Bollettino Parrocchiale (Luglio-Agosto 1968): Teologia della Croce, tradizioni valdostane e cronache post-terremoto di Aosta.
7-8-1968.pdfQuesto bollettino parrocchiale della Diocesi di Aosta (Luglio-Agosto 1968) presenta un ricco mosaico di contenuti spirituali e cronache locali. I temi dominanti sono la profonda riflessione teologica sulla sofferenza, la croce come strumento di grazia e salvezza, e l'esortazione alla pazienza, affiancata alla promozione di devozioni tradizionali come le Litanie di Nostra Signora della Salette. La sezione culturale lamenta la perdita dei costumi tradizionali valdostani e promuove l'educazione ambientale con l'iniziativa della Festa degli Alberi. La cronaca riporta eventi significativi come l'ordinazione di tre nuovi sacerdoti (inclusa la prima Messa di Don Mario Goyet), il soggiorno di clero francese per conferenze, l'inaugurazione degli affreschi ottoniani ad Aosta e, soprattutto, gli effetti di una forte scossa di terremoto avvenuta il 18 giugno nel fondovalle, documentando inoltre i battesimi, i decessi e le offerte parrocchiali.
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Paroisse de St Pierre BULLETIN PAROISSIAL DU DIOCÈSE D'AOSTE IXme ANNÉE - N. 7-8 JUILLET - AOUT 1968 «La Parrocchia prima ancora di essere un'aula di culto e di pre- ghiera, è una SCUOLA che riferi- sce l'eco secolare, esatto, bellis- simo ma tremendo, della VOCE DI DIO discesa dal Cielo per mez- zo della parola di Cristo». (Paolo VI°) «Mes chers et bons vieux costumes, vous repré- sentez la solidité, la variété, l'harmonie, l'économie, l'amour du pays, l'esprit de famille...» (Grand-Gorret) La Voce dei Campanili L'Echo de nos montagnes TIP. VALDOSTANA-AOSTA
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Notre frontispice Le tableau est prenant: deux couples de jeunes montagnards dans le costume authentique, traditionnel du Pays, au pied de la grande Croix qui rappelle la Mission. Pas n'est besoin de le nommer, ce Pays: les caractéristiques so- bots, «li tzôque », que chaussent, assez élégamment, ces charmants jeu- nes gens et jeunes filles nous l'indiquent, plus clairement et plus sûre- ment encore, que tout l'ensemble de ces délicieux et nobles costumes qu'ils endossent: il est évident qu'il s'agit du « GRAND ET MAGNIFI- QUE AYAS». Nous aimons, pour notre part, ces costumes qui n'ont plus, hélas! qu'une saveur évocatrice d'un passé lointain et que l'on conserve, fort heureusement encore, dans un but folklorique qui charme les touristes, les citadins de toute nationalité. Et nous aimons à citer ici, ce qu'en pensait, presque prophétique- ment, cet amoureux de notre Pays et de notre «personnalité valdôtaine» que fut le «Grand-Gorret»: «Les costumes de chaque pays formeraient un ma- gnifique champ des études; malheureusement ces cos- tumes traditionnels vont bientôt disparaître chassés, par la fureur actuelle de niveler, d'uniformer... Dans quelques années il n'y aura peut-être plus de vallée qui ait son cachet caractéristique et le muscadin de Paris réglementera aussi bien le genre des vêtements des femmes d'Ayas et de Cogne que celui des fem- mes de Gressoney et de Fobello qui sont si heureu- sement parées dans leurs costumes et leurs modes na- tionales. Que Dieu détourne ce présage dans l'intérêt des arts!». «Pour moi, je me plais à l'avouer, j'aime les vieux costumes». Aujourd'hui, hélas! nous devons bien constater que le «nivellement et l'uniformité» que le Grand Gorret conjurait s'est accompli et les «mini jupes» et les «cheveux longs et en broussaille» de Chicago et de Paris font la mode de maintes jeunes filles et jeunes garçons de chez nous... Peut-être avons nous-mêmes perdu le souvenir des particularités qui caractérisaient les costumes de nos différents pays. Le Grand-Gorret nous les rappelle: «Les grands gilets blancs de BRUSSON... les calot- tes à visières relevées d'ARNAD... les vieilles et res- pectables culottes en peaux de chamois de VALPEL- LINE... les guêtres de CHAMPORCHER... les riches et brillantes coiffures dorées de GRESSONEY, joyaux des familles... les sabots, les coiffes à cocarde et les larges «câpels» d'AYAS... les costumes de COGNE aussi originaux que la figure des robustes habitants qui les endossent... les gigantesques boutons finement ciselés... les vieilles culottes qui ne masquaient pas les solides jarrets et les beaux mollets de nos pères... les chapeaux qui laissaient un si vaste logement à la tête et à la pensée...». A ce jour, tout cela est du passé et il est vain de le regretter trop. L'on nous dit: «les temps évoluent et il faut les suivre!». Nous le voulons bien. Mais encore nous conviendrait-il de la suivre, cette même évolution, en la contrôlant et en la dominant, afin de ne pas tomber dans une lourde monotonie qui énerve et endort et qui supprime toute per- sonnalité! Y. De la patience Vous souffrez, âme chrétienne, on vous traite mal, on vous fait injus- tice? Élevez les yeux au ciel, où Jésus est monté, où il vous attend, où il vous prépare un trône et une couronne. C'est là que vous se- rez en repos. C'est là que vous ne souffrirez plus rien. Voulez-vous avoir pour rien ce qui a tant coû- té à Jésus, à sa sainte Mère, à ses Apôtres et à tous ses Saints? Portez la croix que Dieu vous a mise sur les épaules: vous n'en trouverez aucune qui vous soit plus propre et plus convenable que cel- le-là. Si vous la fuyez, vous en trou- verez une autre plus pesante, et vous y perdrez au lieu d'y gagner. La croix est plantée partout: on en trouve dans les palais aussi bien que dans les cloîtres. Comme Dieu veut sauver tous les hommes, il les a tous pourvus de croix, sans laquelle on ne peut être sauvé. La croix porte des fruits admi- rables. Elle nous détache de l'af- fection des créatures; elle nous dé- goûte de la vie et nous fait dé- sirer la mort; elle satisfait pour nos péchés; elle nous donne de l'hor- reur par la peine qu'elle nous en fait sentir; elle détruit nos méchantes habitudes; elle nous rend sembla- de consommer l'ouvrage de sa ré- demption, de remplir ce qui man- que à ses souffrances, d'exprimer son image et sa figure, de con- tinuer son sacrifice, de prendre part à ses douleurs, de lui aider à por- ter sa croix, d'être victime comme lui, martyr comme lui, persécuté et immolé comme lui! Je regarde les tourments comme des Sacrements. Je regarde un hom- me affligé, comme un Jésus cruci- fié. N'est-ce pas Jésus qui souffre en lui? On voit l'espèce et la fi- gure d'un homme misérable, mais c'est Jésus qui l'anime, c'est Jésus qui le soutient, c'est Jésus qui le caresse. Nous ne régnerons point avec lui si nous ne souffrons avec lui. Motif de la patience Dieu châtie tous ceux qu'il aime et n'épargne point la verge à ses enfants. Si je ne suis point corrigé, je ne suis point aimé, je ne suis point enfant, je ne suis point fa- vorisé, je ne suis point prédestiné. Jamais Dieu n'est plus en colère contre un pécheur que lorsqu'il ne se met plus en colère contre lui. Jamais l'homme de bien n'est plus consolé que lorsqu'il voit que Dieu ne lui pardonne rien. S'il le châtie dans le temps, c'est pour l'épargner dans l'éternité. Tous les châtiments de cette vie sont des marques de sa bonté et de sa jus- tice. Il visite toujours par sa grâ- ce ceux qu'il visite par la peine. Comme la grâce est un fruit de la croix, il faut y monter pour la cueillir. Jamais vous ne manque- - 1
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rez de grâce, tant que vous ne manquerez point de croix. Il n'y a point de vertus sans croix, ni de mérite sans patience. Otez la croix à la charité, elle de- vient naturelle et humaine. Otez la croix à l'espérance, elle ne s'élève point de terre. Otez la croix à l'hu- milité, ce n'est plus que vanité. Otez la croix à la force, ce n'est plus qu'infirmité. La monnaie n'a point de cours, si elle n'est frappée au coin d'un Prince: ce sont, pour ainsi parler, les plaies qu'on lui fait, qui lui donnent sa valeur. Si vous n'avez des plaies, vos vertus sont sans mérites: votre or n'aura point de cours dans le Ciel. S'il n'est marqué de la croix, qui est le coin du Prince. Un homme patient est un hom- me parfait. Toutes ses vertus sont héroïques et divines. Il croit que Dieu l'aime lorsqu'il l'afflige, et qu'il le caresse lorsqu'il le frappe: qu'el- le foi! Il espère contre toute espé- rance, demeurant tranquille dans tous les événements, infatigable dans sa propre ruine: quelle espé- rance! Il aime un Dieu sans attrait, qui lui paraît sévère et inexorable, il baise les verges dont il le châ- tie et la main dont il le frappe: quelle charité! Il se laisse immoler comme l'obéissant Isaac: il se croit digne de tous les maux: quelle hu- milité, quelle obéissance! Dieu est sage, dit-il: il sait donc bien ce qu'il fait. Il est bon: il ne peut donc me vouloir du mal. Il est partout: il voit donc ce que j'endure. Il est puissant: il peut donc me délivrer. Il est riche: il peut donc m'assister. Il est juste: pourquoi donc me plaindre? Il est charitable: pourquoi me désespérer? Il est patient: ne dois-je pas l'imiter? Il est mon Roi: n'a-t-il pas droit de me commander? 2 - Il est mon Juge: n'a-t-il pas droit de me punir? Il est mon Père: ne le dois-je pas aimer? Il est mon Pa- steur: ne doit-il pas me gouverner? Autres motifs de patience Quelle consolation de se reposer sur une croix avec Jésus crucifié! Partout où vous trouverez des croix, vous verrez Jésus attaché. Il vous est uni par la souffrance, et vous lui êtes uni par la patience. C'est dans cette union que consiste le bonheur de cette vie. Il s'unit aux Saints dans le Ciel par les plaisirs, il s'unit aux hommes sur la terre par la douleur. Dieu a réparé le monde d'une au- tre manière qu'il l'a créé. Il l'a créé en agissant, et l'a réparé en souf- frant. C'est une cause universelle des actions, des souffrances, qui concourt avec les particulières. Il agit comme Dieu avec toutes les cau- ses agissantes; il souffre comme homme avec tous les hommes souf- frants. N'est-ce pas être double- ment heureux, que d'être uni d'ac- tion et de souffrance avec un Hom- me-Dieu? Vous n'êtes chrétien que par la croix, et on peut dire que vous ne l'êtes plus, lorsque vous avez horreur de la croix, ou que vous vivez sans croix. C'est renoncer à sa religion que de renoncer aux souffrances, puisque c'est la croix qui en fait le caractère et la dis- tinction. Aurez-vous part aux plaisirs de Jésus, si vous n'avez point de part à ses douleurs? Lui tiendrez-vous compagnie dans sa gloire, si vous l'abandonnez dans ses tourments et dans sa confusion? Régnerez-vous avec lui, si vous ne souffrez point avec lui? Il faut combattre pour être sauvé. Puisque l'homme s'est perdu par le plaisir, il faut qu'il soit sauvé par la douleur. Cela n'est- il pas juste? Quels sont vos desseins, âme chré- tienne, et que prétendez-vous faire? Irez-vous au Ciel par un autre che- min que celui qu'a tenu Jésus Christ? Le voudriez-vous? Quoi, cela serait en votre pouvoir? Pourquoi donc vous plaindre de votre Croix ? Pour- quoi estimez-vous malheureux et maudit de Dieu, celui qui est at- taché à sa croix. Ce sentiment est pardonnable à un Juif, et non pas à un Chrétien. Quoi! Jésus a vécu dans la douleur, et vous voulez vivre dans le plaisir! L'innocent a été châtié, et le coupable veut être épargné. Le fils est couronné d'é- pines, et l'esclave veut porter une couronne d'or et de pierreries! Le juste est sur une croix, et le méchant veut être sur un trône! Quelle injustice et quelle pré- somption! Il n'y a point de plus grande croix à un homme de bien, que de vivre sans croix. Les méchants souf- frent plus à se damner, que les jus- tes à se sauver. La croix d'un pé- cheur rebelle et impatient est cel- le du mauvais larron, qui meurt en désespéré, qui blasphème sur l'instrument de son supplice, qui n'a ni consolation ni mérite dans ses souffrances. La chroix d'un chrétien humble et résigné, est la croix de Jésus, qui est pleine d'une onction divine, et qui porte celui qui la porte. Honorons donc notre croix com- me une relique précieuse de la croix de Jésus. Portons notre croix, nous souvenant que c'est la croix de Jésus. Aimons notre croix com- me la propre croix de Jésus. La croix est l'échelle mystique de Ja- cob: c'est le trône d'un Homme- Dieu, et le sceptre de son empire: c'est la chaire de sa sagesse: c'est le trophée de notre salut; c'est l'é- tendard de notre Religion; c'est le sceau de notre prédestination: c'est la racine et le fondement de la gloire. Se plaindre sans souffrir c'est la marque d'un esprit blessé. Se plain- dre de souffrir, c'est la marque d'un esprit faible. Souffrir sans se plain- dre, c'est la marque d'un esprit fort. Se plaindre de ne pas souffrir, c'est la marque d'un esprit généreux. Se réjouir de souffrir c'est la marque d'un esprit parfait. O sainte croix! O chère épouse de mon Sauveur! Je vous adore, je vous baise, je vous embrasse de toute l'étendue de mon âme. Je vous présente mon corps et mon esprit pour être cloués sur la vô- tre. Oh, ne dédaignez pas de porter le serviteur dont vous avez porté le maître! Ne refusez pas de por- ter un coupable pour avoir porté le Saint des saints; ni de porter un homme après avoir porté un Dieu! O sainte croix, c'est à moi qui vous appartenez, et non pas à Jésus qui est Saint et sans crime. Vous êtes le partage de l'homme; vous êtes l'héritage du pécheur; vous êtes l'a- panage du chrétien: c'est donc pour moi que vous êtes faites. Venez donc vous reposer entre mes bras, ou plutôt souffrez que je me re- pose entre les vôtres. Je vous ai épousée sur les fonts de Baptê- me; le lieu de notre mariage est indissoluble: que rien donc ne nous sépare jamais. O trône de grâce et de miséricorde, si vous m'élevez une fois de la terre, j'attirerai tout après moi! Je sauverai mon âme, et j'en sauverai plusieurs autres avec elle: je serai sauvé. et je re- viendrai sauver. - 3
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Sur les maladies Pourquoi Dieu vous afflige-t-il de maladie ? C'est pour en tirer sa gloi- re, ou pour vous châtier de vos pé- chés ou pour éprouver votre vertu, ou pour vous maintenir dans l'hu- milité, ou pour vous faire mériter le Ciel, ou pour vous faire part des souffrances de son Fils. Vous ne pouvez rien faire, dites- vous ? Vous pouvez beaucoup souf- frir. Vous méritez plus en souffrant que les autres en agissant. La na- ture se plaît à agir, mais elle ne se plaît pas à souffrir. Les autres tra- vaillent pour vous, et vous souffrez pour eux, ils honorent Dieu par leurs actions, et vous l'honorez par vos souffrances. Vous avez bien mérité ce que vous endurez, et vous méritez beau- coup en endurant. Vous acquittez le passé et vous amassez des ri- chesses immenses pour l'avenir. Si Dieu vous ôte la santé c'est pour vous donner la sainteté : quel tort vous fait-il ? Quel sujet avez-vous de vous plaindre ? Il souffre avec vous, et vous souffrez avec lui; il porte votre croix, et vous portez la sienne : n'est-ce pas là un sujet de consolation ? Que votre esprit est fort, lorsque votre corps est faible! Que votre es- prit est faible, lorsque votre corps est fort! Le mal nous dégoûte des plaisirs de la vie; il nous fait pen- ser à la mort; il nous en donne le désir; il réprime notre ambition; il met un frein à nos passions déré- glées; il nous unit à Jésus-Christ souffrant; il élève nos cœurs au Ciel; il nous donne des marques que Dieu nous aime, et des gages comme assurés de notre salut. Mon corps, il faut souffrir en ce 4 — monde ou en l'autre; tu as offen- sé Dieu par un plaisir volontaire, tu dois lui satisfaire par une dou- leur contraire à ta volonté. Puisque tu es souillé par les crimes que tu as commis, tu dois faire ton pur- gatoire en ce monde, ne pouvant pas le faire en l'autre. Si tu n'est pas purifié sur la terre, comment entreras-tu dans le Ciel, où rien d'impur ne peut entrer? O terrible nécessité pour toi, de souffrir sur la terre ou dans l'enfer! Et cepen- dant il faut choisir l'un ou l'autre! Lequel veux-tu des deux? Mon âme, réjouis-toi, la maladie a mis ton corps, qui est ton enne- mi mortel, hors de combat. La voi- là sans force et sans vigueur; il n'est plus en état de te nuire. Tu bru- lais autrefois du désir de souffrir le martyre; tu cherchais des tyrans pour te tourmenter; Dieu a substi- tué la maladie au défaut des tyrans et du martyre; souffre donc avec patience, et tu seras martyr de la foi et de la charité. O mon Dieu, je mérite bien d'ê- tre privé de la santé, «puisqu'il y a si longtemps que j'en abuse, et que je m'en sers pour vous offenser! O que je vous suis obligé de m'affli- ger dans le temps, puisque vous me donnez par-là des marques que vous voulez me consoler dans l'éternité! Châtiez-moi, Seigneur, pendant la vie, pourvu que vous me fassiez grâce et miséricorde après la mort. Faites de mon corps une victime de patience, qui soit immolée à vo- tre grandeur, à votre amour et à votre justice. Coupez et brûlez ma chair dans le temps, j'y consens, pourvu que vous me délivriez des peines de l'éternité. Litanies de Notre Dame de la Salette Seigneur, ayez pitié de nous. Jésus-Christ, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous. Jésus-Christ, écoutez-nous Jésus-Christ, exaucez-nous. Dieu le Père, des cieux où vous êtes assis, ayez pitié de nous. Dieu le Fils, rédempteur du mon- de, ayez pitié de nous. Dieu le Saint-Esprit ayez pitié de nous. Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous. Notre Dame de la Salette, récon- ciliatrice des pécheurs, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, soutien des justes, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, guéri- son des malades, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, conso- latrice des affligés, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, qui êtes apparue à de pauvres enfants des Alpes, pour nous donner de graves avertissements, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, qui versiez des larmes en songeant aux péchés des hommes, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, qui avez fait entendre les menaces du Seigneur, afin que nous nous con- vertissions, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, qui par vos supplications, retenez le bras du Seigneur irrité contre nous, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, qui avez dit: Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, qui priez continuellement votre divin Fils, afin qu'il nous fasse miséri- corde, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, qui avez tant de peines à cause de nos péchés, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, qui méritez toute notre reconnaissance, priez pour nous. Notre-Dame de la Salette, qui après avoir donné vos avertisse- ments aux enfants sur la montagne, leur avez dit: Mes enfants, vous les ferez passer à tout mon peuple, priez pour nous. Vous qui avez annoncé aux hom- mes des châtiments terribles, s'ils ne se convertissent pas, priez pour nous. Vous qui leur annoncez la misé- ricorde et le pardon s'ils reviennent à Dieu, priez pour nous. Vous qui promettez des grâces abondantes si l'on fait pénitence, priez pour nous. Vous dont l'apparition miracu- leuse a retenti dans les deux mon- des, priez pour nous. Vous dont les prodiges s'éten- dent en tout pays, priez pour nous. Vous dont le culte s'accroît cha- que jour, priez pour nous. Vous dont les bienfaits ravissent tous vos enfants, priez pour nous. Vous qu'on n'invoque pas en vain, priez pour nous. Vous qui avez fait jailler à vos pieds une eau miraculeuse, priez pour nous. Vous qui, à l'exemple de Jésus, rendez la vue aux aveugles, le mou- — 5
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vement aux paralytiques, le santé aux malades, priez pour nous. Vous qui consolez toutes les in- fortunés, priez pour nous. Vous qui êtes apparue resplen- dissante de clarté, priez pour nous. Vous qui portiez sur la poitrine le Crucifix et des intruments de la passion, priez pour nous. Vous qui nous avez avertis de sanctifier le jour du Seigneur, si nous voulons éviter des châtiments terribles, priez pour nous. Vous qui nous avez dit que le tra- vail du dimanche et le blasphème excitent particulièrement la colère de Dieu, priez pour nous. Vous qui nous avez reproché de ne point garder les jeûnes et absti- nences de l'Eglise, priez pour nous. Vous qui nous avez annoncé les fléaux de Dieu, si l'on continuait à violer ses commandements, priez pour nous. Vous qui nous avez recommandé la prière du matin et du soir, priez pour nous. Par votre puissante protection, délivrez-nous des maux qui nous me- nacent, ô Marie! Pauvres pécheurs que nous som- mes, convertissez-nous, ô Marie! Dans l'accomplissement de nos devoirs, aidez-nous, ô Marie! Dans la solide piété, affermissez- nous, ô Marie! 6 Dans la pratique continuelle de toutes les vertus, encouragez-nous, ô Marie! Dans nos joies soyez avec nous, ô Marie! Dans nos douleurs soutenez nous, ô Marie! Dans tous les évènements de la vie, obtenez-nous une soumission entière à la volonté de Dieu, ô Marie! Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur! Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur! Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur! Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus- Christ. ORAISON O Dieu, qui ne cessez de nous montrer combien la dévotion en- vers la très Sainte Vierge vous est agréable, par les prodiges multi- pliés que nous obtient son inter- cession, faites-nous la grâce d'être toujours fidèles aux enseignements qu'elle nous donne, afin qu'après avoir observé vos commandements dans cette vie, nous ayons le bon- heur de vous posséder pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il. Il segno dei chiodi In questo numero del Bollettino, fra le altre cose, vengono pubbli- cate le «Litanies de la Salette ». A St-Pierre abbiamo una statua nella chiesa parrocchiale e anche una cap- pella dedicata a Notre Dame de la Salette: un tempo era molto vi- va questa devozione, ora in ribasso come tutte le devozioni. (Ma, in compenso, crescerà la Devozione al Padre, quella con la D maiuscola, che dovrebbe conglobare o almeno orientare le varie devozioncelle ?). Vengono pure pubblicate alcune meditazioni sulla pazienza: esse so- no tratte da alcuni foglietti trovati negli archivi parrocchiali e trascrit- ti con mano nitida da quella Bor- ney Blandine che ha dotato Saint- Pierre della cappella sopraddetta. Qual'è il motivo di queste pub- blicazioni? Innanzitutto esse pos- sono servire come documento di un tempo e di una mentalità passata e tuttavia ricca di valori (qualcuno ha chiesto al Parroco di procurar- gli il testo delle «Litanic » per po- terle recitare). Ma soprattutto è utile riandare indietro nel tempo per riscoprire e assumere nuovamente qualcosa di molto importante che minaccia di colare a picco nel tentativo dove- roso e lodevolissimo — di tutto rin- novare. Così è, nel caso nostro, del valo- re della Croce, di cui gli scritti so- praddetti esaltano la preziosità. E' sicuro che oggi noi moderni non riusciamo più ad accettare, della Croce, tutte le motivazioni e le e- spressioni di un tempo. Però, oltre la forma, dobbiamo raggiungere e conservare la sostanza, che in fon- do è semplicemente il prendere molto sul serio la vita, l'impegno, lo sforzo, la lotta contro l'egoismo camuffato in mille modi. Nessun miglioramento si ottiene senza il sacrificio e nessun rifor- matore può essere accettato se non presenta, come il Cristo, il segno dei chiodi, nelle sue mani, nelle sue carni, nella sua vita. Amore, comprensione, progresso, rinnovamento diventeranno realtà solo se qualcuno paga di persona. Esattamente come capitava cin- quant'anni fa, mille anni fa o due- mila anni fa. * * * Battesimi Il 14 maggio è nato Corrado Gi- gliotti di Giuseppe e di Maria Ni- cotera. Il neonato è stato battez- zato nella nostra chiesa parrocchia- le, dopo la Messa cantata, il due giugno. Fungevano da padrini Mo- rezzi Ormeo e Gigliotti Giuseppina. * * * Il piccolo Sergio è venuto ad al- lietare il giovane focolare di Rol- land Rosario e Sorrenti Pasquali- na. Nato il 14 aprile, si temeva per la sua salute. Ora i suoi genitori sperano di vederlo crescere pro- speroso e forte. * * * Il 22 maggio un vispo maschiet- to, Erik, è venuto a far capolino nel focolare di Cianci Sergio e Lyvve- roulaz Livia. Al Sacro Fonte gli fun- gevano da padrini Cianci Renzo e Cianci Clementina. * * * Ancora in maggio, il 31, è nata la piccola Roberta di Domaine Al- — 7
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do e Cunéaz Armanda. I suoi pa- drini sono Cerise Severino e Ceri- se Wilma. * * * Matrimoni Un solo matrimonio di Sainpié- rolains, in questo periodo: è quel- lo di Carlin Bruna, di Dario e di Vauthier Anna, con un bravo gio- vane di Quart, Dufour Carlo. Essi si sono sposati nella nostra chiesa il 1° giugno. * * * Decessi Lontano dal suo paese, è dece- duto il 23 maggio Collomb Aldo. La sua sepoltura è avvenuta a La Thui- le, ove era stato per molti anni; ma anche a St-Pierre egli è viva- mente rimpianto, essendosi trovato qui in un confortevole alloggio del Borgo, negli ultimi tempi. * * * Il 27 giugno è scomparso quasi improvvisamente Dujany Arsène, di 75 anni. Uomo gioviale e coraggio- so, lascia un grande vuoto in quan- ti l'hanno conosciuto. * * * A pochi giorni di distanza, il 4 luglio, la morte è ritornata nel no- stro paese, e proprio al villaggio di Bussan, per colpire un amico di Arsène, l'ottantasettenne Louis Sa- pinet Intelligente. attivo e allegro, egli era molto stimato a St-Pierre. 8 — Due giorni dopo, il 6 luglio, col- pito da sincope, è deceduto Ansel- met Elisée, di 78 anni. Ai suoi fu- nerali sono intervenute persone pro- venienti anche da altri paesi e da Aosta, dove egli era conosciuto e stimato. Ora, nella sua rinnovata abitazione di Pommier, lo piango- no i suoi cari e soprattutto la spo- sa Jocallaz Rosina. * * * Quasi a catena abbiamo avuto un altro lutto con la morte di Gino Da Soghe, di 38 anni, sepolto il 9 luglio. Lo piangono la sorella, il fratello e soprattutto la mamma Fiorinda Maran, ora residente ad Ivrea. * * * Nella tarda mattinata di dome- nica 21 luglio, stroncata di colpo da un incidente automobilistico — il terzo incidente mortale del ge- nere nel giro di dieci mesi per la gente di St-Pierre — è deceduta u- na giovane mamma, Belli Wuiller- mine nata Gerbore, di 35 anni. Es- sa lascia nel pianto numerosi pa- renti, fra cui è il marito Innocen- zo, le bimbe Fulvia e Maura, i ge- nitori Noè e Maria Val. Laboriosa e affettuosa, essa lascia un vuoto incommensurabile. * * * Brevi di cronaca Il 13 giugno, festa del Corpus Do- mini, è stato in mezzo a noi un missionario, P. Confalonieri, com- boniano. Egli ci ha parlato delle urgenti necessità delle missioni cat- toliche. Nelle varie collette egli ha raccolto 110 mila lire. * * * Il Diacono che era rimasto in mezzo a noi durante la stagione in- vernale, Don Mario Goyet, ha ce- lebrato la sua prima Messa solen- ne a St-Pierre proprio il giorno del- la festa patronale. 29 giugno. Ora il Vescovo lo ha destinato ad An- tey, dove sostituisce il Rev.do Don Almero Meynet, che ha bisogno di una lunga convalescenza dopo i ri- petuti interventi chirurgici subiti all'Ospedale. * * * Il Rev. Arciprete Adolfo Barma- verain ha lasciato la parrocchia di Brusson per raggiunti limiti di età e si è stabilito nel suo villaggio di Praximond, nella stessa casa dov'è il fratello Pierino. Qui a St-Pierre abbiamo sentito la sua voce, anco- ra vibrante, e la sua parola, sem- pre precisa, in varie circostanze per la Messa domenicale. * * * Sua Ecc. Mons. Luigi Centoz è giunto in mezzo a noi per il suo consueto soggiorno estivo a Saint- Pierre. La sua presenza qui, discre- ta e quanto mai edificante, è sem- pre molto gradita. * * * Dall'estero sono rientrati, per un periodo sempre troppo breve, al- cuni emigrati, fra cui si distinguo- no soprattutto i pensionati e in ge- nere le persone anziane: gente mol- to laboriosa e ricca di buon senso, che si gode un po' d'aria buona fra le montagne del paese natio. * * * I villeggianti che soggiornano ne- gli alberghi e nelle eleganti case private sono presenti, ma in nume- ro inferiore alla salubrità del cli- ma di St-Pierre: probabilmente oc- corre aumentare le attrezzature del paese in questo senso. * * * Nella via centrale del Borgo mol- ti sono coloro che provvedono a ri- modernare la loro casa, innalzan- dola generalmente di almeno un pia- no: col tempo avremo qui degli alloggi assai accoglienti. * * * A Vetan si celebra ogni domeni- ca, alle ore 11, una S. Messa: vi provvedono i sacerdoti delle due colonie torinesi stabilite a Gerbo- re; d'estate risiedono a Vetan una cinquantina di persone (senza con- tare i turisti domenicali); d'inver- no invece quasi tutti scendono più in basso: l'inverno scorso ad un cer- to momento vi risiedeva solo più una famiglia, quella dei Bertollin. * * * Per un mese intero il Priorato ha ospitato una sessantina di sacerdoti francesi, delle diocesi di Besançon, St-Claude e Dijon: essi hanno par- tecipato a tutta una serie di con- ferenze e discussioni intorno a pro- blemi importanti: la Chiesa, il Sa- cerdote, il Laico, la Pastorale ag- giornata alle difficoltà attuali. * * * Il 23 giugno i nostri cantori si sono uniti a quelli delle parrocchie vicine per un pellegrinaggio al Sa- cro Monte di Varallo. * * * Sabato 20 luglio i coscritti di St- Pierre hanno festeggiato il traguardo dei 19 anni partecipando anche alla S. Messa: è stata una buona occa- sione per tentare di stabilire alme- no fra coetanei quell'unione che è desiderabile per tutti. — 9
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OFFERTE Per la Chiesa: In memoria di Chappuis Inno- cenzo 5000; Barmaverain Pierino 4000; N.N. 2500; N.N. 5000; N.N. 5000; Garresi Rina 1000; N.N. 10.000; Riggio Domenico 1000; Curiat Mau- rice 5000. Per le Campane: Jacquin Marcel 2000; N.N. 5000; in memoria di Anselmet Elisèe 10 mila. Per il Bollettino: Fam. Jordaney (Praulun) 2000; Paillex Marcel Joseph 1000; Paillex Elso 500; Arnod Grato e Piero 1500; Abelli Gildo 1500; Manella Enrico 1000; Paillex Hector 1000; Borre Giuseppe 1000; Barmaverain Pieri- no 1000; N.N. 2000; N.N 1000; Cen- 10 - toz Raimondo 1000; Jocallaz Lau- rent 1000; V.ve Lale-Demoz (Bourg) 1000; Charrère Esterina 1000; Fam. Martin (Etavel) 1000; Branche Ida 1000; Savoye Julien 1000; Charrère Oreste 1000; Rossan Modeste 1000; Saccani Erminia 1000; Jorrioz Per- side 1000; Manella Italo 1000; Ros- san Luigi 3000; Barmaverain For- tuné 500; Vitton Mea Elina 1500; Centoz Gino 1500; per la nascita di Renzo Testolin 2000; N.N. 1000; La- le Lacroix Pierre François 1000; Voyat Marie 500; Rumiod Maurice 1000; Vailler Beatrice 2000; Del Ne- gro Giovanni 2000; N.N. 5000; Co- moli Giuseppina 1000; Carlin Fran- çoise 500; N.N 1000; Fillietroz El- so 1000; Lale Vera 3000; Vaudan Pietro 1000. Ama gli alberi, rispetta la natura «Dieu Tout-puissant commença par planter un jardin» (F. Bacon) Questa fotografia ci è stata gentilmente concessa dall'Assessorato Regionale del l'Agricoltura e delle Foreste. Essa riproduce un momento della simpatica e signi- ficativa iniziativa, ormai da vari anni diffusa nelle nostre scuole, che va sotto il nome della «FESTA DEGLI ALBERI». Lo scopo che essa si propone è chiaro: EDUCARE LE NUOVE GENERAZIONI ALL'AMORE DELLE PIANTE, DEGLI ALBERI E AL RISPETTO DELLA NATURA. Questa educazione va perseguita, con impegno e con costanza, a tutti i livelli. - Gli alberi infatti, come tutte le piante, gli arbusti e i fiori sono splen- didi ornamenti della natura; danno colore e vivacità ai paesaggi delle piane, delle colline, della montagna. - Gli alberi, in particolare, hanno una benefica e provvida funzione da com- piere nella natura; essi producono e emanano abbondante ossigeno nell'aria; pre- sidiano in buona parte ad una piovosità regolare e sufficiente; favoriscono la sta- bilità del terreno contro le erosioni delle acque; danno provvidenziale ospitalità a- gli uccelli che nidificano e cantano; assicurano all'uomo e agli animali un riparo ombroso e riposante contro i raggi cocenti del sole. - I popoli più civili gli animi più gentili hanno sempre avuto il culto degli alberi, dei fiori, della natura in genere; i Romani e i Greci veneravano le «divi- nità» delle foreste. La nostra Valle, con molta saggezza, spende ogni anno somme ingenti per i «rimboschimenti». Sia cura di tutti il collaborare a quest'opera: - evitando ogni incongruo danneggiamento agli alberi e alle foreste; - usando la massima prudenza onde evitare disastrosi incendi di foreste; - favorendo individualmente, nelle singole proprietà e nella misura delle con- venienze, la nascita e la crescita di alberi adatti. La nostra Valle diverrà allora più bella e sarà mèta più ricercata an- cora dai mille e mille turisti che la frequentano ogni anno! - 11
Testo Originale Estratto
Come ho tro A chi mi diceva che il Signore era là, in quel bianco di pane, io voltavo il capo dall'altra parte co- me la Maddalena e me ne anda- vo a cercarlo tra gli ulivi pallidi del- l'orto, perchè il Signore io non lo vedevo nelle coltri bianche del se- polcro. Lo cercavo tra i colonnati ti del mio duomo, di sotto le cu- pole gialle, sui marmi freddi degli altari. Ma non l'ho mai trovato. Sentivo solo la mia voce che erra- va tra le volte e poi, smarrita, ritornava indietro. Chissà dov'era il Signore! Anche nella chiesetta dei boschi col San Michele in sull'altare, io lo cercai senza trovare. F sempre errai cercandolo sui monti. Tra gli altari. Dov'era mai il Signore? Lo sapevo che Egli abitava in alto, oltre i cieli e che il sole era il suo lume e la luna la sua lucerna. Sapevo anche che un gior- no l'avrei veduto. E perchè non oggi? Eppure io volevo vederlo. Ne chiesi a San Paolo sulle sue pagine scritte a fuoco. Mi disse che l'aveva sentito sulla strada di Damasco, ma gli occhi gli si era- no bruciati di dentro e non potè vederlo. Vide solo la sua ombra che era fatta di luce. Ne chiesi a Sant'Agostino; lui lo vide e qualcosa poteva ben dir- mi. Mi ebbi in risposta che il Si- gnore è Dio. E Dio com'è? 12 — trovato Dio Anche a San Francesco ne chiesi, a lui che lo vide fra i sassi bruciati della Verna. — Il Signore — mi disse — è fuoco che strugge, lama che taglia. Io vedi qui... — e mi mostrò le mani arroventate e i piedi forati e una chiazza di sangue nel petto. Quelli erano segni. Ma il Signo- re io non lo vidi. Chi, allora, me lo poteva dire? Nel Vangelo. E lo cercai su quelle pagine, tra le righe, nelle parole. Il Signore non lo trovavo. Gli occhi me li stropicciai ben bene e feci lume al libro, perchè forse era nascosto. Invano. Le parole erano nere d'inchiostro, i margini erano bianchi come tor- renti schiumanti. Ho trovato la sa- pienza, ho trovato la bontà, ho trovato l'amore... ma il Signore non lo trovai. Era inutile. Io lo cercavo e lui si nascondeva; lo inseguivo e lui si smarriva. — Perchè fuggi, o Signore? Che t'ho fatto di male? Sentii: — Io non fuggo. Tu, sì, mi fuggi. Tu mi cerchi dove io non posso svelarmi. Io sono nel povero, nel sofferente, nel reietto. Allora capii. Ero passato tante volte accanto a quella piccola porta, rasente via Cottolengo. Le parole nere, scritte in alto, io le leggevo sempre ogni volta che passavo. Erano sempre quelle: «Piccola Ca- sa della Divina Provvidenza». Chi entrava diceva: andiamo a vedere il Signore! Quel giorno mi fermai a guardare la Madonna sull'angolo, una Ma- donna scialba e pallida. Mi parve che essa facesse segno di sì. — Vado!... — dissi. E salutai la Silenziosa. Entrai. Case, case, case. Alte, basse, di ogni misura e d'ogni forma. Una città silenziosa dove si soffre e si muore, si prega e si adora. Tu vedi suore che vanno, suore che vengono, tutte con una pace cele- stiale dipinta sul volto che ti fa dire: qui, fra il dolore e il sacri- ficio, si vive contenti. Una piccola suora mi introduce in una corsia. Orribile cosa!... Visi senza forme, faccie senza occhi, uomini senza forma d'uomo... Mai, come allora, sentii tutta l'amara vanità della vi- ta, della bellezza, del piacere; mai compresi, come allora, la fralezza di questa carne mortale e corrut- tibile. Un piccolo mostro mi si fa vi- cino, rugge una sua parola, mi guarda con occhi smarriti, mi sten- de un moncherino sformato. Sentii la nausea di quel corpo. Ma subito la mente mi si illuminò. E rapido baciai quel masso di car- ne che d'uomo aveva soltanto gli occhi... Sentii d'aver baciato Gesù e in quel povero, piccolo mostro, vidi il Signore che a lungo cercai. «Avevi ragione, o Maria: il Si- gnore è nei poveri». ______________ Genuinità dei Vangeli I Vangeli sono giunti a noi senza alterazioni, mutilazioni e aggiunte: sono cioè genuini. I nostri libri sacri, pur avendo su- bito alcune alterazioni accidentali, hanno conservato la integrità so- stanziale del pensiero divino in es- so contenuto, e ciò per tutte quelle estreme precauzioni, delle quali fu- rono sempre circondati da parte dei popoli che li custodivano. A ciò si aggiunge l'intervento di Dio, che quei libri voleva tramandare sino a noi. Per cui la nostra certezza circa l'integrità sostanziale, in cui ci sono pervenuti questi libri sacri, non è solamente storica ed umana, ma addirittura divina, perchè fon- data sull'azione provvidenziale di Dio, che tutto dirige ai suoi fini. Possiamo, dunque, concludere che i Vangeli si impongono come docu- menti meritevoli di tutta la nostra fiducia storica. Gli studiosi, come i semplici, se di buona volontà, possono per mez- zo loro conoscere la vera storia di Cristo ed ascoltarne la voce genuina. — 13
Testo Originale Estratto
Luci nella notte a St-Pierre Au Prieuré de St-Pierre, a lieu - ces semaines-ci - un cours de re- cyclage : une soixantaine de prêtres français des Diocèses de Dijon, Gre- noble et St-Claude y trouvent un accueil sympathique et digne. Des Evêques, des professeurs renommés sont souvent parmi eux pour les ai- der dans leur travail de « aggiorna- mento » : les leçons sont ensuite dis- cutées et approfondies dans des « carrefours » qui réunissent les prê- tres ayant les mêmes problèmes de pastorale. Une solennelle concélé- bration couronne chaque journée d'étude. *** D'un clocher ...à l'autre hanno celebrato la loro Prima Mes- sa nella parrocchia d'origine fra il giubilo dei loro conterranei, augu- riamo un buon inizio di lavoro in aiuto ai confratelli nel Sacerdozio. Domenica 23 giugno, in cattedra- le, Mons. Vescovo consacrava sa- cerdoti i tre diaconi: don Edmon- do Brunod e don Riccardo Quey di Champoluc; don Mario Goyet d'Is- sime. Ai tre novelli Sacerdoti, che 14 — Un'ordinazione sacerdotale Le jour de St-Pierre, Mgr Glésaz a célébré la Messe Prieurale : les confrères, les autorités et la pa- roisse entière se sont unis à lui dans l'action de grâce pour ses 60 ans de Sacerdoce. Un télégramme du Pape, une lettre de Mgr notre Evêque, un message des chanoines de la cathédrale et des curés de la ville, de superbes bouquets de fleurs, un crucifix artistique sont parve- nus au héros de la fête, auquel nous souhaitons bien affectueusement de longues et heureuses années encore pour notre édification. *** Mgr Glésaz: 60 ans de Messe! Sabato 15 giugno venne inaugu- rata la sistemazione museografica — curata dalla Soprintendenza R. ai Monumenti, Antichità e Belle Ar- ti — degli affreschi ottoniani nel sottotetto della chiesa collegiata dedicata ai SS. Pietro e Orso, in Aosta. Ora i visitatori possono ac- cedere alle pitture che risalgono al XII secolo e che conservano intat- ta la loro primitiva freschezza. Fresques ottonianes de la Collégiale — 15
Testo Originale Estratto
Les chantres de Rhêmes, de St- Pierre, d'Aymavilles, de Cogne et de Chesallet ont fait leur sortie an- nuelle à Varallo, dimanche 23 juin: une journée harmonieuse sous tous les points de vue! *** Una giornata per anziani e am- malati si è tenuta presso la Catte- drale, giovedì 6 giugno. Mons. Ve- scovo celebrò la S. Messa e dettò per loro una profonda e confortan- te meditazione. *** De nombreux feux de joie se sont allumés le soir de la fête de St- Pierre, le 29 juin. Nous en avons aperçu un peu partout: sur la col- line d'Aoste, même dans une rue de la Ville, sur le sommet de la Becca de Viou, de la Becca de No- ne et de l'Emilius. La belle tradi- tion valdôtaine est bien loin de se perdre: elle prend au contraire cha- que année un nouvel essor. *** Dopo quella di St-Nicolas, anche la parrocchia di Fontainemore ha eletto il Consiglio di Pastorale che coadiuverà il parroco nelle sue ini- ziative di apostolato. *** Dimanche, 11 du mois d'août, à Aoste, un millier d'Emigrés auront la joie de se rencontrer pour leur fête annuelle organisée par les soins de l'Administration Régionale. *** Martedì 18 giugno, alle ore 7,28, una scossa di terremoto tra le più forti mai sentite in Valle ha susci- tato un po' di panico fra la popo- lazione e ha incrinato diversi edi- fici del fondo valle; tra cui le chie- se parrocchiali di Issime e di Arnad. La clocher de St-Vincent. A' l'arrière-plan, la Fons Salutis. 16 - G A R A N Z I A qualità - prezzo DOVE E DA CHI? La Sociale confezioni in Corso Battaglione Aosta, 12 Palazzo Cogne