous avez reproché de
ne point garder les jeûnes et absti-
nences de l'Eglise, priez pour nous.
Vous qui nous avez annoncé les
fléaux de Dieu, si l'on continuait
à violer ses commandements, priez
pour nous.
Vous qui nous avez recommandé
la prière du matin et du soir, priez
pour nous.
Par votre puissante protection,
délivrez-nous des maux qui nous me-
nacent, ô Marie!
Pauvres pécheurs que nous som-
mes, convertissez-nous, ô Marie!
Dans l'accomplissement de nos
devoirs, aidez-nous, ô Marie!
Dans la solide piété, affermissez-
nous, ô Marie!
6

Dans la pratique continuelle de
toutes les vertus, encouragez-nous,
ô Marie!
Dans nos joies soyez avec nous,
ô Marie!
Dans nos douleurs soutenez nous,
ô Marie!
Dans tous les évènements de la
vie, obtenez-nous une soumission
entière à la volonté de Dieu, ô
Marie!
Agneau de Dieu, qui effacez les
péchés du monde, pardonnez-nous
Seigneur!
Agneau de Dieu, qui effacez les
péchés du monde, exaucez-nous
Seigneur!
Agneau de Dieu, qui effacez les
péchés du monde, ayez pitié de
nous, Seigneur!
Sainte Marie, mère de Dieu, priez
pour nous, afin que nous soyons
dignes des promesses de Jésus-
Christ.

ORAISON

O Dieu, qui ne cessez de nous
montrer combien la dévotion en-
vers la très Sainte Vierge vous est
agréable, par les prodiges multi-
pliés que nous obtient son inter-
cession, faites-nous la grâce d'être
toujours fidèles aux enseignements
qu'elle nous donne, afin qu'après
avoir observé vos commandements
dans cette vie, nous ayons le bon-
heur de vous posséder pendant
toute l'éternité. Ainsi soit-il.

Il segno dei chiodi

In questo numero del Bollettino,
fra le altre cose, vengono pubbli-
cate le «Litanies de la Salette ». A
St-Pierre abbiamo una statua nella
chiesa parrocchiale e anche una cap-
pella dedicata a Notre Dame de
la Salette: un tempo era molto vi-
va questa devozione, ora in ribasso
come tutte le devozioni. (Ma, in
compenso, crescerà la Devozione al
Padre, quella con la D maiuscola,
che dovrebbe conglobare o almeno
orientare le varie devozioncelle ?).
Vengono pure pubblicate alcune
meditazioni sulla pazienza: esse so-
no tratte da alcuni foglietti trovati
negli archivi parrocchiali e trascrit-
ti con mano nitida da quella Bor-
ney Blandine che ha dotato Saint-
Pierre della cappella sopraddetta.
Qual'è il motivo di queste pub-
blicazioni? Innanzitutto esse pos-
sono servire come documento di un
tempo e di una mentalità passata e
tuttavia ricca di valori (qualcuno
ha chiesto al Parroco di procurar-
gli il testo delle «Litanic » per po-
terle recitare).
Ma soprattutto è utile riandare
indietro nel tempo per riscoprire
e assumere nuovamente qualcosa di
molto importante che minaccia di
colare a picco nel tentativo dove-
roso e lodevolissimo — di tutto rin-
novare.
Così è, nel caso nostro, del valo-
re della Croce, di cui gli scritti so-
praddetti esaltano la preziosità. E'
sicuro che oggi noi moderni non
riusciamo più ad accettare, della
Croce, tutte le motivazioni e le e-
spressioni di un tempo. Però, oltre
la forma, dobbiamo raggiungere e
conservare la sostanza, che in fon-
do è semplicemente il prendere
molto sul serio la vita, l'impegno,
lo sforzo, la lotta contro l'egoismo
camuffato in mille modi.
Nessun miglioramento si ottiene
senza il sacrificio e nessun rifor-
matore può essere accettato se non
presenta, come il Cristo, il segno
dei chiodi, nelle sue mani, nelle
sue carni, nella sua vita.
Amore, comprensione, progresso,
rinnovamento diventeranno realtà
solo se qualcuno paga di persona.
Esattamente come capitava cin-
quant'anni fa, mille anni fa o due-
mila anni fa.
* * *
Battesimi
Il 14 maggio è nato Corrado Gi-
gliotti di Giuseppe e di Maria Ni-
cotera. Il neonato è stato battez-
zato nella nostra chiesa parrocchia-
le, dopo la Messa cantata, il due
giugno. Fungevano da padrini Mo-
rezzi Ormeo e Gigliotti Giuseppina.
* * *
Il piccolo Sergio è venuto ad al-
lietare il giovane focolare di Rol-
land Rosario e Sorrenti Pasquali-
na. Nato il 14 aprile, si temeva per
la sua salute. Ora i suoi genitori
sperano di vederlo crescere pro-
speroso e forte.
* * *
Il 22 maggio un vispo maschiet-
to, Erik, è venuto a far capolino nel
focolare di Cianci Sergio e Lyvve-
roulaz Livia. Al Sacro Fonte gli fun-
gevano da padrini Cianci Renzo e
Cianci Clementina.
* * *
Ancora in maggio, il 31, è nata
la piccola Roberta di Domaine Al-
— 7


Testo Originale Estratto
do e Cunéaz Armanda. I suoi pa-
drini sono Cerise Severino e Ceri-
se Wilma.

* * *

Matrimoni

Un solo matrimonio di Sainpié-
rolains, in questo periodo: è quel-
lo di Carlin Bruna, di Dario e di
Vauthier Anna, con un bravo gio-
vane di Quart, Dufour Carlo. Essi
si sono sposati nella nostra chiesa
il 1° giugno.

* * *

Decessi

Lontano dal suo paese, è dece-
duto il 23 maggio Collomb Aldo. La
sua sepoltura è avvenuta a La Thui-
le, ove era stato per molti anni;
ma anche a St-Pierre egli è viva-
mente rimpianto, essendosi trovato
qui in un confortevole alloggio del
Borgo, negli ultimi tempi.

* * *

Il 27 giugno è scomparso quasi
improvvisamente Dujany Arsène, di
75 anni. Uomo gioviale e coraggio-
so, lascia un grande vuoto in quan-
ti l'hanno conosciuto.

* * *

A pochi giorni di distanza, il 4
luglio, la morte è ritornata nel no-
stro paese, e proprio al villaggio di
Bussan, per colpire un amico di
Arsène, l'ottantasettenne Louis Sa-
pinet Intelligente. attivo e allegro,
egli era molto stimato a St-Pierre.

8 —

Due giorni dopo, il 6 luglio, col-
pito da sincope, è deceduto Ansel-
met Elisée, di 78 anni. Ai suoi fu-
nerali sono intervenute persone pro-
venienti anche da altri paesi e da
Aosta, dove egli era conosciuto e
stimato. Ora, nella sua rinnovata
abitazione di Pommier, lo piango-
no i suoi cari e soprattutto la spo-
sa Jocallaz Rosina.

* * *

Quasi a catena abbiamo avuto un
altro lutto con la morte di Gino
Da Soghe, di 38 anni, sepolto il 9
luglio. Lo piangono la sorella, il
fratello e soprattutto la mamma
Fiorinda Maran, ora residente ad
Ivrea.

* * *

Nella tarda mattinata di dome-
nica 21 luglio, stroncata di colpo
da un incidente automobilistico —
il terzo incidente mortale del ge-
nere nel giro di dieci mesi per la
gente di St-Pierre — è deceduta u-
na giovane mamma, Belli Wuiller-
mine nata Gerbore, di 35 anni. Es-
sa lascia nel pianto numerosi pa-
renti, fra cui è il marito Innocen-
zo, le bimbe Fulvia e Maura, i ge-
nitori Noè e Maria Val. Laboriosa
e affettuosa, essa lascia un vuoto
incommensurabile.

* * *

Brevi di cronaca

Il 13 giugno, festa del Corpus Do-
mini, è stato in mezzo a noi un
missionario, P. Confalonieri, com-
boniano. Egli ci ha parlato delle
urgenti necessità delle missioni cat-

toliche. Nelle varie collette egli ha
raccolto 110 mila lire.

* * *

Il Diacono che era rimasto in
mezzo a noi durante la stagione in-
vernale, Don Mario Goyet, ha ce-
lebrato la sua prima Messa solen-
ne a St-Pierre proprio il giorno del-
la festa patronale. 29 giugno. Ora
il Vescovo lo ha destinato ad An-
tey, dove sostituisce il Rev.do Don
Almero Meynet, che ha bisogno di
una lunga convalescenza dopo i ri-
petuti interventi chirurgici subiti
all'Ospedale.

* * *

Il Rev. Arciprete Adolfo Barma-
verain ha lasciato la parrocchia di
Brusson per raggiunti limiti di età
e si è stabilito nel suo villaggio di
Praximond, nella stessa casa dov'è
il fratello Pierino. Qui a St-Pierre
abbiamo sentito la sua voce, anco-
ra vibrante, e la sua parola, sem-
pre precisa, in varie circostanze per
la Messa domenicale.

* * *

Sua Ecc. Mons. Luigi Centoz è
giunto in mezzo a noi per il suo
consueto soggiorno estivo a Saint-
Pierre. La sua presenza qui, discre-
ta e quanto mai edificante, è sem-
pre molto gradita.

* * *

Dall'estero sono rientrati, per un
periodo sempre troppo breve, al-
cuni emigrati, fra cui si distinguo-
no soprattutto i pensionati e in ge-
nere le persone anziane: gente mol-
to laboriosa e ricca di buon senso,
che si gode un po' d'aria buona fra
le montagne del paese natio.

* * *

I villeggianti che soggiornano ne-
gli alberghi e nelle eleganti case
private sono presenti, ma in nume-

ro inferiore alla salubrità del cli-
ma di St-Pierre: probabilmente oc-
corre aumentare le attrezzature del
paese in questo senso.

* * *

Nella via centrale del Borgo mol-
ti sono coloro che provvedono a ri-
modernare la loro casa, innalzan-
dola generalmente di almeno un pia-
no: col tempo avremo qui degli
alloggi assai accoglienti.

* * *

A Vetan si celebra ogni domeni-
ca, alle ore 11, una S. Messa: vi
provvedono i sacerdoti delle due
colonie torinesi stabilite a Gerbo-
re; d'estate risiedono a Vetan una
cinquantina di persone (senza con-
tare i turisti domenicali); d'inver-
no invece quasi tutti scendono più
in basso: l'inverno scorso ad un cer-
to momento vi risiedeva solo più
una famiglia, quella dei Bertollin.

* * *

Per un mese intero il Priorato ha
ospitato una sessantina di sacerdoti
francesi, delle diocesi di Besançon,
St-Claude e Dijon: essi hanno par-
tecipato a tutta una serie di con-
ferenze e discussioni intorno a pro-
blemi importanti: la Chiesa, il Sa-
cerdote, il Laico, la Pastorale ag-
giornata alle difficoltà attuali.

* * *

Il 23 giugno i nostri cantori si
sono uniti a quelli delle parrocchie
vicine per un pellegrinaggio al Sa-
cro Monte di Varallo.

* * *

Sabato 20 luglio i coscritti di St-
Pierre hanno festeggiato il traguardo
dei 19 anni partecipando anche alla
S. Messa: è stata una buona occa-
sione per tentare di stabilire alme-
no fra coetanei quell'unione che è
desiderabile per tutti.

— 9


Testo Originale Estratto
OFFERTE
Per la Chiesa:
In memoria di Chappuis Inno-
cenzo 5000; Barmaverain Pierino
4000; N.N. 2500; N.N. 5000; N.N.
5000; Garresi Rina 1000; N.N. 10.000;
Riggio Domenico 1000; Curiat Mau-
rice 5000.
Per le Campane:
Jacquin Marcel 2000; N.N. 5000;
in memoria di Anselmet Elisèe 10
mila.
Per il Bollettino:
Fam. Jordaney (Praulun) 2000;
Paillex Marcel Joseph 1000; Paillex
Elso 500; Arnod Grato e Piero 1500;
Abelli Gildo 1500; Manella Enrico
1000; Paillex Hector 1000; Borre
Giuseppe 1000; Barmaverain Pieri-
no 1000; N.N. 2000; N.N 1000; Cen-
10 -
toz Raimondo 1000; Jocallaz Lau-
rent 1000; V.ve Lale-Demoz (Bourg)
1000; Charrère Esterina 1000; Fam.
Martin (Etavel) 1000; Branche Ida
1000; Savoye Julien 1000; Charrère
Oreste 1000; Rossan Modeste 1000;
Saccani Erminia 1000; Jorrioz Per-
side 1000; Manella Italo 1000; Ros-
san Luigi 3000; Barmaverain For-
tuné 500; Vitton Mea Elina 1500;
Centoz Gino 1500; per la nascita di
Renzo Testolin 2000; N.N. 1000; La-
le Lacroix Pierre François 1000;
Voyat Marie 500; Rumiod Maurice
1000; Vailler Beatrice 2000; Del Ne-
gro Giovanni 2000; N.N. 5000; Co-
moli Giuseppina 1000; Carlin Fran-
çoise 500; N.N 1000; Fillietroz El-
so 1000; Lale Vera 3000; Vaudan
Pietro 1000.
Ama gli alberi, rispetta la natura
«Dieu Tout-puissant commença par planter un jardin» (F. Bacon)
Questa fotografia ci è stata gentilmente concessa dall'Assessorato Regionale del
l'Agricoltura e delle Foreste. Essa riproduce un momento della simpatica e signi-
ficativa iniziativa, ormai da vari anni diffusa nelle nostre scuole, che va sotto il
nome della «FESTA DEGLI ALBERI».
Lo scopo che essa si propone è chiaro: EDUCARE LE NUOVE GENERAZIONI
ALL'AMORE DELLE PIANTE, DEGLI ALBERI E AL RISPETTO DELLA NATURA.
Questa educazione va perseguita, con impegno e con costanza, a tutti i livelli.
- Gli alberi infatti, come tutte le piante, gli arbusti e i fiori sono splen-
didi ornamenti della natura; danno colore e vivacità ai paesaggi delle piane, delle
colline, della montagna.
- Gli alberi, in particolare, hanno una benefica e provvida funzione da com-
piere nella natura; essi producono e emanano abbondante ossigeno nell'aria; pre-
sidiano in buona parte ad una piovosità regolare e sufficiente; favoriscono la sta-
bilità del terreno contro le erosioni delle acque; danno provvidenziale ospitalità a-
gli uccelli che nidificano e cantano; assicurano all'uomo e agli animali un riparo
ombroso e riposante contro i raggi cocenti del sole.
- I popoli più civili gli animi più gentili hanno sempre avuto il culto degli
alberi, dei fiori, della natura in genere; i Romani e i Greci veneravano le «divi-
nità» delle foreste.
La nostra Valle, con molta saggezza, spende ogni anno somme ingenti per
i «rimboschimenti».
Sia cura di tutti il collaborare a quest'opera:
- evitando ogni incongruo danneggiamento agli alberi e alle foreste;
- usando la massima prudenza onde evitare disastrosi incendi di foreste;
- favorendo individualmente, nelle singole proprietà e nella misura delle con-
venienze, la nascita e la crescita di alberi adatti.
La nostra Valle diverrà allora più bella e sarà mèta più ricercata an-
cora dai mille e mille turisti che la frequentano ogni anno!
- 11


Testo Originale Estratto
Come ho tro
A chi mi diceva che il Signore
era là, in quel bianco di pane, io
voltavo il capo dall'altra parte co-
me la Maddalena e me ne anda-
vo a cercarlo tra gli ulivi pallidi del-
l'orto, perchè il Signore io non lo
vedevo nelle coltri bianche del se-
polcro. Lo cercavo tra i colonnati
ti del mio duomo, di sotto le cu-
pole gialle, sui marmi freddi degli
altari. Ma non l'ho mai trovato.
Sentivo solo la mia voce che erra-
va tra le volte e poi, smarrita,
ritornava indietro.
Chissà dov'era il Signore!
Anche nella chiesetta dei boschi
col San Michele in sull'altare, io
lo cercai senza trovare.
F sempre errai cercandolo sui
monti. Tra gli altari. Dov'era mai il
Signore? Lo sapevo che Egli abitava
in alto, oltre i cieli e che il sole
era il suo lume e la luna la sua
lucerna. Sapevo anche che un gior-
no l'avrei veduto. E perchè non
oggi? Eppure io volevo vederlo.
Ne chiesi a San Paolo sulle sue
pagine scritte a fuoco. Mi disse
che l'aveva sentito sulla strada di
Damasco, ma gli occhi gli si era-
no bruciati di dentro e non potè
vederlo. Vide solo la sua ombra
che era fatta di luce.
Ne chiesi a Sant'Agostino; lui
lo vide e qualcosa poteva ben dir-
mi. Mi ebbi in risposta che il Si-
gnore è Dio. E Dio com'è?
12 —
trovato Dio
Anche a San Francesco ne chiesi,
a lui che lo vide fra i sassi bruciati
della Verna.
— Il Signore — mi disse — è
fuoco che strugge, lama che taglia.
Io vedi qui... — e mi mostrò le
mani arroventate e i piedi forati
e una chiazza di sangue nel petto.
Quelli erano segni. Ma il Signo-
re io non lo vidi.
Chi, allora, me lo poteva dire?
Nel Vangelo.
E lo cercai su quelle pagine, tra
le righe, nelle parole. Il Signore
non lo trovavo. Gli occhi me li
stropicciai ben bene e feci lume al
libro, perchè forse era nascosto.
Invano.
Le parole erano nere d'inchiostro,
i margini erano bianchi come tor-
renti schiumanti. Ho trovato la sa-
pienza, ho trovato la bontà, ho
trovato l'amore... ma il Signore non
lo trovai.
Era inutile. Io lo cercavo e lui
si nascondeva; lo inseguivo e lui
si smarriva.
— Perchè fuggi, o Signore? Che
t'ho fatto di male?
Sentii: — Io non fuggo. Tu, sì,
mi fuggi. Tu mi cerchi dove io non
posso svelarmi.
Io sono nel povero, nel sofferente,
nel reietto.
Allora capii.
Ero passato tante volte accanto a
quella piccola porta, rasente via
Cottolengo. Le parole nere, scritte
in alto, io le leggevo sempre ogni
volta che passavo.
Erano sempre quelle: «Piccola Ca-
sa della Divina Provvidenza».
Chi entrava diceva: andiamo a
vedere il Signore!
Quel giorno mi fermai a guardare
la Madonna sull'angolo, una Ma-
donna scialba e pallida. Mi parve
che essa facesse segno di sì.
— Vado!... — dissi. E salutai la
Silenziosa.
Entrai.
Case, case, case. Alte, basse, di
ogni misura e d'ogni forma. Una
città silenziosa dove si soffre e
si muore, si prega e si adora. Tu
vedi suore che vanno, suore che
vengono, tutte con una pace cele-
stiale dipinta sul volto che ti fa
dire: qui, fra il dolore e il sacri-
ficio, si vive contenti.
Una piccola suora mi introduce
in una corsia.
Orribile cosa!... Visi senza forme,
faccie senza occhi, uomini senza
forma d'uomo... Mai, come allora,
sentii tutta l'amara vanità della vi-
ta, della bellezza, del piacere; mai
compresi, come allora, la fralezza
di questa carne mortale e corrut-
tibile.
Un piccolo mostro mi si fa vi-
cino, rugge una sua parola, mi
guarda con occhi smarriti, mi sten-
de un moncherino sformato. Sentii
la nausea di quel corpo.
Ma subito la mente mi si illuminò.
E rapido baciai quel masso di car-
ne che d'uomo aveva soltanto gli
occhi...
Sentii d'aver baciato Gesù e in
quel povero, piccolo mostro, vidi il
Signore che a lungo cercai.
«Avevi ragione, o Maria: il Si-
gnore è nei poveri».
______________
Genuinità
dei Vangeli
I Vangeli sono giunti a noi senza
alterazioni, mutilazioni e aggiunte:
sono cioè genuini.
I nostri libri sacri, pur avendo su-
bito alcune alterazioni accidentali,
hanno conservato la integrità so-
stanziale del pensiero divino in es-
so contenuto, e ciò per tutte quelle
estreme precauzioni, delle quali fu-
rono sempre circondati da parte
dei popoli che li custodivano. A ciò
si aggiunge l'intervento di Dio, che
quei libri voleva tramandare sino
a noi. Per cui la nostra certezza
circa l'integrità sostanziale, in cui
ci sono pervenuti questi libri sacri,
non è solamente storica ed umana,
ma addirittura divina, perchè fon-
data sull'azione provvidenziale di
Dio, che tutto dirige ai suoi fini.
Possiamo, dunque, concludere che
i Vangeli si impongono come docu-
menti meritevoli di tutta la nostra
fiducia storica.
Gli studiosi, come i semplici, se
di buona volontà, possono per mez-
zo loro conoscere la vera storia di
Cristo ed ascoltarne la voce genuina.
— 13


Testo Originale Estratto
Luci nella notte a St-Pierre
Au Prieuré de St-Pierre, a lieu -
ces semaines-ci - un cours de re-
cyclage : une soixantaine de prêtres
français des Diocèses de Dijon, Gre-
noble et St-Claude y trouvent un
accueil sympathique et digne. Des
Evêques, des professeurs renommés
sont souvent parmi eux pour les ai-
der dans leur travail de « aggiorna-
mento » : les leçons sont ensuite dis-
cutées et approfondies dans des
« carrefours » qui réunissent les prê-
tres ayant les mêmes problèmes de
pastorale. Une solennelle concélé-
bration couronne chaque journée
d'étude.
***
D'un
clocher
...à l'autre
hanno celebrato la loro Prima Mes-
sa nella parrocchia d'origine fra il
giubilo dei loro conterranei, augu-
riamo un buon inizio di lavoro in
aiuto ai confratelli nel Sacerdozio.
Domenica 23 giugno, in cattedra-
le, Mons. Vescovo consacrava sa-
cerdoti i tre diaconi: don Edmon-
do Brunod e don Riccardo Quey di
Champoluc; don Mario Goyet d'Is-
sime. Ai tre novelli Sacerdoti, che
14 —
Un'ordinazione sacerdotale
Le jour de St-Pierre, Mgr Glésaz
a célébré la Messe Prieurale : les
confrères, les autorités et la pa-
roisse entière se sont unis à lui
dans l'action de grâce pour ses 60
ans de Sacerdoce. Un télégramme
du Pape, une lettre de Mgr notre
Evêque, un message des chanoines
de la cathédrale et des curés de la
ville, de superbes bouquets de fleurs,
un crucifix artistique sont parve-
nus au héros de la fête, auquel nous
souhaitons bien affectueusement de
longues et heureuses années encore
pour notre édification.
***
Mgr Glésaz: 60 ans de Messe!
Sabato 15 giugno venne inaugu-
rata la sistemazione museografica
— curata dalla Soprintendenza R.
ai Monumenti, Antichità e Belle Ar-
ti — degli affreschi ottoniani nel
sottotetto della chiesa collegiata
dedicata ai SS. Pietro e Orso, in
Aosta. Ora i visitatori possono ac-
cedere alle pitture che risalgono al
XII secolo e che conservano intat-
ta la loro primitiva freschezza.
Fresques ottonianes de la Collégiale
— 15


Testo Originale Estratto
Les chantres de Rhêmes, de St-
Pierre, d'Aymavilles, de Cogne et
de Chesallet ont fait leur sortie an-
nuelle à Varallo, dimanche 23 juin:
une journée harmonieuse sous tous
les points de vue!
***
Una giornata per anziani e am-
malati si è tenuta presso la Catte-
drale, giovedì 6 giugno. Mons. Ve-
scovo celebrò la S. Messa e dettò
per loro una profonda e confortan-
te meditazione.
***
De nombreux feux de joie se sont
allumés le soir de la fête de St-
Pierre, le 29 juin. Nous en avons
aperçu un peu partout: sur la col-
line d'Aoste, même dans une rue
de la Ville, sur le sommet de la
Becca de Viou, de la Becca de No-
ne et de l'Emilius. La belle tradi-
tion valdôtaine est bien loin de se
perdre: elle prend au contraire cha-
que année un nouvel essor.
***
Dopo quella di St-Nicolas, anche
la parrocchia di Fontainemore ha
eletto il Consiglio di Pastorale che
coadiuverà il parroco nelle sue ini-
ziative di apostolato.
***
Dimanche, 11 du mois d'août, à
Aoste, un millier d'Emigrés auront
la joie de se rencontrer pour leur
fête annuelle organisée par les soins
de l'Administration Régionale.
***
Martedì 18 giugno, alle ore 7,28,
una scossa di terremoto tra le più
forti mai sentite in Valle ha susci-
tato un po' di panico fra la popo-
lazione e ha incrinato diversi edi-
fici del fondo valle; tra cui le chie-
se parrocchiali di Issime e di Arnad.

La clocher de St-Vincent. A' l'arrière-plan, la Fons Salutis.
16 -

G A R A N Z I A
qualità - prezzo
DOVE E DA CHI?
La Sociale confezioni
in Corso Battaglione Aosta, 12
Palazzo Cogne