Il Gemellaggio Tra Saint-Pierre-en-Faucigny e Saint-Pierre: Un Legame Tra Due Comuni Alpini

storia di saint-pierre in occasione jumelage 1993.pdf

Il documento è un resoconto completo che celebra e descrive l'evento di gemellaggio avvenuto tra le municipalità di Saint-Pierre-en-Faucigny (Francia, Haute-Savoie) e Saint-Pierre (Italia, Valle d'Aosta) tra il 19 marzo e il 2 aprile 1995, firmato dai rispettivi sindaci. Esso illustra in dettaglio la storia, la geografia, l'economia, le infrastrutture sociali ed educative, i castelli e le chiese di Saint-Pierre-en-Faucigny, evidenziandone lo sviluppo demografico e le trasformazioni socio-economiche. Parallelamente, il documento offre un'ampia panoramica di Saint-Pierre in Valle d'Aosta, ripercorrendo la sua storia dai primi insediamenti, descrivendone la posizione geografica, le attività economiche tradizionali e moderne, le istituzioni culturali (musei, biblioteche), le parrocchie, i castelli, le associazioni sociali e sportive. L'obiettivo del gemellaggio, radicato in affinità storiche e culturali tra le civiltà montanare, è rafforzare i legami di amicizia, pace e prosperità nel contesto dell'unità europea. Il testo si conclude con i ringraziamenti ai contributori e i dettagli sulla pubblicazione.

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Testo Originale Estratto
S A I N T - P I E R R E

Saint-Pierre-en-Faucigny
Saint-Pierre - Vallée d'Aoste

JUMELAGE
19 mars 1995 - 2 avril 1995


Testo Originale Estratto
SAINT-PIERRE
ST. PIERRE
EN FAUCIGNY
nous, Giuseppe Jocallaz
Maire de Saint-Pierre
et
Georges Lacrose
Maire de Saint-Pierre-en-Faucigny

librement élus par nos concitoyens, prenons
en ce jour l'engagement d'entretenir des liens d'amitié
entre les municipalités et les populations
de nos Communes.

Dans le cadre de l'unité européenne,
nous unirons nos efforts pour que ce jumelage
soit un succès en assurant la paix
et la prospérité de nos communes historiquement liées.

Saint-Pierre-en-Faucigny, le 19 mars 1995
Saint-Pierre, le 2 avril 1995

GIUSEPPE JOCALLAZ
Maire de Saint-Pierre

GEORGES LACROSE
Maire de Saint-Pierre-en-Faucigny

nous, Georges Lacrose
Maire de Saint-Pierre-en-Faucigny
et
Giuseppe Jocallaz
Maire de Saint-Pierre

librement élus par nos concitoyens, prenons
en ce jour l'engagement d'entretenir des liens d'amitié
entre les municipalités et les populations
de nos Communes.

Dans le cadre de l'unité européenne,
nous unirons nos efforts pour que ce jumelage
soit un succès en assurant la paix
et la prospérité de nos communes historiquement liées.

Saint-Pierre-en-Faucigny, le 19 mars 1995
Saint-Pierre, le 2 avril 1995

GIUSEPPE JOCALLAZ
Maire de Saint-Pierre

GEORGES LACROSE
Maire de Saint-Pierre-en-Faucigny
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Testo Originale Estratto
A V A N T - P R O P O S
Raconter son village, le situer pour mieux le faire connaître, concevoir des solutions à ses
problèmes, fonder des espoirs son avenir, voilà ce qui passionne chacun des élus de nos
communes respectives. Raconter son village c'est se plonger dans son histoire, c'est mettre en
évidence les faits qui l'ont marqué, les vieilles figures ridées qui ont animé ses rues, ses quartiers, ses cafés, ses
jours de joie, ses jours de peine.
Le faire connaître devient dès lors une légitime ambition teintée d'un peu d'orgueil et du senti-
ment d'appartenance à un clan. Rechercher dans un jumelage l'occasion de faire partager ses aspirations, être
réceptif à celles de son partenaire est une juste et agréable satisfaction.
Envisager l'avenir de nos cités, n'est-ce pas là également le champ toujours renouvelé de nos
rêves, et la remise en cause perpétuelle de ce qu'il y a lieu de faire pour le bien commun?
C'est dans ce contexte de projets, de réussites mais aussi de semi échecs, que Saint-Pierre en
Faucigny a grandi sous l'impulsion de ses édiles successifs. Le document qui suit, volontairement réduit se pro-
pose de donner par ses textes mais surtout ses photos une idée de son développement et de son habitat actuel.
Notre population s'est fortement accrue ces dernières années par suite d'apports extérieurs avec les consé-
quences évidentes sur le parc scolaire et les équipements divers.
Le monde agricole disparaît de plus en plus en dépit de surfaces très importantes à exploiter
pour faire place à des professions mixtes ou à des emplois de nature industrielle ou de services. Cette mutation
très rapide depuis 1945 est-elle à déplorer? Nul ne saurait le dire mais notre vieux St-Pierre tend à disparaître.
Conserver nos traditions, notre patois devient désormais souhaitable mais les efforts faits dans ce sens par
certaines de nos associations risquent de ne pas donner des résultats à la hauteur de leurs espérances. Qui
vivra verra...
En ces journées où l'amitié réciproque va lier nos deux communes il y a cependant lieu d'être
optimistes et d'exprimer ensemble le souhait d'un jumelage réussi.
Georges Lucres
Menu 6
St-Pierrcen
Faucigny
5


Testo Originale Estratto
SAINT-PIERRE-EN-FAUCIGNY
S
aint-Pierre-en-Fauci-
gny est jeune puis-
qu'elle est née le 1er janvier 1965
de la fusion de trois communes:
Saint-Pierre-de-Rumilly, Saint-Mau-
rice-de-Rumilly et Passeirier. Cel-
les-ci ne formaient déjà qu'une
seule paroisse depuis 1803 et le
regroupement administratif se
fit tout naturellement.
Saint-Pierre-en-Faucigny qui s'é-
tend sur 1491 ha est avant tout
une grande plaine sur la rive
gauche de l'Arve entre Bonneville
à l'Est et les Communes d'A-
renthon et d'Amancy à l'Ouest
avant de s'élever vers Saint-
Laurent et Petit-Bornand. Étagée
de 450 mètres au bord de l'Arve
à quelques 1300 mètres en direc-
tion de la Pointe d'Andey, cette
commune présente plusieurs
variantes de la végétation alpine.
Là, dans cette plaine, nous
6
nous trouvons en plein cœur du
département de la Haute-Savoie
et grâce à l'autoroute blanche,
munie même, nous sommes aux
portes de l'Italie et de la Suisse:
le Tunnel du Mont-Blanc est
atteint en moins d'une heure et
Genève en vingt minutes.
Saint-Pierre-en-Faucigny béné-
ficie également de la route con-
duisant aux stations de sports
d'hiver de Grand-Bornand et La
Clusaz que l'on peut rejoindre en
trente minutes.
Saint-Pierre-en-Faucigny, qui a
gardé son caractère propre mal-
gré la proximité des deux centres
administratifs que sont Bonneville
(la Sous-Préfecture) et La Roche-
sur-Foron (le Chef-Lieu de Canton)
est en constante expansion démo-
graphique.
1968
2468 hab.
1975
2727 hab.
1982
3111 hab.
1990
3833 hab.
1995
4300 hab.
environ

SAINT-PIERRE-EN-FAUCIGNY
Plan de la Commune
A
B
D
E
F
G
① Ecole maternelle
② Maison de retraite MAPAD
③ Ecole primaire Chef lieu
④ Mairie
⑤ Bibliothèque
⑥ Cimetière
⑦ Eglise
⑧ Ecole Saint-Maurice
⑨ Caserne des Pompiers
⑩ La Poste
⑪ Club 3ème âge "Chez nous"
⑫ Distributeur bancaire
⑬ Gare SNCF
⑭ Stade
⑮ Tennis
⑯ Ecole de Passeirier
⑰ P.A.E. des Jourdies
⑱ Ecole de Toisinges
⑲ Zone Artisana e
⑳ Chapelle des Evaux

GENÈVE
ANNECY
AUTOROUTE
ARENTHON
ROUTE
BLANCHE
ROUTE
A
P.A.E. DES
JOURDIES
ROUTE
B
BLANSIN
ROUTE
AVENUE
ROUTE
C
R.N. 203
CLUSES
ROUTE
ROUTE
D
AVENUE
DU MONT BLANC
TUNNEL DU MONT BLANC
AVENUE
DU MONT BLANC
ROUTE
2
ARENTHON
FERNOLLEY
LA
SERTHAZ
ROUTE
ROUTE
PASSEIRIER
RO
ROUTE
MON
BORNHA
LES
CROISETS
ROUTE
3
ROUTE
SAINT
ROUTE
LAURENT
B
BONNEVILLE
E
D.12
ROUTE
NORD
ROUTE
BONNEVILLE
C
SAINT-GERVAIS
LE FAYET
LE MONT
BORNETTE
ZONE
ARTISANALE
B.12
MAGES
LES TATTES
CHEF
LIEU
LE PONT
RUE
4
ROUTE
ROUTE
AN
AMANCY
ANNECY
Paris
Lyon
Marseille
5
Crédit photo M. GUILLEMIN. Impression "La Sève" 1. 50.07.24.79. 09/92. Reproduction interdite.
7
D.12
LA BORNE
LA CLUSAZ
DELAIRAZ
PRELAZ
PETIT
BORNAND


Testo Originale Estratto
L'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE
L'Industrie
Comme dans l'ensemble de la vallée de l'Arve, l'industrie Saint-Pierroise est dominée par le décolletage. Ce mot vient de l'opération d'usinage qui consis- tait à dégager un collet sur une pièce issue d'une barre. Au- jourd'hui, il désigne toujours une technique d'usinage mais égale- ment une industrie.
Celle-ci est constituée d'entre- prises qui effectuent des opéra- tions consistant à fabriquer des pièces métalliques ou non. Cette industrie travaille en direction d'une clientèle variée comme le montre le tableau ci-après.
AEROSPATIALE AVIATION
INDUSTRIE ELECTRIQUE
INDUSTRIE NUCLEAIRE
AMEUBLEMENT EQUIPEMENT MENAGER
MACHINE OUTIL
AUTOMOBILE CYCLE
DECOLLETAGE
MACHINISME AGRICOLE
CHEMIN DE FER
MATERIEL CHIRURGICAL
CONSTRUCTION MARITIME
APAREILLAGE METROLOGIQUE
EQUIPEMENT DE BUREAU
TELECOMMUNICATIONS
TELEVISION RADIO PHOTO...
Cette activité est née de l'in- dustrie horlogère implantée dans la vallée de l'Arve au 18ème siècle.
À la fin du 19ème siècle, des entre- prises spécialisées dans l'horloge- rie commencent à travailler pour d'autres branches. L'évolution est accélérée par la première guerre mondiale pour participer à l'effort d'armement. C'est le début du grand essor du décolletage qui depuis n'a cessé d'élargir l'éven- tail de ses productions.
Les premiers ateliers de Saint-

L'Agriculture
Tournée presque exclusive- ment vers l'élevage des bovins (lait et viande), l'agriculture a vu diminuer le nombre d'exploitants malgré le souci de la commune pour conserver une importante étendue des terres cultivables.

Le Commerce
Saint-Pierre-en-Faucigny a voulu préserver ses petits commerces de proximité et n'accueille pas de grandes surfaces de distribution. On trouve, entre autres, des ma- gasins d'alimentation, d'électro- ménager, de chaussures, de brico- lage, de fleurs, un photographe, deux pharmacies, des cafés, des hôtels, des restaurants...
Cinq médecins sont installés dans la commune.
N'oublions pas le marché hebdomadaire du samedi matin (place de l'Eglise), ni la foire annuelle qui a lieu le 2ème samedi d'avril, sur la place des Arcades pour les marchands forains, et sur celle de la Gare pour les bestiaux.

Pierre-en-Faucigny sont dispersés dans la commune et plusieurs continuent à fonctionner après s'être développés.
Un parc d'activité économique (P.A.E.) créé en 1984 s'est étoffé au fil des années et regroupe des industries diverses (décolletage, machines-outils, agro-alimentai- re), des commerces, des bureaux, un hôtel...
Il existe également une zone réservée aux artisans dans laquelle on retrouve quelques- unes des activités du P.A.E. mais à une échelle moindre. La com- mune compte par ailleurs d'au- tres industries importantes: bâti- ments et travaux publics, bois, minoteries, agro-alimentaires...


Testo Originale Estratto
L E S E C O L E S
Cinq écoles publiques accueillent les élèves de 3 à 11 ans. Ils étaient au nombre de 545 à la rentrée 1994.
Ecole de Saint-Maurice                     4 classes - 105 élèves
Ecole primaire du Chef-Lieu             4 classes - 105 élèves
Ecole de Passeirier                          2 classes - 46 élèves
Ecole maternelle du Chef-Lieu           5 classes - 135 élèves
Ecole primaire de Teisinges              4 classes
Ecole maternelle de Teisinges            2 classes         154 élèves
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L E S A S S O C I A T I O N S
A vocation sportive ou culturelle pour la plupart, on en dénombre plus de trente. Le complexe sportif est le lieu de rencontre pour la majorité d'entre elles.
«Chez Nous» est un autre lieu de rencontre réservé à nos retraités regroupés au sein de l'association «Plaisir de vivre».
Le complexe sportif
Depuis 1992, une MAPAD (Maison d'Accueil pour Personnes Agées Dépendantes) met à disposition quarante lits et également six studios indépendants.
Nous accorderons une mention spéciale aux Sapeurs-Pompiers bénévoles, fidèles à leur devise «Courage et dévouement», ainsi qu'à l'Harmonie Municipale qui fait preuve de ses talents lors de diverses manifestations ou animations de la commune.
La Maison d'Accueil
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Testo Originale Estratto
SAINT-PIERRE-EN-FAUCIGNY
Un peu d'histoire
Nous avons dit au début de cette présentation que Saint-Pier-re-en-Faucigny était une commu-ne jeune, mais elle a cependant un passé chargé d'histoire. L'ap-pellation «en Faucigny» date du regroupement des trois commu-nes (St. Pierre - St. Maurice - Pas-seirier), qui appartenaient jusqu'en 1749, en grande partie, au Genevois. Le centre admini-stratif était, au moyen-âge, le hameau de Rumilly-sous-Cornillon fondé par un romain Romillius.
La position stratégique aux confins du Genevois et du Fauci-gny était alors importante. Un premier château fut édifié et per-mettait de contrôler les passages vers le Petit-Bornand. Il était le lieu de résidence du «mande-ment» de l'époque qui récoltait les impôts et assurait la protec-tion de la population. Au moment de l'annexion à la France, en 1860, St. Pierre et St. Maurice votèrent «OUI» au rattachement mais en zone, alors que Passei-rier donnait ses voix au Comité de Genève. Appellée «la belle
commune» sous la révolution, St. Pierre traversa les siècles en restant un village qui offre la dou-ceur de l'avant-pays et les monta-gnes escarpées des préalpes cal-caires couvertes de forêts. Les trois importants châteaux cons-truits sur son territoire sont les témoins de son passé.
Le château de Rumilly-Sous-Cornillon
Plus connu sous le nom du château d'Arcine. Il est situé à flanc de colline, cité pour la pre-mière fois de son histoire en 1210 constituant la dot de Béa-trice de Genève lors de son mariage avec Thomas I comte de Savoie. Le nom d'Arcine vient de l'union de Eugénie Françoise fille du marquis Planchamp de Cluses avec le colonel Jean-François Collomb d'Arcine originaire d'Arbusigny. La partie la plus ancienne est une grosse tour carrée à 3 étages élevée avec un énorme corps de bâtiment et une aile avancée au nord-est. Ce château est actuellement habité par ses propriétaires.
Château de Rumilly-Sous-Cornillon
Le château de Chuet
C'est un vaste bâtiment, d'ar-chitecture simple mais imposante en trois parties distinctes. Au midi une habitation carrée à 2 étages du XIIIe siècle, avec d'épaisses murailles et de beaux apparte-ments spacieux. Au nord, un corps de logis d'un étage de construction plus récente moitié du XIXe siècle. A l'intersection un donjon carré très ancien de 4 étages. Au milieu du XIIIe siècle un certain Guillaume de Chuet ou Chuit cousin et vassal du dernier sire du Faucigny laissa son nom à ce magnifique château qui est actuellement incorporé dans les bâtiments d'une scierie-parquette-rie appartenant à la famille Lal-liard.
Le château de Cohendier
Il s'agirait d'une ancienne mai-son forte appelée «les Tattes», acquise par une famille de notai-res qui lui a donné son nom. En 1367 on distinguait l'ancienne maison et la «Grande maison neuve». Ce château d'architecture élégante se compose d'un grand bâtiment carré, orienté de l'ouest
à l'est de 2 étages, flanqué de 2 tours rondes et d'une tour hexago-nale couronnée de créneaux sur lesquels repose un toit conique. Le château de Cohendier est entouré d'un magnifique parc, planté d'ar-bres séculaires, avec un étang et bordé par le torrent du Borne. Il fut pendant plusieurs années une maison de repos très recherchée. Ses propriétaires actuels sont les enfants de Mr Joseph METRAL, minotier.
Château de Chuet
Château de Cohendier
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Testo Originale Estratto
L A PAROISSE
es trois communes qui
ont fusionné en 1965
avaient autrefois chacune son
église et formaient trois paroisses
distinctes. Les archives nous
apprennent par exemple qu'en
1783 la paroisse de St. Pierre
comptait 543 habitants, celle de
St. Maurice 258 et celle de Pas-
seirier 204.

La première église de St. Pier-
re se construisit à Bornette, là où
la route du Borne rejoignait celle
venant de La Roche par Passei-
rier.

L'église actuelle fut édifiée en
1745 et refaite en 1840 dans un
style néo-classique sarde. Son
clocher carré, bien particulier,
date de 1899.

L'église de St. Maurice était
située à une centaine de mètres
de celle de St. Pierre. Après la
suppression de la paroisse, la
municipalité la vendit, avec le
cimetière qui la jouxtait, à un
particulier qui construisit une villa
sur les ruines.

Quant à l'église de Passeirier,
patronnée par St. Antoine, elle
était située sur la place du villa-
ge. Pendant la Révolution, St.
Pierre porta le nom de «belle
commune» et St. Maurice s'appe-
la la «By».

Les trois paroisses n'en feront
plus qu'une après la Révolution.

On peut également remarquer
sur le territoire de la commune
plusieurs chapelles ou oratoires.
Notons en particulier la Chapelle
des Evaux qui remonte au moyen-
âge et qui a été reconstruite en
1867.

Un pèlerinage y a lieu chaque
année le dimanche qui suit le 15
août.
L'ADMINISTRATION DE LA COMMUNE

La Mairie

Edifiée en 1901, elle regrou-
pait sous le même toit, comme
cela était courant dans de nom-
breuses communes rurales, les
écoles de filles et de garçons.
Suite à la croissance de la com-
mune, elle a dû s'agrandir en uti-
lisant d'abord les classes trans-
férées dans d'autres bâtiments.
Puis, cet espace devenant insuffi-
sant, une nouvelle construction a
été nécessaire et cette extension
est opérationnelle depuis 1994.

La commune est administrée
par un Conseil Municipal de 23
membres élus (27 après les élec-
tions de Juin 1995) avec à sa
tête un maire assisté de six (plu-
sieurs) adjoints. Elle a un budget
propre alimenté par les impôts
locaux que sont la taxe d'habita-
tion, les taxes sur le foncier bâti
et le foncier non bâti et la taxe
professionnelle. L'ensemble de
ces ressources votées par le Con-
seil Municipal s'élève à environ 9
millions de francs pour un budget
de fonctionnement total de 15
millions de francs (moyenne de
1990 à 1994).

La plus grande partie des tra-
vaux et réalisations (écoles,
installations sportives, station d'é-
puration, alimentation en eau,
travaux d'urbanisme, voirie com-
munale...) font l'objet de subven-
tions départementales dont le
montant est fixé par comparaison
avec les ressources propres de
chacune des communes, en géné-
ral 20% du montant du projet.

Par ailleurs, la commune de
Saint-Pierre-en-Faucigny fait partie
du Sivom (Syndicat Intercommu-
nal à Vocation Multiple) du Pays
Rochois qui regroupe neuf com-
munes, soit environ 18000 habi-
tants. La mission générale du
Sivom consiste à prendre en char-
ge les services et prestations que
ne peuvent supporter les commu-
nes par manque de moyens et de
personnel technique. Il s'agit de
travaux publics, de la collecte
et du traitement des ordures mé-
nagères, de l'assainissement (col-
lecteur de transport et station d'é-
puration), de la construction et de
la gestion de plusieurs écoles ma-
ternelles intercommunales, de tra-
vaux d'intérêt général couvrant le
territoire de plusieurs communes.

Conclusion

Cette présentation, bien évidement incomplète de Saint-Pierre-en-Faucigny,
permettra au lecteur, nous l'espérons, de mieux connaître les différentes facettes de cette
commune à laquelle nous souhaitons de poursuivre son expansion dans l'harmonie afin que
chacun de ses habitants trouve du plaisir à y vivre.
1-1


Testo Originale Estratto
P E F O R E R F L O I N U T R O N P A T O U E
Nous terminons par un texte en patois savoyard qui était autrefois parlé couramment par la population et qui
est très proche du patois valdôtain.
— «Mon patouë, d'yô vin-te?
(d'où viens-tu)
— «Oh! D'se bin vio. Ya plè
d'dou mille ans qué d'ai sarvi à
vtrou z'anciens, pè s'cognètre, pè
s'amo, pè s'aidi, pè ploro, pè
prèyi, pè shanto et tra vayi.
Journaux, radio, télévijon, y'a po
bin longtemps qu'on a tot san;
Pè communiquo, on parlove tot
simplement.
Et on parlove quê? Bin, l'patouë!
— «Ouè, y'est preu tè le permi
"dé media". Dian ntra Savouë,
t'o vite fait bon mènojhe avouë
l'français, pouë l'italien. Noz
otres, lou savoyos, on povè s'dire
"trilingues".
Pouè, on s'comprègnive avouë
nou vzins, pimontais, valdôtains,
valaisans è vaudouë; leu patouë
y'est l'frore du nutre.
Pendant longtemps, t'é résto
maître d'la situachon. Y est tè
qu'on causove partot.
— Mon patouë t'è qu'té dèvegnio?
(Qu'es-tu devenu?)
Portant, ptiou à ptiou, on t'a
adio, on z'u vargogna d'tê.
Apré l'annec-chon, l'écula, lou
régents, l'administrachon t'an fait
la guerre. Fallé parlo pouantu, lé
potes en cu d'polaille, man lou
français d'Paris. On a po chu
d'résto fidêles.
— Portant, mon patouë, on drait
qu'té rbiole? (Que tu reprends
vie)
Na dovan-na d'bandes vulan tè
rèpto à la mouda. Leu
fédéruchon, qu's'appale,
justament "lou rbiolons", fo dé
véyas patouë yô tot l'monde core.
I fo partot l'plan. Disques, livres,
dic-chionnares patouë s'vendan
man dè ptiou pans. On est tot
hireux d'écouto, dè lire, et pèquê
po dè rpartiou patouë.
— Faut crère, mon patouë qu'tè
no fassivo fauta? (faisait besoin)
U mètan dè sti monde qu'pète dè
tô lou coutés, on vu rtrevo ntré
racines, et, la langa, dè totes lé
racines, y'est slatiè qu's'enfonce
y pè profond, qu'noz appeurte
tota la sagesse du temps passo
avouë sou contyès, ses histouères,
sou proverbes et sou dictons.
— Alô, mon vio patouë, prends
corojhe! (prends courage!)
Man l'maréshau avouë son
sofflet, on va ranimo l'fouâ, en
sofflant su lé brosês. Dinse, sleu
d'apré no porran t'entendrè,
t'apprendrè et t'amo.
Po la pan -na d'gogni l'monde,
s'on losse mori nutron patouë,
l'ame dè ntra Savouë.
La Marcelle d'San-Mri
16
A V A N T - P R O P O S
tre seul, ce n'est pas être heureux et l'homme ne s'accomplit véritablement san relations, rencon-
tres avec d'autres, en un mot sans amitié.
Il est bien connu que les Valdôtains, dont le caractère a été façonné par les dures réalités mon-
tagnardes, n'accordent pas facilement leur amitié, mais une fois donnée, elle est solide et sans arrière-pensées.
C'est certainement dans notre histoire qu'il faut en chercher les racines. Depuis 1860 nous
appartenons à deux pays différents, cependant durant cinq siècles nos destins, par delà les montagnes, ont
étés liés sous le même drapeau. C'est un élément très fort de notre culture commune à laquelle nous vous
savons, chers amis savoyards, très sensibles, la meilleure illustration de ce passé commun se manifeste dans la
langue française que nos enfants apprennent dès la maternelle.
C'est aussi dans les caractéristiques géographiques si proches de nos deux territoires que se
trouvent les fondements de nos civilisations montagnardes basées sur l'agriculture. Civilisations qui ont progres-
sivement et simultanément évolué, pour vous comme pour nous, vers l'artisanat, l'industrie et le tourisme.
Le jumelage de nos deux communes, dans une Europe toujours plus grande, est certainement le
moyen idéal pour des petits peuples, de tisser des liens à l'échelle humaine, par delà les frontières politiques
qui nous ont si longtemps séparés. Nous devons retrouver ces traditions et cette manière d'être qui pendant des
siècles nous a unis.
Nous espérons, par ce jumelage, intensifier les rapports dans les domaines sociaux, culturels,
sportifs et touristiques.
Se découvrir mutuellement avec respect et attention, voilà le but de ce jumelage qui, nous l'espé-
rons, créera des liens d'amitié durables entre nos deux communes.
Giuseppe Jacollaz
Maire de
St-Pierre
17


Testo Originale Estratto
S A I N T - P I E R R E
C' est vers 3000 av.
J.-C. que nos ancêtres (pouvons-
nous les appeler ainsi?) s'établi-
rent sur la petite colline du Chate-
ler, tout à côté des actuels bâti-
ments des Ecoles Primaires et de
la Maison Communale, dans celui
qui est considéré comme le plus
ancien village de la Vallée.
Sa position a bien les caracté-
ristiques des sites préhistoriques:
en effet il domine d'en haut le ter-
ritoire environnant et communi-
que avec d'autres endroits straté-
giquement importants, voire Ville-
neuve et Saint-Nicolas. Mais il
n'a pas fait l'objet de fouilles
archéologiques et on ne possède
de cette période que des frag-
ments modestes.
Par contre, la voie de commu-
nication préromaine connue
comme «Route des Salasses», qui
reliait le territoire de Gignod (et,
donc, de la Vallée du Grand-
Saint-Bernard) avec la haute val-
lée, avait une renommée bien
plus étendue. Il existe de nos
jours une route, qui, aménagée il
y a bien une trentaine d'années à
travers la colline d'Aoste et de
Sarre, mène à Homené, Verro-
gnes, Meod - hameaux de notre
commune - et se poursuit vers
Avise (et, jadis, le Valdigne). Ce
parcours se développe à une alti-
tude de 1200 à 1600 mètres,
dans la haute colline, autrefois
très peuplée. La présence humai-
ne à ces altitudes est d'ailleurs
témoignée par la découverte de
restes archéologiques lors de la
construction d'un garage à Vetran
- dessus, à une altitude de 1800
mètres. On pense à une exploita-
tion de ressources minières
(argent et plomb?) de l'endroit,
car on a trouvé des débris en ce
sens. Il est possible qu'il s'agisse
d'usages liés à la transhumance,
pratiquée à l'époque préhistori-
que et romaine.
En revanche, le Moyen Age est
incontestablement plus riche en
vestiges, chez nous: la présence
de deux châteaux, grâce auxquels
Saint-Pierre est bien connu, nous
témoigne la présence de deux Sei-
gneurs, c'est-à-dire de Sancto
Petro et de Sarriod de La Tour.
Issus des descendants de
Marc de Bard, qui s'établit au vil-
lage de Sar(r)iod (actuellement
hameau de Saint-Nicolas) d'où le
nom de la famille - et qui reçut
du Comte Aymon de Savoie,
entre autres, la partie basse de
Saint-Pierre - côté Ouest et bourg
- les Sarriod se partagèrent, au
début du XVe siècle, en Sarriod
d'Introd et Sarriod de La Tour.
Ceux-ci héritèrent aussi du châ-
teau à pic sur la Doire, qui devint
leur demeure. La famille exerça
le pouvoir sur la communauté de
Saint-Pierre La Tour, qui avait,
elle aussi, un syndic et une admi-
nistration indépendante, comme
celle de Saint-Pierre de Chatel-
Argent. La famille Sarriod de La
Tour s'éteint définitivement - dans
sa branche cadette - en 1914.
Quant aux Sancto Petro,
famille noble locale, leur juridic-
tion se composait de la partie
supérieure au Nord de la grande
route - colline et hameaux - qui
constituait la susdite communauté
de Saint-Pierre de Chatel-Argent
administrée de façon analogue à
celle de La Tour. A cause des
rivalités entre les nobles locaux,
le comte Aymon de Savoie limita
en 1436 la juridiction des Sancto
Petro, juridiction d'ailleurs par-
tagée avec la famille locale Gon-
tran, qui s'éteint à la fin du XV°
siècle.
Peu après, ce fut le tour des
Sancto Petro, auxquels succédé-
rent les Vuillet d'abord, les Ron-
cadra ensuite, les Blondrats et les
Carpenetto enfin. Démembrée, la
baronnie passa enfin à Emma-
nuel Bollati, le dernier «grand»
seigneur de Saint-Pierre. Tou-
tefois les deux communautés
susnommées s'unirent à la fin du
XVIIIe siècle et constituèrent une
commune, indépendamment des
destins des familles nobles, qui
malgré tout ont influencé la vie
des Sémpiolèn.
En effet, c'est dans une extrê-
me pauvreté que vécurent nos
ancêtres, «condamnés à payer
de lourds impôts, malgré leur indi-
gence. Pour ces motifs l'émigra-
tion fut très répandue au siècle
passé et jusqu'à la période fascis-
te; elle demeura, bien que réduite,
quelques décennies encore, puis
laissa la place au phénomène
inverse: l'immigration.
Pendant la dictature, Saint-
Pierre fut réuni, en octobre 1928,
à Villeneuve et aux communes
limitrophes avec qui il constitua
la commune de Villanova Baltea.
A la chute du régime fasciste
Saint-Pierre retrouva son identité
et... se transforma pour devenir
ce qu'il est aujourd'hui.
18 19


Testo Originale Estratto
LA POSITION GEOGRAPHIQUE ET LE TERRITOIRE
S
aint-Pierre est un
pays de l'adret, s'al-
longeant sur la gauche de la
Doire Baltée, qui marque ses con-
fins méridionaux et le sépare
d'Aymavilles. Les autres commu-
nes limitrophes sont Sarre,
Gignod et Saint-Rhémy (Nord et
Est), Avise, Saint-Nicolas et Ville-
neuve (Nord et Ouest).

Le territoire, exposé au Sud et
donc favorisé par la limpidité de
l'air, a de faibles précipitations et
ses bassins n'alimentent que des
cours d'eau «maigres». On le
peut partager en plaine, colline
(basse et haute) et montagne.
La plaine, soit le fond de la
vallée centrale, est constituée de
matériaux détritiques dont le front
aboutit au lit de la Doire. La plai-
ne, à 731 m, accueille le chef-
lieu, que nous appelons «bourg»,
où sont implantées les plus impor-
tantes activités industrielles et
commerciales du territoire. Celui-
ci a subi des transformations tout
au long des siècles.
La partie la plus ancienne
longe l'actuelle rue E. Chanoux,
qui était la voie de communica-
tion la plus importante et reliait
Saint-Pierre à Aoste et à la haute
vallée jusqu'en 1863. En se
déplaçant, le bourg s'agrandit
vers l'actuelle rue de la Liberté et,
successivement, à partir des
années soixante de notre siècle
se développa le long de la route
express du Mont-Blanc: une nou-
velle agglomération qui constitue
la rue C. Gex, située presque à
la limite de la colline.
Dans la partie basse de celle-
ci se trouvent les villages les plus
peuplés où sont pratiquées (bien
que souvent à temps partiel) les
activités agricoles; ces dernières
années, même dans la basse colli-
ne les résidences se sont multi-
pliées et les villages se sont
agrandis, surtout autour des pôles
Bussan-Lacroix-Etavel et Ordines.
Entre 850 et 1750 m environ
se situe la «haute colline», très
peuplée jadis et presque aban-
donnée jusqu'à nos jours, où l'on
assiste, grâce au tourisme, à une
faible inversion de tendance. Dès
1750 m, voici la montagne
exploitée comme domaine de
pâturages et skiable.
Les alpages les plus re-
nommés sont ceux de Verdujoan
(2100 m), Châtelanaz (1862 m),
Thoules (1932 m), Pesse (2007
m), Grandes Arpilles (2120 m).

Les hameaux et leur altitude
Alleysin 815
Praximond 775
Bussan dessous 750
Rossan 1325
Bussan dessous 700
Rumiod dessous 1200
Bussan du milieu 725
Rumiod dessus 1250
Bercher 850
Rumiod de Lé 1250
Bressan 1075
La Charrère 825
Bosses 830
Vereytaz 750
Champrétavy 925
Vergnod 780
Caillet 900
Vernes 850
Chantel 1200
Tâche 700
Combaz 725
Vetan dessous 1675
Jacquemin 1750
Vetan dessus 1750
Jonin 800
Vetan Villette 1775
La Croix 800
Roserettaz 815
La Grange 700
La Rosière 800
Breyas 850
Méod dessous 1450
Bachod 850
Méod dessus 1525
Château Feuillet 675
Verrogne 1600
Cognein 675
Chevreyron 650
Preille 625
Luboz 875
Pelon 800
Homené dessous 1450
Etavel 800
Homené dessus 1475
Ordines 700
Perchût 975
La Pièce 700
Charrion 675
Pommier 700
Séez 650
Praulín 900
Prieuré 650
20
21
La superficie communale est
de 2625 hectares, dont la lar-
geur (Est-Ouest) est d'environ 3
kilomètres et la longueur (Nord-
Sud) est de neuf kilomètres,
depuis les monts (notamment Ver-
tosan 2822 m et Fallère 3059 m)
jusqu'au cours de la Doire; la
différence de niveau atteint près
de 2440 mètres.


Testo Originale Estratto
L A P A R O I S S E
La paroisse
Bien que sa création ne soit
pas datée avec précision, on sait
que la Paroisse existait bien
avant l'an 1000 (Durand la fait
remonter au 9ª siècle).
Les premiers documents écrits
datant de la moitié du 12º siècle,
indiquent que la paroisse de
Saint-Pierre en Châtel-Argent fut
accordée au Chapitre de Saint-
Ours. Cette concession, toutefois,
n'était pas totale: aussi l'évêque
d'Aoste obtient-il du pape
Alexandre II en 1176, une bulle
déclarant que la paroisse de
Saint-Pierre dépend de l'évêque.
En 1515, les seigneurs de Saint-
Pierre obtinrent du pape Léon X le
droit de patronat sur la paroisse,
droit qu'ils exercèrent jusqu'à la
nomination du curé Roux en 1833;
son successeur, Artaz, fut nommé
directement par l'évêque en 1854
et depuis lors le droit de patronat ne
fut plus exercé.
Si la communauté de Saint-
Pierre fut pendant des siècles divi-
sée en deux parties, avec des juri-
dictions différentes, la paroisse
quant à elle fut toujours unique.
C'est ce qu'indique Vignet des
Étoles en 1788: «Saint-Pierre se
compose d'une paroisse, mais
elle est sagement divisée en deux
communautés, la côté supérieure
de la rue sur la grande route avec
différents hameaux forment l'ad-
ministration de Saint-Pierre Châtel
Argent et l'autre moitié inférieure
au long du bourg avec d'autres
hameaux s'appellent la commu-
nauté de Saint-Pierre la Tour».
L'église paroissiale
L'église actuelle de Saint-Pier-
re a été entièrement construite en
1871-72 et consacrée par l'évêque
que, Mgr Duc, le 19 décembre
1872. Le plancher couvre les
vestiges des fondations d'églises
précédentes: un édifice sacré
antérieur à l'an mille et ses
agrandissements qui se sont
succédé en 1371, en 1452 sous
le curé Boniface Valberto (consacré
par l'évêque Antoine de Prez le
onze novembre 1452) et en 1547.
On doit encore aux frères
Artari la décoration du maître-
autel en marbre blanc représen-
tant la dernière Cène, les
évangélistes et des saints valdô-
tains.
Le maître-autel est surmonté
d'une belle toile peinte par le
Stornone en 1889; on y distin-
gue Notre Seigneur remettant la
bergerie à Saint-Pierre. Le grand
cadre est une œuvre du sculpteur
Comolleti. L'église abrite une
chaire en noyer (18º s.) d'un
intérêt historique et artistique
remarquable: ses panneaux
gravés évoquent la vie de saint
S S E
Pierre et sa balustrade chan-
tournée présente de grandes
feuilles et des médaillons figurant
des saints.
Entre l'église et le château,
s'élance le superbe campanile du
12º s.: c'est une tour carrée en
pierre crépie percée de bas en
haut de meurtrières, et d'ouvertu-
res à une, deux et jusqu'à trois
baies au logis des cloches. La flè-
che est en forme de pyramide
cassée. A l'extérieur, les diffé-
rents étages sont séparés par des
frises en arceau.
Parmi les objets sacrés de
grande valeur que l'église recèle,
signalons une croix procession-
nelle du 14º siècle en cuivre
argenté, une croix en feuilles
d'argent du 15º siècle et un reli-
quaire en argent du 16º siècle en
forme de coffret.
Prieuré de
Saint-Jacquême
En 1145, l'évêque de Taren-
taise, saint Pierre, attribue à
l'Hospice du Petit-Saint-Bernard,
la petite église Saint-Jacques en
Saint-Pierre avec un bâtiment
annexe et les terrains afférents.
Le Prieur du Petit-Saint-Bernard
(d'où le nom de Prieuré «descen-
dait») souvent y passer l'hiver et y
présidait les assemblées capitulai-
res des religieux du Col.
En 1466, l'Hospice du Petit-
Saint-Bernard, avec ses dépen-
dances, passe aux chanoines du
Grand-Saint-Bernard. Le 22
février 1676, un effroyable incen-
die devait détruire la quasi tota-
lité du Prieuré qui fut reconstruit
grâce à l'empressement du
prévôt du Grand-Saint-Bernard,
Jean-Pierre Persod en 1701-
1703. Il ne subsiste de l'ancien
bâtiment que la tour centrale.
En 1752, la congrégation du
Grand-Saint-Bernard fut privée de
tous les biens qu'elle possédait
dans les États de Savoie et le
prieuré de Saint-Jacquême fut
attribué à l'ordre Mauricien. En
1857, l'évêque d'Aoste, Mgr
Jourdain, se porte acquéreur du
Prieuré qu'il destine au logement
des Missionnaires diocésains;
c'est à partir de 1860 que Mgr
Jourdain le fait transformer en
maison de repos à l'intention des
prêtres «en retraite». Modernisé
et agrandi en 1959-1960, le
Prieuré est également devenu une
maison d'étude et d'exercices spi-
rituels.
La belle église octogonale du
Prieuré fut rebâtie après l'incen-
die entre 1698 et 1700. Elle se
distingue par son petit porche à
l'entrée et une tour clocher aux
ouvertures à deux baies et une
flèche en forme de pyramide. A
l'intérieur, elle abrite un autel en
marbre noir décoré de motifs en
marbre blanc et au centre une
toile peinte figurant la sainte Vier-
ge, saint Bernard, saint Pierre et
saint Jacques de Tarentaise.
23


Testo Originale Estratto
L E S
C
H
A
T
E
A
U
X
S
A
I
N
T
-
P
I
E
R
R
E
Château de
Saint-Pierre en
Chatel Argent
Saint-Pierre, la «riviera» des
Alpes, se présente à ses visiteurs
ou tout simplement aux passants
avec ses magnifiques châteaux
féodaux. Celui de «Sancto Petro»
en Chatel Argent, perché sur un
rocher qui surplombe la plaine et
la colline du pays est particulière-
ment séduisant. Il ne fut d'abord
qu'une tour d'observation déjà
au temps des Romains.
Après les XIe et XIIIe siècles,
lorsque furent bâties les deux
tours, encore existantes, les amé-
liorations se sont succédé lente-
ment jusqu'à la fin de 1600
quand le château devient la
somptueuse «maison de vacan-
ces» des Roncas. Mais le moment
le plus révolutionnaire de l'archi-
tecture extérieure se produit
vers 1880 lorsque M. Bollati,
baron de Saint-Pierre,
confie à l'architecte Boggio de
Turin, l'entreprise de modifier la
structure du manoir qui s'enrichit
des quatre tourelles telles qu'on
les voit aujourd'hui.
Après de nombreux passages
de propriété le château parvint à
la commune de Saint-Pierre. A
présent il abrite le Musée des
sciences naturelles.
Château Sarriod
de La Tour
A l'Ouest du bourg, dans la
plaine, se dresse la demeure des
Sarriod de La Tour. Conforme,
comme construction, au style
médiéval, ce manoir a grandi à
travers le temps, en complétant
une vieille tour. Cependant c'est
au cours du XVe siècle qu'il prend
l'aspect actuel, avec les murs
d'enceinte, la chapelle, la lice.
Le manoir ayant été habité
jusqu'en 1922 par la famille Sar-
riod, l'intérieur est bien conservé.
La structure médiévale est
respectée et les locaux se présen-
tent en bon état: la chapelle avec
ses peintures de 1470 environ, et
le salon baronal, dont le plafond
est formé de 171 caissons en
bois sculpté, sont remarquables.
Château Feuillet
Le château Feuillet, au cou-
chant de la Bourgade, a été com-
plètement restauré vers 1915. Il
ne subsiste de l'ancienne bâtisse
que la tour carrée et des pans de
murailles épaisses deux mètres.
On pense que le château était la
maison familiale des Barons Ger-
bore.
Il appartient, actuellement, à
des particuliers.
La population
Le recensement de 1991 nous
apprend que la population
actuelle de notre commune est de
2221 habitants. Si l'on rapporte
ce chiffre au passé, lointain ou
récent, on constate que l'accrois-
sement est fort et qu'il date de
ces dernières décennies. En effet
jamais on n'a assisté à des varia-
tions marquées et dans un délai
court.
Quels sont les motifs qui ont
provoqué cet essor démographi-
que? D'abord la position même de
Saint-Pierre, qui se trouve à quel-
ques kilomètres d'Aoste (7), que
l'on peut rejoindre en très peu de
temps, en toutes saisons. De plus le
soleil et l'air... pur ne manquent
point chez nous et font de notre
patelin un endroit agréable.
L'école
Circonscription scolaire école
maternelle: 63 élèves, 5 instituti-
ces.
Circonscription scolaire école
élémentaire:
classe de 1ère A
15 élèves
classe de 1ère B
14 élèves
classe de 4ème A
13 élèves
classe de 4ème B
13 élèves
classe de 5ème A
13 élèves
classe de 5ème B
11 élèves
13 instituteurs de classe et 3 insti-
tuteurs pour élèves en difficulté


Testo Originale Estratto
S
A
I
N
T
P
I
E
R
R
E
La viticulture
On entend souvent affirmer
que la culture de la vigne en Val-
lée d'Aoste est difficile, qu'elle ne
réussit qu'à force de beaucoup
de soins, et qu'elle ne parvient
pas à donner des produits
rémunérateurs. Pourtant, si nos
ancêtres ont assuré un grand
essor à ce genre de culture, le
motif principal consiste dans le
fait que le produit de ces vigno-
bles est de très bonne qualité,
grâce à un climat et à un sol
appropriés.
Sur le territoire de la commu-
ne de Saint-Pierre la viticulture a
joué, dans le temps, un rôle de
premier ordre: après l'élevage du
bétail, c'était une des ressources
pour la survie des campagnards.
Dans les années 1969-1970
des Associations de viticulteurs se
sont constituées en Vallée et l'As-
sociation de Saint-Pierre date du
mois de février 1970 avec 35
adhérents. Le nombre des socié-
taires ne cessa de croître dans les
années suivantes et atteignit le
nombre de 70 quand, avec la
collaboration des Associations de
Sarre et de Villeneuve, à tour de
rôle, furent organisées les fêtes
des vendanges. Le cépage le plus
diffusé est le Petit Rouge suivi du
Mayolet, du Gros Rouge, du
Neyret et du Neblou. Ce mélan-
ge de cépages donne un vin tout
à fait spécial et c'est la raison
pour laquelle l'Administration
régionale a décidé de donner le
nom de Torrette à tous les vins de
la Haute-Vallée, excepté le vin de
l'Enfer.
La Société d'élevage
Grâce à la configuration de
son territoire, Saint-Pierre est une
commune très agricole, qui s'é-
tend depuis les prés baignés par
la Doire Baltée jusqu'aux ver-
doyants pâturages situés aux
pieds du mont Fallère; sa posi-
tion, son climat lui permettent une
bonne exploitation de son terrain
agricole avec une abondante
production de fruits (pommes,
poires, pêches, raisins, etc.) et de
fourrage qui sert à alimenter son
cheptel bovin.
Jadis, les paysans de Saint-
Pierre s'étaient déjà unis pour for-
mer une société d'élevage, mais
les événements douloureux qui
frappèrent notre pays ne lui per-
mirent pas de poursuivre son acti-
Les Sèmpiolèn travaillent dans
tous les secteurs de la vie écono-
mique, mais ils exercent leur acti-
vité soit chez eux soit à Aoste et
dans les communes limitrophes.
Pour ce qui concerne les activités
propres de notre pays, elles sont
liées à l'artisanat en général
(petites entreprises dans le do-
maine du bâtiment: maçons, me-
nuisiers, forgerons, plombiers,
peintres en bâtiment) et à l'artisa-
nat typique (La Grolla et sculp-
teurs sur bois). Au lieu-dit Preille
sont situés les hangars de quel-
ques sociétés de transports, char-
pentiers, carrières, etc.
L'agriculture absorbait jadis
presque la totalité de la popula-
tion, mais de nos jours elle est fort
réduite et pratiquée à mi-temps. Il
existe bien sûr nombre d'agricul-
teurs employés dans l'élevage ou
dans la fructiculture. Ces derniè-
Variation de
la population
Comune di Saint Pierre - Variazione della popola
Pupulazione
26
res années se sont imposées les
serres et les pépinières.
Bien que lieu de passage, notre
pays peut jouer un rôle dans le domai-
ne touristique, comme en témoigne le
développement de l'agrotourisme, de
l'hôtellerie en haute montagne et la
création d'un domaine skiable.
27


Testo Originale Estratto
ACTIVITES ECONOMIQUES
vité. Ce fut vers 1950, ou même
un peu avant, que les éleveurs de
Saint-Pierre, grâce à leur téna-
cité, formèrent la société avec
l'adhésion de la plupart des pay-
sans. A l'époque, le nombre de
têtes de bétail correspondait plus
ou moins à celui d'aujourd'hui.

Maintenant, nous avons de
grandes étables modernes qui
peuvent contenir cinquante bêtes
et plus, mais les paysans qui pra-
tiquent encore l'élevage ne sont
pas nombreux. Même mécanisé,
le travail de l'agriculteur est
toujours dur et le temps libre est
assez rare; aussi les jeunes préfè-
rent-ils d'autres activités.

La Société d'élevage a pour
but d'améliorer la race des
vaches, d'une part au niveau de
la production et de la qualité du
lait, et d'autre part du point de
vue morphologique.

La Cofruits
La Cofruits (S.c.r.l.), située à
l'Ouest de Saint-Pierre, constitue
le plus important centre de pro-
duction de fruits dans la vallée.

Constituée en 1964, à l'initia-
tive de 33 producteurs des com-
munes de Saint-Pierre, Sarre et
28

Villeneuve, elle commence son
activité en 1969, pour conserver
et commercialiser les pommes
dans un magasin de stockage
réalisé par l'Administration régio-
nale. Par la suite elle a étendu
son action sur la totalité du terri-
toire régional; sa base sociale
compte actuellement 460 socié-
taires producteurs de 17 commu-
nes. La production moyenne est
de 25.000 q de fruits (pommes,
poires), légumes et pommes de
terre.

C'est du lion qui a la part
du lion dans son activité, la
pomme qui, dans ses diverses
variétés (Reinette, Golden deli-
cious, Red delicious, Jonagold,
etc.) représente 90% de la pro-
duction versée par les sociétai-
res à la coopérative. Le restant -
et est composé de poires
(Martin sec, Kaiser, Abbé Fétel,
etc.) et de prunes, pêches, châtai-
gnes, noix, amandes, noisettes,
pommes de terre et légumes en
petite quantité mais d'une excel-
lente qualité.

La Grolla
La Grolla, coopérative à r.l.
des artisans du bois, est née à

Saint-Pierre au début de 1979.
Vingt artisans et sculpteurs de
la commune se sont associés
dans l'intention d'offrir au mar-
ché une production d'objets
d'artisanat typique valdôtain en
bois, pour une vente en gros.

Les traditionnelles «grolla» et
«coupes de l'amitié» de tailles
diverses sont les principaux arti-
cles produits par la Coopérative,
qui s'occupe aussi de la produc-
tion d'autres objets, tels que des
articles de cuisine (sucriers, plan-
ches à hacher, plateaux, cou-
pes), des animaux (bouquetins,
chamois, vaches et aigles), des
articles religieux, des panneaux
et d'autres objets encore (porte-
crayons, roulettes, sculptures,
etc.).

Le bois utilisé est principale-
ment l'acajou, et accessoirement
le noyer pour certains objets. On
y travaille le bois à la chaîne, à
partir de l'utilisation de machines
propres au corroyage du bois,
jusqu'à la sculpture et au finissa-
ge à la main.

Actuellement La Grolla, offre
la vente en gros de plusieurs arti-
cles d'artisanat à un marché qui
s'étend du Nord de l'Italie à la
Suisse et à la France, aussi bien

MUSEE DE SCIENCES NATURELLES

que l'exposition complète de
toute sa production, pour la vente
au détail, dans ses propres
magasins.

L'agrotourisme
L'agrotourisme est une activité
assez récente dans notre région
et est caractérisé par l'hospitalité
que les agriculteurs offrent au
sein de leur entreprise agricole. Il
se présente sous différentes for-
mes: de la simple location d'ap-
partements, à la location de
chambres avec petit déjeuner,
demi-pension ou pension complè-
te, au relais de restauration.

La commune de Saint-Pierre
s'est très bien adaptée à cette
nouvelle activité, elle compte
actuellement 6 entreprises en ser-
vice:

– Les Ecureuils de Glory Gontier,

hameau Homené-Sainte-Mar-
guerite, location de chambres
avec demi-pension et relais de
restauration;

– Ancienne Maison de Daniela
Cardona, hameau Méod, loca-
tion de chambres avec pension
complète et relais de restaura-
tion;

– La Cheminée de Fidelma Fiora-

vanti, hameau Verrogne, loca-
tion d'un appartement;

– L'Abri de Antonella Montro-
set, hameau Vetan, location de
chambres et petit déjeuner.

– La Grandze di Tsati Feuillet de

Giacinta Raveraz, hameau
Château Feuillet, relais de
restauration

– Le Viou Batsé, de Marco Cam-
pese, rue Petit-Saint-Bernard,
location d'un appartement.

Le Musée régional
de Sciences Naturelles

C'est en 1905 que fut créé à
Aoste le musée de la Société de
la Flore valdôtaine qui, après
bien des vicissitudes, fut installé
en 1977 dans le château de
Saint-Pierre.

Au début des années 80 un
projet de restructuration des pièces
exposées et conservées de
manière désormais obsolète, prit
corps et se fondit avec l'idée, qui
existait déjà depuis plusieurs
années, de créer un musée d'His-
toire naturelle de plus grandes
dimensions. Cela se concrétisa
en 1985 avec la fondation du
musée régional de Sciences natu-
relles, né autour du noyau histori-

que du musée de la Société de la
Flore valdôtaine, enrichi grâce
aux remarquables dons et prêts
de particuliers et d'établissements
publics. Afin que ces collections
soient dignement mises en valeur,
la commune de Saint-Pierre mit
toutes les salles du château à la
disposition du musée.

Actuellement l'exposition se
développe sur neuf salles, dans
lesquelles sont illustrés au public
(étudiants, touristes et résidents)
les différents aspects du milieu
naturel valdôtain, selon une suc-
cession logique: en partant des

29


Testo Originale Estratto
S A I N T P I E R R E
caractéristiques géologiques, cli- matiques et glaciologiques, elle se poursuit par celles de la flore et se termine avec la faune.
La première salle, aménagée dans l'ancienne écurie à demi en sous-sol, offre au visiteur une courte présentation du musée, consacrée aux espèces disparues de la faune régionale, avec des exemplaires de gypaète, coq de bruyère, ours, loup, lynx et chat sauvage; puis ce sont les sections de minéralogie et de pétro- graphie qui se terminent par un panorama des plus importantes minéralisations et gisements miniers de la Vallée d'Aoste.
La visite se poursuit au rez-de- chaussée du corps central du château. Une petite salle illustre les caractéristiques climatiques et glaciologiques de la région, sui- vie par deux descriptions plus vastes relatives à la flore et à la végétation.
A côté de l'une de ces salles se trouve la salle ostéologique qui contient une partie d'une riche collection de trophées de bouquetins et de chamois, décédés de mort naturelle ou par accident, en provenance du Parc National du Grand-Paradis.
30
Les quatre salles de l'étage supérieur ont été réservées à la faune régionale. Dans la premiè- re on peut voir quatre reconstitu- tions de milieux naturels caracté- ristiques de la Vallée d'Aoste avec leurs animaux les plus repré- sentatifs: la pinède naturelle, les rives de la Doire Baltée, un ter- rain en friche, aride et très enso- leillé, un paysage alpestre en hiver.
Les oiseaux sont le thème de la salle successive; après une il- lustration de leurs aspects mor- phologiques et biologiques, on passe devant une collection importante des espèces que l'on peut observer plus ou moins régu- lièrement en Vallée d'Aoste. Puis on pénètre dans une pièce plus petite consacrée aux mammifè- res, dans laquelle les espèces les plus connues (bouquetin, cha- mois, marmotte, etc.) côtoient d'autres animaux d'une observa- tion plus difficile.
Enfin c'est la salle des insectes (dédiée au jeune naturaliste valdôtain Mario De Bernardi, disparu prématurément) repré- sentés surtout par des collections de coléoptères et de lépidoptères diurnes.
Faute d'espace, il a été impos- sible de présenter au public la totalité du matériel du musée qui s'enrichit continuellement; on peut citer par exemple l'herbier qui se compose actuellement d'environ 3000 feuillets d'échan- tillons desséchés.
Parmi les autres activités non visibles directement du public il y a la bibliothèque riche en milliers de textes scientifiques et de revues spécialisées provenant de nombreux pays, et aussi la recherche scientifique avec des études d'une grande importance qui, régulièrement publiées, cons- tituent la base d'une gestion cor- recte du milieu naturel valdôtain.
La bibliothèque Communale
La bibliothèque communale, inaugurée en 1977, est installée dans la belle maison nommée «Asile Mgr. Centoz»; elle com- porte trois salles de lecture lumi- neuses et un «patrimoine» de 7.000 livres.
Si d'un côté elle assure un grand nombre de prêts, de l'au- tre elle est devenue un point de
S A I N T P I E R R E
rencontre agréable particuliè- rement pour les jeunes et les enfants.
La bibliothèque est ouverte au public 21 heures par semaine et fait partie du système bibliothé- caire régional.
La Micro- Communauté
La micro-communauté pour personnes âgées et inaptes, le centre de consultation du district socio-sanitaire n° 3 et le corps des sapeurs-pompiers sont instal- lés dans un immeuble au lieu-dit Ordines; elle a été ouverte le 1er mars 1987 et compte 25 lits. Il s'agit d'un centre d'accueil qui complète les services à domicile: actuellement, une vingtaine de personnes sont assistées. Il est fait recourt à la micro-communauté de façon permanente uniquement lorsque, toutes les solutions possi- bles ayant été testées, une inter- vention de protection et d'assis- tance globale à l'égard des per- sonnes âgées ou inaptes, impos- sible à domicile, se révèle néces- saire.
En outre elle offre un service quotidien de restauration avec repas chauds servis directement dans la structure aux usagers pouvant y accéder par leurs pro- pres moyens ou bien à domicile en complément du service d'aide ménagère.
En sus des besoins essentiels et des soins aux personnes âgées, le personnel se charge également de l'animation en organisant fêtes, excursions, séjours climatiques. La micro-com- munauté est gérée par l'adminis- tration communale et financée par l'administration régionale.
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Testo Originale Estratto
L A V I E S O C I A L E
La vie Sociale
La «Société ouvrière des secours mutuels
et Protection, et l'Union des Saimperrolains»

La cadette des sociétés ouvriè-
res de secours mutuel valdôtaines
fut fondée à Saint-Pierre en
1911. «L'Union des Saimperro-
lains» fut fondée afin de «consoii-
der les liens de fraternité qui doi-
vent exister entre enfants d'une
même commune et de prêter tout
l'appui moral et matériel aux
membres de la société en cas de
maladie».
Le gros du capital initial était
alimenté par les dons d'une cen-
taine de bienfaiteurs qui par le
versement d'une somme allant de
2 à 20 lires, avaient le droit d'ê-
tre inscrits en qualité de membres
honoraires de la Société. Chaque
don s'élevait en moyenne à 5
lires; Luigi Lanier, le député Gior-
gio Rattone et le baron de Saint-
Pierre Eugenio Bollati se distin-
guèrent par leur générosité en
versant chacun 50 lires.
Les soixante membres fonda-
teurs firent imprimer dans une
brochure les quarante articles des
statuts, achetèrent un cachet
représentant les deux mains qui
se serrent et le drapeau. Le 2
avril devait consacrer la fête d'i-
nauguration du nouveau fanion
et de la société.
Aujourd'hui, la société compte
plus de cent sociétaires mais
depuis plusieurs années, elle ne
verse plus d'aide financière en
cas de maladie. Cependant elle
poursuit sa modeste mais non
moins importante activité d'assis-
tance, en versant une subvention
à ses membres hospitalisés.

L A V I E S O C I A L E
Les sapeurs-pompiers
L'origine du corps des
sapeurs-pompiers de Saint-Pierre,
remonte très loin dans le temps.
Etant donné qu'il n'existe pas de
documents écrits (ou peut-être
n'ont-ils pas encore été re-
trouvés), le témoignage des
anciens est quand même pro-
bant, ainsi que les trois vieilles
pompes à incendie que nous con-
servons jalousement.
Jadis, les sapeurs-pompiers
de Saint-Pierre étaient divisés en
trois corps: les pompiers du
bourg ou de la plaine, les pom-
piers d'Etavel ou de la colline et
les pompiers de Rumiod.
En 1985, les trois corps
furent réunis, et plus au moins
dans la même période, l'admi-
nistration communale mit à leur
disposition un local, situé sous
la «microcommunauté» pour
personnes âgées. Il est destiné à
l'activité des pompiers et en
particulier à la réparation de
l'équipement, de plus en plus
perfectionné grâce surtout à l'ai
de octroyée par l'administration
régionale à travers la protection
civile.
Chaque année, le 4 décem-
bre, jour de la Sainte Barbe, nos
pompiers se retrouvent pour fêter
leur saint protecteur, sous le signe
de l'amitié et de la solidarité.

La section AVIS
La section AVIS est née en
1971. En mai 1972 se tient la
première fête du donneur de
sang et la nouvelle section prend
place dans l'organisation régio-
nale en apportant elle aussi,
comme toutes les autres, une pré-
cieuse contribution.
Actuellement, elle compte
quelque 240 adhérents.
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Testo Originale Estratto
L A V I E S O C I A L E
Cercle Spazioclub
de Saint-Pierre
Né en 1990 pour encourager
l'activité culturelle et organiser les
loisirs des habitants de la commu-
ne, le cercle Spazioclub est deve-
nu une association sans but lucra-
tif, et jusqu'à aujourd'hui le cer-
cle a associé annuellement à ses
différentes activités environ 300
membres de Saint-Pierre et des
communes voisines.
Dans le secteur sportif ont été
organisés des cours de ski, de
tennis, de gymnastique pour
adultes et pour le troisième âge,
de volley-ball, de mini-basket et
dans le secteur des loisirs des
cours de guitare, des excursions
culturelles, des débats et des
projections de diapositives.
Club sportif
Saint-Pierre
Le club sportif a été fondé en
1968 par des «mordus» de foot-
ball de Saint-Pierre.
Jusqu'en 1975 l'U.S. Saint-
Pierre ne participait qu'au cham-
pionnat de 3º catégorie organisé
par la F.I.G.C. A partir de
l'année suivante la société étend
son activité en créant le secteur
«jeunes» et en participant aux
différents championnats Poussins,
Débutants, Cadets, Minimes et
Under 19.
La saison sportive 1981/82
s'achève avec un passage de
catégorie. En effet de 1982
à 1991 l'U.S. Saint-Pierre par-
ticipe aux championnats de 2º
catégorie.
Actuellement, la société parti-
cipe au championnat de 1º ca-
tégorie et, dans le secteur Jeunes,
au championnat Poussins et Mini-
mes.
A F I N D E N E P A S O U B L I E R . . .
Lo mandolì
A l'ombra di cliochì
lo mandolì
l'at tornò fleuì!
L'est lé que chor
pe an fente de la rotze
creì pocca et...
queun effor pe ihé se zen!
Mi son bosquet l'est pi rouse
que la pi di meinaillon
quan galoppon pe la rampa
a l'eira di leçon!
Portan sa tera
l'est po halla di veugne... ma...
ma l'est todzor le premì
qu'annonche l'iforii
a coti di viou cliochì!
Sèn-Pièře
A té, Sèn-Pièře
abrí di dèri dzor de ma via
heutte seumple paòle dze te dedio:
dze voudrio ihé eun peinttre,
pe fée de cadre de té veladzo
avou leur dzèn péysadzo,
dze voudrio ihé eun poète
pe déclamé i quattro vèn
no hèn que Sèn-Pièře l'a de dzèn,
dze voudrio ihé eun éerivèn
pe éerìe de livro euntcher
de to hèn que y'a de dzèn
d'eun ta tòo é tón tsahì
mi ihé ise...
ni poète, ni écrivèn
dze sì rènque eun bien seumplo ignorèn
fier d'ihé sémpiolèn.
Silvio Champrètavy
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Testo Originale Estratto
Rédacteurs:
Pour la commune de Saint-Pierre-En-Faucigny
Georges Lacrose, maire
Louis Rey
Marcelle Lalliard
Photos: Yves Mino

Pour la commune de Saint-Pierre en Vallée d'Aoste
La Bibliothèque communale
(Les textes sont tirés de la publication du B.R.E.L. à l'occasion du XXI° Concours Cerlogne 17-18-19 mai 1993)

Impression: Imprimerie Valdôtaine - Aoste