Il Gemellaggio Tra Saint-Pierre-en-Faucigny e Saint-Pierre: Un Legame Tra Due Comuni Alpini
storia di saint-pierre in occasione jumelage 1993.pdfIl documento è un resoconto completo che celebra e descrive l'evento di gemellaggio avvenuto tra le municipalità di Saint-Pierre-en-Faucigny (Francia, Haute-Savoie) e Saint-Pierre (Italia, Valle d'Aosta) tra il 19 marzo e il 2 aprile 1995, firmato dai rispettivi sindaci. Esso illustra in dettaglio la storia, la geografia, l'economia, le infrastrutture sociali ed educative, i castelli e le chiese di Saint-Pierre-en-Faucigny, evidenziandone lo sviluppo demografico e le trasformazioni socio-economiche. Parallelamente, il documento offre un'ampia panoramica di Saint-Pierre in Valle d'Aosta, ripercorrendo la sua storia dai primi insediamenti, descrivendone la posizione geografica, le attività economiche tradizionali e moderne, le istituzioni culturali (musei, biblioteche), le parrocchie, i castelli, le associazioni sociali e sportive. L'obiettivo del gemellaggio, radicato in affinità storiche e culturali tra le civiltà montanare, è rafforzare i legami di amicizia, pace e prosperità nel contesto dell'unità europea. Il testo si conclude con i ringraziamenti ai contributori e i dettagli sulla pubblicazione.
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S A I N T - P I E R R E Saint-Pierre-en-Faucigny Saint-Pierre - Vallée d'Aoste JUMELAGE 19 mars 1995 - 2 avril 1995
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SAINT-PIERRE ST. PIERRE EN FAUCIGNY nous, Giuseppe Jocallaz Maire de Saint-Pierre et Georges Lacrose Maire de Saint-Pierre-en-Faucigny librement élus par nos concitoyens, prenons en ce jour l'engagement d'entretenir des liens d'amitié entre les municipalités et les populations de nos Communes. Dans le cadre de l'unité européenne, nous unirons nos efforts pour que ce jumelage soit un succès en assurant la paix et la prospérité de nos communes historiquement liées. Saint-Pierre-en-Faucigny, le 19 mars 1995 Saint-Pierre, le 2 avril 1995 GIUSEPPE JOCALLAZ Maire de Saint-Pierre GEORGES LACROSE Maire de Saint-Pierre-en-Faucigny nous, Georges Lacrose Maire de Saint-Pierre-en-Faucigny et Giuseppe Jocallaz Maire de Saint-Pierre librement élus par nos concitoyens, prenons en ce jour l'engagement d'entretenir des liens d'amitié entre les municipalités et les populations de nos Communes. Dans le cadre de l'unité européenne, nous unirons nos efforts pour que ce jumelage soit un succès en assurant la paix et la prospérité de nos communes historiquement liées. Saint-Pierre-en-Faucigny, le 19 mars 1995 Saint-Pierre, le 2 avril 1995 GIUSEPPE JOCALLAZ Maire de Saint-Pierre GEORGES LACROSE Maire de Saint-Pierre-en-Faucigny 3
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A V A N T - P R O P O S Raconter son village, le situer pour mieux le faire connaître, concevoir des solutions à ses problèmes, fonder des espoirs son avenir, voilà ce qui passionne chacun des élus de nos communes respectives. Raconter son village c'est se plonger dans son histoire, c'est mettre en évidence les faits qui l'ont marqué, les vieilles figures ridées qui ont animé ses rues, ses quartiers, ses cafés, ses jours de joie, ses jours de peine. Le faire connaître devient dès lors une légitime ambition teintée d'un peu d'orgueil et du senti- ment d'appartenance à un clan. Rechercher dans un jumelage l'occasion de faire partager ses aspirations, être réceptif à celles de son partenaire est une juste et agréable satisfaction. Envisager l'avenir de nos cités, n'est-ce pas là également le champ toujours renouvelé de nos rêves, et la remise en cause perpétuelle de ce qu'il y a lieu de faire pour le bien commun? C'est dans ce contexte de projets, de réussites mais aussi de semi échecs, que Saint-Pierre en Faucigny a grandi sous l'impulsion de ses édiles successifs. Le document qui suit, volontairement réduit se pro- pose de donner par ses textes mais surtout ses photos une idée de son développement et de son habitat actuel. Notre population s'est fortement accrue ces dernières années par suite d'apports extérieurs avec les consé- quences évidentes sur le parc scolaire et les équipements divers. Le monde agricole disparaît de plus en plus en dépit de surfaces très importantes à exploiter pour faire place à des professions mixtes ou à des emplois de nature industrielle ou de services. Cette mutation très rapide depuis 1945 est-elle à déplorer? Nul ne saurait le dire mais notre vieux St-Pierre tend à disparaître. Conserver nos traditions, notre patois devient désormais souhaitable mais les efforts faits dans ce sens par certaines de nos associations risquent de ne pas donner des résultats à la hauteur de leurs espérances. Qui vivra verra... En ces journées où l'amitié réciproque va lier nos deux communes il y a cependant lieu d'être optimistes et d'exprimer ensemble le souhait d'un jumelage réussi. Georges Lucres Menu 6 St-Pierrcen Faucigny 5
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SAINT-PIERRE-EN-FAUCIGNY S aint-Pierre-en-Fauci- gny est jeune puis- qu'elle est née le 1er janvier 1965 de la fusion de trois communes: Saint-Pierre-de-Rumilly, Saint-Mau- rice-de-Rumilly et Passeirier. Cel- les-ci ne formaient déjà qu'une seule paroisse depuis 1803 et le regroupement administratif se fit tout naturellement. Saint-Pierre-en-Faucigny qui s'é- tend sur 1491 ha est avant tout une grande plaine sur la rive gauche de l'Arve entre Bonneville à l'Est et les Communes d'A- renthon et d'Amancy à l'Ouest avant de s'élever vers Saint- Laurent et Petit-Bornand. Étagée de 450 mètres au bord de l'Arve à quelques 1300 mètres en direc- tion de la Pointe d'Andey, cette commune présente plusieurs variantes de la végétation alpine. Là, dans cette plaine, nous 6 nous trouvons en plein cœur du département de la Haute-Savoie et grâce à l'autoroute blanche, munie même, nous sommes aux portes de l'Italie et de la Suisse: le Tunnel du Mont-Blanc est atteint en moins d'une heure et Genève en vingt minutes. Saint-Pierre-en-Faucigny béné- ficie également de la route con- duisant aux stations de sports d'hiver de Grand-Bornand et La Clusaz que l'on peut rejoindre en trente minutes. Saint-Pierre-en-Faucigny, qui a gardé son caractère propre mal- gré la proximité des deux centres administratifs que sont Bonneville (la Sous-Préfecture) et La Roche- sur-Foron (le Chef-Lieu de Canton) est en constante expansion démo- graphique. 1968 2468 hab. 1975 2727 hab. 1982 3111 hab. 1990 3833 hab. 1995 4300 hab. environ SAINT-PIERRE-EN-FAUCIGNY Plan de la Commune A B D E F G ① Ecole maternelle ② Maison de retraite MAPAD ③ Ecole primaire Chef lieu ④ Mairie ⑤ Bibliothèque ⑥ Cimetière ⑦ Eglise ⑧ Ecole Saint-Maurice ⑨ Caserne des Pompiers ⑩ La Poste ⑪ Club 3ème âge "Chez nous" ⑫ Distributeur bancaire ⑬ Gare SNCF ⑭ Stade ⑮ Tennis ⑯ Ecole de Passeirier ⑰ P.A.E. des Jourdies ⑱ Ecole de Toisinges ⑲ Zone Artisana e ⑳ Chapelle des Evaux GENÈVE ANNECY AUTOROUTE ARENTHON ROUTE BLANCHE ROUTE A P.A.E. DES JOURDIES ROUTE B BLANSIN ROUTE AVENUE ROUTE C R.N. 203 CLUSES ROUTE ROUTE D AVENUE DU MONT BLANC TUNNEL DU MONT BLANC AVENUE DU MONT BLANC ROUTE 2 ARENTHON FERNOLLEY LA SERTHAZ ROUTE ROUTE PASSEIRIER RO ROUTE MON BORNHA LES CROISETS ROUTE 3 ROUTE SAINT ROUTE LAURENT B BONNEVILLE E D.12 ROUTE NORD ROUTE BONNEVILLE C SAINT-GERVAIS LE FAYET LE MONT BORNETTE ZONE ARTISANALE B.12 MAGES LES TATTES CHEF LIEU LE PONT RUE 4 ROUTE ROUTE AN AMANCY ANNECY Paris Lyon Marseille 5 Crédit photo M. GUILLEMIN. Impression "La Sève" 1. 50.07.24.79. 09/92. Reproduction interdite. 7 D.12 LA BORNE LA CLUSAZ DELAIRAZ PRELAZ PETIT BORNAND
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L'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE L'Industrie Comme dans l'ensemble de la vallée de l'Arve, l'industrie Saint-Pierroise est dominée par le décolletage. Ce mot vient de l'opération d'usinage qui consis- tait à dégager un collet sur une pièce issue d'une barre. Au- jourd'hui, il désigne toujours une technique d'usinage mais égale- ment une industrie. Celle-ci est constituée d'entre- prises qui effectuent des opéra- tions consistant à fabriquer des pièces métalliques ou non. Cette industrie travaille en direction d'une clientèle variée comme le montre le tableau ci-après. AEROSPATIALE AVIATION INDUSTRIE ELECTRIQUE INDUSTRIE NUCLEAIRE AMEUBLEMENT EQUIPEMENT MENAGER MACHINE OUTIL AUTOMOBILE CYCLE DECOLLETAGE MACHINISME AGRICOLE CHEMIN DE FER MATERIEL CHIRURGICAL CONSTRUCTION MARITIME APAREILLAGE METROLOGIQUE EQUIPEMENT DE BUREAU TELECOMMUNICATIONS TELEVISION RADIO PHOTO... Cette activité est née de l'in- dustrie horlogère implantée dans la vallée de l'Arve au 18ème siècle. À la fin du 19ème siècle, des entre- prises spécialisées dans l'horloge- rie commencent à travailler pour d'autres branches. L'évolution est accélérée par la première guerre mondiale pour participer à l'effort d'armement. C'est le début du grand essor du décolletage qui depuis n'a cessé d'élargir l'éven- tail de ses productions. Les premiers ateliers de Saint- L'Agriculture Tournée presque exclusive- ment vers l'élevage des bovins (lait et viande), l'agriculture a vu diminuer le nombre d'exploitants malgré le souci de la commune pour conserver une importante étendue des terres cultivables. Le Commerce Saint-Pierre-en-Faucigny a voulu préserver ses petits commerces de proximité et n'accueille pas de grandes surfaces de distribution. On trouve, entre autres, des ma- gasins d'alimentation, d'électro- ménager, de chaussures, de brico- lage, de fleurs, un photographe, deux pharmacies, des cafés, des hôtels, des restaurants... Cinq médecins sont installés dans la commune. N'oublions pas le marché hebdomadaire du samedi matin (place de l'Eglise), ni la foire annuelle qui a lieu le 2ème samedi d'avril, sur la place des Arcades pour les marchands forains, et sur celle de la Gare pour les bestiaux. Pierre-en-Faucigny sont dispersés dans la commune et plusieurs continuent à fonctionner après s'être développés. Un parc d'activité économique (P.A.E.) créé en 1984 s'est étoffé au fil des années et regroupe des industries diverses (décolletage, machines-outils, agro-alimentai- re), des commerces, des bureaux, un hôtel... Il existe également une zone réservée aux artisans dans laquelle on retrouve quelques- unes des activités du P.A.E. mais à une échelle moindre. La com- mune compte par ailleurs d'au- tres industries importantes: bâti- ments et travaux publics, bois, minoteries, agro-alimentaires...
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L E S E C O L E S Cinq écoles publiques accueillent les élèves de 3 à 11 ans. Ils étaient au nombre de 545 à la rentrée 1994. Ecole de Saint-Maurice 4 classes - 105 élèves Ecole primaire du Chef-Lieu 4 classes - 105 élèves Ecole de Passeirier 2 classes - 46 élèves Ecole maternelle du Chef-Lieu 5 classes - 135 élèves Ecole primaire de Teisinges 4 classes Ecole maternelle de Teisinges 2 classes 154 élèves 10 L E S A S S O C I A T I O N S A vocation sportive ou culturelle pour la plupart, on en dénombre plus de trente. Le complexe sportif est le lieu de rencontre pour la majorité d'entre elles. «Chez Nous» est un autre lieu de rencontre réservé à nos retraités regroupés au sein de l'association «Plaisir de vivre». Le complexe sportif Depuis 1992, une MAPAD (Maison d'Accueil pour Personnes Agées Dépendantes) met à disposition quarante lits et également six studios indépendants. Nous accorderons une mention spéciale aux Sapeurs-Pompiers bénévoles, fidèles à leur devise «Courage et dévouement», ainsi qu'à l'Harmonie Municipale qui fait preuve de ses talents lors de diverses manifestations ou animations de la commune. La Maison d'Accueil 11
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SAINT-PIERRE-EN-FAUCIGNY Un peu d'histoire Nous avons dit au début de cette présentation que Saint-Pier-re-en-Faucigny était une commu-ne jeune, mais elle a cependant un passé chargé d'histoire. L'ap-pellation «en Faucigny» date du regroupement des trois commu-nes (St. Pierre - St. Maurice - Pas-seirier), qui appartenaient jusqu'en 1749, en grande partie, au Genevois. Le centre admini-stratif était, au moyen-âge, le hameau de Rumilly-sous-Cornillon fondé par un romain Romillius. La position stratégique aux confins du Genevois et du Fauci-gny était alors importante. Un premier château fut édifié et per-mettait de contrôler les passages vers le Petit-Bornand. Il était le lieu de résidence du «mande-ment» de l'époque qui récoltait les impôts et assurait la protec-tion de la population. Au moment de l'annexion à la France, en 1860, St. Pierre et St. Maurice votèrent «OUI» au rattachement mais en zone, alors que Passei-rier donnait ses voix au Comité de Genève. Appellée «la belle commune» sous la révolution, St. Pierre traversa les siècles en restant un village qui offre la dou-ceur de l'avant-pays et les monta-gnes escarpées des préalpes cal-caires couvertes de forêts. Les trois importants châteaux cons-truits sur son territoire sont les témoins de son passé. Le château de Rumilly-Sous-Cornillon Plus connu sous le nom du château d'Arcine. Il est situé à flanc de colline, cité pour la pre-mière fois de son histoire en 1210 constituant la dot de Béa-trice de Genève lors de son mariage avec Thomas I comte de Savoie. Le nom d'Arcine vient de l'union de Eugénie Françoise fille du marquis Planchamp de Cluses avec le colonel Jean-François Collomb d'Arcine originaire d'Arbusigny. La partie la plus ancienne est une grosse tour carrée à 3 étages élevée avec un énorme corps de bâtiment et une aile avancée au nord-est. Ce château est actuellement habité par ses propriétaires. Château de Rumilly-Sous-Cornillon Le château de Chuet C'est un vaste bâtiment, d'ar-chitecture simple mais imposante en trois parties distinctes. Au midi une habitation carrée à 2 étages du XIIIe siècle, avec d'épaisses murailles et de beaux apparte-ments spacieux. Au nord, un corps de logis d'un étage de construction plus récente moitié du XIXe siècle. A l'intersection un donjon carré très ancien de 4 étages. Au milieu du XIIIe siècle un certain Guillaume de Chuet ou Chuit cousin et vassal du dernier sire du Faucigny laissa son nom à ce magnifique château qui est actuellement incorporé dans les bâtiments d'une scierie-parquette-rie appartenant à la famille Lal-liard. Le château de Cohendier Il s'agirait d'une ancienne mai-son forte appelée «les Tattes», acquise par une famille de notai-res qui lui a donné son nom. En 1367 on distinguait l'ancienne maison et la «Grande maison neuve». Ce château d'architecture élégante se compose d'un grand bâtiment carré, orienté de l'ouest à l'est de 2 étages, flanqué de 2 tours rondes et d'une tour hexago-nale couronnée de créneaux sur lesquels repose un toit conique. Le château de Cohendier est entouré d'un magnifique parc, planté d'ar-bres séculaires, avec un étang et bordé par le torrent du Borne. Il fut pendant plusieurs années une maison de repos très recherchée. Ses propriétaires actuels sont les enfants de Mr Joseph METRAL, minotier. Château de Chuet Château de Cohendier 12 13
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L A PAROISSE es trois communes qui ont fusionné en 1965 avaient autrefois chacune son église et formaient trois paroisses distinctes. Les archives nous apprennent par exemple qu'en 1783 la paroisse de St. Pierre comptait 543 habitants, celle de St. Maurice 258 et celle de Pas- seirier 204. La première église de St. Pier- re se construisit à Bornette, là où la route du Borne rejoignait celle venant de La Roche par Passei- rier. L'église actuelle fut édifiée en 1745 et refaite en 1840 dans un style néo-classique sarde. Son clocher carré, bien particulier, date de 1899. L'église de St. Maurice était située à une centaine de mètres de celle de St. Pierre. Après la suppression de la paroisse, la municipalité la vendit, avec le cimetière qui la jouxtait, à un particulier qui construisit une villa sur les ruines. Quant à l'église de Passeirier, patronnée par St. Antoine, elle était située sur la place du villa- ge. Pendant la Révolution, St. Pierre porta le nom de «belle commune» et St. Maurice s'appe- la la «By». Les trois paroisses n'en feront plus qu'une après la Révolution. On peut également remarquer sur le territoire de la commune plusieurs chapelles ou oratoires. Notons en particulier la Chapelle des Evaux qui remonte au moyen- âge et qui a été reconstruite en 1867. Un pèlerinage y a lieu chaque année le dimanche qui suit le 15 août. L'ADMINISTRATION DE LA COMMUNE La Mairie Edifiée en 1901, elle regrou- pait sous le même toit, comme cela était courant dans de nom- breuses communes rurales, les écoles de filles et de garçons. Suite à la croissance de la com- mune, elle a dû s'agrandir en uti- lisant d'abord les classes trans- férées dans d'autres bâtiments. Puis, cet espace devenant insuffi- sant, une nouvelle construction a été nécessaire et cette extension est opérationnelle depuis 1994. La commune est administrée par un Conseil Municipal de 23 membres élus (27 après les élec- tions de Juin 1995) avec à sa tête un maire assisté de six (plu- sieurs) adjoints. Elle a un budget propre alimenté par les impôts locaux que sont la taxe d'habita- tion, les taxes sur le foncier bâti et le foncier non bâti et la taxe professionnelle. L'ensemble de ces ressources votées par le Con- seil Municipal s'élève à environ 9 millions de francs pour un budget de fonctionnement total de 15 millions de francs (moyenne de 1990 à 1994). La plus grande partie des tra- vaux et réalisations (écoles, installations sportives, station d'é- puration, alimentation en eau, travaux d'urbanisme, voirie com- munale...) font l'objet de subven- tions départementales dont le montant est fixé par comparaison avec les ressources propres de chacune des communes, en géné- ral 20% du montant du projet. Par ailleurs, la commune de Saint-Pierre-en-Faucigny fait partie du Sivom (Syndicat Intercommu- nal à Vocation Multiple) du Pays Rochois qui regroupe neuf com- munes, soit environ 18000 habi- tants. La mission générale du Sivom consiste à prendre en char- ge les services et prestations que ne peuvent supporter les commu- nes par manque de moyens et de personnel technique. Il s'agit de travaux publics, de la collecte et du traitement des ordures mé- nagères, de l'assainissement (col- lecteur de transport et station d'é- puration), de la construction et de la gestion de plusieurs écoles ma- ternelles intercommunales, de tra- vaux d'intérêt général couvrant le territoire de plusieurs communes. Conclusion Cette présentation, bien évidement incomplète de Saint-Pierre-en-Faucigny, permettra au lecteur, nous l'espérons, de mieux connaître les différentes facettes de cette commune à laquelle nous souhaitons de poursuivre son expansion dans l'harmonie afin que chacun de ses habitants trouve du plaisir à y vivre. 1-1
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P E F O R E R F L O I N U T R O N P A T O U E Nous terminons par un texte en patois savoyard qui était autrefois parlé couramment par la population et qui est très proche du patois valdôtain. — «Mon patouë, d'yô vin-te? (d'où viens-tu) — «Oh! D'se bin vio. Ya plè d'dou mille ans qué d'ai sarvi à vtrou z'anciens, pè s'cognètre, pè s'amo, pè s'aidi, pè ploro, pè prèyi, pè shanto et tra vayi. Journaux, radio, télévijon, y'a po bin longtemps qu'on a tot san; Pè communiquo, on parlove tot simplement. Et on parlove quê? Bin, l'patouë! — «Ouè, y'est preu tè le permi "dé media". Dian ntra Savouë, t'o vite fait bon mènojhe avouë l'français, pouë l'italien. Noz otres, lou savoyos, on povè s'dire "trilingues". Pouè, on s'comprègnive avouë nou vzins, pimontais, valdôtains, valaisans è vaudouë; leu patouë y'est l'frore du nutre. Pendant longtemps, t'é résto maître d'la situachon. Y est tè qu'on causove partot. — Mon patouë t'è qu'té dèvegnio? (Qu'es-tu devenu?) Portant, ptiou à ptiou, on t'a adio, on z'u vargogna d'tê. Apré l'annec-chon, l'écula, lou régents, l'administrachon t'an fait la guerre. Fallé parlo pouantu, lé potes en cu d'polaille, man lou français d'Paris. On a po chu d'résto fidêles. — Portant, mon patouë, on drait qu'té rbiole? (Que tu reprends vie) Na dovan-na d'bandes vulan tè rèpto à la mouda. Leu fédéruchon, qu's'appale, justament "lou rbiolons", fo dé véyas patouë yô tot l'monde core. I fo partot l'plan. Disques, livres, dic-chionnares patouë s'vendan man dè ptiou pans. On est tot hireux d'écouto, dè lire, et pèquê po dè rpartiou patouë. — Faut crère, mon patouë qu'tè no fassivo fauta? (faisait besoin) U mètan dè sti monde qu'pète dè tô lou coutés, on vu rtrevo ntré racines, et, la langa, dè totes lé racines, y'est slatiè qu's'enfonce y pè profond, qu'noz appeurte tota la sagesse du temps passo avouë sou contyès, ses histouères, sou proverbes et sou dictons. — Alô, mon vio patouë, prends corojhe! (prends courage!) Man l'maréshau avouë son sofflet, on va ranimo l'fouâ, en sofflant su lé brosês. Dinse, sleu d'apré no porran t'entendrè, t'apprendrè et t'amo. Po la pan -na d'gogni l'monde, s'on losse mori nutron patouë, l'ame dè ntra Savouë. La Marcelle d'San-Mri 16 A V A N T - P R O P O S tre seul, ce n'est pas être heureux et l'homme ne s'accomplit véritablement san relations, rencon- tres avec d'autres, en un mot sans amitié. Il est bien connu que les Valdôtains, dont le caractère a été façonné par les dures réalités mon- tagnardes, n'accordent pas facilement leur amitié, mais une fois donnée, elle est solide et sans arrière-pensées. C'est certainement dans notre histoire qu'il faut en chercher les racines. Depuis 1860 nous appartenons à deux pays différents, cependant durant cinq siècles nos destins, par delà les montagnes, ont étés liés sous le même drapeau. C'est un élément très fort de notre culture commune à laquelle nous vous savons, chers amis savoyards, très sensibles, la meilleure illustration de ce passé commun se manifeste dans la langue française que nos enfants apprennent dès la maternelle. C'est aussi dans les caractéristiques géographiques si proches de nos deux territoires que se trouvent les fondements de nos civilisations montagnardes basées sur l'agriculture. Civilisations qui ont progres- sivement et simultanément évolué, pour vous comme pour nous, vers l'artisanat, l'industrie et le tourisme. Le jumelage de nos deux communes, dans une Europe toujours plus grande, est certainement le moyen idéal pour des petits peuples, de tisser des liens à l'échelle humaine, par delà les frontières politiques qui nous ont si longtemps séparés. Nous devons retrouver ces traditions et cette manière d'être qui pendant des siècles nous a unis. Nous espérons, par ce jumelage, intensifier les rapports dans les domaines sociaux, culturels, sportifs et touristiques. Se découvrir mutuellement avec respect et attention, voilà le but de ce jumelage qui, nous l'espé- rons, créera des liens d'amitié durables entre nos deux communes. Giuseppe Jacollaz Maire de St-Pierre 17
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S A I N T - P I E R R E C' est vers 3000 av. J.-C. que nos ancêtres (pouvons- nous les appeler ainsi?) s'établi- rent sur la petite colline du Chate- ler, tout à côté des actuels bâti- ments des Ecoles Primaires et de la Maison Communale, dans celui qui est considéré comme le plus ancien village de la Vallée. Sa position a bien les caracté- ristiques des sites préhistoriques: en effet il domine d'en haut le ter- ritoire environnant et communi- que avec d'autres endroits straté- giquement importants, voire Ville- neuve et Saint-Nicolas. Mais il n'a pas fait l'objet de fouilles archéologiques et on ne possède de cette période que des frag- ments modestes. Par contre, la voie de commu- nication préromaine connue comme «Route des Salasses», qui reliait le territoire de Gignod (et, donc, de la Vallée du Grand- Saint-Bernard) avec la haute val- lée, avait une renommée bien plus étendue. Il existe de nos jours une route, qui, aménagée il y a bien une trentaine d'années à travers la colline d'Aoste et de Sarre, mène à Homené, Verro- gnes, Meod - hameaux de notre commune - et se poursuit vers Avise (et, jadis, le Valdigne). Ce parcours se développe à une alti- tude de 1200 à 1600 mètres, dans la haute colline, autrefois très peuplée. La présence humai- ne à ces altitudes est d'ailleurs témoignée par la découverte de restes archéologiques lors de la construction d'un garage à Vetran - dessus, à une altitude de 1800 mètres. On pense à une exploita- tion de ressources minières (argent et plomb?) de l'endroit, car on a trouvé des débris en ce sens. Il est possible qu'il s'agisse d'usages liés à la transhumance, pratiquée à l'époque préhistori- que et romaine. En revanche, le Moyen Age est incontestablement plus riche en vestiges, chez nous: la présence de deux châteaux, grâce auxquels Saint-Pierre est bien connu, nous témoigne la présence de deux Sei- gneurs, c'est-à-dire de Sancto Petro et de Sarriod de La Tour. Issus des descendants de Marc de Bard, qui s'établit au vil- lage de Sar(r)iod (actuellement hameau de Saint-Nicolas) d'où le nom de la famille - et qui reçut du Comte Aymon de Savoie, entre autres, la partie basse de Saint-Pierre - côté Ouest et bourg - les Sarriod se partagèrent, au début du XVe siècle, en Sarriod d'Introd et Sarriod de La Tour. Ceux-ci héritèrent aussi du châ- teau à pic sur la Doire, qui devint leur demeure. La famille exerça le pouvoir sur la communauté de Saint-Pierre La Tour, qui avait, elle aussi, un syndic et une admi- nistration indépendante, comme celle de Saint-Pierre de Chatel- Argent. La famille Sarriod de La Tour s'éteint définitivement - dans sa branche cadette - en 1914. Quant aux Sancto Petro, famille noble locale, leur juridic- tion se composait de la partie supérieure au Nord de la grande route - colline et hameaux - qui constituait la susdite communauté de Saint-Pierre de Chatel-Argent administrée de façon analogue à celle de La Tour. A cause des rivalités entre les nobles locaux, le comte Aymon de Savoie limita en 1436 la juridiction des Sancto Petro, juridiction d'ailleurs par- tagée avec la famille locale Gon- tran, qui s'éteint à la fin du XV° siècle. Peu après, ce fut le tour des Sancto Petro, auxquels succédé- rent les Vuillet d'abord, les Ron- cadra ensuite, les Blondrats et les Carpenetto enfin. Démembrée, la baronnie passa enfin à Emma- nuel Bollati, le dernier «grand» seigneur de Saint-Pierre. Tou- tefois les deux communautés susnommées s'unirent à la fin du XVIIIe siècle et constituèrent une commune, indépendamment des destins des familles nobles, qui malgré tout ont influencé la vie des Sémpiolèn. En effet, c'est dans une extrê- me pauvreté que vécurent nos ancêtres, «condamnés à payer de lourds impôts, malgré leur indi- gence. Pour ces motifs l'émigra- tion fut très répandue au siècle passé et jusqu'à la période fascis- te; elle demeura, bien que réduite, quelques décennies encore, puis laissa la place au phénomène inverse: l'immigration. Pendant la dictature, Saint- Pierre fut réuni, en octobre 1928, à Villeneuve et aux communes limitrophes avec qui il constitua la commune de Villanova Baltea. A la chute du régime fasciste Saint-Pierre retrouva son identité et... se transforma pour devenir ce qu'il est aujourd'hui. 18 19
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LA POSITION GEOGRAPHIQUE ET LE TERRITOIRE S aint-Pierre est un pays de l'adret, s'al- longeant sur la gauche de la Doire Baltée, qui marque ses con- fins méridionaux et le sépare d'Aymavilles. Les autres commu- nes limitrophes sont Sarre, Gignod et Saint-Rhémy (Nord et Est), Avise, Saint-Nicolas et Ville- neuve (Nord et Ouest). Le territoire, exposé au Sud et donc favorisé par la limpidité de l'air, a de faibles précipitations et ses bassins n'alimentent que des cours d'eau «maigres». On le peut partager en plaine, colline (basse et haute) et montagne. La plaine, soit le fond de la vallée centrale, est constituée de matériaux détritiques dont le front aboutit au lit de la Doire. La plai- ne, à 731 m, accueille le chef- lieu, que nous appelons «bourg», où sont implantées les plus impor- tantes activités industrielles et commerciales du territoire. Celui- ci a subi des transformations tout au long des siècles. La partie la plus ancienne longe l'actuelle rue E. Chanoux, qui était la voie de communica- tion la plus importante et reliait Saint-Pierre à Aoste et à la haute vallée jusqu'en 1863. En se déplaçant, le bourg s'agrandit vers l'actuelle rue de la Liberté et, successivement, à partir des années soixante de notre siècle se développa le long de la route express du Mont-Blanc: une nou- velle agglomération qui constitue la rue C. Gex, située presque à la limite de la colline. Dans la partie basse de celle- ci se trouvent les villages les plus peuplés où sont pratiquées (bien que souvent à temps partiel) les activités agricoles; ces dernières années, même dans la basse colli- ne les résidences se sont multi- pliées et les villages se sont agrandis, surtout autour des pôles Bussan-Lacroix-Etavel et Ordines. Entre 850 et 1750 m environ se situe la «haute colline», très peuplée jadis et presque aban- donnée jusqu'à nos jours, où l'on assiste, grâce au tourisme, à une faible inversion de tendance. Dès 1750 m, voici la montagne exploitée comme domaine de pâturages et skiable. Les alpages les plus re- nommés sont ceux de Verdujoan (2100 m), Châtelanaz (1862 m), Thoules (1932 m), Pesse (2007 m), Grandes Arpilles (2120 m). Les hameaux et leur altitude Alleysin 815 Praximond 775 Bussan dessous 750 Rossan 1325 Bussan dessous 700 Rumiod dessous 1200 Bussan du milieu 725 Rumiod dessus 1250 Bercher 850 Rumiod de Lé 1250 Bressan 1075 La Charrère 825 Bosses 830 Vereytaz 750 Champrétavy 925 Vergnod 780 Caillet 900 Vernes 850 Chantel 1200 Tâche 700 Combaz 725 Vetan dessous 1675 Jacquemin 1750 Vetan dessus 1750 Jonin 800 Vetan Villette 1775 La Croix 800 Roserettaz 815 La Grange 700 La Rosière 800 Breyas 850 Méod dessous 1450 Bachod 850 Méod dessus 1525 Château Feuillet 675 Verrogne 1600 Cognein 675 Chevreyron 650 Preille 625 Luboz 875 Pelon 800 Homené dessous 1450 Etavel 800 Homené dessus 1475 Ordines 700 Perchût 975 La Pièce 700 Charrion 675 Pommier 700 Séez 650 Praulín 900 Prieuré 650 20 21 La superficie communale est de 2625 hectares, dont la lar- geur (Est-Ouest) est d'environ 3 kilomètres et la longueur (Nord- Sud) est de neuf kilomètres, depuis les monts (notamment Ver- tosan 2822 m et Fallère 3059 m) jusqu'au cours de la Doire; la différence de niveau atteint près de 2440 mètres.
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L A P A R O I S S E La paroisse Bien que sa création ne soit pas datée avec précision, on sait que la Paroisse existait bien avant l'an 1000 (Durand la fait remonter au 9ª siècle). Les premiers documents écrits datant de la moitié du 12º siècle, indiquent que la paroisse de Saint-Pierre en Châtel-Argent fut accordée au Chapitre de Saint- Ours. Cette concession, toutefois, n'était pas totale: aussi l'évêque d'Aoste obtient-il du pape Alexandre II en 1176, une bulle déclarant que la paroisse de Saint-Pierre dépend de l'évêque. En 1515, les seigneurs de Saint- Pierre obtinrent du pape Léon X le droit de patronat sur la paroisse, droit qu'ils exercèrent jusqu'à la nomination du curé Roux en 1833; son successeur, Artaz, fut nommé directement par l'évêque en 1854 et depuis lors le droit de patronat ne fut plus exercé. Si la communauté de Saint- Pierre fut pendant des siècles divi- sée en deux parties, avec des juri- dictions différentes, la paroisse quant à elle fut toujours unique. C'est ce qu'indique Vignet des Étoles en 1788: «Saint-Pierre se compose d'une paroisse, mais elle est sagement divisée en deux communautés, la côté supérieure de la rue sur la grande route avec différents hameaux forment l'ad- ministration de Saint-Pierre Châtel Argent et l'autre moitié inférieure au long du bourg avec d'autres hameaux s'appellent la commu- nauté de Saint-Pierre la Tour». L'église paroissiale L'église actuelle de Saint-Pier- re a été entièrement construite en 1871-72 et consacrée par l'évêque que, Mgr Duc, le 19 décembre 1872. Le plancher couvre les vestiges des fondations d'églises précédentes: un édifice sacré antérieur à l'an mille et ses agrandissements qui se sont succédé en 1371, en 1452 sous le curé Boniface Valberto (consacré par l'évêque Antoine de Prez le onze novembre 1452) et en 1547. On doit encore aux frères Artari la décoration du maître- autel en marbre blanc représen- tant la dernière Cène, les évangélistes et des saints valdô- tains. Le maître-autel est surmonté d'une belle toile peinte par le Stornone en 1889; on y distin- gue Notre Seigneur remettant la bergerie à Saint-Pierre. Le grand cadre est une œuvre du sculpteur Comolleti. L'église abrite une chaire en noyer (18º s.) d'un intérêt historique et artistique remarquable: ses panneaux gravés évoquent la vie de saint S S E Pierre et sa balustrade chan- tournée présente de grandes feuilles et des médaillons figurant des saints. Entre l'église et le château, s'élance le superbe campanile du 12º s.: c'est une tour carrée en pierre crépie percée de bas en haut de meurtrières, et d'ouvertu- res à une, deux et jusqu'à trois baies au logis des cloches. La flè- che est en forme de pyramide cassée. A l'extérieur, les diffé- rents étages sont séparés par des frises en arceau. Parmi les objets sacrés de grande valeur que l'église recèle, signalons une croix procession- nelle du 14º siècle en cuivre argenté, une croix en feuilles d'argent du 15º siècle et un reli- quaire en argent du 16º siècle en forme de coffret. Prieuré de Saint-Jacquême En 1145, l'évêque de Taren- taise, saint Pierre, attribue à l'Hospice du Petit-Saint-Bernard, la petite église Saint-Jacques en Saint-Pierre avec un bâtiment annexe et les terrains afférents. Le Prieur du Petit-Saint-Bernard (d'où le nom de Prieuré «descen- dait») souvent y passer l'hiver et y présidait les assemblées capitulai- res des religieux du Col. En 1466, l'Hospice du Petit- Saint-Bernard, avec ses dépen- dances, passe aux chanoines du Grand-Saint-Bernard. Le 22 février 1676, un effroyable incen- die devait détruire la quasi tota- lité du Prieuré qui fut reconstruit grâce à l'empressement du prévôt du Grand-Saint-Bernard, Jean-Pierre Persod en 1701- 1703. Il ne subsiste de l'ancien bâtiment que la tour centrale. En 1752, la congrégation du Grand-Saint-Bernard fut privée de tous les biens qu'elle possédait dans les États de Savoie et le prieuré de Saint-Jacquême fut attribué à l'ordre Mauricien. En 1857, l'évêque d'Aoste, Mgr Jourdain, se porte acquéreur du Prieuré qu'il destine au logement des Missionnaires diocésains; c'est à partir de 1860 que Mgr Jourdain le fait transformer en maison de repos à l'intention des prêtres «en retraite». Modernisé et agrandi en 1959-1960, le Prieuré est également devenu une maison d'étude et d'exercices spi- rituels. La belle église octogonale du Prieuré fut rebâtie après l'incen- die entre 1698 et 1700. Elle se distingue par son petit porche à l'entrée et une tour clocher aux ouvertures à deux baies et une flèche en forme de pyramide. A l'intérieur, elle abrite un autel en marbre noir décoré de motifs en marbre blanc et au centre une toile peinte figurant la sainte Vier- ge, saint Bernard, saint Pierre et saint Jacques de Tarentaise. 23
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L E S C H A T E A U X S A I N T - P I E R R E Château de Saint-Pierre en Chatel Argent Saint-Pierre, la «riviera» des Alpes, se présente à ses visiteurs ou tout simplement aux passants avec ses magnifiques châteaux féodaux. Celui de «Sancto Petro» en Chatel Argent, perché sur un rocher qui surplombe la plaine et la colline du pays est particulière- ment séduisant. Il ne fut d'abord qu'une tour d'observation déjà au temps des Romains. Après les XIe et XIIIe siècles, lorsque furent bâties les deux tours, encore existantes, les amé- liorations se sont succédé lente- ment jusqu'à la fin de 1600 quand le château devient la somptueuse «maison de vacan- ces» des Roncas. Mais le moment le plus révolutionnaire de l'archi- tecture extérieure se produit vers 1880 lorsque M. Bollati, baron de Saint-Pierre, confie à l'architecte Boggio de Turin, l'entreprise de modifier la structure du manoir qui s'enrichit des quatre tourelles telles qu'on les voit aujourd'hui. Après de nombreux passages de propriété le château parvint à la commune de Saint-Pierre. A présent il abrite le Musée des sciences naturelles. Château Sarriod de La Tour A l'Ouest du bourg, dans la plaine, se dresse la demeure des Sarriod de La Tour. Conforme, comme construction, au style médiéval, ce manoir a grandi à travers le temps, en complétant une vieille tour. Cependant c'est au cours du XVe siècle qu'il prend l'aspect actuel, avec les murs d'enceinte, la chapelle, la lice. Le manoir ayant été habité jusqu'en 1922 par la famille Sar- riod, l'intérieur est bien conservé. La structure médiévale est respectée et les locaux se présen- tent en bon état: la chapelle avec ses peintures de 1470 environ, et le salon baronal, dont le plafond est formé de 171 caissons en bois sculpté, sont remarquables. Château Feuillet Le château Feuillet, au cou- chant de la Bourgade, a été com- plètement restauré vers 1915. Il ne subsiste de l'ancienne bâtisse que la tour carrée et des pans de murailles épaisses deux mètres. On pense que le château était la maison familiale des Barons Ger- bore. Il appartient, actuellement, à des particuliers. La population Le recensement de 1991 nous apprend que la population actuelle de notre commune est de 2221 habitants. Si l'on rapporte ce chiffre au passé, lointain ou récent, on constate que l'accrois- sement est fort et qu'il date de ces dernières décennies. En effet jamais on n'a assisté à des varia- tions marquées et dans un délai court. Quels sont les motifs qui ont provoqué cet essor démographi- que? D'abord la position même de Saint-Pierre, qui se trouve à quel- ques kilomètres d'Aoste (7), que l'on peut rejoindre en très peu de temps, en toutes saisons. De plus le soleil et l'air... pur ne manquent point chez nous et font de notre patelin un endroit agréable. L'école Circonscription scolaire école maternelle: 63 élèves, 5 instituti- ces. Circonscription scolaire école élémentaire: classe de 1ère A 15 élèves classe de 1ère B 14 élèves classe de 4ème A 13 élèves classe de 4ème B 13 élèves classe de 5ème A 13 élèves classe de 5ème B 11 élèves 13 instituteurs de classe et 3 insti- tuteurs pour élèves en difficulté
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S A I N T P I E R R E La viticulture On entend souvent affirmer que la culture de la vigne en Val- lée d'Aoste est difficile, qu'elle ne réussit qu'à force de beaucoup de soins, et qu'elle ne parvient pas à donner des produits rémunérateurs. Pourtant, si nos ancêtres ont assuré un grand essor à ce genre de culture, le motif principal consiste dans le fait que le produit de ces vigno- bles est de très bonne qualité, grâce à un climat et à un sol appropriés. Sur le territoire de la commu- ne de Saint-Pierre la viticulture a joué, dans le temps, un rôle de premier ordre: après l'élevage du bétail, c'était une des ressources pour la survie des campagnards. Dans les années 1969-1970 des Associations de viticulteurs se sont constituées en Vallée et l'As- sociation de Saint-Pierre date du mois de février 1970 avec 35 adhérents. Le nombre des socié- taires ne cessa de croître dans les années suivantes et atteignit le nombre de 70 quand, avec la collaboration des Associations de Sarre et de Villeneuve, à tour de rôle, furent organisées les fêtes des vendanges. Le cépage le plus diffusé est le Petit Rouge suivi du Mayolet, du Gros Rouge, du Neyret et du Neblou. Ce mélan- ge de cépages donne un vin tout à fait spécial et c'est la raison pour laquelle l'Administration régionale a décidé de donner le nom de Torrette à tous les vins de la Haute-Vallée, excepté le vin de l'Enfer. La Société d'élevage Grâce à la configuration de son territoire, Saint-Pierre est une commune très agricole, qui s'é- tend depuis les prés baignés par la Doire Baltée jusqu'aux ver- doyants pâturages situés aux pieds du mont Fallère; sa posi- tion, son climat lui permettent une bonne exploitation de son terrain agricole avec une abondante production de fruits (pommes, poires, pêches, raisins, etc.) et de fourrage qui sert à alimenter son cheptel bovin. Jadis, les paysans de Saint- Pierre s'étaient déjà unis pour for- mer une société d'élevage, mais les événements douloureux qui frappèrent notre pays ne lui per- mirent pas de poursuivre son acti- Les Sèmpiolèn travaillent dans tous les secteurs de la vie écono- mique, mais ils exercent leur acti- vité soit chez eux soit à Aoste et dans les communes limitrophes. Pour ce qui concerne les activités propres de notre pays, elles sont liées à l'artisanat en général (petites entreprises dans le do- maine du bâtiment: maçons, me- nuisiers, forgerons, plombiers, peintres en bâtiment) et à l'artisa- nat typique (La Grolla et sculp- teurs sur bois). Au lieu-dit Preille sont situés les hangars de quel- ques sociétés de transports, char- pentiers, carrières, etc. L'agriculture absorbait jadis presque la totalité de la popula- tion, mais de nos jours elle est fort réduite et pratiquée à mi-temps. Il existe bien sûr nombre d'agricul- teurs employés dans l'élevage ou dans la fructiculture. Ces derniè- Variation de la population Comune di Saint Pierre - Variazione della popola Pupulazione 26 res années se sont imposées les serres et les pépinières. Bien que lieu de passage, notre pays peut jouer un rôle dans le domai- ne touristique, comme en témoigne le développement de l'agrotourisme, de l'hôtellerie en haute montagne et la création d'un domaine skiable. 27
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ACTIVITES ECONOMIQUES vité. Ce fut vers 1950, ou même un peu avant, que les éleveurs de Saint-Pierre, grâce à leur téna- cité, formèrent la société avec l'adhésion de la plupart des pay- sans. A l'époque, le nombre de têtes de bétail correspondait plus ou moins à celui d'aujourd'hui. Maintenant, nous avons de grandes étables modernes qui peuvent contenir cinquante bêtes et plus, mais les paysans qui pra- tiquent encore l'élevage ne sont pas nombreux. Même mécanisé, le travail de l'agriculteur est toujours dur et le temps libre est assez rare; aussi les jeunes préfè- rent-ils d'autres activités. La Société d'élevage a pour but d'améliorer la race des vaches, d'une part au niveau de la production et de la qualité du lait, et d'autre part du point de vue morphologique. La Cofruits La Cofruits (S.c.r.l.), située à l'Ouest de Saint-Pierre, constitue le plus important centre de pro- duction de fruits dans la vallée. Constituée en 1964, à l'initia- tive de 33 producteurs des com- munes de Saint-Pierre, Sarre et 28 Villeneuve, elle commence son activité en 1969, pour conserver et commercialiser les pommes dans un magasin de stockage réalisé par l'Administration régio- nale. Par la suite elle a étendu son action sur la totalité du terri- toire régional; sa base sociale compte actuellement 460 socié- taires producteurs de 17 commu- nes. La production moyenne est de 25.000 q de fruits (pommes, poires), légumes et pommes de terre. C'est du lion qui a la part du lion dans son activité, la pomme qui, dans ses diverses variétés (Reinette, Golden deli- cious, Red delicious, Jonagold, etc.) représente 90% de la pro- duction versée par les sociétai- res à la coopérative. Le restant - et est composé de poires (Martin sec, Kaiser, Abbé Fétel, etc.) et de prunes, pêches, châtai- gnes, noix, amandes, noisettes, pommes de terre et légumes en petite quantité mais d'une excel- lente qualité. La Grolla La Grolla, coopérative à r.l. des artisans du bois, est née à Saint-Pierre au début de 1979. Vingt artisans et sculpteurs de la commune se sont associés dans l'intention d'offrir au mar- ché une production d'objets d'artisanat typique valdôtain en bois, pour une vente en gros. Les traditionnelles «grolla» et «coupes de l'amitié» de tailles diverses sont les principaux arti- cles produits par la Coopérative, qui s'occupe aussi de la produc- tion d'autres objets, tels que des articles de cuisine (sucriers, plan- ches à hacher, plateaux, cou- pes), des animaux (bouquetins, chamois, vaches et aigles), des articles religieux, des panneaux et d'autres objets encore (porte- crayons, roulettes, sculptures, etc.). Le bois utilisé est principale- ment l'acajou, et accessoirement le noyer pour certains objets. On y travaille le bois à la chaîne, à partir de l'utilisation de machines propres au corroyage du bois, jusqu'à la sculpture et au finissa- ge à la main. Actuellement La Grolla, offre la vente en gros de plusieurs arti- cles d'artisanat à un marché qui s'étend du Nord de l'Italie à la Suisse et à la France, aussi bien MUSEE DE SCIENCES NATURELLES que l'exposition complète de toute sa production, pour la vente au détail, dans ses propres magasins. L'agrotourisme L'agrotourisme est une activité assez récente dans notre région et est caractérisé par l'hospitalité que les agriculteurs offrent au sein de leur entreprise agricole. Il se présente sous différentes for- mes: de la simple location d'ap- partements, à la location de chambres avec petit déjeuner, demi-pension ou pension complè- te, au relais de restauration. La commune de Saint-Pierre s'est très bien adaptée à cette nouvelle activité, elle compte actuellement 6 entreprises en ser- vice: – Les Ecureuils de Glory Gontier, hameau Homené-Sainte-Mar- guerite, location de chambres avec demi-pension et relais de restauration; – Ancienne Maison de Daniela Cardona, hameau Méod, loca- tion de chambres avec pension complète et relais de restaura- tion; – La Cheminée de Fidelma Fiora- vanti, hameau Verrogne, loca- tion d'un appartement; – L'Abri de Antonella Montro- set, hameau Vetan, location de chambres et petit déjeuner. – La Grandze di Tsati Feuillet de Giacinta Raveraz, hameau Château Feuillet, relais de restauration – Le Viou Batsé, de Marco Cam- pese, rue Petit-Saint-Bernard, location d'un appartement. Le Musée régional de Sciences Naturelles C'est en 1905 que fut créé à Aoste le musée de la Société de la Flore valdôtaine qui, après bien des vicissitudes, fut installé en 1977 dans le château de Saint-Pierre. Au début des années 80 un projet de restructuration des pièces exposées et conservées de manière désormais obsolète, prit corps et se fondit avec l'idée, qui existait déjà depuis plusieurs années, de créer un musée d'His- toire naturelle de plus grandes dimensions. Cela se concrétisa en 1985 avec la fondation du musée régional de Sciences natu- relles, né autour du noyau histori- que du musée de la Société de la Flore valdôtaine, enrichi grâce aux remarquables dons et prêts de particuliers et d'établissements publics. Afin que ces collections soient dignement mises en valeur, la commune de Saint-Pierre mit toutes les salles du château à la disposition du musée. Actuellement l'exposition se développe sur neuf salles, dans lesquelles sont illustrés au public (étudiants, touristes et résidents) les différents aspects du milieu naturel valdôtain, selon une suc- cession logique: en partant des 29
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S A I N T P I E R R E caractéristiques géologiques, cli- matiques et glaciologiques, elle se poursuit par celles de la flore et se termine avec la faune. La première salle, aménagée dans l'ancienne écurie à demi en sous-sol, offre au visiteur une courte présentation du musée, consacrée aux espèces disparues de la faune régionale, avec des exemplaires de gypaète, coq de bruyère, ours, loup, lynx et chat sauvage; puis ce sont les sections de minéralogie et de pétro- graphie qui se terminent par un panorama des plus importantes minéralisations et gisements miniers de la Vallée d'Aoste. La visite se poursuit au rez-de- chaussée du corps central du château. Une petite salle illustre les caractéristiques climatiques et glaciologiques de la région, sui- vie par deux descriptions plus vastes relatives à la flore et à la végétation. A côté de l'une de ces salles se trouve la salle ostéologique qui contient une partie d'une riche collection de trophées de bouquetins et de chamois, décédés de mort naturelle ou par accident, en provenance du Parc National du Grand-Paradis. 30 Les quatre salles de l'étage supérieur ont été réservées à la faune régionale. Dans la premiè- re on peut voir quatre reconstitu- tions de milieux naturels caracté- ristiques de la Vallée d'Aoste avec leurs animaux les plus repré- sentatifs: la pinède naturelle, les rives de la Doire Baltée, un ter- rain en friche, aride et très enso- leillé, un paysage alpestre en hiver. Les oiseaux sont le thème de la salle successive; après une il- lustration de leurs aspects mor- phologiques et biologiques, on passe devant une collection importante des espèces que l'on peut observer plus ou moins régu- lièrement en Vallée d'Aoste. Puis on pénètre dans une pièce plus petite consacrée aux mammifè- res, dans laquelle les espèces les plus connues (bouquetin, cha- mois, marmotte, etc.) côtoient d'autres animaux d'une observa- tion plus difficile. Enfin c'est la salle des insectes (dédiée au jeune naturaliste valdôtain Mario De Bernardi, disparu prématurément) repré- sentés surtout par des collections de coléoptères et de lépidoptères diurnes. Faute d'espace, il a été impos- sible de présenter au public la totalité du matériel du musée qui s'enrichit continuellement; on peut citer par exemple l'herbier qui se compose actuellement d'environ 3000 feuillets d'échan- tillons desséchés. Parmi les autres activités non visibles directement du public il y a la bibliothèque riche en milliers de textes scientifiques et de revues spécialisées provenant de nombreux pays, et aussi la recherche scientifique avec des études d'une grande importance qui, régulièrement publiées, cons- tituent la base d'une gestion cor- recte du milieu naturel valdôtain. La bibliothèque Communale La bibliothèque communale, inaugurée en 1977, est installée dans la belle maison nommée «Asile Mgr. Centoz»; elle com- porte trois salles de lecture lumi- neuses et un «patrimoine» de 7.000 livres. Si d'un côté elle assure un grand nombre de prêts, de l'au- tre elle est devenue un point de S A I N T P I E R R E rencontre agréable particuliè- rement pour les jeunes et les enfants. La bibliothèque est ouverte au public 21 heures par semaine et fait partie du système bibliothé- caire régional. La Micro- Communauté La micro-communauté pour personnes âgées et inaptes, le centre de consultation du district socio-sanitaire n° 3 et le corps des sapeurs-pompiers sont instal- lés dans un immeuble au lieu-dit Ordines; elle a été ouverte le 1er mars 1987 et compte 25 lits. Il s'agit d'un centre d'accueil qui complète les services à domicile: actuellement, une vingtaine de personnes sont assistées. Il est fait recourt à la micro-communauté de façon permanente uniquement lorsque, toutes les solutions possi- bles ayant été testées, une inter- vention de protection et d'assis- tance globale à l'égard des per- sonnes âgées ou inaptes, impos- sible à domicile, se révèle néces- saire. En outre elle offre un service quotidien de restauration avec repas chauds servis directement dans la structure aux usagers pouvant y accéder par leurs pro- pres moyens ou bien à domicile en complément du service d'aide ménagère. En sus des besoins essentiels et des soins aux personnes âgées, le personnel se charge également de l'animation en organisant fêtes, excursions, séjours climatiques. La micro-com- munauté est gérée par l'adminis- tration communale et financée par l'administration régionale. 31
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L A V I E S O C I A L E La vie Sociale La «Société ouvrière des secours mutuels et Protection, et l'Union des Saimperrolains» La cadette des sociétés ouvriè- res de secours mutuel valdôtaines fut fondée à Saint-Pierre en 1911. «L'Union des Saimperro- lains» fut fondée afin de «consoii- der les liens de fraternité qui doi- vent exister entre enfants d'une même commune et de prêter tout l'appui moral et matériel aux membres de la société en cas de maladie». Le gros du capital initial était alimenté par les dons d'une cen- taine de bienfaiteurs qui par le versement d'une somme allant de 2 à 20 lires, avaient le droit d'ê- tre inscrits en qualité de membres honoraires de la Société. Chaque don s'élevait en moyenne à 5 lires; Luigi Lanier, le député Gior- gio Rattone et le baron de Saint- Pierre Eugenio Bollati se distin- guèrent par leur générosité en versant chacun 50 lires. Les soixante membres fonda- teurs firent imprimer dans une brochure les quarante articles des statuts, achetèrent un cachet représentant les deux mains qui se serrent et le drapeau. Le 2 avril devait consacrer la fête d'i- nauguration du nouveau fanion et de la société. Aujourd'hui, la société compte plus de cent sociétaires mais depuis plusieurs années, elle ne verse plus d'aide financière en cas de maladie. Cependant elle poursuit sa modeste mais non moins importante activité d'assis- tance, en versant une subvention à ses membres hospitalisés. L A V I E S O C I A L E Les sapeurs-pompiers L'origine du corps des sapeurs-pompiers de Saint-Pierre, remonte très loin dans le temps. Etant donné qu'il n'existe pas de documents écrits (ou peut-être n'ont-ils pas encore été re- trouvés), le témoignage des anciens est quand même pro- bant, ainsi que les trois vieilles pompes à incendie que nous con- servons jalousement. Jadis, les sapeurs-pompiers de Saint-Pierre étaient divisés en trois corps: les pompiers du bourg ou de la plaine, les pom- piers d'Etavel ou de la colline et les pompiers de Rumiod. En 1985, les trois corps furent réunis, et plus au moins dans la même période, l'admi- nistration communale mit à leur disposition un local, situé sous la «microcommunauté» pour personnes âgées. Il est destiné à l'activité des pompiers et en particulier à la réparation de l'équipement, de plus en plus perfectionné grâce surtout à l'ai de octroyée par l'administration régionale à travers la protection civile. Chaque année, le 4 décem- bre, jour de la Sainte Barbe, nos pompiers se retrouvent pour fêter leur saint protecteur, sous le signe de l'amitié et de la solidarité. La section AVIS La section AVIS est née en 1971. En mai 1972 se tient la première fête du donneur de sang et la nouvelle section prend place dans l'organisation régio- nale en apportant elle aussi, comme toutes les autres, une pré- cieuse contribution. Actuellement, elle compte quelque 240 adhérents. 32 33
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L A V I E S O C I A L E Cercle Spazioclub de Saint-Pierre Né en 1990 pour encourager l'activité culturelle et organiser les loisirs des habitants de la commu- ne, le cercle Spazioclub est deve- nu une association sans but lucra- tif, et jusqu'à aujourd'hui le cer- cle a associé annuellement à ses différentes activités environ 300 membres de Saint-Pierre et des communes voisines. Dans le secteur sportif ont été organisés des cours de ski, de tennis, de gymnastique pour adultes et pour le troisième âge, de volley-ball, de mini-basket et dans le secteur des loisirs des cours de guitare, des excursions culturelles, des débats et des projections de diapositives. Club sportif Saint-Pierre Le club sportif a été fondé en 1968 par des «mordus» de foot- ball de Saint-Pierre. Jusqu'en 1975 l'U.S. Saint- Pierre ne participait qu'au cham- pionnat de 3º catégorie organisé par la F.I.G.C. A partir de l'année suivante la société étend son activité en créant le secteur «jeunes» et en participant aux différents championnats Poussins, Débutants, Cadets, Minimes et Under 19. La saison sportive 1981/82 s'achève avec un passage de catégorie. En effet de 1982 à 1991 l'U.S. Saint-Pierre par- ticipe aux championnats de 2º catégorie. Actuellement, la société parti- cipe au championnat de 1º ca- tégorie et, dans le secteur Jeunes, au championnat Poussins et Mini- mes. A F I N D E N E P A S O U B L I E R . . . Lo mandolì A l'ombra di cliochì lo mandolì l'at tornò fleuì! L'est lé que chor pe an fente de la rotze creì pocca et... queun effor pe ihé se zen! Mi son bosquet l'est pi rouse que la pi di meinaillon quan galoppon pe la rampa a l'eira di leçon! Portan sa tera l'est po halla di veugne... ma... ma l'est todzor le premì qu'annonche l'iforii a coti di viou cliochì! Sèn-Pièře A té, Sèn-Pièře abrí di dèri dzor de ma via heutte seumple paòle dze te dedio: dze voudrio ihé eun peinttre, pe fée de cadre de té veladzo avou leur dzèn péysadzo, dze voudrio ihé eun poète pe déclamé i quattro vèn no hèn que Sèn-Pièře l'a de dzèn, dze voudrio ihé eun éerivèn pe éerìe de livro euntcher de to hèn que y'a de dzèn d'eun ta tòo é tón tsahì mi ihé ise... ni poète, ni écrivèn dze sì rènque eun bien seumplo ignorèn fier d'ihé sémpiolèn. Silvio Champrètavy 34 35
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Rédacteurs: Pour la commune de Saint-Pierre-En-Faucigny Georges Lacrose, maire Louis Rey Marcelle Lalliard Photos: Yves Mino Pour la commune de Saint-Pierre en Vallée d'Aoste La Bibliothèque communale (Les textes sont tirés de la publication du B.R.E.L. à l'occasion du XXI° Concours Cerlogne 17-18-19 mai 1993) Impression: Imprimerie Valdôtaine - Aoste