Saint-Pierre (Valle d'Aosta): Analisi di Territorio, Storia, Società e Patrimonio Culturale

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Il documento, intitolato "SAINT-PIERRE" e curato da Augusta Vittoria Cerutti, Pia Borney e Irma Ceriano per Musumeci Editore (1993), presenta uno studio interdisciplinare e approfondito del comune di Saint-Pierre in Valle d'Aosta. L'opera ripercorre la storia del territorio dalla preistoria all'epoca contemporanea, analizzando aspetti geografici, geologici (formazione delle Alpi, glaciazioni, clima, idrografia) e socio-economici. Ampio spazio è dedicato all'evoluzione dell'agricoltura, alla complessa gestione delle risorse idriche (con i "rus" e il "Grand Ru"), e alle dinamiche demografiche, inclusi i fenomeni di spopolamento, emigrazione e pendolarismo. Il testo esplora anche la storia amministrativa locale, l'impatto di eventi nazionali e il ricco patrimonio culturale e castellano, arricchendo l'analisi con dati censuari, documenti d'archivio e illustrazioni fotografiche e cartografiche per preservare la memoria e l'identità del luogo.

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Testo Originale Estratto
SAINT-PIERRE
AUGUSTA VITTORIA CERUTTI
PIA BORNEY
IRMA CERIANO

SAINT-PIERRE

A.V. CERUTTI
P. BORNEY
I. CERIANO

ISBN 88-7032-434-6 [432]

Musumeci Editore


Testo Originale Estratto
AUGUSTA VITTORIA CERUTTI
PIA BORNEN
IRMA CERIANO

SAINT-PIERRE

Musumeci Editore


Testo Originale Estratto
AUGUSTA VITTORIA CERUTTI
PIA BORNEY
IRMA CERIANO

SAINT-PIERRE

Comme l'hirondelle fidèle à son nid
je reviens chaque année au pays
Et je ne sais pourquoi, Saint-Pierre
Chaque fois je te trouve plus beau
Et demain plus encore qu'aujourd'hui.
Je suis ravie et fière, quand du haut de ton Château
J'admire étendues à tes pieds
Toutes les richesses, que Dieu t'a données
De te regarder jamais je me lasse
Et te remercie, de m'avoir près de toi fait une place.
Dans le profond silence, de tes nuits étoilées
Je contemple encore de mes yeux émerveillés
Ton beau et illustre, Château illuminé.
Je voudrais alors, oh oui, Saint-Pierre
Que le monde entier, s'agenouille à tes pieds
Et que partout l'on chante ta beauté.
De cela, je suis grandement comblée
Car je vois à longueur de journée
Toutes sortes d'engins s'arrêter hypnotisés
Devant ta merveilleuse beauté
Et comme des voleurs, prendre au passage
Une dernière image, de ton unique paysage.
Mais combien triste je suis, mon cher pays
Quand lentement à ton clocher
J'entends les heures s'égrainer
Alors je pense, qu'il faudra bientôt se quitter
Et j'ai peur Saint-Pierre au moment du départ
Toujours peur, de ne plus te revoir.

Nicoline Thomasset-Bochet

SAINT-PIERRE

Musumeci Editore


Testo Originale Estratto
© Musumeci Editore, 1993
Regione Amérique, 99 - Quart (Valle d'Aosta)
Tel. 0165/765222

ISBN 88-7032-434-6 [432]

Tutti i diritti di traduzione, riproduzione e adattamento
sono riservati per tutti i paesi.

Finito di stampare nel mese di maggio 1993 presso
le Industrie Grafiche Editoriali Musumeci S.p.A.
Quart (Valle d'Aosta)

Opera pubblicata sotto il patrocinio
dell'Amministrazione comunale
di Saint-Pierre e del Consiglio regionale
della Valle d'Aosta


Testo Originale Estratto
Presentazione
Il Comune di Saint-Pierre è in rapida, profonda trasformazione riguardo
al suo tessuto sociale, alla sua vita economica e di conseguenza anche al suo
paesaggio.
All'indomani dell'ultima guerra, nel 1951, il Comune contava poco me-
no di 1400 abitanti, un numero che pressappoco era rimasto invariato sin dal
1700. La maggior parte delle famiglie era contadina. Quasi tutti erano piccoli
proprietari, coltivatori diretti che vivevano pressoché esclusivamente sui pro-
dotti della propria terra.
Oggi, a quarant'anni di distanza, i residenti sono saliti a 2200 ma gli
agricoltori rappresentano appena il 3%.
All'anagrafe comunale risulta che l'aumento della popolazione è dovuto
soprattutto all'immigrazione di famiglie provenienti dal comune di Aosta. Es-
se si trasferiscono per vivere lontano dal traffico urbano e costruiscono la loro
casa al cospetto della cima glaciale della Grivola. Ma i membri della famiglia
conservano il posto di lavoro nella vicina città e i ragazzi frequentano le scuo-
le superiori di Aosta dando origine ad un intenso pendolarismo giornaliero.
Saint-Pierre si è trasformato da Comune agricolo a Comune residenziale e
la tendenza odierna ci fa pensare che questa evoluzione continuerà nel futuro.
Il Consiglio Comunale, conscio di questo profondo e rapido rinnova-
mento, ma anche del valore del patrimonio culturale ereditato dagli antenati,
ha voluto promuovere la stesura e la pubblicazione del presente volume affin-
ché le orme del passato non vengano cancellate.
Le tre autrici, in ben cinque anni di pazienti ricerche, hanno raccolto, cia-
scuna secondo le proprie competenze, i segni lasciati dai secoli nel Comune di
Saint-Pierre. Augusta Vittoria Cerutti, scrivendo di geografia, li ha cercati
nell'aspetto del territorio che l'uomo ha rimodellato con secoli e secoli di du-
ro, paziente lavoro; Pia Borney scrivendo di storia, li ha ritrovati nei documen-
ti d'archivio; Irma Ceriano, conducendo una ricerca di tipo antropologico, li ha
messi in luce ricostruendo la vita che nel passato animava borgo e villaggi.
Il testo è corredato da numerose e belle fotografie, fatte appositamente
per supportare quanto scritto con testimonianze di immagini riprese tanto nel-
lo storico borgo dominato dai castelli feudali, quanto nei villaggi rurali della
collina, negli hameaux dell'alta montagna nei pascoli che si aprono ai piedi
del Mont Fallère.
L'Amministrazione comunale, nell'offrire quest'opera ai capi famiglia
di Saint-Pierre, si augura che la sua lettura sia, per le famiglie di antico ceppo
le proprie salde radici; per quelle da poco
Sen Piolen un modo per ritrovare
trasferitesi nel Comune, un mezzo per conoscere meglio — e quindi amare di
più — questa loro seconda piccola patria.
Saint-Pierre, 25 marzo 1993
Emilio Armand
Il Sindaco

Introduction
Le goût des valdôtains pour leur passé n'est plus à démontrer.
Avec l'attachement à la langue de leurs ancêtres, il est le fondement
de leur identité. Les meilleurs esprits de la Vallée ont toujours pratiqué le
culte de Clio, cette muse de l'histoire dont le souffle, disait ésio de, "cares-
sera toujours les mortels, pour leur annoncer ce qui sera et ce qui fut".
En tant qu'ami de vieille date de la Région et de ses habitants, c'est
pour moi un grand plaisir que de recommander le présent livre à un large
public. Il vient, en effet, tenir une compagnie du meilleur aloi aux très
nombreuses monographies et études qui ont illustré le destin, si particulier
et si attachant, de cette contrée "intramontaine".
Saint-Pierre ignorait largement son passé. Il vient de lui être révélé
dans ces pages.
Les monographies communales jouent un rôle irremplaçable dans la
construction de l'histoire générale, dont elles fournissent les matériaux.
Le sentiment d'appartenence, si fortement ancré dans la conscience
collective des Valdôtains, a pour point de départ l'attachement au sol natal.
La recherche des racines, de la généalogie des familles à la reconstruction
du passé local, suscite aussi bien la curiosité des plus anciens, évoquant les
souvenirs d'antan, souvent teintés de nostalgie, que celle des jeunes géné-
rations, soucieuses de relier leur ancrage dans le terroir, à une modernité
dont la rançon est, bien souvent, la banalisation des modes de vie et les
agressions infligées au milieu naturel.
L'ouvrage consacré à Saint-Pierre, qui voit le jour sous les auspices
des administrations communale et régionale, répondra à leur attente, car il
met en œuvre les moyens les plus efficaces pour la découverte des "lieux
de mémoire".
Les trois volets qui le composent sont dus à des auteurs dont la com-
pétence su allier la connaissance intime des particularités locales aux mé-
thodes rigoureuses des disciplines scientifiques, dont ils maîtrisent parfai-
tement les exigences.
Augusta Cerutti est reconnue par ses collègues comme l'une des
meilleures géographes du monde alpin et, particulièrement, de la Vallée
d'Aoste. Sa solide préparation lui a permis de présenter les "conditions
géographiques de l'histoire", chères à Lucien Febvre et Fernand Braudel
qui constituent, désormais, le soubassement indispensable à la compréhen-
sion du passé et du présent des sociétés humaines.
Elle nous décrit le territoire de Saint-Pierre, la genèse de son paysage
physique, l'étagement de ses niveaux de peuplement et d'exploitation
constituant le cadre de vie des habitants. Une attention particulière est ap-
portée à deux composantes qui ont toujours largement conditionné les acti-
vités de la communauté: le climat et ses variations dans le temps, domaine
dans lequel elle a apporté des contributions fondamentales, avec son corol-


Testo Originale Estratto
laire du problème des eaux et de l'irrigation, et
si s'éclairaient la mise en place du peuplement, sa distribution spatiale et son
évolution.
Pia Borney traite, avec efficacité et clarté, de l'histoire, au sens clas-
sique du terme, en traçant un tableau où l'on retrouve les grands moments
qui rythment le destin de la Vallée.
Entreprise difficile, au niveau communal, à cause de l'absence — ou
de la disparition — de certaines sources documentaires qui intercalent des
zones d'ombre dans la séquence des siècles.
On voit ainsi se succéder les temps préhistoriques, dont on souligne
le parenté des civilisations avec celles du Valais; les siècles de la “pax ro-
mana” imposée, au prix de la soumission des autochtones Salasses et,
après l'obscurité des temps barbares, l'épanouissement de la société féoda-
le. Comme dans toute la Vallée, le Moyen-Age est, à Saint-Pierre, riche et
complexe. Dans la mouvance des comtes de Savoie, les familles de Bard et
de Saint-Pierre se partagent la seigneurie de Châtel Argent. Inféodée aux
Roncas, à la fin du XVIe siècle et érigée en baronnie, elle passera aux Ger-
bore et aux Bollati, propriétaires successifs de son prestigieux château.
L'histoire économique et sociale de l'Ancien Régime fait l'objet de
développements suggestifs, sur la base des cadastres, des recensements et
des mémoires rédigés par des administrateurs comme le Savoyard Vignet
des Etoles. Pia Borney explique le passage de l'autorité médiévale, fondée
sur le fief, à la puissance publique de l'Etat, dans le chapitre intitulé “Des
communautés à la commune”. On suit les travaux et les jours des habitants,
du réformisme autoritaire de la monarchie piémontaise à la centralisation
révolutionnaire et impériale, puis à la Restauration sarde, au Royaume
d'Italie, à la dictature et à la République.
Les événements de la “grande histoire”, illustrés par des épisodes si-
gnificatifs, se répercutent sur la vie locale qui voit son assiette traditionnel-
le profondément transformée par les mutations nées de la révolution des
transports et de la société industrielle.
Les derniers chapitres, dus à la plume d'Irma Ceriano, nous donnent
le contrepoint de l'histoire chronologique, institutionnalisée et événemen-
tielle, avec l'évocation de la mémoire collective, des usages et des prati-
ques, des mentalités et des songes.
C'est la révélation d'un patrimoine, matériel et imaginaire, lentement
élaboré, au long des siècles, dans l'épaisseur du vécu quotidien. Ce que
l'on nommait autrefois, dans une acception un peu réductrice, folklore et
traditions populaires, est maintenant une anthropologie socio-économique,
reconnue comme une discipline scientifique à part entière.
Irma Ceriano nous apporte une riche documentation sur l'habitat, les
conditions de l'existence matérielle, notamment le costume et l'alimentation,
ainsi que sur les modes de production de l'économie traditionnelle. La vie
associative n'a cessé de son côté, d'être le ciment de la convivialité, des
confrérie religieuses aux société d'entraide et de crédit, pour aboutir à la

floraison des institutions culturelles récréatives et sportives d'aujourd'hui.
Les écoles, les personnages notables, les légendes, les noms de famille,
composent un florilège aussi varié qu'attachant.
Ainsi, à travers la géographie, l'histoire, la sociologie, c'est un coin
de terre valdôtaine qui nous est relevé, dans un authentique saveur et dans
le dialogue pluri-séculaire entre la nature et la culture, patiemment pour-
suivi par ses habitants.
Je souhaite un grand succès à cet ouvrage, remarquablement docu-
menté et présenté. C'est un témoignage exemplaire, qui fait honneur à ses
auteurs et à ses promoteurs.

Paul Guichonnet
Professeur honoraire de l'Université de Genève
Membre correspondant de l'Institut de France
Membre de l'Académie St Anselme

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Testo Originale Estratto
PARTE PRIMA

Il territorio e la gente


Testo Originale Estratto
CAPITOLO I

Il territorio comunale, i villaggi e le strade,
le attività degli abitanti

1) La posizione geografica e i limiti del comune

Il territorio del comune di Saint-Pierre occupa il versante idrografico si-
nistro dell'alta valle della Dora Baltea fra i territori di Sarre a oriente e di Vil-
leneuve e Saint-Nicolas a occidente. E' un comune dell'"adret"; le sue terre,
essendo volte verso sud, godono di una intensa radiazione solare.

Il suo territorio occupa il versante che scende dai monti Rouges (m 2947)
Vertosan (m 2822) e Fallère (m 3059)' in cui si sviluppano i bacini imbriferi
dei torrenti di Vétan e di Verrogne.

La larghezza media del territorio comunale fra il confine orientale e
quello occidentale è di circa tre chilometri mentre la distanza fra le creste
spartiacque e il corso della Dora è di nove chilometri con un dislivello di
2440 metri. La pendenza media è del 31%, ovvero, 31 metri di dislivello ogni
cento di distanza. Si tratta di una pendenza accentuata che ha forti ripercus-
sioni sulla circolazione delle acque, sulla stabilità dei suoli, sulla loro possibi-
ilità di utilizzazioni agrarie e di insediamenti abitativi. Naturalmente l'acclivi-
tà del suolo non è uniforme in tutto il territorio ma ci sono settori che hanno
pendenze inferiori alla media ed altri che ne hanno di quelle superiori; il che
genera la varietà di utilizzazioni e di paesaggi su cui ci soffermeremo nei
prossimi paragrafi.

La superficie complessiva del territorio comunale di Saint-Pierre è di
2625 ettari. Risulta, dalle ricerche effettuate nel 1979 dall'Ufficio Studi e Pro-
grammazione dell'Amministrazione Regionale, che il 28% del territorio comu-
nale, ovvero 750 ettari, è occupato da colture agrarie, prati permanenti, inse-
diamenti abitativi e strade; esso è quindi soggetto a utilizzazioni intensive sia
di tipo agrario come di tipo insediativo e viabile. Il 23% (600 ettari) sono co-
perti da boschi e il 35% da pascoli d'alta montagna (900 ettari). Si tratta, per

¹ La grafia dei toponimi è quella usata nella carta regionale aereofotogrammetrica al-
la scala 1/10.000.

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Testo Originale Estratto
queste ultime due, di utilizzazioni agrarie estensive. Il restante 14% (375 ettari)
è territorio sterile o per l'emergere di masse rocciose o perché sito al di sopra
dei 2600 metri di altitudine che è, grosso modo, il limite superiore dei pascoli.
I confini meridionali del comune sono segnati dal corso della Dora Bal-
tea dal ponte di Aymavilles (m 620 s.l.m.) fino ai pressi della confluenza del
torrente di Verrogne-La Crête (m 640) per uno sviluppo di tre chilometri.
A occidente, un montante del territorio comunale di Villeneuve si spin-
ge sulla sinistra idrografica del torrente Verrogne facendo sì che i villaggi di
La Crête e di Montovert appartengano al comune limitrofo. Subito a monte di
questi, il limite comunale di Saint-Pierre si porta sul solco del torrente di Vé-
rogne e lo risale fino al margine del terrazzo orografico su cui si stendono le ter-
re dell'omonimo villaggio (quota 1670). Di qui il confine si sposta per circa
due chilometri verso occidente, fin nei pressi del monte Greume (m 1850).
Risale poi il versante in direzione della Punta Leysser (m 2770) fino a rag-
giungere la cresta spartiacque che delimita la Comba di Vertosan. Lungo que-
sta cresta, toccando la Punta Leysser, il colle Paletta (m 2700) il Mont Rou-
ges (m 2947) il Mont Vertosan (m 2822), raggiunge il Mont Fallère di 3059
metri che costituisce il punto più elevato del territorio comunale. Da questa
vetta il confine del territorio di Saint-Pierre scende verso sud alla Comba di
Modzon (m 2260), ampio vallone pascolativo, poi risale la dorsale che culmi-
na nella Becca France (m 2312) tristemente famosa per la frana che nel 1564
seppellì il popoloso villaggio di Thora. Proseguendo verso sud, il limite co-
munale discende lungo lo spartiacque che divide il bacino del torrente di Ver-
rogne da quello del torrente Clusella (Sarre). Attraversa il bosco di Pian d'Ars
(m 1900), il Plan di Golette (m 1700), passa nei pressi del Mont Torretta (m
883) e raggiunge l'alveo della Dora presso il ponte della strada per Aymavil-
les (m 620).

2) La “Plana” e la bassa “Collina” 2

Il territorio di Saint-Pierre al di sotto degli 800 metri di quota è per la
maggior parte costituito da un vastissimo cono di materiale detritico, largo
circa tre chilometri, la cui fronte raggiunge l'alveo della Dora.
___________
² Il termine di “Collina” nelle lingue italiana e francese viene correntemente usato
per indicare una piccola elevazione che di solito non supera l'altitudine di 600 metri sul li-
vello del mare (cf. vocabolari Zingarelli per l'italiano; Larousse per il francese). In Valle
d'Aosta invece il termine designa la parte inferiore dei grandi versanti che rinserra la val-
le della Dora Baltea. Per la gente di Saint-Pierre sono “Collina” anche le località di Rumiod
e di Méod a 1526. Alla “Collina” di contrappone la “Mon-
tagna” che nell'uso locale è sinonimo di “Alpeggio”. Con questi due termini si indicano
tutte le terre dei versanti economicamente utilizzabili: la “Collina” è il luogo delle colture a
valle, alberi da frutta, cereali e prati falciabili fra le quali sorgono i villaggi permanentemen-
te abitati; la “Montagna” è il luogo degli alti pascoli estivi e degli insediamenti temporanei.

E' questo il settore a pendenze più moderate dell'intero territorio comu-
nale; è anche quello in cui si raccoglie la grandissima maggioranza della po-
polazione e dove hanno sede le più significative attività economiche, ammini-
strative e culturali.
L'aspetto del paesaggio è molto vario.
L'alveo della Dora Baltea scorre per la maggior parte incassato fra pos-
senti depositi detritici. A valle della confluenza del Grand'Eyvia il letto del fiu-
me si allarga ed ospita una larga isola alluvionale che nel secolo XVII fu con-
tesa fra i comuni di Aymavilles e Saint-Pierre. Sulla riva sinistra, nel territorio
di Saint-Pierre si apre anche una piccola piana alluvionale coltivata a prati per-
manenti. Il corso d'acqua e la piana alluvionale sono dominati da scarpate alte
una quarantina di metri che reggono l'ampia e irregolare formazione detritica.
La parte più bassa di questa formazione, quella che si svolge ai piedi del dos-
so su cui si erge il Castello, ha una pendenza minima: il 4%. La sua quota è com-
presa fra 650 e 700 metri. La gente la chiama significativamente “La Plana”.
Subito a monte inizia la “Collina” che ha una pendenza più accentuata,
circa il 12%, ma tale da prestarsi bene alle utilizzazioni agricole e insediati-
ve. La sua superficie è molto irregolare: presenta scarpate che rompono il
pendio in larghi gradini; profonde incisioni dei torrenti di Verrogne e di Vé-
tán; emergenze rocciose come il dosso su cui sorge il Castello (m 794), la vi-
cina quota 785, il Mont Torrette (m 886) ed altre minori bozze rocciose. Que-
sta morfologia si estende pressappoco fino alla quota 900.
Strada nazionale e ferrovia passano nella Plana. Si ritiene che la loro se-
de attuale sia pressappoco la stessa dell'antica strada romana delle Gallie e
della via medievale. Accanto ad essa, infatti, sorge il trecentesco castello di
Sarriod de La Tour e dall'alto della rocca che la sovrasta, veglia il più antico
castello di Saint-Pierre, entrambi sorti con la funzione di sentinelle degli anti-
chi traffici sulla grande via transalpina. Proprio lungo l'asse dell'antica via è
andato sviluppandosi attraverso i tempi il borgo che ha le funzioni di capo-
luogo il quale ha assunto il tipico aspetto allungato dei “centri di strada”. Nel-
le ultime decine di anni il borgo si è ulteriormente espanso conurbando altri
nuclei della Plana quali a ovest Luboz e Cogneyin, ad est Chevrayron, Char-
rion, Seez e Crétallaz. Nel settore orientale della Plana resta ancora isolato nei
bei prati-frutteti il Priorato, insieme di edifici di proprietà della diocesi di Ao-
sta. A occidente vi sono le frazioni di Château Feuilliet e di Preille.
Secondo l'anagrafe all'11 febbraio 1991 la popolazione complessiva
della Plana era di circa 1000 abitanti e rappresentava il 45% della popolazio-
ne comunale.
Nel capoluogo e nei diversi nuclei della Plana sono particolarmente vive
le attività industriali (edilizia, industria del legno), commerciali (negozi, al-
berghi, ristoranti, bar) e terziarie (uffici amministrativi e professionali).
Più rurali invece sono rimasti i numerosi villaggi della “Collina” ove il
censimento generale dell'agricoltura del 1990 contava poco meno di duecento
aziende agricole. Si tratta però frequentemente di un'agricoltura a tempo par-
ziale perché la popolazione attiva è in larga parte occupata in attività terziarie

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Testo Originale Estratto
nel comune o nella vicina città di Aosta. I terreni agricoli vengono curati con
molta attenzione nelle ore libere dall'impiego primario.
Si tratta per lo più di piccole e di piccolissime aziende la cui superficie
media è inferiore ai due ettari e che da sole non potrebbero dare da che vive-
re ad una famiglia.
Il vigneto al censimento citato risulta occupare ventotto ettari ed è parte
integrante di ben 115 aziende! Il vitigno coltivato in prevalenza è il "Petit
rouge" da cui si ricava il vino "Torrette" a denominazione controllata.
La coltivazione delle mele nelle varietà "Delizia" e "Renetta" e di altri al-
beri da frutta, condotta nella tipica forma dell'associazione prato-frutteto (verger),
occupa circa 100 ettari. Per la commercializzazione di questi prodotti gli agricol-
tori hanno costituito, nel 1964, una cooperativa, la COFRUIT che dispone di va-
sti e bene attrezzati magazzini per lo stoccaggio e la conservazione della frutta.
Nel comune di Saint-Pierre esistono una ottantina di allevatori. Una de-
cina di questi hanno fatto dell'allevamento bovino una attività specializzata
volta alla commercializzazione dei prodotti. Essi possiedono in media ottanta
capi ciascuno, in prevalenza mucche lattifere. Il patrimonio zootecnico del
comune è di circa mille capi. Il latte prodotto viene lavorato per la maggior
parte nel caseificio di Villeneuve.
Da qualche anno a questa parte nella Plana si sviluppa anche la floricul-
tura condotta a mezzo di vivai specializzati.
I villaggi della "Collina" si dispongono fra le terre agricole a diverse al-
titudini, collegati gli uni agli altri da una fitta rete di strade carrozzabili. Gli
antichi nuclei sono poco più di una trentina, ciascuno formato originariamen-
te da poche case. Dal 1960 però, tutti sono il rapida espansione per l'insedia-
mento di dimore residenziali di famiglie già residenti ad Aosta, desiderose di
lasciare la città e stabilirsi nei più tranquilli comuni della cintura. Basti pensa-
re che fra i censimenti 1971 e 1991, nel comune risultano costruite ex novo
più di mille case mentre numerose sono anche le ristrutturazioni dei vecchi
edifici agricoli! All'anagrafe comunale nel febbraio 1991 la popolazione della
Collina, al di sotto dei 1000 metri di altitudine risultava di circa 1100 perso-
ne, il 51% della popolazione complessiva di Saint-Pierre.
A nord del capoluogo più di 500 abitanti si raccolgono in 14 frazioni fra
cui le più popolose sono Bussan con 190 abitanti e Etavel con 105. A occi-
dente, presso il solco del torrente Verrogne, altri 15 villaggi radunano 600
abitanti: i maggiori sono Praximod con 133 persone e La Charrère con 223.
La Plana e la bassa Collina rappresentano un sesto della superficie del
territorio comunale ma raccolgono ben il 97% della popolazione!
Su questo settore del territorio comunale che, avendo la superficie di
circa 450 ettari, rappresenta meno di un sesto dell'intero comune, si raccoglie
dunque ben il 97% della popolazione! La densità risulta essere superiore a
380 abitanti per kmq, valore altissimo per una zona non urbana. Certamente
le risorse locali, agricole e terziarie, non sono tali da sostenere una così forte
pressione demografica. Infatti, come abbiamo già detto, buona parte di questa
popolazione lavora fuori dal territorio in cui è residente. Al censimento 1981

si contavano nel comune di Saint-Pierre 690 lavoratori (popolazione attiva
nelle attività economiche). Di questi soltanto 280 risultavano occupati nel co-
mune di Saint-Pierre. Gli altri prestavano la loro opera a Villeneuve, a Sarre e
soprattutto ad Aosta ove si dirigeva un flusso giornaliero di più di 200 lavora-
tori. A questi bisogna aggiungere circa 120 studenti. Negli ultimi dieci anni
questi valori si sono notevolmente accresciuti.
Secondo le indagini dell'Ufficio Regionale di Statistica e Programma-
zione, fra il 1986 e il 1991 a Saint-Pierre il numero di immigrati supera quello
degli emigrati in media di 43 unità all'anno. L'aumento di popolazione negli
ultimi dieci anni secondo l'anagrafe comunale è stato di ben 400 persone, il
che conferma il dato sul saldo migratorio sopra citato.
Fra queste persone circa un terzo provengono da Aosta o dai comuni li-
mitrofi e ad Aosta continuano ad avere la sede del loro lavoro andando sem-
pre più ad ingrossare il numero dei pendolari giornalieri.
L'esame di tutti questi fenomeni demografici che interessano Plana e
bassa Collina, ci rivela che Saint-Pierre, da comune prevalentemente rurale
come era ancora negli anni '70, si trasforma sempre più in centro residenziale
satellite della regione urbana di Aosta. Facilitano questa trasformazione le ot-
time vie che lo collegano alla città - da cui dista appena otto chilometri e
mezzo - e l'amena posizione in vista dell'ampia conca di Aymavilles domi-
nata dalle alte vette della Grivola, della Becca di Nona e dell'Emilìus.

Tab. I Da comune agricolo a comune residenziale
Evoluzione di alcuni indicatori socio-economici nel comune di Saint Pierre

CENSIMENTI | 1951 | 1971 | 1981 | 1991 | VARIAZIONE
--- | --- | --- | --- | --- | ---
| | | | | 1951/91
Residenti | 1384 | 1473 | 1797 | 2198 | + 814
Famiglie | 704 | 739 | 897 | 1091 | + 387
Abitazioni occupate | 599 | 546 | 690 | 888 | + 289
Aziende agricole | | 276¹ | 239¹ | 200¹ | - 76
Popolazione attiva in: | | | | |
Agricoltura | 400 | 143 | 90 | 68² | - 332
Industrie estrattiva | 137 | 100 | 141 | 180² | + 43
e manifatturiera | | | | |
Costruzioni e impianti | 61 | 109 | 105 | 126² | + 44
Trasporti e comunicazioni | 8 | 10 | 28 | ? |
Commercio | 3 | 83 | 136 | 217² | + 214
Pubblica amministrazione | 59 | 31 | 138 | 150² | + 91

¹ Dai censimenti generali dell'agricoltura 1970 - 1982 - 1980 - 1990.
² Stime sui primi dati provvisori del XIII censimento generale della popolazione 1991.

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Testo Originale Estratto
3) L'alta "Collina" e i terrazzi orografici

Al di sopra dei 900 metri il territorio di Saint-Pierre prende l'aspetto di
un versante ripidissimo e dirupato che si innalza con queste caratteristiche fi-
no a circa 1200 metri sulla destra idrografica del torrente di Verrogne e fino
ai 1400 sulla sinistra.

Le pendenze medie, che nel tratto inferiore erano del 12%, qui si fanno
in molte zone raggiungono e superano addirittura il 75%. Sono va-
lori proibitivi tanto per gli insediamenti quanto per le coltivazioni e sono tali
da mettere a rischio la stabilità dei pendii, tanto più che essi sono costituiti o
da materiale detritico o da rocce calcaree intensamente alterate. In questo trat-
to di territorio si notano infatti frequenti nicchie di distacco e movimenti fra-
zionali dei torrenti.
Il versante è prevalentemente coperto da boschi che con l'intreccio delle
radici formano una valida difesa contro gli smottamenti del terreno.
La ripidità dei versanti però qua e là è rotta in piccoli terrazzi che in
tempi di forte pressione demografica sono stati messi a coltura e sui quali si
sono insediati piccoli villaggi. Tali sono sulla destra idrografica del torren-
te di Verrogne, Bachod Dessus (m 865), Champrétavy (m 957) e Bressan
(m 1086); sulla sinistra, Bercher (m 860) Praulin (m 903), Babelon (m 1040),
Orléans (m 1166), tutti centri di pendio in via di spopolamento.
Questi ripidi versanti sono risaliti da ardite strade carrozzabili comunali
che si snodano in stretti tornanti dalle forti pendenze. L'una si stacca dalla
strada regionale per Saint-Nicolas poco a monte di Véreyaz e risale il ripido
costone compreso fra le incisioni dei torrenti di Verrogne e di Vétan, seren-
do Champrétavy e dirigendosi poi verso Rumiod; l'altra si tiene sulla sinistra
idrografica del torrente di Verrogne e di Etavel risale il fianco vallivo toccan-
do Bercher, Babelon, Orléans fino a raggiungere Homené.
Alla quota di 1200 metri sulla destra del torrente Verrogne, e di 1400 sulla
sinistra, la ripidità dei versanti si interrompe dando luogo a spaziosi terrazzi oro-
grafici, sedi di antichi villaggi e di terre agricole. Il terrazzo orientale ove sorgo-
no i villaggi di Homené Dessus (m 1460) e Dessus (m 1506), di Combellin (m
1594) e di Verrogne (m 1598) è una fascia di terreni meno acclivi che, con una
profondità di circa duecento metri, cinge il versante a mo' di larga cengia. Su di
essa scorre l'antica "Strada dei Salassi" di cui parleremo nei prossimi paragrafi.
A occidente del torrente Verrogne e del suo affluente torrente di Méod,
si apre un terrazzo assai più vasto. La sua profondità lungo l'asse del torrente
di Vétan è di circa tre chilometri, la sua larghezza di circa due e le pendenze
del terreno dell'ordine di circa il 20%. La soglia inferiore è a quota 1200. Di
lì il moderato declivio di porta fino a quota 1900 dando ampio spazio a terre-
ni agricoli. Su di esso sorgono numerosi villaggi di cui appartengono al co-
mune di Saint-Nicolas: Persod (m 1354), Petit Sarriod (m 1456), Grand Sar-
riod (1460) e Gerbore (m 1660); al comune di Saint-Pierre: Chantel (m 1210),
i tre Rumiod (m 1225, m 1268, m 1271), Rossan (m 1322), Méod (m 1526),
Vétan Dessous (m 1670) e Vétan Dessus (m 1760).

All'indagine anagrafica del 1991 la popolazione complessiva dei villaggi
che sorgono sopra i 1000 metri risulta essere di una sessantina di abitanti: il 3%
della popolazione del comune. Si tratta in gran parte di anziani. I giovani hanno
preferito trasferirsi nella bassa collina, lasciare l'attività agricola e occuparsi nel
terziario. I pochi attivi rimasti sono allevatori. Alcuni posseggono molte decine
di capi di bestiame e gestiscono aziende zootecniche di notevole importanza.
Le speranze del domani in questi alti villaggi sono la zootecnia e il turi-
smo. La prima ha la sua motivazione nell'ampia superficie a foraggi disponi-
bile sia nella zona dei prati falciabili - fino a circa 1800 m di altitudine —
sia nella zona dei pascoli che di aprono subito a monte di Vétan. Il turismo
può contare sul richiamo paesistico costituito dagli amplissimi orizzonti a cui
questi terrazzi si affacciano e sui buoni collegamenti stradali con il fondovalle
e la città di Aosta. Negli ultimi anni già sono sorte numerose seconde case,
alcune case-vacanze, ristoranti e iniziative agri-turistiche.
Ma se osserviamo attentamente il paesaggio di questi terrazzi ci accor-
giamo ben presto dei segni lasciati da un passato assai diverso dal presente. I
villaggi contano numerose decine di case, molte ora in rovina e i terreni, an-
che quelli oggi a prato, mostrano i segni di un accurato terrazzamento, indice
di una estesa coltura cerealícola.
Antiche statistiche conservate nell'archivio comunale di Saint-Pierre te-
stimoniano che in passato la distribuzione della popolazione era ben diversa
dalla odierna. Nel 1783 a Vétan, che ora conta appena 5 residenti, vivevano tut-
to l'anno ben 150 persone; a Rumiod, 216, a Rossan 67. Negli ultimi due vil-
laggi ora vi sono rispettivamente 31 e 5 residenti. Alla stessa data la popolazio-
ne complessiva dei villaggi posti al di sopra dei 1000 metri era di 440 persone;
esse rappresentavano ben il 33% degli abitanti dell'intero comune. Ai censi-
menti del 1804 e del 1857 la popolazione degli alti villaggi era rispettivamente
di 350 e di 376 abitanti, circa il 23% del totale. Quarant'anni fa, al censimento
del 1951, negli alti villaggi vivevano ancora 126 persone; ora meno della metà!
Lo spopolamento dell'alta montagna e l'infittirsi della popolazione nella
bassa collina e nella Plana sono sintomi di una profonda trasformazione
dell'ambiente socio-economico.
Nei secoli passati si viveva in una economia di autosussistenza.
Ciascun villaggio doveva contare solo sulle risorse delle proprie terre. Era
perciò impensabile allora, nella bassa collina, una densità di popolazione simile
all'attuale. In alto invece i terrazzi offrivano buone terre agricole, adatte soprat-
tutto alla coltura dei cereali panificabili. L'ottima esposizione permetteva la ma-
turazione dei cereali fino a 1900 metri di altitudine. I prati falciabili potevano ve-
nire irrigati derivando l'acqua dai torrenti di Vétan, di Méod e di Verrogne assi-
curando una produzione di foraggio sufficiente ad un allevamento di tipo fami-
gliare con un elevato numero di capi, allora assai numerosi; dagli archivi comu-
nali risulta che ancora nel 1918 le pecore erano più di quattrocento. Inoltre vi
erano i vicini pascoli che in estate nutrivano mandrie e greggi. Quasi tutte le fa-
miglie, poi, disponevano, di terreni a vite nella bassa collina e in primavera e in
autunno lasciavano l'alto villaggio e scendevano per alcune settimane a coltivare


Testo Originale Estratto
le vigne e a far vendemmia. I consumi erano allora molto modesti, il tenore di
vita assai povero ma non vi erano altri modelli di comportamento per cui la gen-
te viveva soddisfatta di quel poco che la natura montana della sua terra le offriva
in un sostanziale equilibrio fra risorse e consumi. Quando le risorse erano troppo
poche per campare, si ricorreva all'emigrazione invernale di parte della popula-
zione: nel tardo autunno i giovani lasciavano il villaggio e si recavano nelle città
italiane, svizzere e francesi ove trascorrevano l'inverno facendo i lavori più umi-
li. A primavera tornavano al villaggio, pronti a riprendere i lavori agricoli.
Nell'archivio del comune di Saint-Pierre è conservato un documento
concernente “Le total des absents la nuit de 31 octobre 1857”. L'inchiesta
mirava ad accertare la consistenza della migrazione invernale e le sue modali-
tà, tanto è vero che era correlata anche al censimento delle “Maisons vides et
habitées”. Risulta così che in quella notte le persone assenti erano 133 (101
maschi e 32 femmine) ma le case vuote in tutto il comune erano appena 6.
Non si trattava dunque di una emigrazione permanente perché questa avrebbe
coinvolto l'intero gruppo famigliare e quindi un numero pressoché identico di
uomini e di donne con l'abbandono definitivo dell'antica dimora: cosa che
purtroppo avverrà puntualmente dopo il 1870.
Tredici anni prima l'emigrazione si presentava ancora come un fenome-
no stagionale, legato alla necessità di sopravvivere durante il lungo e duro in-
verno. A lasciare il nativo villaggio non sono solo le intere famiglie ma soltanto i
giovani e soprattutto quelli non ancora sposati. Il documento sopra citato met-
te in evidenza che fra i 133 assenti, 108 sono ragazzi (82 garçons; 26 filles) e
soltanto 25 gli sposati (19 uomini e 6 donne).
Centotrentatrè assenti su 1603 rappresentano l'8% della popolazione co-
munale dell'epoca, un numero certo ragguardevole al quale davano il mag-
gior contributo gli abitanti dei villaggi più elevati dove l'inverno era assai più
lungo che nella Plana o nella bassa collina. Lo conferma un documento analo-
go a quello citato, riguardante il comune di Saint-Nicolas e pubblicato da
Henri Armand nel 1989 nel suo volume: Saint-Nicolas: vie et culture d'une
commune de montagne. E' un elenco della popolazione di ciascun villaggio
del comune. Si noti che il territorio di Saint-Nicolas si sviluppa completa-
mente al di sopra dei 900 m di altitudine, sugli ampi terrazzi contigui a quelli
di Rumiod e di Vétan: il villaggio più basso è Liveroulaz a 954 m, il più alto
Vens a 1734: un ambiente quindi identico a quello del settore più elevato del
comune di Saint-Pierre. Il documento del 1861 conta complessivamente circa
700 residenti di cui 131 assenti la notte del 31 dicembre.
Si tratta di quasi il 19% della popolazione totale del comune!
La migrazione invernale in quel periodo coinvolgeva in maggior nume-
ro la gente dei villaggi dell'alta montagna nella impressionante proporzione
di un abitante ogni cinque, drammatica testimonianza della precarietà della
vita rurale a quelle elevate altitudini.
Evidenti risultano quindi le ragioni dello spopolamento montano feno-
meno in presente nella prima metà del secolo XIX ma che si accelererà gran-
demente dopo il 1870.

Tab. II La popolazione di Saint-Pierre dal 1783 al 1991 - Globale e per fasce altimetriche
Anno dell'indagine
anagrafica o del censimento
Popolazione globale
Comune di Saint-Pierre
Popolazione della
Fascia alt. inferiore a 700 m
Località di: Priorato, Seez,
Cheviron, Le Bourg, Luboz,
La Tour, Cognetin, Château Feuillet
Popolazione della Fascia altimetrica
compresa fra i 701 e i 1000 m
Località di: Château Saint-Pierre,
Tache, La Grange, Bussan La Croix,
Jacquemin, La Piece, Janin, Etavel,
Praulin, Pommier, Ordine, Comba,
Pelon, Praximod, Vereytaz, Vergnod,
Rosière, Rosettaz, Alleysinaz,
Charrère, Bosses, Breyes, Bachod,
Champrétavy, Verne
Popolazione della Fascia altimetrica
compresa fra i 1000 e i 1600 m
Località di: Babelon, Torrette, Bressan,
Chaniel, Rossan, Méod, Orléans, Homené,
Barma, Verrogne
Fascia altimetrica superiore a 1600 m
Località di Vétan
1783
1324
290
= 22%
594
= 45,0%
290
= 22%
150
= 11%
1804
1239
317
= 26%
570
= 46,0%
250
= 20%
100
= 8%
1838
1496
1858
1470
400
= 27,5%
759
= 51,5%
260
= 17,50%
51
= 3,5%
1871
1608
1901
1310
1931
1235
1951
1384
601
= 43,3%
657
= 47,5%
103
= 7,5%
23
= 1,7%
1961
1382
603
= 43,6%
673
= 48,6%
93
= 6,8%
13
= 0,9%
1971
1473
604
= 41%
773
= 52,5%
85
= 5,7%
11
= 0,7%
1981
1797
997
= 55,5%
729
= 40,5%
70
= 3,9%
5
= 0,06%
1991
2198
1055
= 45,6%
1129
= 51,40%
59
= 2,8%
5
= 0,2%
Le percentuali per fasce altimetriche sono calcolate sulla popolazione globale del Comune nello stesso anno.

20


Testo Originale Estratto
In quell'epoca infatti la rivoluzione industriale, che stava trasformando
le città dell'Europa transalpina e della pianura padana, cominciava a dare i
suoi frutti. Le industrie richiamavano mano d'opera e offrivano un salario si
curo, non soggetto ai rischi delle vicende meteorologiche come il precario re
dito del lavoro dei campi. Il tenore di vita nelle città si innalzava. Nuovi mo
delli di comportamento si presentavano ai giovani che scendevano dalla mon
tagna per il lavoro stagionale o per il servizio militare: essi tornavano al villag
gio natio avendo scoperto di essere estremamente poveri. Molti finirono per
non tornare più e sistemarsi definitivamente nelle città del piano. L'emigrazio
ne da temporanea si trasformò in permanente, coinvolgendo molto spesso gli
interi nuclei famigliari. Fra i censimenti del 1871 che registra a Saint-Nico
las e a Saint-Pierre il massimo della popolazione del sec XIX e quello del
1881, i due comuni, in dieci anni, risultano aver perso l'8% della popolazione.
Nei decenni successivi l'emorragia continua e al 1951 Saint-Nicolas ri
sulta aver perso la metà degli abitanti di ottanta anni prima. Saint-Pierre,
più fortunato, ha un calo più contenuto: circa il 15% sulla popolazione globa
le del comune, ma i villaggi sopra i 1000 metri registravano uno spopolamen
to molto vicino a quello dei villaggi di Saint-Nicolas.
Negli anni '40 si chiusero la scuole di Vétan, Verrogne e Homené che
dai documenti raccolti nell'archivio del Comune di Saint-Pierre e della sua
Direzione Didattica risultavano funzionanti fin dal sec. XVIII. E' questo un
sintomo della incisiva rarefazione della popolazione degli alti terrazzi e del
suo invecchiamento. Infatti ad emigrare, o almeno a trasferirsi nella bassa
colllina, erano soprattutto i giovani, più sensibili ai nuovi modelli di vita che si
instauravano nella Plana, vivificata, dal 1929, dall'entrata in servizio del tron
co ferroviario Aosta-Pré-Saint-Didier.
4) Gli alpeggi
Il comune di Saint-Pierre dispone di un ampio anfiteatro di pascoli d'al
ta montagna. A monte dei 1800 metri e fino ai piedi delle pareti che reggono
le rocciose creste spartiacque, si stendono 900 ettari di declivi pascolativi con
pendenze medie di circa 25% solcati dai numerosi torrentelli che formano i
bacini imbriferi dei torrenti di Vétan, di Méod e di Verrogne. Particolarment
lungo e profondo è il vallone di Verrogne che si spinge fin sotto le creste dei
monti Vertosan, Fallère, là ove si apre il Col Fenêtre che dà sulla Comba di
Flassin, tributaria dell'Artanavaz. L'alto vallone è disseminato da piccoli la
ghi. Sul Lac Mort o Lac des Morts a quota 2635 si raccontano cupe leggende
di sanguinose lotte "entre ceux d'en de là (quelli di Flassin o forse quelli di
Sarre) et ceux d'en de çà" (quelli di Saint-Pierre), raccolte dal Fenoil in Ça et
Là du Lac. Il Lac de Grenouilles a quota 2365 ed altre piccole pozze
sparse nei pascoli dell'alpeggio Le Crotte, a quota 2392 che è il più elevato
degli alpeggi di Saint-Pierre. Sul vicino Pian de Modzon si apre una soglia fra
il versante del Mont Fallère e la dorsale della Becca France che dà facile adito
22
alla larga comba del torrente Clusella (o Comba di Morgnoz) posta nel terri
torio di Sarre. Lungo di essa un tempo doveva passare una importante via di
comunicazione diretta al col Fenêtre e alla valle del Gran San Bernardo. Le
battaglie del Lago dei Morti si accendevano forse per il controllo di quella via
dalla quale certamente dipendevano le fortune del ricco borgo di Thora, posto
proprio nel vallone del torrente Clusella? Non è dato saperlo ma certamente
questi pascoli in epoca medioevale hanno conosciuto una storia di transiti e di
traffici di cui parleremo nel prossimo paragrafo.
Nel vallone di Verrogne alla quota di 2100 metri vi è l'alpeggio di Ver
djouan che pare fosse una tappa importante per chi da Thora si dirigeva al
colle Paletta per scendere nel vallone di Vertosan.
A valle di Verdjouan, sempre nel vallone di Verrogne, a 1986 metri vi è
la Montagna di Loé, ora servita da strada poderale. Più in basso, a quota
1800, in una schiarita fra il bosco di conifere si incontra Champsaly. Tutto fa
pensare che un tempo fosse un villaggio permanente. Così era certamente
Vulmian a 1670 metri di altitudine.
Un altro gruppo di alpeggi si trova nel bacino imbrifero del torrente di
Vétan.
Qui, diversi tronchi di strade poderali collegano il villaggio di Vétan, le
malghe di Grandzetta (m 1800), Gellevrine (m 1790), Châtelana (m 1862),
Les Thoules (m 1932), Pesse-Désot (m 2007) e Grandes Arpilles (m 2120).
Quest'ultimo è il più elevato; da alcuni anni le grandi stalle sono crollate ma la
vicinanza degli altri alpeggi fa sì che il pascolo venga ugualmente utilizzato.
I declivi pascolativi si appoggiano verso nord a scoscese pareti di roccia
che, eccezione fatta per il Mont Fallère di 3059 metri, culminano a quote in
feriori ai 3000 metri (Mont Vertosan 2822; Mont Rouges 2847; Mont
Leysser m 2770, Col Fenêtre (m 2730) Col Paletta (2706). Questa bassa alti
metria delle creste e la loro esposizione a sud fa sì che su di esse non si formi
no ghiacciai e neppure nevai persistenti. Le ultime nevi spariscono già ai pri
mi di luglio, quasi agli inizi della stagione dell'alpeggio. Le falde d'acqua nu
trite dallo scioglimento delle nevi mantengono i pascoli freschi per qualche
settimana ma nel mese di agosto, a meno che vi siano piogge prolungate, co
mincia il problema dell'inaridimento del manto erboso. Fin dai tempi più lon
tani si è cercato di porre rimedio a questo danno mediante l'irrigazione, ma il
terzo dei pascoli di Saint-Pierre sono irrigabili malgrado gli ingegnosi sforzi
con cui attraverso i secoli si sono costruiti canali di irrigazione derivati dai
torrenti di Vétan e di Verrogne e perfino del lac de Grenouilles.
Secondo quanto asserisce lo scrittore Ferdinand Fenoil e quanto risulta
da alcuni documenti dell'archivio comunale, in un lontano passato i pascoli
venivano gestiti con il sistema delle consorterie di cui facevano parte i capo
famiglia dei singoli villaggi. Erano i tempi dell'economia di autosussistenza.
Ciascuna famiglia possedeva non più di due o tre mucche e pertanto gli alti
pascoli dovevano necessariamente essere utilizzati in comune.
Con il passaggio all'economia di mercato venne ad operarsi una specia-
23


Testo Originale Estratto
lizzazione. Molte famiglie scelsero attività diverse dall'agricoltura; alcune in-
vece puntarono sull'allevamento. Gli alti pascoli cessarono di essere gestiti
dalle consorterie di villaggio e diventarono proprietà privata dei maggiori al-
levatori.
Ogni alpeggio può ospitare dagli ottanta ai centoventi capi bovini. In
molte montagne il latte viene lavorato sul posto da personale specializzato, il
frutto e le fontine prodotte vengono trasportate a valle al momento della
"désarpa" verso la fine di settembre. In altri alpeggi, quelli dotati di strade po-
derali facilmente percorribili, da qualche anno a questa parte il latte viene
giornalmente raccolto da automezzi che lo portano ai caseifici di fondovalle.
Ormai però si è rotta quella complementarità fra "Collina" e "Montagna" del-
lo stesso comune che ha caratterizzato la vita socio-economica del passato.
Un tempo l'alpeggio, cioè la Montagna, era parte integrante di ciascuna pic-
cola azienda agricola e la transumanza fra villaggio e malghe nel territorio del
comune era un ritmo di vita che scandiva il passare degli anni.
Nel nuovo regime economico invece l'alpeggio è un'impresa a sé stante
che spesso è anche totalmente avulso dall'individualità del Comune. Così ora
alcuni proprietari di alpeggi in quel di Saint-Pierre, affittano le loro montagne
ad allevatori o a imprenditori di altri comuni mentre allevatori di Saint-Pierre
in estate portano le loro mandrie nei più ricchi alpeggi della Valle di Rhêmes
e di La Thuile.
L'alpicoltura ha certo una tradizione antichissima ma anch'essa va via
via evolvendosi in forme consone alle esigenze poste dalle congiunture eco-
nomiche. Il comune di Saint-Pierre può andare orgoglioso dei propri alleva-
tori che, continuando una tradizione ancestrale, hanno saputo inserirsi
nell'economia moderna con ottimi risultati.

5) La Route des Salasses

Gli alti terrazzi del comune di Saint-Pierre sono attraversati dalla Route
des Salasses, a cui si allacciano le ardite strade comunali di Etavel-Homené e
di Rumiod-Persod-Grand Sarriod.
La Route des Salasses è una stupenda strada panoramica che, fra i 1200
e i 1600 metri di quota, corre in cornice per più di trenta chilometri lungo le
pendici dell'ampia dorsale, dominata dal Mont Fallère che fa da spartiacque
fra la valle della Dora Baltea e quella dell'Artanavaz. Prende inizio nei pressi
di Gignod dalla strada statale 27 del Gran San Bernardo e raggiunge la frazio-
ne di Védun, nel comune di Avise, donde, secondo l'originario progetto, do-
vrebbe continuare verso la collina di La Salle e la Valdigne. Le opere murarie
di protezione e di bitumatura nel comune di Saint-Pierre vennero ultimate so-
lo nel 1986.
Sviluppandosi su di un versante piuttosto ripido, la "Strada dei Salassi"
domina il fondovalle della Dora Baltea da una altezza di ottocento metri. Per-
mette perciò di ammirare dall'alto gli sbocchi delle valli tributarie della Dora

di Valgrisenche, di quella di Rhêmes, del Savara e del Grand'Eyvia alle cui
testate si affacciano rispettivamente le cupole glacializzate del Ruitor, le vette
della Granta Parey e della Punta Basey, il profilo possente del Gran Paradiso,
l'ardita piramide glaciale della Grivola e quelle rocciose dell'Emilius e della
Becca di Nona ai cui piedi si apre l'ampia conca di Aosta. Per la varietà e la
grandiosità dei paesaggi che lungo ad essa si possono ammirare, questa strada
merita di essere nel novero delle più splendide zone panoramiche di Europa.
La grande attrattiva paesistica costituita dalla Strada dei Salassi, convo-
gliando verso i terrazzi un flusso di turisti, ha promosso negli alti villaggi di
Saint-Pierre l'apertura di esercizi alberghieri di ristoro e di ospitalità rurale
quali sono "Le Moulin de papa grand" a Vétan, le "Vieux grenier" a Méod,
"Les Ecureuils" a Homené, nonché la costruzione di seconde case che fanno
sperare in un buon sviluppo turistico.
Ma la Strada dei Salassi non ha soltanto un interesse economico per la
zona attraversata. Essa ha anche un interesse archeologico e storico di
prim'ordine, se soltanto sappiamo leggere, come in un palinsesto, nel pae-
saggio che la attornia i segni degli avvenimenti che qui si svolsero tanto tem-
po fa.
E cominciamo da alcune righe scritte nel 1737 dallo storico Jean-Bap-
tiste de Tillier nelle prime pagine del suo "Historique de la Vallée d'Aoste":
"Pierre Taillée, passage célèbre existant sur un affreux précipice, etoit aupara-
vant inaccessible, et la route qui conduisoit dans la Valdigne traversoit dans la
hauteur des montagnes de Sarre, de St. Pierre, de St. Nicolas et d'Avise, où
l'on découvre encor a present quelques pavés et autres vestiges de ce chemin".
Come non ravvisare in queste righe l'indicazione della Strada dei Salas-
si? Infatti l'attuale strada carrozzabile ripercorre una fitta rete di sentieri che
collega fra loro gli antichissimi villaggi dei terrazzi. Molti di essi sono certa-
mente preesistenti alla colonizzazione romana. Ne fa fede la necropoli del tar-
do Neolitico (inizi del III millennio a.C.) rinvenuta presso la chiesa parroc-
chiale di Saint-Nicolas. Fra l'altro nei corredi funebri di quelle tombe furono
ritrovati bracciali di conchiglie marine, segno certo dell'esistenza, in quei
tempi lontanissimi, di scambi commerciali con i paesi marittimi. E poiché gli
scambi non possono effettuarsi senza vie di comunicazione, ecco una testimo-
nianza dell'altissima antichità della nostra strada dei Salassi.
I Romani, giunti in Valle d'Aosta nel secondo secolo a.C., aprirono sul
fondovalle della Dora Baltea la strada consolare delle Gallie e romanizzarono
profondamente le popolazioni toccate da quel tracciato. Ma la montagna alta,
mondata dal sole, spazzata dal vento che porta il sentore di neve, aperta sui
vastissimi orizzonti dominati dalle vette glacializzate, restò il mondo dei Sa-
lassi, fatto di duro lavoro contadino. Il clima allora — è accertato da rigorosi
studî — era più caldo e meno nevoso dell'attuale, il che permetteva una vita
relativamente facile in alta quota e la frequentazione degli alti valichi per buo-
na parte dell'anno. Così la popolazione salassa degli alti villaggi era numero-
sa e i traffici lungo la strada dei terrazzi abbastanza intensi. Probabilmente fu-
rono proprio questi ultimi che richiamarono fin quassù l'interesse dei Roma-

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25


Testo Originale Estratto
ni. Ne è testimonianza il recente ritrovamento di resti di costruzioni romane a
Vétan a 1760 metri di quota (cfr. Archeologia in Valle d'Aosta, pag. 127).
L'importanza commerciale della Strada dei Salassi in epoca medioeva-
le è sostenuta da numerose prove indirette. Le più interessanti sono quelle che
riguardano il borgo di Thora che sorgeva lungo questa strada e che fu sepolto
il 6 luglio 1564 sotto l'immane frana staccatasi dalla Becca France. Proprio
questo luttuoso evento portò Thora all'onore delle antiche cronache mentre
invece nulla fu scritto degli altri villaggi che con quello sfortunato borgo divi-
devano le funzioni di servizio e di commercio lungo l'antica alta via.
I documenti riguardanti Thora sono stati raccolti da uno scrittore di
Saint-Pierre, Ferdinand Fenoil nella sua opera Ça et là. Traiamo da essi alcu-
ni dati significativi: Thora sorgeva in territorio di Sarre sul fianco della Becca
France che fu investito dalla frana. Dice un documento del 1583, "hors du ter-
ritoire des vignes et en lieu de montagne privé d'arbres fructifères". Ne dedu-
ciamo ad una quota superiore ai 1400 metri, proprio come Verrogne, Méod o
Vétan nel comune di Saint-Pierre e Vens, in quello di Saint-Nicolas. Malgra-
do la forte altitudine risulta dallo stesso documento che al momento della fra-
na "A Thora il y avait dix à douze artifices de mollins, quatorze de draps du
pays, meules et pressoirs pour l'huile de noix". Non si trattava dunque soltan-
to di un borgo agricolo. A Thora dovevano aver sede anche importanti attività
commerciali. Infatti in più documenti si ricordano come molto importanti "les
foires du Bourg de Thora" e un documento del 1581 afferma che nella cata-
strofica frana morirono ben cinquecento quaranta cinque persone. Il borgo
quindi era assai popoloso, assai più di quanto le sole risorse agricole avrebbe-
ro potuto sostenere. Per conseguenza il Fenoil scrive: "Nous regardons com-
me indubitable qu'anciennement une route passable rattachait Thora à la
Suisse par Bosses et le Grand-Saint-Bernard, et à la Savoie par Saint-Nicolas
et La Salle". Questa grande via transalpina, di cui fa cenno già il De Tillier, di
cui l'attuale Strada dei Salassi sarebbe un troncone, non solo spiegherebbe la
floridezza di Thora ma anche il denso popolamento degli alti villaggi di Saint-
Pierre e di Saint-Nicolas, toccati da quella arteria dei traffici.

6) Gli alti villaggi di Saint-Pierre e i traffici transalpini
in epoca medievale

Non ci si stupisca dell'arditezza di queste alte vie. Durante i secoli caldi
del Basso Medioevo e fino alla metà del secolo XVI si circolava con carova-
ne sommeggiate attraverso valichi altissimi: erano i secoli d'oro del traffico al-
pino, quando dai porti liguri e mediterranei le merci muovevano, attraverso le
Alpi, verso i grandi centri fieristici delle Fiandre, della Borgogna, di Ginevra,
di Berna e di Lione. I mercanti di allora non temevano le altitudini proprio
perché in quel periodo la montagna era abitata permanentemente fino a quote
assai elevate e le strade — ora solo più itinerari escursionistici — erano allora
dotati degli essenziali servizi di appoggio e di ristoro. Il Fenoil, per esempio,
nell'opera citata segnala la probabile esistenza di un ospizio, al servizio dei
viaggiatori, detto "Hôpital de Thora", posto sopra il borgo. E continua l'auto-
re citato: "Nous croyions tout d'abord que la route principale devait s'engager
dans le vallon de Sarre (c'est l'alto vallone del torrente Clusella) au milieu des
chalets et aboutir en Suisse ou par le Col Fenêtre ou par Vertosan".
Il Col Fenêtre, di 2700 metri, è quello che si trova nel territorio del co-
mune di Saint-Pierre sulla cresta che porta al Mont Fallère. Attraverso ad esso
si passa alla comba di Flassin nel bacino dell'Artanavaz, ove si incontra la via
del Gran San Bernardo.
Il colle di Vertosan (m 2768), pure esso nel territorio di Saint-Pierre,
mette al vallone omonimo donde per scendere alla valle del Gran Bernar-
do ci si deve servire del Col Citrin di 2484 m. Dall'alto vallone del Clusella si
può raggiungere il vallone di Vertosan anche attraverso i pascoli di Ver-
djouan e il Colle Paletta di 2706 m. Ed è proprio questo il colle che insieme al
Citrin compare nella "Relation des passages du Duché d'Aoste" scritta nel
1691 dal nobile Philibert-Amédée Arnod di Villeneuve, Conseiller des Com-
mis, per ordine del governatore del Ducato di Aosta. L'opera aveva come fi-
nalità quella di apprestare efficaci difese del territorio che in quegli anni era
minacciato di invasioni. Essendo l'Arnod di Villeneuve, le informazioni che
riferisce sui passi di Citrin e di Paletta sono particolarmente precise. Scrive
dunque l'Arnod nel suo francese arcaico: "On descend a Citrun (Citrin) sur le
revers d'Estrouble, et à pied de mesme par la sommité de Vertosan sur la pa-
roisse de Saint-Pierre par la sommité de Paletta
l'on descend sur le revers d'Estrouble" 3.
L'uso di questi colli era dunque consueto ancora nel secolo XVII.
Ma il Fenoil fa anche un'altra ipotesi relativa allo sviluppo di quella che
lui chiama "la grande route de Thora", un'ipotesi che riconduce quella antica
via proprio all'odierno tracciato della strada dei Salassi. Ecco il suo testo:
"Vers le côté occidental de Becca-France et à peu près sur la même ligne, on
rencontre plusieurs villages dont le nom commence par là même initiale: on a
d'abord Verrogne, puis Vermian, puis Vétan, Vens et Védun. Que veulent di-
re ces initiales, surtout si l'on observe que dans tous les anciens manuscrits le
hameau appelé Vétan porte semplicemente le nom de Tan? Est-ce que cette ini-
tiale de 'Ve' ou 'Ver' ne serait pas une indication de route?
Là dessus, nous interrogeâmes personnes de Saint-Pierre réputées pour
leurs connaissances des traditions locales. Sans hésiter, elles nous répondirent
tenir de leurs ancêtres qu'une route passait du Bourg de Thora au village de la

26

3 Nei documenti d'archivio e anche oggi nel linguaggio locale, con la denominazione
di "paletta" si designano i pascoli dell'ampio impluvio del Verrogne costituito da numerosi
rami torrentizi che scendono dal tratto di cresta compreso fra il Mont Leysser e il Mont Fal-
lère. Il colle indicato dall'Arnod potrebbe quindi essere tanto quello designato con il nome
di Paletta dalle carte attuali, quanto quello indicato ora con il nome di Fenêtre che dà diret-
tamente sul "revers d'Estrouble".
27


Testo Originale Estratto
Haute-Verrogne aujourd'hui détruit, de Verrogne à Vermian, et de Vermian à
un site appelé l'Artze entre Saint-Nicolas et La Salle; que très probablement
qu'une branche montait vers ce village et de là se
Vertosan pour aboutir en Suisse tandisque l'autre aboutissait au Valdigne".
L'ipotesi del Fenoli è confortata dalla tradizione orale e da quelle radi-
cali in “ve” o in “ver” che paiono derivare dal latino "via". A questo proposi-
to vale la pena di completare la serie citata dal Fenoil con il nome di "Verto-
san" — il vallone che bisogna risalire per raggiungere il colle Citrin che met-
te alla valle del Gran San Bernardo — e con quello di "Verdjoan", l'alpeggio
sulla "scorciatoia" del col Paletta.
Una importante conferma all'ipotesi del Fenoil viene dall'attenta lettura
del nobiliare valdostano riferentesi ai secoli XII, XIII e XIV. E' evidente che
i patronimici delle famiglie nobiliari derivano dalle località centro dei loro
feudi di origine; ed è altrettanto evidente che queste località dovevano avere,
ai tempi della formazione dei feudi stessi, una particolare importanza strategi-
ca o economica.
Nel nobiliare valdostano appaiono due famiglie il cui patronimico deri-
va da villaggi d'alta quota toccati dalla "grande route de Thora". Sono Thora
stessa — che come abbiamo detto doveva sorgere al di sopra dei 1400 m — e
Sarriod, villaggio ora appartenente al comune di Saint-Nicolas, posto all'alti-
tudine di 1459 m s.l.m. Nessun patronimico valdostano si rifà a località così
elevate, il che è già molto significativo.
Sulla nobile famiglia "de Thora" le notizie non solo molte. Il De Tillier,
nel citato Historique (pag. 283) riferisce che si tratta di un ramo della fami-
glia aostana "de Pallatio" la quale, prima "du traitté fait avec le comte Tho-
mas" (1191) "tenoint a fief des Reverendissimes Evesques la plus part de
leurs biens, alpages, montagnes, decimes, et autres droits des ressorts de Ville
sur Sarre, Thora, etc.". Si tratta quindi di una signoria antichissima, addirittu-
ra precedente al dominio Sabaudo. Sempre il De Tillier cita (pag. 399) Petrus
de Thora, Priore di Sant'Orso nel 1220 e vescovo di Aosta nel 1224; Guillau-
dizior del Gran San Bernardo nel 1324; Claude
de Thora e Boniface de Thora, ambedue "lieutenants des seigneurs ballifs de
la cité d'Aoste", il primo nel 1443, il secondo nel 1463.
Attorno alla famiglia Sarriod si dispone invece di notizie più numerose
e più sicure; essa per molti secoli e addirittura fino ai primi del 1900 fu prota-
gonista della storia di Saint-Pierre. Si tratta di una storia che prende inizio nel
1242 quando Pierre de Bard, figlio di quell'Ugo che per essersi ribellato ai
Savoia era stato privato del suo grande feudo, sceglie come sua nuova resi-
denza l'alto villaggio di Sarriod e ne riceve l'investitura. Che il villaggio fos-
se importante lo prova il fatto che due anni dopo — come riferisce André Za-
notto (1980, pag. 139) Vullierme, succeduto allo zio, chiede ed ottiene da
Amedeo IV di Savoia, di costruire lassù una torre di avvistamento; questa non
avrebbe avuto nessuna giustificazione se non ci fosse stata una importante via
di transito da sorvegliare.

Il De Tillier informa poi (p. 63) che Amedeo IV accorda a Vullierme di
Sarriod l'investitura di ampie porzioni di terre della Valle della Dora Baltea e
della Valle di Rhêmes che già erano state parte del feudo del nonno, Ugo di
Bard, tanto che nel 1279, quando Vullierme stila il suo testamento, sede del
solenne atto è il Castello di Châtel Argent, quello che domina il borgo di Vil-
leneuve.
Da Vullierme de Sarriod, attesta De Tillier (p. 239) "sont descendus en
droite ligne les seigneurs d'Introd et de la Tour".
Oltre alla duecentesca torre di Sarriod, sulla "grande route de Thora"
vegliava, a quanto sembra, un'altra torre, posta nel territorio di Saint-Nicolas
sul largo dosso boscoso che ha conservato fino ai nostri giorni il nome di
Bois de la Tour. Nei documenti antichi il toponimo di Saint-Nicolas appare
nelle forme: Santus Nicolaus de Cisviam (nel 1374), de Sivoyes (nel 1436),
de Sex Viarum (nel 1663), de Sivoyes (nel 1740, De Tillier).
C'era dunque un tempo lassù un crocevia di alte vie?
Spiega lo storico Jean-Antoine Gal (1797-1867) in un manoscritto citato
da Monsignor Duc (vol. I - pag. 296): "Ce nom provient d'une localité qui était
le point de départ de six voies, sex viarum. C'est le premier plateau qu'on trou-
ve, après avoir fait la montée d'Avise à Saint-Nicolas. Il est limitrophe et se
trouve en partie sur le territoire d'Avise, et en partie sur celui de Saint-Nicolas.
De ces six voies, l'une conduisait dans la Valdigne, l'autre à Avise, l'autre au
Grand-Saint-Bernard, l'autre à Saint-Pierre, l'autre à la Cité et l'autre à Arvier".
Ed è interessante notare che questo antico nodo di strade alpestri fin
dall'alto Medioevo scelse come patrono San Nicola, vescovo di Mira,
nell'Asia minore, vissuto nel IV secolo e proclamato già prima dell'anno
1000 protettore dei viaggiatori e dei mercanti. Non per nulla a San Nicola so-
no dedicate le chiese degli ospizi del Grande e del Piccolo San Bernardo non
chè la parrocchia di La Thuile sulla grande via transalpina. E San Nicola, sul-
l'altra strada dei Salassi, è venerato anche nelle cappelle di Vens, Vareille, Ar-
puilles e Excenex. La venerazione di San Nicola si è diffusa durante il me-
dioevo lungo tutti i grandi itinerari europei fino alla lontanissima Islanda. Il
ritrovarla qui lungo le nostre strade dell'alta Collina è sintomatico di un mo-
vimento di uomini e di cose che andava ben al di là dei traffici locali.
Ed infine un'ultima testimonianza che coinvolge direttamente il territo-
rio di Saint-Pierre. L'insigne storico Monsignor Joseph-Auguste Duc, vesco-
vo di Aosta, nel primo volume della sua grande opera "Histoire de l'Eglise
d'Aoste", pubblicata fra il 1901 e il 1915, cita, alla pag. 270, un contratto di
cessione al vescovo di Aosta, da parte della Abbazia vallesana di Saint-Mau-
rice d'Agaune, di varie proprietà terriere che questa possedeva nei pressi di
Aosta. Il documento porta la data del 14 febbraio 1005. In esso sono enume-
rate le proprietà cedute fra cui compaiono fattorie "in Bibiano (Bibian) cum
suis pertinentiis et pratum unum in Sparaveria (Paravère) et unum mansum in
Breianto". A proposito di questo ultimo toponimo Mgr. Duc spiega: "ancien
hameau de Saint-Pierre". E' molto probabile che si tratti di Bressan il cui no-
me compare in un documento del 1369 nella forma "Brezano".

28
29


Testo Originale Estratto
Ricordiamo che l'antichissima abbazia di Saint-Maurice sorge nella val
le del Rodano, presso Martigny, nella tenebrosa gola di Agaune dove la gran
de valle si restringe in una aspra chiusa, passaggio obbligato dell'antichissima
strada a cui si affida la viabilità transalpina. La tradizione vuole che proprio
in questo luogo nel 302, durante la persecuzione di Diocleziano, sia stata tru
cidata la Legione Tebea, di cui Maurizio era comandante, per essersi rifiutata
di agire contro i seguaci di Cristo.
Teodulo, vescovo del Vallese nella seconda metà del 300, alcuni decen
ni dopo l'impressionante fatto di sangue, aveva fatto erigere ad Agaune una
chiesa in onore dei martiri, chiesa di cui oggi gli archeologi hanno ritrovato i
resti. Presso di essa nei secoli successivi sorse l'Abbazia che, grazie anche alla
sua posizione strategica sulla grande via del traffico transalpino, divenne uno
dei più importanti centri religiosi, culturali e politici dell'Europa medioevale.
L'Abbazia di Saint-Maurice d'Agaune attraverso i tempi fu beneficiata
da numerose e grandi donazioni. La più famosa è quella attribuita al re di
Borgogna Sigismondo, datata 515, il cui atto è conservato presso l'Abbazia
stessa. I critici la ritengono un apocrifo del periodo carolingio (IX secolo); ma
comunque un documento della più alta antichità. In esso sono citate anche
terre "in Valle Augustana quæ est a finibus Italiæ".
Il Duc, dopo aver dato notizia del contratto del 1005, si chiede: "Com
ment se fait-il que ce monastère possédait des biens ruraux dans la Vallée
d'Aoste? Nous conjecturons que ces biens lui furent donnés dans le sixième
siècle par Sigismond, roi de Bourgogne, ce grand bienfaiteur de la célèbre ab
baye...".
La cessione del 1005 è la prova certa che prima di quell'anno l'abbazia
di Saint-Maurice aveva possedimenti sulla collina di Aosta, di Sarre e di
Saint-Pierre. Probabilmente all'influenza dell'antichissima Abbazia si ricolle
ga la dedicazione a San Maurizio della Parrocchia di Sarre e la presenza della
sua iconografia, congiuntamente a quella di San Teodulo che può essere con
siderato il precursore dell'abbazia vallesana, in tante cappelle schierate lungo
la strada dei Salassi: Vareille, Ville sur Sarre, Tura, Verrogne, Cerellaz.
E' evidente quindi che fra Saint-Maurice d'Agaune e le terre di Sarre e
di Saint-Pierre nel medioevo vi erano contatti frequenti e diretti. Essi doveva
no svolgersi attraverso le alte vie passanti per il Gran San Bernardo e i valichi
di Fenêtre de Fallère, Paletta e Citrin.
Tutto sta dunque a provare che gli alti terrazzi di Saint-Pierre erano per
corsi da una via del traffico transalpino la quale vivacizzava la vita e l'attività
economica dei villaggi da essa toccati. Il clima mite del basso medioevo favo
riva la transitabilità dei valichi, gli insediamenti e colture in alta quota; per
questa ragione l'alta montagna era fortemente popolata.
Attorno al 1550 quasi improvvisamente il clima europeo divenne assai
più crudo ed in montagna gli inverni si fecero lunghi e nevosi. Prese inizio
quella che gli studiosi chiamano "Piccola Età glaciale". Essa ebbe conseguen
ze gravissime per i traffici transalpini. La transitabilità dei valichi si ridusse ai
brevi mesi estivi e pertanto i flussi commerciali si estinsero. Contemporanea
mente si abbassò di almeno duecento metri il limite climatico delle coltiva
zioni, soprattutto di quelle cerealicole che davano la materia prima per fare il
pane. Perciò le zone più alte dovettero essere abbandonate e le antiche strade
caddero in rovina.
Fu dunque la crisi climatica il motivo dell'abbandono delle zone più al
te. Scrive il Fenoll nell'opera citata (pag. 192-193): "A propos de ce que nous
avons dit sur la vie qui surabondait anciennement à Thora et sur les sommités
en général, beaucoup d'entre nos lecteurs se seront demandé: est-il bien pos
sible que la vie humaine ait été jadis si luxuriante là ou elle est presque nulle
aujourd'hui? La réponse est facile, grâce aux monuments qui restent. Il est in
dubitable que depuis quelques siècles un mouvement lent et notable s'opère
dans l'existence humaine sur notre globe. Lentement et graduellement l'Hu
manité descend des hauteurs pour se recueillir vers les centres. Qu'est-ce que
cela signifie? Nous n'en savons rien... Ce qui est du moins très sûr, c'est que
la vie humaine abandonne les sommité".
Lo scrittore — che opera nel 1883 — non riesce a capire le cause del fe
nomèno ma ne vede e ne descrive ben chiari gli effetti. Si noti che le sue con
siderazioni non riguardano gli attuali alti villaggi: ai suoi tempi infatti Vens,
Vétan, Vulmian e Verrogne avevano ancora centinaia di abitanti. Egli si rife
risce in particolare alla zona ormai utilizzata ad alpeggio. "En bien des en
droits — egli scrive — ce qu'on appelle le pied de nos chalets était même un
village habité pendant toute l'année. Ainsi on a vu, il y a 25 ans à peine, le
village de Foss (m 2030) sur Rhêmes-Notre-Dame faire place à un chalet, les
villages de Plonta (m 2300) sur Valgrisenche, du Breil (m 2006) sur Valtour
nenche faire place à des chalets aussi".
E continua: "Ainsi tous nos grands chalets d'aujourd'hui étaient, il y a
quelque siècle, de petites 'consorteries' comme on les appelait; là se grou
paient à de petites distances de petites maisonnettes peuplées d'enfants, de
bergers, de bergères; de toutes parts, au milieu des violettes de la montagne
émergeaient des têtes enfantines, au seuil des portes se montrait le profil gra
ve de têtes blanchies par l'âge. La vie coulait en ces lieux à pleins bords".
La crisi climatica 1550-1850 spiega dunque l'abbandono delle zone più
alte fra cui, nel territorio di Saint-Pierre, si annovera certamente il villaggio di
Grand Verrogne, già abbandonato all'epoca del Fenoll.
Dopo il 1850 il clima si addolcì ma sopravvenne la crisi socio-economi
ca indotta dalla rivoluzione industriale di cui già abbiamo fatto cenno. I villag
gi più elevati dell'alta collina e dei terrazzi e grazie alla loro ottima esposizio
ne al sole, avevano retto bene alla crisi climatica. Certo la "grande route de
Thora" aveva cessato di essere una via transalpina e di costituire quindi una ri
sorsa economica per le attività commerciali indotte. Ma l'agricoltura continua
va a fornire il sufficiente per il sostentamento di una popolazione numerosa.
Non fu possibile invece a questi villaggi resistere alla crisi socio-eco
nomica posteriore al 1870. Di qui l'intenso spopolamento dei villaggi toc
cati dalla Strada dei Salassi, un tempo vivaci centri di vita e di attività eco
nomiche.

30


Testo Originale Estratto
APPENDICE

Toponimi degli abitati e delle località del Comune di Saint-Pierre

Irma Ceriano ha raccolto dalla viva voce degli anziani e da documenti
d'archivio numerosi toponimi riguardanti località del comune.
Li abbiamo ordinati secondo le frazioni di pertinenza e queste secondo gli
itinerari delle strade comunali che le servono formando così i seguenti gruppi.

1) Toponimi degli abitati e delle località della Plana
2) Toponimi degli abitati e delle località della Collina servita dalla stra-
da comunale: Luboz - Bussan - Orléans - Homenè dessous (Strada
delle Morandes)
3) Toponimi degli abitati e delle località della Collina servita dalla stra-
da comunale Cognern - Verne
4) Toponimi degli abitati e delle località della Collina servita dalla stra-
da comunale Vereytaz - Rossan
5) Toponimi degli abitati e delle località d'alta montagna servite dalla
strada dei Salassi e sue diramazioni

Abitati e località della Plana
QUOTA ABITANTI TOPONIMI
s.l.m. 1783 1858 1991 FRAZIONI
677 ? ? 23 Le Prieuré
671 ? ? 46 Seez
683 60 ? 25 Chevrexron
664 125 302 758 Le Bourg

691 ? 29 13 Luboz
(Closum de l'Ano
1369)
687 ? ? 5 Château des
Sarriod (Closum,
Morandi 1358)
655 ? ? 26 Preille
684 ? 16 89 Cogrein
695 25 5 29 Chateau Feuillet

TOPONIMI
LOCALITÀ ATTINENTI
Vulpillere, Tor de Sarro,
Baraccon

Cretallaz-La Paulaz, Queiana
Bourg de ça (les Arnod),
Bourg de là, Crêtenod,
Plan Fenoil, Teppe, Lillaz,
Bernabui, Verger, Verger
dret, Moulin, Barrière.
Ru Creubli, Dret des Arbrés,
Pro contò

Clou Morand, Clou Silvestre,
La Tour

Zan d'Introd, Fossalet

I toponimi delle Frazioni sono preceduti dalla altitudine sul livello del
mare e dal numero degli abitanti che risultano all'archivio comunale al 1783,
1858, 1991. Mentre quest'ultimo è completo, quelli più antichi presentano la-
cune o aggregazioni diverse dalle odierne. Ciò malgrado abbiamo ritenuto in-
teressante presentare al pubblico queste antiche statistiche, testimonianze di
un passato profondamente diverso dall'attuale. Accanto ai toponimi moderni,
là dove è stato possibile, sono indicati i toponimi antichi fra parentesi con la
data del documento da cui sono stati tratti.

Abitati e località della Collina servita dalla strada des Morandes
(Luboz, Homené)
QUOTA ABITANTI TOPONIMI
s.l.m. 1783 1858 1991 FRAZIONI
744 55 33 21 Bussan dessous
(Bussan 1373)
760 35 20 47 Bussan du milieu

778 35 20 21 Bussan dessus

813 ? 34 66 La Croix

903 45 46 19 Praulin
1050 ? 5 11 Babelon

1189 ? 14 4 Orléans
(Orlian 1369)
Homené dessous
1500

TOPONIMI
LOCALITÀ ATTINENTI
Charrion, Meylan

Montagnie, Marguerettaz,
Campeuille, Taulet, Plantin,
Cachaz, Crou Levrot
Crêton, Arbé, Hormes,
Contze, Torrette
Lo gran verger, Lo verger
dret, Bréan, Barmarossa,
Condemine, Le Mochet,
Lo revers de Bréan, Buisse
Demile, Les Avasses,
Le Beyette
Perchut, Perraquin, Gianon,
Ronchaille, La Granzetta
Plan châtelet

Lo berio de Barma,
La Croix du Golliet

32 33


Testo Originale Estratto
Abitati e località della Collina
servita dalla strada Tâche-Berchet
QUOTA
ABITANTI
TOPONIMI
s.l.m.
1783
1858
1991
FRAZIONI
TOPONIMI
LOCALITÀ ATTINENTI
722
?
?
30
Tâche
Le Toule
712
?
?
15
La Grange
(Lambertessa
1859)
745
?
6
24
La Pièce
778
25
43
69
Jacquemin
811
100
131
105
Etavel
(Oytavel
1370-1384)
La comba d'Omeyé
811
30
?
21
Jonin
850
?
11
22
Bercher
34
Abitati e località della Collina
servita dalla strada Vereytaz-Rossan
QUOTA
ABITANTI
TOPONIMI
s.l.m.
1783
1858
1991
FRAZIONI
TOPONIMI
LOCALITÀ ATTINENTI
748
?
?
24
Vereytaz
Cruchet, Brenolin
956
?
47
16
Champretavy
Caillet, Revers, La Roche,
Les nouves
1087
?
19
3
Bressan
(Brezano 1369
Brezan 1370)
Comba Priez, Comba Laval,
Montanila, Pailleux,
Champlan, La Repya
1225
?
?
2
Chanté
Revers
1268
216
154
31
Rumiod
(Rumyo 1369)
La Chapelle, Forné, Planté,
Pioules, Champmoras,
Lo goil, De lé
1322
67
33
5
Rossan
Abitati e località della Collina
servita dalla strada Cognern-Verne
QUOTA
ABITANTI
TOPONIMI
s.l.m.
1783
1858
1991
FRAZIONI
TOPONIMI
LOCALITÀ ATTINENTI
707
?
?
19
Pommier
(Pommier 1654)
Casermette
718
22
11
97
Ordines
Châtelair, Clapey, Pellaud
740
25
16
10
La Comba
Tor de la Barma
750
?
46
133
Praximond
779
?
14
28
Vergnod
Lo Luaty, Prolé, Le Fontanil,
La Blanche
Abitati e località della Alta Montagna
servita dalla strada dei Salassi e sue derivazioni
QUOTA
ABITANTI
TOPONIMI
s.l.m.
1783
1858
1991
FRAZIONI
LOCALITÀ ATTINENTI
1500
?
?
4
Homené dessus
S.te Marguerite,
Plan d'Arsye,
Louvioz di feyes, Combellin
1593
2
27
0
Verrogne
(Verrognya 1346
Verrogny 1351)
La Barmaz,
Lo berrio d'Annetta
1526
?
9
11
Méod
778
25
47
18
La Rosière
1770
150
51
5
Vetan
(Tan, Tano 1350)
L'Isoletta, la Motta,
Costa duvet, les Croux
802
?
29
21
Aleysin
(Naleysino 1469)
crosé, Beriaçon, Cleyves,
Toules, Champ de David
800
?
?
12
La Roserettaz
832
?
?
11
Pelon
824
25
32
128
La Charrère
830
25
15
18
Bosses
Breyès
840
?
?
2
Verne
860
?
50
21
Bâchod
Desot, dessus, Revers, Comba,
Lo dou Preyet, Genevey
35


Testo Originale Estratto
CAPITOLO II

Un po’ di storia geologica

1) La formazione delle rocce

La storia umana di Saint-Pierre ha inizio nel neolitico, circa cinquemila
anni fa.
La storia del suo territorio è enormemente più antica: quasi settanta mila
volte cinquemila anni! Ce lo rivelano le datazioni delle rocce radioattive che
hanno permesso alla geologia di diventare, per molti aspetti, una scienza esatta.
La natura e la forma del terreno non sono mai capricci del caso ma il risul-
tato di precisi processi evolutivi che si compiono attraverso tempi lunghissimi.
I tempi geologici presentano per i “non addetti ai lavori” le stesse diffi-
coltà di percezione che presentano le distanze stellari o l’infinitamente picco-
lo del mondo sub-atomico.
I moderni mezzi di indagine però hanno permesso agli scienziati di
scandagliare eventi da noi lontanissimi. Si sa ora che la storia del nostro pia-
neta è vecchia di quattro miliardi e mezzo di anni; che le più antiche rocce
della crosta terrestre hanno un’età di tre miliardi e mezzo di anni; che trecento
cinquanta milioni di anni fa ove ora vi sono le Alpi già esistevano catene di
monti.
Oggi si sa anche che la crosta terrestre, contrariamente alle apparenze, è
mobile e che i continenti si comportano come zatteroni alla deriva, sospinti
dalle energie interne del Pianeta. Attraverso i lunghissimi tempi geologici le
zolle continentali si inabissano dando luogo ad oceani profondi; dai mari sor-
gono nuove terre; grandi complessi montuosi vengono spianati mentre in altre
parti del Pianeta nascono nuovi rilievi. Le catene montuose sono dovute al
corrugarsi della crosta terrestre a causa degli enormi attriti prodotti dalle mas-
se continentali quando queste vengono in collisione l’una contro l’altra. Le
Alpi, per esempio, sono il prodotto delle enormi pressioni che settanta milioni
di anni a questa parte vengono esercitate dal continente africano che scivola
contro quello europeo.
La storia del territorio di Saint-Pierre comincia molto prima della for-
mazione delle Alpi. Comincia più di 200 milioni di anni fa in un mare profon-
do, posto fra Europa e Africa, ove i fiumi dell’antichissimo continente euro-

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Testo Originale Estratto
peo portano i detriti strappati alle rocce della terra ferma. A quei detriti si me-
scolano enormi quantità di scheletri e di conchiglie di animali marini che a
poco a poco si trasformano in quelle rocce calcaree che costituiscono la mag-
gior parte del territorio di Saint-Pierre, dalla Becca France fino alle terre agri-
cole attorno al capoluogo.

2) La nascita delle Alpi e il loro modellamento

Settanta milioni di anni fa l'antica Africa comincia a scivolare verso
l'Europa. Il vasto oceano che prima si apriva fra i due continenti a poco a poco
si stringe e le rocce in esso contenute subiscono fortissime compressioni.
Queste ne provocano il corrugamento in immense pieghe simili a gigantesche
onde di pietra che si riversano sul bordo dell'antica Europa. Pile di strati roc-
ciosi, il cui spessore gli studiosi valutano di decine di migliaia di metri, vengo-
no sospinti per centinaia di chilometri e si accatastano gli uni sopra gli altri con
grandiose fratture e dislocazioni. Nascono così le Alpi, gli Appennini e le altre
catene che circondano il Mediterraneo. Questo mare altro non è che quanto re-
sta del molto più vasto oceano che un tempo divideva l'Africa dall'Europa.

Nel territorio di Saint-Pierre vi è una testimonianza interessantissima
delle grandiose dislocazioni che hanno dato luogo alla formazione delle Alpi.
Abbiamo detto che la maggior parte del territorio è costituito da rocce calca-
ree formatesi circa 200 milioni di anni fa. Ma la cresta del Mont Fallère,
Mont Vertosan, Mont Rouges è formata da micascisti e da gneiss, rocce silicee
più antiche di quelle calcaree di almeno cento milioni di anni. E' ovvio che,
secondo l'ordine naturale delle cose, le rocce formatesi prima dovrebbero gia-
cere sotto a quelle formatesi dopo. Qui nel comune di Saint-Pierre ci trovia-
mo invece di fronte ad un'inversione di quest'ordine. La cosa si può spiegare
soltanto mediante lo scivolamento di una falda appartenente ad una piega co-
ricata e spinta verso nord a ricoprire le rocce più recenti. Infatti, secondo i
geologi i micascisti e gli gneiss del Mont Fallère, del Mont de Vertosan e del
Mont Rouges appartengono alla grande falda di ricoprimento detta del Gran
San Bernardo che interessa gran parte dell'alto bacino della Dora Baltea.

Il rilievo alpino, a mano a mano che sorgeva dall'oceano, veniva attac-
cato dagli agenti erosivi: le acque, il gelo e il vento. Essi, agendo sulle varie
rocce le une più dure (gneiss e micascisti), le altre più facilmente disgregabili
(calciscisti, gessi e dolomie) aprirono i solchi vallivi e modellarono le creste.
Gli studiosi calcolano in base allo spessore dei detriti accumulatisi nella pia-
nura padana che l'erosione abbia asportato dal rilievo alpino uno spessore di
circa 2000 metri di roccia! Tuttavia mentre si compiva questo lento processo
di erosione, la massa montuosa continuava a sollevarsi compensando larga-
mente l'asportazione di materiale dovuta agli agenti erosivi.

Uno dei tratti caratteristici del territorio di Saint-Pierre è la presenza de-
gli altri terrazzi orografici du Rumiod-Méod-Vétan e di Verrogne-Homené-
Verrogne. Ad un buon osservatore non è difficile cogliere la continuità di

quote e di pendenze che vi è fra il terrazzo di Homené-Verrogne e quello di
Rumiod-Méod-Vétan e dedurne che essi erano in origine un tutto unico diviso
più tardi dall'erosione dei torrenti Méod e Verrogne. Ma c'è di più. Osservan-
do l'intero versante idrografico sinistro della Dora Baltea ci si rende conto
che questi terrazzi sono simili per morfologia e per quota a quelli di Cerellaz,
Saint-Nicolas, Bellon, Ville sur Sarre, Arpuilles, Ville sur Nus, Trois Ville,
Verrayes, Grand Ville, Amay, ecc. Sulla destra idrografica si notano più o
meno alla stessa quota i terrazzi di Les Combes, Ozein, Les Fleurs, Péroulaz
ed altri minori. Secondo gli studiosi essi un tempo costituivano un tutto unico
che era l'antico fondovalle assai largo in cui serpeggiava la Dora Baltea.

Circa due milioni di anni fa si produsse un forte sollevamento della
massa montuosa, valutabile a un dislivello di circa mille metri. I corsi d'ac-
qua, che già erano vicini al loro profilo d'equilibrio, furono costretti a ripren-
dere il lavoro erosivo e a scavare, dentro al fondovalle, un nuovo solco assai
più stretto e profondo. I lembi del fondovalle antico divennero terrazzi affac-
ciati sul nuovo solco vallivo e a poco a poco vennero smembrati dai torrenti
laterali in tanti tronconi i quali però conservano quell'aria di famiglia che ha
permesso ai geologi di ricostruire la loro antica storia. Il grande evento geolo-
gico si potrebbe raccontare a mo' di favola: "Un tempo, tanti e tanti secoli
prima che l'uomo apparisse sulla Terra, la Dora passava all'altezza di Vétan e
tutto il versante che si estende a valle di Vétan non esisteva perché ancora era
chiuso nella compatta massa rocciosa che formava lo zoccolo del rilievo...".

3) La glaciazione pleistocenica

Un milione di anni fa, quando già la Dora aveva aperto sotto i terrazzi il
solco vallivo che conosciamo, il clima si fece molto freddo e nevoso. Comin-
ciò così quel periodo che viene denominato "Pleistocene". In quei tempi, già
a duemila metri di quota, veniva a cadere nell'arco dell'anno molta più neve
di quella che poteva sciogliere nella breve e fresca estate. Quella neve a poco
a poco si trasformava in ghiaccio e dava origine a grandissimi ghiacciai che
coprivano i fianchi dei monti e scendevano a riempire le valli.

Lungo il Pleistocene, quattro volte il grande ghiacciaio che scorreva
nella valle della Dora Baltea scese fino alla pianura canavesana. Ogni fase
glaciale durava centinaia di migliaia di anni ed era seguita da una fase a clima
temperato o caldo, detta interglaciale, che durava anch'essa centinaia di mi-
gliaia di anni. Durante le fasi calde i ghiacciai si riducevano alle proporzioni
attuali o anche minori. L'ultima fase glaciale si concluse circa diecimila anni
fa e pare essere stata la più cruda. Secondo gli studiosi, durante questa espan-
sione, lo spessore del ghiacciaio che occupava la valle della Dora superava i
mille metri riempendo tutta la profondità della valle ed estendendosi sui ter-
razzi fino a ricoprirli.

E' facile pensare come una così grande massa di ghiaccio che ingloba
grandi quantità di detriti rocciosi abbia una formidabile forza erosiva, certo

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Testo Originale Estratto
assai superiore a quella dei corsi d'acqua. Così le valli, che erano state aperte
dalla Dora e dai suoi affluenti, furono approfondite e allargate dai grandi
ghiacciai pleistocenici. Quando i ghiacciai si ritirarono le valli avevano as-
sunto il profilo ad U, esse, cioè, presentavano un fondo largo e piatto chiuso
fra alti e ripidissimi versanti.
Nel territorio di Saint-Pierre questa morfologia è ben visibile nel ripidis-
simo tratto di versante sottostante i terrazzi, là dove sorgono i piccoli villaggi
di Champrétavy, di Praulin e di Orléans.
Il materiale morenico trasportato dal ghiacciaio pleistocenico venne ab-
bandonato in grande quantità tanto sui terrazzi quanto nel fondovalle ove, tra-
sformandosi sotto l'azione delle acque e della vegetazione, diede origine a
buoni suoli agrari.

4) I fenomeni gravitativi

Dopo il ritiro dei ghiacciai i ripidissimi versanti, che erano stati lavo-
rati dalla loro enorme pressione, privati dell'appoggio che la massa glaciale
forniva, divennero sede di gravi squilibri. Infatti la loro pendenza è divenu-
ta tale che la forza di gravità agisce con grandissima energia, tanto da pro-
vocare, a causa del lento scivolamento delle masse rocciose, coinvolte nel
movimento per profondità di varie centinaia di metri, vistose deformazioni
nell'assetto dei versanti. Le creste - e in particolare quella della Becca
France - sono segnate da numerose fratture di trazione che testimoniano lo
sforzo gravitativo a cui i pendii sono soggetti; la roccia appare dovunque in-
tensamente fratturata; il profilo dei versanti in più luoghi si presenta con-
vesso: questi fatti testimoniano che il territorio di Saint-Pierre è in larga mi-
sura interessato a quei fenomeni a cui gli studiosi danno il nome di "defor-
mazioni gravitativa profonda di versante". Ne sono conseguenze le frane e
gli smottamenti che avvengono frequentemente nei ripidi pendii e in parti-
colare lungo gli alvei dei torrenti di Vétan, Méod e Verrogne. Ben più grave
fu la grande frana che la mattina del 6 luglio 1564 si staccò dalla cresta
orientale della Becca France e precipitò nel territorio di Sarre sul popoloso
borgo di Thora seppellendolo sotto una enorme massa di detriti. Ma anche
la frana di Thora è poca cosa se paragonata alle gigantesche frane che nel
territorio di Saint-Pierre ebbero luogo in tempi antichissimi, probabilmente
subito dopo il ritiro dei ghiacciai dalla valle della Dora. Secondo i più re-
centi studi compiuti da Giorgio Elter tutto il versante in cui si sviluppa il
bacino del torrente Vétan e la destra idrografica del Verrogne a cominciare
dalla quota 2300 e fino al corso della Dora in fondovalle è un immenso ac-
cumulo di detrito di frana. La gigantesca colata si è spinta fin nei pressi di
Aymavilles colmando il corso della Dora. Questa fu obbligata a riaprirsi la
via incidendo l'alveo nella spessa coltre detritica, facilmente riconoscibile
nella scarpata sottostante al castello di Sarriod de la Tour, ai terreni agricoli
del capoluogo e a quelli di Seez.

L'ultimo episodio della storia geologica di Saint-Pierre è la costruzione,
ad opera del torrente di Verrogne, del cono di materiale alluvionale che giace
nella sua sinistra idrografica e che corrisponde grosso modo alla bassa collina
e alla Plana.
Naturalmente l'opera degli agenti erosivi e di quelli di trasporto conti-
nua giorno dopo giorno sotto i nostri occhi dando luogo alla continua evolu-
zione morfologica del territorio. Essa però è così lenta che sfugge alla nostra
percezione perché a confronto dei tempi geologici la vita umana non è che un
batter di ciglia.
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Testo Originale Estratto
CAPITOLO III

Il clima

1) L'andamento delle temperature

Fattore fondamentale del clima di Saint-Pierre è la posizione del suo
territorio che si stende sull“"Adret", cioè sul versante esposto a sud, della val-
le della Dora Baltea.
La posizione di "Adret" comporta una intensa radiazione solare perché
sui versanti esposti a sud, i raggi solari cadono con una inclinazione tale da
formare con il terreno angoli vicini ai 90°. Nelle ore centrali delle giornate
estive, quando il sole è alto sull'orizzonte su questi versanti l'angolo di inci-
denza dei raggi è quasi retto. Perciò le energie calorifiche, chimiche e lumi-
nori, di cui essi sono portatori, si concentrano su ciascuna piccola particella
di terreno cedendo ad essa grande quantità di calore e di luce. All'alba, al tra-
monto e nelle stagioni in cui il sole resta basso sull'orizzonte, i raggi solari
giungono al terreno più obliqui e quindi si verifica una maggiore dispersione
delle loro energie. Pur tuttavia il fenomeno è sempre assai più contenuto di
quanto accade sui versanti volti a nord ove i raggi solari, anche in piena esta-
te, giungono molto obliqui e in inverno addirittura radenti con la conseguen-
za di una fortissima dispersione delle energie e perciò di un clima assai più
freddo.

All'intensa radiazione solare che il territorio di Saint-Pierre riceve è do-
vuta la varia e ricca agricoltura che caratterizza la Plana e la bassa collina.
Purtroppo il comune di Saint-Pierre non dispone di stazioni termometri-
che e pertanto, per studiare il suo clima, dobbiamo utilizzare i dati di stazioni
vicine. La temperatura media annuale del cinquantennio 1931-1983 risulta di
10°,4 all'osservatorio di Aosta e di 10°,2 a quello di Aymavilles. Si stima
perciò che la Plana di Saint-Pierre, per la sua esposizione a sud, abbia un va-
lore un poco superiore a quello di Aymavilles e almeno pari a quello di Ao-
sta: 10°,4. In quest'ultima stazione il mese più caldo risulta luglio con una
media di 20°,7; il più freddo gennaio con una temperatura di 0°,6. I giorni di
gelo sono in media una ottantina ma fra questi solo sette hanno una tempera-
tura che nelle ore centrali della giornata non supera i 0°C. Riteniamo che que-
sti dati possano essere validi anche per la Plana di Saint-Pierre.

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Testo Originale Estratto
Sulla Collina le temperature medie si abbassano a mano a mano che si sale in altitudine anche se l'ottimo soleggiamento fa sì che le ore centrali del- la giornata possano essere addirittura più calde che nella Plana. Le notti però si fanno via via più fredde e si accentua perciò l'escursione termica diurna. In base all'andamento del gradiente termico sui versanti ben soleggiati possiamo ritenere che a Rumiod la temperatura media annua sia un poco su- periore a 8°; a Vétan si circa 6°. Le medie di gennaio sui terrazzi sono infe- riori allo 0° di uno o due gradi mentre quelle di luglio, che è il mese più cal- do, sono approssimativamente di 17°-18° a Rumiod; di 15°-16° a Vétan. Nell'alta Collina i giorni di gelo superano il centinaio ma grazie alla buona esposizione al sole il loro numero non raggiunge quello che si registra a Courmayeur, ove all'altitudine di 1200 m s.l.m. i giorni di gelo sono in media 151; o a Brusson: 198, alla quota di 1330. Il periodo relativamente breve di gelo favorisce anche alle alte quote lo sviluppo della stagione agricola. Infatti la maturazione dei cereali panificabili avviene anche a monte di Vétan ed è molto probabile che nei tempi dell'economia di autosussistenza, quando era impellente il bisogno di utilizzare al massimo le terre agricole, la coltivazione della segala si spingesse addirittura oltre ai 2000 metri. A questo effetto positivo dell'intensa radiazione solare fa purtroppo ri- scontro anche un aspetto negativo. Infatti essa provoca una rapida fusione del manto nevoso ed una intensa evaporazione delle acque circolanti nel terreno con conseguente aggravamento della siccità già presente per la scarsità delle precipitazioni.

2) Scarsità di pioggia e neve

Le terre di Saint-Pierre sono poste nel settore centrale della valle della Dora Baltea, là dove giunge solo una piccola parte del vapore d'acqua tra- sportato dai venti che regolano le precipitazioni. Gli alti rilievi del Ruitor (m 3500) e del Gran Paradiso (m 4060) e i con- trafforti che da essi si staccano, fanno sì che a Saint-Pierre non possa giunge- re che una piccola parte del vapore acqueo portato dai venti atlantici prove- nienti da ovest. I venti padani, a cui sono dovute le piogge che irrorano la Bassa Valle, non penetrano al di là della chiusa di Montjovet, per cui tutto il tratto della valle della Dora Baltea compreso fra Saint-Vincent e Arvier si presenta come una zona a precipitazioni molto scarse. Le stazioni di Aosta e di Aymavilles nel cinquantennio 1931-1983 han- no registrato una media annua rispettivamente di 539 mm e di 522 mm, una piovosità assai vicina a quella di Tunisi che, come tutti sanno, sorge sull'orlo del deserto! I valori della Plana di Saint-Pierre non si discostano certo da que- sti. Un po' maggiore dovrebbe essere la piovosità nell'alta Collina e sui ter- razzi. I dati raccolti negli ultimi anni alla stazione di Saint-Nicolas che è posta circa all'altitudine di Rumiod indicano una media annua di 644 mm: sempre molto poco nei confronti dei 919 di Courmayeur, dei 1085 di Gressoney- Saint-Jean, dei 1208 di Champorcher! I mesi più piovosi risultano essere aprile e maggio in primavera; settem- bre, ottobre e novembre, in autunno. I più poveri di precipitazioni sono gennaio e febbraio, caratterizzati di solito da precipitazioni nevose. La neve però è così scarsa da dare luogo ad un mantello medio di appena due centimetri nella Plana e non più di cinque sui terrazzi dell'alta collina. Questi sono i dati risultanti dall'indagine svolta da Bernard Janin per il periodo 1951-1963 nelle stazioni di Aosta, analoga per quota e posizione alla Plana di Saint-Pierre e in quella di Saint-Nicolas in condizioni simili ai terrazzi dell'alta collina. Sempre dalla stes- sa indagine risulta che nella prima stazione, significativa anche per il fondoval- le di Saint-Pierre, la permanenza della neve al suolo è stata in media di 22 gior- ni, mentre nella seconda, alla stessa quota di Rumiod, è stata di 43 giorni. Ben poco se si paragonano ai 120 giorni di Rhêmes-Saint-Georges e ai 128 di Cour- mayeur che come Rumiod e Saint-Nicolas sorgono all'altitudine di 1200 metri! Da tutti questi dati emerge un quadro di preoccupante secchezza del ter- ritorio. Aggiungiamo poi che anche i mesi di giugno e luglio sono molto poveri di precipitazioni e che questa scarsità di precipitazioni coincide con il periodo più caldo, quello in cui più rapida è l'evaporazione dell'acqua circolante nei terreni, anche a causa della forte insolazione. Questi fattori fanno sì che neppure sulla cresta spartiacque, malgrado l'altimetria vicina ai 3000 metri si formino accumuli di neve consistenti o co- munque tali da garantire un accettabile rifornimento delle falde idriche e dei corsi d'acqua.

3) Le variazioni climatiche e le loro conseguenze

Quelle descritte nei paragrafi precedenti sono le condizioni climatiche attuali, ma è ormai accertato che nel corso della storia il clima europeo e quello alpino hanno subito significative variazioni tali da ripercuotersi sensi- bilmente sulle condizioni di vita delle popolazioni alpine. Oggi si è potuto accertare che nel periodo neolitico ed eneolitico fino a circa 1500 anni avanti Cristo, il clima delle nostre montagne era assai più cal- do dell'attuale, che la copertura glaciale era più ridotta e di conseguenza la vi- ta in alta quota, più facile. Questa situazione climatica è da correlarsi al ritro- vamento della necropoli neolitica a Saint-Nicolas e al suo significato in rela- zione alla posizione degli insediamenti e delle vie di comunicazione nel se- condo e terzo millennio avanti Cristo di cui abbiamo fatto cenno nel primo capitolo. Altro periodo più caldo e soprattutto più arido dell'attuale è risultato es- sere quello romano. La cosa aggiunge elementi di spiegazione all'intenso traffico transalpino documentato in epoca imperiale e agli insediamenti roma- ni d'alta quota fra i quali vi è anche quello ritrovato a Vétan.


Testo Originale Estratto
Un terzo periodo più caldo dell'attuale è il basso medioevo, dall'inizio
del secolo IX alla metà del secolo XVI. Qui le testimonianze sono così nume-
rose e convincenti da non lasciare dubbi agli studiosi. La congiuntura climati-
ca favorevole permise la messa a coltura di terre poste al di sopra dei 2000
metri, la costruzione di villaggi permanenti là ove ora vi sono solo pascoli
(Grande Verrogne, citato dal Fenoli doveva essere proprio uno di questi) e
l'uso di alte vie quale la "Grande Route de Thora" per traffici commerciali
lungo quasi tutto l'arco dell'anno.
Questa "età dell'oro" nelle Alpi durò più di sette secoli. Durante questo
lungo periodo in Europa presero particolare importanza "gli Stati di Valico",
quelli cioè che controllavano i traffici attraverso i passi alpini.
Nelle Alpi Occidentali fin dal 1030 si affermò in particolare il Ducato
Sabaudo i cui possedimenti si estendevano sui due versanti della Catena. I Sa-
voia furono chiamati non per nulla "Les Portiers des Alpes". Essi esercitava-
no il loro controllo sui due più importanti assi viari delle Alpi Occidentali: la
val di Susa e la Valle d'Aosta. Tale funzione veniva esercitata nei settori più
delicati direttamente dai Savoia, come nel caso della Valdigna che metteva al
Colle del Piccolo San Bernardo; dell'alta valle dell'Artanavaz che metteva al
Colle del Gran San Bernardo. Invece i territori la cui importanza strategica
era meno impellente venivano infeudati a famiglie signorili con il diritto di
trasmettere il feudo agli eredi e una larga autonomia di gestione. Tuttavia i
feudatari dovevano sempre rispondere del loro operato al Conte e poi Duca di
Savoia.
Il territorio di Saint-Pierre era attraversato da due vie transalpine: quella
di fondovalle che passava nella Plana e la "Grand Route de Thora" che ser-
peggiava sugli alti terrazzi.
Nell'organizzazione medioevale del territorio queste arterie dei traffici
avevano una grandissima importanza ma, proprio perché il loro movimento
apparteneva alla quotidianità della vita, relativamente poche sono le testimo-
nianze scritte rimaste.
Dopo il 1550 sopravviene repentinamente un altro evento climatico di
fondamentale importanza. Il clima europeo, e soprattutto quello alpino, di-
venta assai più freddo e nevoso. Gli inverni si fanno lunghi e rigidi: le preci-
pitazioni piovose e nevose aumentano grandemente di volume. La congiuntu-
ra climatica avversa durerà per ben tre secoli e cambierà profondamente la vi-
ta nelle Alpi. Gli studi o chiamano questo periodo “La piccola età glaciale”.
Gli inverni lunghi e nevosi fanno sì che gli alti valichi prima transitabili
per la maggior parte dell'anno, restino inmevati per sette o otto mesi interrom-
pendo di fatto il flusso dei traffici. Di conseguenza perdono importanza com-
merciale e strategica le vie transalpine e decadono le famiglie signorili che
per secoli erano state preposte al controllo di quelle vie.
I Savoia, per un insieme di concause a cui certo non sono estranei i fatti
sopra accennati, fanno la "scelta italiana" portando nel 1570 la capitale a To-
rino. Rinunciando all'antica funzione di "Portiers des Alpes" danno inizio ad
una politica di espansione verso la pianura padana, per cui la Valle d'Aosta,
un tempo “La Pucelle” dei Conti di Savoia, diventa, nel nuovo Stato, una pro-
vincia periferica con tutte le conseguenze negative che questo comporta.
Il prolungarsi dell'innevamento e l'abbassarsi progressivo della tempe-
ratura causano una grave crisi agricola. I limiti climatici dei pascoli, dei bo-
schi e delle colture si portano ad una quota che risulta essere di due o trecento
metri inferiore a quella raggiunta nei secoli precedenti. Ne consegue una dra-
stica diminuzione delle risorse agricole: la carestia colpisce le popolazioni al-
pine e miete vittime soprattutto fra coloro che abitavano le zone più alte. Que-
sta è la causa di quella “descente des hauteurs”, di quell'“abandon des sommi-
tés” che il Fenoil descrive tanto efficacemente nelle pagine che abbiamo ri-
portato nel primo capitolo.
Attorno alla metà del secolo scorso si conclude la fase climatica fredda
della “piccola età glaciale”. Il clima migliora e si stabilizza nella situazione
attuale ma contemporaneamente muta il contesto economico dell'Europa. La
rivoluzione industriale impone nuovi valori e nuovi generi di vita che vanno a
detrimento dell'alta montagna. Di qui il fenomeno dello spopolamento mon-
tano. Nel comune di Saint-Pierre esso colpisce i villaggi degli alti terrazzi che
pur erano stati risparmiato dalla avversa congiuntura climatica dei secoli pas-
sati e giunge a dare al comune l'assetto demografico che abbiamo illustrato
nelle pagine precedenti.

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Testo Originale Estratto
CAPITOLO IV
Le acque e la loro utilizzazione
1) La circolazione sotterranea e le sorgenti
Da quanto abbiamo esposto nel capitolo dedicato al clima, è evidente
che sul territorio di Saint-Pierre l'afflusso delle acque meteoriche è tutt'altro
che abbondante; parte di queste inoltre vengono sottratte allo scorrimento dal-
la rapida evaporazione causata dall'intenso soleggiamento dei pendii esposti
all'adret.
I suoli sono in gran parte di natura morenica o detritica e pertanto assai
permeabili. Lo zoccolo roccioso sottostante è costituito da rocce calcaree pro-
fondamente fessurate, i calcescisti, per cui una notevole parte delle acque me-
teoriche si infiltra profondamente nel terreno dando origine ad una circolazio-
ne sotterranea. Daniela Lâle Démoz, geologa appartenente ad una antica fa-
miglia di Saint-Pierre, ha condotto per conto del Comune un attento studio
dell'assetto idrogeologico del territorio. Ella mette in luce che lo scorrimento
sotterraneo dà luogo a fenomeni di tipo carsico con formazione di inghiottitoi
e di grotte sotterranee: segnala come tipiche le zone di Verrogne e del Berio
d'Annetta presso Barmaz. Inoltre fa notare come negli sbancamenti a cui ha
dato luogo la costruzione delle strade della Collina, siano frequenti i fenome-
ni di stillicidio. Essi mettono in evidenza la circolazione profonda che ha luo-
go nel basamento roccioso.
Queste acque circolanti in profondità sono un fattore di instabilità dei
terreni, soprattutto in caso di piogge prolungate o di rapida fusione delle nevi
in quanto variano gli equilibri di volume e di peso su cui i pendii sono asse-
stati e possono provocare frane e smottamenti, come più volte è avvenuto in
passato, soprattutto durante i secoli della “piccola età glaciale”.
Le acque profonde defluiscono da monte a valle e quando incontrano
strati di roccia meno permeabili, in corrispondenza a piccole scarpate o a con-
che, danno luogo a sorgenti. Alcune di esse hanno una portata costante nel
tempo perché provengono da falde freatiche profonde e perciò possono rima-
nere attive anche in periodi pluriennuali di siccità. Altre invece sono legate
all'alimentazione diretta delle piogge e della fusione delle nevi e talvolta ad-
dirittura all'irrigazione a scorrimento che si effettua sui versanti soprastanti.
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Testo Originale Estratto
Si tratta di falde freatiche irregolari e poco profonde che danno origine a sor-
genti intermittenti più propriamente chiamate risorgive. Sorgenti e risorgive
sono molto frequenti nel territorio di Saint-Pierre. Alcune danno origine ai
corsi d'acqua che irrigaño il territori; altre vengono utilizzate per alimentare i
canali di irigazione e le "piscine", serbatoi d'acqua scavati nel terreno per
drenare queste falde superficiali.

2) I laghi e i corsi d'acqua

Ben poche sono le conche lacustri nel territorio di Saint-Pierre. Le rocce
di natura calcarea, profondamente fessurate, non sono atte a costituire un ba-
samento idoneo per gli invasi in quanto si presentano notevolmente porose.
Solo nella parte più alta del territorio attorno al Mont Fallère, là dove com-
paiono i micascisti e gli gneiss nel ricoprimento del Gran San Bernardo si in-
contrano rocce impermeabili e qui si aprono piccole conche lacustri. Già ab-
biamo fatto cenno delle due maggiori: il Lac Mort a quota 2635 e il Lac de
Grenouilles a quota 2392. Il Lac Mort non ha né immissari né emissari. Se-
condo una tradizione meno drammatica di quella riportata dal Fenoil e citata a
pag. 23, il nome verrebbe proprio dalle sue acque immote, non vivificate dal
gorgogliare dei ruscelli affluenti.

Il Lac de Grenouilles invece ha un breve emissario che si getta nel Tor-
rente Verrogne-La Crête.

Quest'ultimo, con uno sviluppo di poco più di otto chilometri, è il più
importante corso d'acqua del territorio di Saint-Pierre. Il ramo sorgentifero
maggiore scende dal vallone del Col Fenêtre. Raccoglie poi numerosi torren-
telli che scaturiscono attorno ai 2400 m da sorgenti poste ai piedi della cresta
che lega il Monte di Vertosan al Mont Rouges e al colle Paletta. Irriga gli al-
peggi di Les Crottes, Verdjouan, Loé, Vulmian. Poco sotto a quota 1600 pas-
sa accanto al villaggio di Verrogne da cui prende nome. Qui riceve alcuni af-
fluenti che gli giungono dal versante occidentale della Becca France e si in-
fossa lungo il costone di Le Motte in una gola profonda. In questa gola riceve
il suo affluente principale, il torrente di Méod o Comba Frumière, che a sua
volta a monte ha raccolto le acque del torrente Isolettaz. A valle di tale con-
fluenza il torrente assume anche il nome di La Crête e scende incassato lungo
il grande cono detritico della Bassa Collina; costeggia poi il villaggio di La
Crête in territorio di Villeneuve da cui proviene il suo secondo nome, e si get-
ta nella Dora Baltea al confine fra i due comuni.
Presso la confluenza vi era un tempo il "Pont Perdu", che diede origine
a molte beghe fra i comuni di Saint-Pierre e di Villeneuve per la manutenzio-
ne e per il suo uso. La tradizione orale ci informa che spesso il ponte veniva
travolto dalle piene primaverili molto probabilmente proprio per l'apporto
improvviso del torrente di Verrogne che ha un regime molto irregolare, diret-
tamente legato alle precipitazioni piovose e alla fusione delle nevi.
Più volte lungo i secoli della piccola età glaciale, caratterizzati da forte

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piovosità, il torrente Verrogne-La Crête diede luogo ad alluvioni rovinose.
Una di queste ci è testimoniata da un documento del 1666; interessò il territo-
rio ad ovest del Château Feuillet dove, in occasione di recenti scavi, si trova-
rono materiali alluvionali inglobanti manufatti fra cui una lama di ferro. Sem-
bra che questa alluvione abbia distrutto il villaggio di Preille che sorgeva
presso il castello di La Tour.
Il torrente di Vétan-Montovert, lungo più di sei chilometri, è il secondo
per importanza del territorio di Saint-Pierre. Prende origine dai canaloni sot-
terranei la Punta Leysser e raccoglie numerosi ruscelli che irrigano i pascoli
di Grandes Arpilles. Attraversa poi le terre di Vétan da cui prende nome; pas-
sa accanto ai villaggi di Rumiod; nei ripidi versanti che reggono la soglia del
terrazzo incide un solco profondo che nel settore a valle è dominato dal vil-
laggio di Montovert in territorio di Villeneuve. Da questo villaggio gli deriva
il suo secondo nome: infatti nella cartografia è denominato: "Torrente di Vé-
tan-Montovert". Allo sbocco in fondovalle forma una bella conoide e attra-
versa a questa raggiunge la Dora di fronte al capoluogo di Villeneuve.
Il regime del torrente Vétan come quello del Verrogne è caratterizzato
da piene primaverili legate alle piogge di aprile-maggio e dalla fusione delle
nevi degli alti pascoli. Poiché i due bacini non hanno nevi persistenti la magra
estiva è molto accentuata e purtroppo coincide con il periodo in cui più neces-
saria è l'acqua per l'irrigazione dei prati e dei coltivi.
Gli alvei dei torrenti, nella bassa collina, sono spesso ingombri di vege-
tazione e di materiali detritici; in alcune zone sono addirittura stati ostruiti da
discariche di materiale di riporto. Il fatto è che il periodo di magra è lungo; in
quello di piena che coincide con la tarda primavera e l'inizio dell'estate, l'ac-
qua viene derivata dai numerosissimi canali di irrigazione, per cui l'alveo na-
turale resta pressoché asciutto. Ciò induce a dimenticare la funzione degli al-
vei stessi e ad appropriarsi dei loro spazi per altre utilizzazioni. E' necessario
vegliare perché non si creino presupposti per dissesti idrogeologici, forieri di
calamità naturali legate a possibili, improvvise alluvioni in caso di piogge ec-
cezionali.

3) I canali irrigui degli alpeggi

La scarsità di precipitazioni, la forte evaporazione dovuta all'incidenza
dei raggi solari sul territorio, le rocce permeabili che assorbono le acque me-
teoriche e le restituiscono solo in parte nelle zone più basse, fanno sì che il
comune di Saint-Pierre abbia una impellente necessità di irrigazione. Il pro-
blema più grave è costituito dal fatto che i corsi d'acqua del suo territorio,
brevi, rapidi, non alimentati da nevi perenni, con ridotto bacino d'impluvio,
hanno un regime poco costante e portate molto modeste.
Ciò malgrado attraverso i secoli la popolazione ha posto in essere tutti
gli stratagemmi possibili per utilizzare al meglio le risorse idriche disponibili;
quelle, cioè, dei corsi d'acqua Vétan, Méod e Verrogne e delle varie sorgenti

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Testo Originale Estratto
che sgorgano in diversi punti del territorio. Basti dire che oggi in territorio di
Saint-Pierre si contano quattro derivazioni per canali irrigui dal torrente Vé-
tan; tre dal Méod; quattordici dal Verrogne!
A conti fatti: una presa ogni mille e seicento metri sul Vétan, una ogni
mille e duecento sul Méod, una ogni seicento cinquanta sul Verrogne. E'
evidente che il rifornimento contemporaneo di un tal numero di prese è as-
solutamente impossibile, viste le portate di questi torrenti; di qui quindi la
necessità di regolamentare con estrema precisione le “pauses d'eau”, cioè i
giorni e le ore dei turni in cui ciascun proprietario ha a disposizione le acque
per irrigare le sue terre. Per tutti, in passato, l'acqua giungeva con il conta-
gocce: i proprietari avevano turni che prevedevano appena mezza giornata
d'acqua ogni quindici giorni dal primo aprile al 30 settembre; in certi alpeg-
gi, come Champsaly, la possibilità di irrigazione finiva quando si completa-
va lo scioglimento delle nevi nel soprastante vallone; in altri, come per
esempio a Loé e a Châtelanaż si prolungava al massimo fino ai primi giorni
di agosto e l'abbeveratoio di Verdjouan veniva rifornito da una presa dal
diametro di appena cinque centimetri, derivata dal sovrastante canale della
Bosse!.
Gli alpeggi dovevano usufruire dell'acqua solo nella tarda serata e di
notte perché dalle quattro del mattino, alle 16 del pomeriggio, l'acqua doveva
giungere ai rus della Collina. Questa regola era ancora in vigore fra gli anni
'20 e '30 quando il Genio Civile, volendo rimettere ordine al problema delle
utenze irrigue, ordinò un censimento delle singole concessioni.
Attualmente provvedono alla irrigazione degli alpeggi numerosi rus di
cui i più importanti sono:
Il ru de Bosse. Il suo nome pare derivi dall'uso di una botte, posta alla
presa, che doveva misurare la quantità d'acqua di pertinenza dei singoli uten-
ti. Deriva l'acqua alla quota di circa 2300 metri dal primo ramo sorgentifero
del torrente Verrogne, nel vallone del Col Fenêtre. Raccoglie però anche le
diverse sorgenti che sgorgano dai versanti sottostanti il Mont Rouges e il Col
Paletta, il che impedisce al torrente Verrogne di arricchirsi di nuovi apporti a
valle della presa. Di qui sorge una annosissima controversia fra gli utenti del
canale e i proprietari delle terre sottostanti che si ritengono lesi nel loro godi-
mento dei diritto d'acque. La controversia è tutt'ora aperta. Il Ru de Bosse è
uno dei più antichi; dal vallone del Col Fenêtre si spinge fino alle terre agri-

Il ru Neuf. Il suo nome rivela una antichità minore del primo, sebbene si
sappia che anch'esso risale all'era feudale. Prende l'acqua del torrente Verro-
gne alla quota di 2100 metri e correndo parallelo al Ru de Bosse, ma ad una
quota inferiore di circa duecento metri, attraversa tutto l'ampio circolo pascola-
tivo fino all'alpeggio di Châtelana. Di lì si spinge ancora per alcuni chilome-
tri nelle terre di Saint-Nicolas, mentre una derivazione scende ad irrigare i
prati e i coltivi di Vétan.
I ru di Verdjouan superiore e inferiore e il ru de Crêtes. Hanno le prese
sempre sul Verrogne, poco a valle di quella del ru Neuf. Il loro percorso è as-
sai meno lungo di quello dei due canali superiori. Tuttavia irrigano ben qua-
ranta ettari di pascolo.
Il ru di Loé deriva anch'esso le acque dal Verrogne ad una quota di cir-
ca 2000 metri e si sviluppa in riva sinistra fino a valle dell'alpeggio di Cham-
psaly. E' logico che tante prese sullo stesso torrente, le une vicine alle altre,
sono fra loro in concorrenza. A farne le maggiori spese sembra sia proprio
questo canale le cui acque, al termine della fusione delle nevi, sono così po-
vere da non giungere più alle montagne per cui fu costruito.
Gli alpeggi del settore più orientale, Grandes Arpilles, Pesse, Toules,
possono fruire delle sorgenti e delle resorgive che sgorgano dal versante della
Punta Leysser. Dai dati in nostro possesso risulta che più della metà della su-
perficie a pascolo nel territorio di Saint-Pierre non può ricevere il beneficio
dell'irrigazione. Ma anche la parte irrigua soffre di carenza d'acqua. Già ab-
biamo accennato, come alcune Montagne non dispongano di acque dopo i
primi di agosto. Anche le più fortunate però ne ricevono mediamente una
quantità inferiore a quella che gli agronomi stimano necessaria. Quest'ultima
è di almeno due litri al secondo per ciascun ettaro. Per i pascoli di Verdjouan
superiore e inferiore, di Loé e per quelli irrigati dal ru Neuf, l'erogazione per
ettaro raggiunge a stento il litro e mezzo per secondo.
Fin dai tempi antichi i più importanti canali dei pascoli correvano in tu-
bi sottoterra per ridurre al massimo sia l'evaporazione dell'acqua, sia la sua
infiltrazione nel poroso terreno calcareo.
Un cenno particolare merita il ru Bréan, ora in disuso. Esso derivava le
acque a 2367 metri dal piccolo lago des Grenouilles. Un'opera di presa in una
zona così alta e su un serbatoio così piccolo, indica un estremo bisogno d'ac-
qua. A quanto sembra la presa è molto antica, addirittura precedente alla rovi-
na di Thora, avvenuta a seguito della catastrofica frana del 1564. Sarebbe sta-
to proprio l'antico e ricco borgo di Thora ad attrezzare la derivazione dal lac
des Grenouilles portando l'acqua, attraverso la soglia del Plan de Modzon
nella Comba del torrente Clusella, suo territorio.
Dopo la distruzione del fiorente borgo ad opera della frana di Becca
France, le acque del lago des Grenouilles sarebbero state convogliate sul terri-
torio di Saint-Pierre, ma, come compenso per l'acqua fertilizzatrice, ogni an-
no per ben duecento anni, la gente di Saint-Pierre dovette pagare a quella di
Sarre un canone in derrate alimentari. Di qui sarebbe nato il detto “Changer
un pan pe an saraille”.

¹ Le notizie riportate in questo paragrafo e in quello successivo sono tratte per la
maggior parte dalla “Relazione di perizia contenente la descrizione del bacino idrografico
del comune di Saint-Pierre e dei canali di irrigazione” dovuta al geometra Lino Fusinaz e
datata 1° dicembre 1923. Essa è conservata nell'archivio del comune di Saint-Pierre con
numero di inventario F. 200. Trattasi di dieci pagine manoscritte che — integrate da più re-
centi rilievi — costituisce ancora oggi la base dei diritti irrigui registrati all'Ufficio Acque
dell'Amministrazione Regionale Valdostana.
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Testo Originale Estratto
4) I canali irrigui delle terre agricole

Dalla perizia redatta nel 1923 con meticolosa cura dal geometra L. Fusi-
naz risulta che le terre agricole del comune di Saint-Pierre sono irrigate da
quindici rus e inoltre da numerose piscine.
Le terre di Vétan fruiscono ancora degli apporti del ru di Bosses e so-
prattutto di quelli del ru Neuf. Inoltre possono contare su un certo numero di
sorgenti permanenti. Le acque del torrente Vétan, invece, possono essere uti-
lizzate sulle terre dell'alto villaggio solo un giorno ogni quindici, perché è ne-
cessario negli altri giorni lasciarle defluire per i villaggi sottostanti. In tempi
molto lontani pare che alle terre di Vétan giungesse un ru importante, deriva-
to ad alta quota dal torrente di Vertosan. Di questo manufatto, a quanto pare
completamente coperto, esistono labilissime tracce. Tuttavia le antiche norme
che regolano l'uso delle acque agricole (égances) per le terre di Vétan sono
tali da non coprire tutto il fabbisogno e pertanto è possibile che esse fossero
integrate con le normative relative all'uso del fantomatico canale di Vertosan.
Di esso tuttavia non rimane più nulla: ma tanti sono i "rus perdus" nella re-
gione valdostana! E' probabile che il fenomeno sia dovuto all'abbandono del-
le terre coltivate in alta quota per via del raffreddamento del clima sopraw-
venuto nella seconda metà del secolo XVI e del conseguente abbandono del-
le sedi permanenti più elevate, colpite prima dalla carestia e poi dalla peste
del 1630.
Fra le quote 1270 e 1220 vengono derivati dal torrente di Vétan quattro
canali irrigui. Uno, il ru de la Place, sulla destra idrografica, serve i villaggi di
Saint-Nicolas; gli altri tre, sulla sinistra — i rus Marguerun, Rangots e de la
Grande Piscine — irrigano le terre di Rumiod e di Chantel, un complesso di
diciassette ettari di prato e di seminativo per cui il tributo complessivo di 34
litri al secondo costituisce una quantità d'acqua giudicata congrua dagli agro-
nomi.
Dal torrente della Comba Frumier vengono derivati il ru Valmeache a
quota 1600 circa e il ru di Bressan a quota 1100, ambedue in sponda destra. Il
primo irriga le terre di Méod, Rossan, parte di quelle di Rumiod e di alcuni
villaggi di Saint-Nicolas. Il secondo, più modesto, porta l'acqua ai prati di
Bressan.
La maggior parte dei canali che irrigano la Collina di Saint-Pierre deri-
vano le loro acque dal torrente Verrogne, a cui si uniscono le acque di varie
sorgenti che sgorgano dai versanti della Becca France.
Fra i 1900 e i 1700 metri si trovano le prese dei rus di Vulmian, di Pré-
perensal e di Epiney; poco sotto i 1700 vi è la derivazione del ru Verrogne-
Homené che irriga 37 ettari a pascolo, prato e seminativo e dà la forza motri-
ce ad una segheria.
All'altitudine di 1200 m viene derivato il ru di Orléans che serve il vil-
laggio omonimo, quello di Babelon e le terre agricole sottostanti: un comples-
so di ben 50 ettari di prati e seminativi anche se la sua portata è di soli 80 litri
al secondo.
Le prese più importanti però si raggruppano a valle della confluenza del
torrente Méod fra gli 850 e gli 800 metri di altitudine. Prendono vita di qui,
nei pressi del villaggio di Verne, i ru Pellaud e Bachod in riva destra che ser-
vono i villaggi di Breyes, Bachod e Champrétavy. Un tempo però i due rus,
riuniti con il nome di ru des vignes si inoltravano al di là del limite comunale,
irrigando il sottostante versante vitato del comune di Villeneuve.
A quota 820 in riva sinistra vengono derivate le acque della Menareassa
che subito danno vita al canale di Orsiere. Questo si dirige verso levante e ir-
riga le terre della bassa collina per un tratto di sedici ettari.
La Menareassa è di gran lunga il canale della maggior portata: ben 180
litri al secondo, pari a quasi la metà delle portate complessive di tutti i canali
derivati dal Verrogne.
Le Menareassa e le sue diramazioni, oggi in gran parte intubate, toccano
i villaggi di Charrère, Alleysin, Praximond, Tache, Chevrayron e giungono ad
irrigare la zona del Prieuré.
Un altro ramo, staccandosi poco a valle di Tache, scende verso il capo-
luogo (Menareassa du Bourg), lo attraversa e irriga i prati sottostanti. In com-
plesso le sue acque bagnano novanta ettari di terreni a prato, seminativo e
frutteto. Ma il nome di Menareassa, nell'alta valle, viene dato essenzialmente
ai canali che, oltre all'uso irriguo, hanno anche quello di produttori di forza
motrice: erano, un tempo, i canali che animavano i mulini, le piccole forge e
ogni altro tipo di attività artigiane. Sulla Menareassa di Saint-Pierre si allinea-
vano infatti la latteria sociale di Alleysin, una fucina e ben quattro mulini.
Ciascuna impresa aveva creato un piccolo salto, grazie al quale produceva
l'energia idrica necessaria per muovere le mole e gli artifici della fucina o del
caseificio.
Con questi numerosi canali le risorse idriche esistenti sul territorio di
Saint-Pierre erano distribuite in modo equo e razionalissimo a tutti i villaggi
dei terrazzi, dell'alta e della bassa collina e della Plana. Ma la penuria d'ac-
qua era tale che spesso i proprietari dell'alta collina allungavano arbitraria-
mente loro turni di utilizzazione a tutto detrimento dei villaggi inferiori. Di
qui le forti tensioni che in passato hanno caratterizzato — come si dirà nei
prossimi paragrafi — la vita sociale del comune.
La carenza d'acqua si fece ancora più grave dopo il 1850, quando, termi-
nata la "piccola età glaciale", il clima ritornò più caldo e più arido. Spinta dalla
necessità, la gente di Saint-Pierre concepì allora un progetto ardito e geniale:
captare le acque dei possenti torrenti dell'envers che giungono alla riva destra
della Dora Baltea; far loro attraversare il fiume e farle ascendere fino alla sic-
citosa collina. Da principio la cosa parve nulla più di un fantastico sogno, ma a
poco a poco si incominciarono a concretizzare le prime proposte, i primi pro-
getti per la costruzione di quello che subito venne chiamato "le grand ru".
Solo sessant'anni più tardi, nel 1915, si potè dare inizio ai lavori e solo
nell'autunno del 1923 essi furono completati.
A primavera del 1924 le acque del Savara, scavalcata la Dora, poterono
risalire la bassa collina di Saint-Pierre fino nel pressi di Praximond, a quota
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Testo Originale Estratto
750. Di qui, in parte lungo la rete dei canali antichi, in parte con nuovi canali,
ben 300 litri di acqua al secondo vengono riversati sulle terre di Saint-Pierre,
il doppio di quanto poteva portare l'antica Menareassa!

5) La progettazione e la realizzazione del Grand Ru
nei documenti dell'archivio comunale di Saint-Pierre

La diminuzione di piovosità che si ebbe dopo il 1850, registrata un po'
dappertutto in Europa, fu, per l'economia agraria di Saint-Pierre, una vera ca-
tastrofe. L'acqua presente sul territorio comunale, già scarsa e duramente
contesa fra i villaggi alti e bassi durante i secoli piovosi della piccola età gla-
ciale, con la drastica riduzione delle piogge avvenuta nella seconda metà del
secolo XIX, divenne assolutamente insufficiente a garantire, soprattutto nella
bassa collina e nella Plana - che anche allora erano le zone più densamente
abitate - un reddito agricolo accettabile.

Nell'archivio comunale di Saint-Pierre (posizione F 188) è conservato
un documento che porta la data 8 settembre 1864. Si tratta della “Délibération
du Conseil municipal au sujet des études à faire pour la recherche des eaux
d'arrosemen des propriétés et pour l'ouverture des ruisseaux opportuns”.

In esso si legge: “Considerando che questo comune manca tutti gli anni
di acqua per l'irrigazione, specialmente in quelli scarsi di pioggia e di neve,
dato che le acque di irrigazione di questo territorio provengono esclusivamen-
te dalle precipitazioni e dalla fusione delle nevi,

Considerando che questa privazione porta grandi danni agli abitanti e
visto che in difetto d'acqua per l'irrigazione molti proprietari si trovano alla
fine della stagione agricola con una produzione molto scarsa,

Considerando che sarebbe della più grande importanza e di apprezzabi-
lissimo vantaggio per la popolazione del Comune individuare una fonte d'ac-
qua per detta irrigazione e aprire nuovi canali per portarla a destinazione,

Considerando che se si riuscisse a costruire i canali di irrigazione e a
condurre l'acqua in quantità sufficiente sui terreni per l'irrigazione delle pro-
prietà queste acquisterebbero un valore doppio o triplo,

Cedendo infine alle vive e giuste richieste della generalità della popola-
zione.

IL CONSIGLIO MUNICIPALE DELIBERA ALL'UNANIMITÀ
di incaricare la giunta di adempiere alle incombenze sottolineate a spese di
questo comune.
Ovvero :

1) Cercare il modo per procurare a questo Comune l'acqua sufficiente
per l'irrigazione prendendo l'acqua nei comuni vicini visto che in
questo territorio le fonti sono insufficienti;

2) Fare studi per l'apertura di canali atti a condurre tali acque nel terri-
torio del Comune;

3) Nominare a questo fine uno o più esperti per le suddette operazioni,
quelli che la Giunta riterrà più adatti”.

A seguito di questa delibera, la Giunta Municipale nell'ottobre dello
stesso anno dà incarico del lavoro all'ing. Roger Garolo, del Genio Civile di
Aosta, con l'approvazione del Sottoprefetto.

Gli studi vengono fatti nell'arco di pochi mesi e il 7 gennaio del 1865
l'ing. Garolo presenta la sua voluminosa relazione al Consiglio Comunale,
oggi conservata in archivio con posizione F. 189.

Questa relazione è impostata su un vero e proprio geniale colpo d'ala:
attingere l'acqua non dalle povere sorgenti dei versanti contigui a Saint-Pierre
in riva sinistra della Dora Baltea, ma dai ricchi affluenti di riva destra, nutriti
dai ghiacciai del Gran Paradiso e pertanto corsi d'acqua perenni, in grado di
fornire anche in piena estate grandi quantità d'acqua per l'irrigazione delle
siccitose terre di Saint-Pierre.

La derivazione dovrà essere fatta in modo che l'acqua abbia la pressio-
ne sufficiente per attraversare la Dora in un ponte-acquedotto e risalire la col-
lina di Saint-Pierre-Villeneuve per almeno un centinaio di metri, donde im-
mettersi nell'antica rete di canali, dovutamente potenziata, e irrigare così buo-
na parte della Collina e tutta la Plana.

Questo geniale e ardito progetto avrebbe risolto una volta per sempre il
plurisecolare problema dell'irrigazione delle terre di Saint-Pierre. Esso nella
grandiosità della sua concezione si pone, in forma moderna, ai livelli della
grande tradizione di acquedotti che caratterizza la storia della Valle d'Aosta.
La testimonianza più antica è il meraviglioso ponte acquedotto di Aymavilles,
costruito nel primo secolo dopo Cristo. Nei tempi feudali vennero realizzati i
sorprendenti acquedotti della Valle del Buthier, della Valtournenche e della
Val d'Ayas. Emerge fra tutti il “Canale di Saint-Vincent o Ru Cortot” costrui-
to fra il 1393 e il 1433 per portare alle terre di Saint-Vincent le acque dei
ghiacciai del Monte Rosa.

Prima dell'ing. Garolo però nessuno mai aveva avuto l'ardire di pensare
ad un canale-sifone che, captate le acque sul versante destro, potesse attraver-
sare la Dora e risalire per un centinaio di metri il versante opposto.

Si legge nella citata relazione:

“Volendo attingere da acque perenni vi sono tre soluzioni possibili: la
derivazione si può fare o sul torrente di Valgrisenche, o su quello della Val di
Rhêmes o su quello della Valsavarenche. ...Dalle valli laterali del versante
idrografico destro le acque, in quantità sufficiente, dovranno attraversare la
valle della Dora per mezzo di un ponte acquedotto alto almeno venti metri
sull'alveo. E' necessario trovare un punto in cui il corso della Dora sia inciso
fra pareti in roccia viva... La zona di Mécosse presenta i requisiti richiesti. Si
potrà dunque costruire qui il ponte-acquedotto e fare poi arrivare l'acqua fino
a Saint-Pierre, dando al canale il minimo di pendenza per tenerlo il più alto
possibile... Una pendenza di 0,001 per metro sarebbe sufficiente. Si attraver-
serebbero così, irrigandoli, tutti i vigneti di Arvier, di Villeneuve e di Saint-

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Testo Originale Estratto
Pierre ove il canale verrebbe a trovarsi all'altezza voluta per irrigare gran parte della Collina e tutta la Plana. Seguendo questa linea il canale verrebbe a passare ai piedi della Chiesa Parrocchiale... e raggiungerebbe, qualche centinaio di metri più a valle, l'attuale canale di irrigazione che serve le proprietà del Prieuré...
Il progetto quindi è completo, perfetto, pienamente rispondente alle richieste della delibera del Consiglio Municipale ma le spese previste sono immense: 250.000 lire. Per cui il progetto deve essere accantonato. Accantonato ma non dimenticato.
Trascorrono quindici anni. La carenza d'acque si fa sempre più disastrosa anche perché la fillossera infetta i vigneti e si pone quindi la necessità di proporre colture alternative, tutte più esigenti, in fatto di irrigazione, di quanto sia il vigneto.
Nel 1880 i documenti di archivio registrano due importanti lamentele per la scarsità d'acqua presentate, l'una dal curato di Saint-Pierre, l'altra dalla Contessa de La Tour e sottoscritta da trentadue proprietari del Borgo. Forse proprio in seguito a queste lamentele nel 1881 viene presentato al sottoprefetto di Aosta un esposto in cui i proprietari dei terreni della piana offrono di pagare con i fondi della cassa di amministrazione della Menareesa il progetto di un canale che derivi le acque dal torrente della Valsavarenche. Si tratta del progetto dell'ing. Humbert Chabloz, già sbozzato sul finire del 1880, che riprende le proposte dell'ing. Garolo, con alcune importanti varianti atte a rendere l'acquedotto più breve e a portarlo sulla collina di Saint-Pierre ad un'altitudine superiore onde distribuire le acque su una più larga superficie di terreni agricoli.
Il progetto viene portato a termine; ma ancora una volta i costi sono molto superiori al capitale che la comunità di agricoltori può disporre. Tuttavia fra il 1894 e il 1898 con molto realismo si costituisce un consorzio fra i proprietari che avrebbero fruito delle acque del nuovo canale. L'azione di questo consorzio sarà fondamentale per giungere — circa venti anni più tardi — alla realizzazione della grandiosa opera. Già nel 1894 il consorzio ottiene che l'ing. Bolognini sia incaricato di una relazione al sottoprefetto di Aosta; nel 1895, affida, con il consenso e l'appoggio del sottoprefetto, all'ing. Perini di Torino la redazione del progetto esecutivo dell'opera. Nel 1896 è registrato il sopralluogo di sei ingegneri del Genio Civile della Prefettura di Torino. I lavori preparatori continuano alacremente. Nel primi anni del '900 il deputato valdostano, Farinet, interessa della cosa il Ministero dell'Agricoltura. L'azione è poi continuata dall'onorevole Rattone e finalmente, nel 1915, grazie all'intervento del senatore Badini Confalonieri, si ottiene dallo Stato Italiano il prestito di 324.000 lire, restituibile in trent'anni all'interesse del 4%, il che permette di indire la gara per l'appalto dei lavori (cfr fig. n° 37).
Mentre i politici si davano da fare per ottenere i finanziamenti, si era provveduto ad ottenere dal comune di Villeneuve e dalla Prefettura, la concessione di derivazione delle acque dal Savara e di costruzione dei relativi canali di adduzione (1907-1908). La cosa richiese vari sopralluoghi degli ingegneri del Genio Civile, ricerche e lavori per la sistemazione catastale e pagamenti di tasse all'intendenza di finanza. Affinché poi la concessione stessa non scadesse, pur nella precarietà dei finanziamenti, il consorzio che contava allora circa 300 aderenti, il 3 ottobre del 1911 fece iniziare i lavori del primo tronco: la galleria di Péreyaz sotto la direzione dell'ing. Jean Stévenin.
Dalla primavera del 1916 il cantiere entra nel pieno dei lavori, diretto dall'ing. Humbert Chabloz e con il concorso di diverse ditte appaltatrici dei vari tronchi. I lavori durano sette anni e finalmente, nel 1923, il canale è terminato. Il collaudo avvenne il 31 maggio 1924. Il costo complessivo fu di circa 800.000 lire e venne coperto per la maggior parte con prestiti di privati e con sottoscrizioni dei futuri utenti: un vero e proprio miracolo di fede nell'avvenire e di capacità imprenditoriale!
Grazie al Gran Ru il comune di Saint-Pierre risolse definitivamente il problema delle acque di irrigazione.
L'opera di presa venne costruita nella gola di raccordo del torrente Savara all'altitudine di 809 m s.l.m., quota indispensabile per poter ottenere la risalita idrostatica dell'acqua sul versante di Saint-Pierre fino a Praximond, ove ora l'acqua del Savara raggiunge l'antica Menareessa (quota 775: 125 metri più a monte dell'alveo della Dora). Sulla destra idrografica, dalla presa sul Savara, un canale di gronda in lieve discesa, scorre per 2700 m lungo il versante attraverso i terreni agricoli del villaggio di Champolong (Villeneuve) fino a raggiungere la vasca di carico costruita a quota 793, presso la rocca su cui si erge l'antichissimo castello di Châtel Argent. Di qui, con una condotta forzata lunga 350 metri l'acqua precipita nella valle della Dora. Attraversa il fiume a quota 650 in un ponte acquedotto in ferro, chiusa in un tubo a pressione che le garantisce la spinta idrostatica necessaria per la risalita sulla sinistra idrografica la collina di Saint-Pierre fino a raggiungere l'innesto della Menareessa a quota 759 (cfr fig. n° 36).
Il canale ha in tutto uno sviluppo di 4800 metri con un doppio dislivello — in salita e in discesa — di 160 metri. La sua portata è di 300 litri al secondo in tutte le stagioni.
Sessant'anni trascorsero dagli studi dell'ing. Garolo nel 1864 al collaudo avvenuto nel 1924: tre generazioni! Solo i nipoti e i pronipoti dei firmatari di quella deliberazione del Consiglio comunale del settembre 1864 che chiedeva di fare studi per procurare ai terreni agricoli di Saint-Pierre acqua sufficiente prendendola dai territori dei comuni vicini, poterono godere di questo miracolo dell'ingegneria idraulica. Quest'opera risolse in modo definitivo il problema dell'irrigazione della bassa collina e della Plana di Saint-Pierre. Ma indirettamente anche dell'alta collina e della Montagna perché, da quando le acque della Menareessa viene nutrita dalle acque del Savara a mezzo del grande sifone, le acque del torrente Verrogne, che prima la alimentavano, possono venire captate a quote più alte: per irrigare le terre pascolative ed agricole di Verrogne, Homéne, Orléans, Praulin, Bercher, La Croix e Bussan.
Se si pensa che ancora al censimento 1931, il 92% della popolazione attiva di Saint-Pierre risultava dedita all'agricoltura, ben si può immaginare


Testo Originale Estratto
quale impatto positivo abbia avuto sull'economia del comune la realizzazione
del Grand Ru.
Nel 1990, dopo sessantasette anni di esercizio fu necessario rifare il
Gran Ru perché i suoi materiali erano ormai obsoleti.
Gli ingegneri moderni non ritennero necessario mutare nulla alla geniale
impostazione data dagli antichi tecnici alle opere sul versante di destra
idrografica; si limitarono a rifare con materiali moderni la stessa presa, la stes-
sa vasca di carico, la stessa condotta forzata. La variazione più importante sta
nel fatto che l'attuale sifone passa sotto l'alveo della Dora e pertanto il vec-
chio ponte in ferro - certo non estetico - verrà smantellato. Il nuovo canale
in riva sinistra segue un tratto la sponda della Dora portandosi verso la con-
fluenza con il torrente Verronge e, raggiuntala, risale a ritroso in condotta a
pressione l'alveo del torrente fino a circa 800 metri di quota. Di qui, con cana-
le a livello raggiunge nei pressi del villaggio di Praximond l'antica Menarezza.
Ben cento e venti ettari, pari al 22% delle terre agricole del comune di
Saint-Pierre, sono attualmente irrigati dalle acque del Savara, che si diramano
sulla bassa collina e sulla Plana; una branca irriga i coltivi da Praximond a
Tache sul Borgo; l'altra, per Chevrairon fino a Vulpillere e al Priorato.
Una ricchezza dispensata dai ghiacciai dell'ombroso Envers è stata cap-
tata dalla volontà, dalla costanza, dalla capacità, dai sacrifici e dal lavoro di
tre generazioni della gente di Saint-Pierre per rendere fertili le siccitose terre
del loro adret. Quale grandioso esempio di come l'uomo, valendosi della sua
intelligenza, può utilizzare le risorse della natura, superando ostacoli che po-
tevano apparire giganteschi!

6) Excursus storico della proprietà delle acque

Da sempre l'acqua, bene indispensabile alla vita, rende direttamente o
indirettamente molteplici servizi: biologici, igienici, ricreativi, produttivi, di
trasporto e, ultimo ma non il meno importante, il servizio di raccolta ed assi-
milazione dei rifiuti. E' quindi ovvio che essa abbia costantemente costituito
oggetto di particolari attenzioni da parte degli uomini e che questi abbiano
voluto fissarne norme e regole atte a tutelarne l'uso e la proprietà.
In Valle d'Aosta il più importante documento antico che riguarda le re-
gole relative all'uso delle acque è il "Coutumier", ovvero "Les côtumes du
Duché d'Aoste", approvato dal duca Carlo Emanuele I il 12 agosto 1586, do-
po che per iniziativa degli Stati Generali, nel 1572, era cominciata la raccolta
in volume dei costumi e delle norme in uso nel ducato. Per la nostra Regio-
ne esso costituisce lo strumento principale dell'esercizio della giustizia fino al
24 novembre 1770 quando furono promulgate "Les royales constitutions".
Alle acque è riservato il libro III, titolo 12, comprendente 59 articoli.
Dalla cura con cui l'argomento viene trattato si coglie il valore attribuito
all'acqua, così fondamentale in un contesto come quello agricolo in cui gli
esiti dei raccolti dipendono notevolmente dalla sua abbondanza.

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Tra gli altri sembra particolarmente importante l'articolo 1 in base a cui
il periodo di 10 anni continuativi durante i quali si è usufruito di “qualche ac-
qua" è sufficiente per acquisire diritto di prescrizione, cioè estinzione del di-
ritto stesso nel caso che il titolare non lo eserciti, purché non ci sia nessuno
provvisto di titolo che pretenda la proprietà e il diritto esclusivo di tale pos-
sesso. Sono poi scrupolosamente passati in rassegna i compiti degli utenti per
il buon mantenimento dei corsi d'acqua alla cui tutela sono istituite guardie
apposite. Trovandosi in un contesto come quello feudale, la figura del Signo-
re occupa un posto centrale perché possessore di buona parte dei beni; pertan-
to se, ad esempio, si vuole costruire un nuovo ruscello, si dovrà “dresser du
bon vouloir et permission du monseigneur" (art. XXIII) che farà convenire in
assemblea i giorni fissati “les tenanciers et ceux qui en auront l'usage (LII)”
affinché davanti a loro l'esattore renda conto del denaro da lui richiesto.
Con l'affrancamento dei censi nel 1784 i Comuni comprarono dai feu-
datari le acque, pagandole ad altissimo prezzo e di esse furono possessori per
circa un secolo e mezzo.
Nel 1919 lo Stato italiano dichiarò le acque beni demaniali definendo
acque pubbliche “tutte le acque sorgenti, fluenti e lacuali che abbiano o pos-
sano avere attitudine a qualsiasi uso di pubblico interesse”. Logicamente la
cosa venne accolta con molto disappunto dai proprietari valdostani.
Nel 1933 fu emanata una nuova legislazione che riprendeva quella so-
praccitata: un testo unico sulle acque e gli impianti elettrici ispirato alla ne-
cessità di mantenere sotto il controllo pubblico l'utilizzazione delle acque; ta-
le esigenza è facilmente comprensibile se ci si rifà al periodo nel quale, po-
nendosi le basi dello sviluppo industriale italiano, era di capitale importanza
l'utilizzazione energetica del patrimonio idrico. La legge fu duramente criti-
cata dai settori produttivi agricoli che l'accusarono di favorire le esigenze in-
dustriali, volte alla creazione di forza motrice anche a danno dello sviluppo
dell'irrigazione. La nuova legge, fra l'altro, aboliva il concetto di concessione
perpetua, che è tipico di un regime agricolo, ma che evidentemente contrasta-
va con la realtà, in continuo movimento, della civiltà industriale.
La Valle d'Aosta era direttamente interessata e coinvolta nella questio-
ne a causa delle sue risorse idriche e della presenza sul suo territorio di inse-
diamenti industriali.
Dopo la seconda guerra mondiale, con la creazione della Regione Auto-
noma Valle d'Aosta, le acque del Bacino della Dora Baltea furono date alla
Regione per 99 anni in concessione gratuita e rinnovabile. Il provvedimento è
parte integrante del Decreto Luogotenenziale del 7 settembre 1945 e viene ri-
badito nella legge costituzionale n. 4 del 26 febbraio 1948, comunemente co-
nosciuta come “Statuto speciale per la Valle d'Aosta”. Negli articoli 7, 8, 9,
10 di detta legge vengono fissate le norme di gestione a cui la Regione deve
attenersi. Si puntualizza che la cessione è subordinata alla condizione che lo
Stato non intenda far oggetto le acque di un Piano di interesse nazionale
(art. 7). Si stabilisce che le acque concesse alla Regione potranno da questa
essere subconcesse (art. 8) e che le acque ad uso pubblico ed irriguo non sa-

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Testo Originale Estratto
ranno soggette ad alcuna imposizione di canone da parte della Regione (art. 9).
Per le derivazioni a scopo idroelettrico, invece, i canoni verranno stabiliti di
comune accordo fra Stato e Regione.
L'Ente Nazionale Energia Elettrica, creato in virtù della legge 1643 del
6 dicembre 1972, ebbe per venti anni il monopolio delle subconcessioni a
scopo idroelettrico. Questo è cessato nel 1992.
Per la gestione delle risorse idriche l'Amministrazione Regionale ha
creato, presso l'Assessorato ai Lavori Pubblici, un apposito ufficio con ampie
competenze in campo di usi pubblici, irrigui e idroelettrici.
Se l'acqua per secoli è stata in grado di fornire contemporaneamente
tutti i servizi presentati sopra, negli ultimi decenni il forte sviluppo economi-
co e demografico li ha resi tra loro concorrenti. Di recente si è imposto dram-
maticamente il contrasto tra il servizio di smaltimento dei rifiuti e tutti gli al-
tri. L'acqua è diventata così una risorsa scarsa e come tale pone il problema
dell'equilibrio ottimale tra i suoi molteplici impieghi. Proprio al fine di salva-
guardare le risorse idriche sia lo Stato italiano che la nostra Regione hanno
emanato una serie di norme. La legge regionale del 29.12.1980, quella del
24.8.82 e la successiva del 6.8.1985 testimoniano della sensibilità locale ad
affrontare un problema impellente ed hanno come fine quello di tutelare dalle
contaminazioni le componenti naturali dell'ambiente "considerate come beni
d'interesse collettivo" (art. 1, legge 24.8.1982).
Pertanto si disciplinano le modalità ed i limiti degli scarichi delle acque
e si dispone la costituzione d'impianti di depurazione e decantazione, desti-
nando ad esse ingenti risorse finanziarie.

La richiesta per la costruzione di un ru partiva da una assemblea, convo-
cata a "voix de cries", presieduta dal castellano e da un notaio. In seguito si
chiedeva al "Seigneur" che aveva potere civile in quella zona l'autorizzazione
a procedere. Di solito egli non faceva opposizione. Questo atto veniva chia-
mato "inféodation". In cambio egli pretendeva un riscontro in derrate che ge-
neralmente non era esoso. Indi si procedeva all'inizio dei lavori con la nomi-
na dei "syndics du ru" (direttori dei lavori) e all'organizzazione delle "cor-
vées". Ognuno contribuiva in base alla quantità d'acqua che si presumeva gli
sarebbe servita; ed ognuno doveva pure provvedere a fornire gli utensili ne-
cessari. Il lavoro procedeva in maniera molto meticolosa per non sciupare
neppure una goccia d'acqua. Infine, a lavoro ultimato, si redigevano i regola-
menti molto precisi e minuziosi a cui tutti dovevano attenersi per non incorre-
re in sanzioni piuttosto pesanti. I regolamenti sono tutti simili, tuttavia, per
ogni ru, ci sono delle particolarità suggerite dalle necessità locali. Molte nor-
me su cui si fonda l'esercizio per l'uso delle acque sussistono tuttora perché
molto razionali.
La manutenzione si eseguiva con le stesse norme di quelle per la costru-
zione.
C'è da aggiungere che i rus erano nati per fornire l'acqua per l'agricol-
tura, ma se non portava pregiudizio all'irrigazione, servivano anche ad ali-
mentare le piccole industrie locali: mulini, segherie, botteghe artigiane, ecc.

7) Gli antichi usi relativi ai rus

Joseph Bréan, brillante studioso del passato della Valle d'Aosta, ha rac-
colto e pubblicato nel XXVIII volume del Bulletin de l'Académie Saint-An-
selme, il voluminoso materiale relativo alla costruzione e alla gestione dei rus
nei tempi antichi. Da questa fonte traiamo le notizie qui esposte.
La regolamentazione delle acque dei rus fu prima essenzialmente orale
poi fu scritta ma sparsa in molti archivi e soltanto nel XVI secolo fu codifica-
ta in maniera chiara e precisa nel "Coutumier" che nel "Titres douziesme",
composto di 59 articoli, formula nei dettagli "les ordonnances" d'ogni ru.
Bisogna premettere una particolarità del sistema socio-politico su cui si
reggeva il feudalesimo in Valle d'Aosta. Mentre in tutti i paesi retti a regime
feudale il potere del feudatario era assoluto, qui noi ne scorgiamo una fi-
sionomia e una struttura " democratica"; il popolo, attraverso l'istituzione del
Consiglio dei tre stati (clero, nobiltà e borghesia) aveva uno strumento a sua
disposizione che lo rendeva "libero" o almeno partecipe all'amministrazione
dei beni e alla richiesta di giustizia appellandosi ai vari tribunali fino al ricor-
so ai Duchi di Savoia nelle "Udienze generali".
Tutti i grandi rus valdostani risalgono all'epoca feudale.

8) "Reconnaissances", "bamps" e "doléances" attorno ai rus

Fra i documenti raccolti nei vari archivi e presso i privati non ci è stato
possibile trovare materiale che riguardava la zona sottoposta ai signori di la
Tour, mentre abbiamo avuto più fortuna per la zona dei signori di Châtel Argent.
Per il ru di Verrogne-Homené esistono le "reconnaissances" del
15.3.1696 fatte con il conte d'Ales, barone di Châtel Argent; del
21.6.1734 col barone Guido Francesco Maurizio Biandrate Aldobrandini;
del 27.11.1721 e avente per controparte i "procureurs" Mochet per Verrogne e
Lâle J. Barthellemy per Homené.
Numerosi sono i "bamps" che riguardano l'uso di questo ru, cioè gli an-
nunci fatti in Comune per dare avviso alla popolazione delle normative ema-
nate. Nell'archivio comunale si conservano quelle del 1759, 1761, 1762,
1786, 1806 (sindaco Persod), 1832, 1839 (sindaco Fenoil), 1847 (sindaco
Ferrère), 1851 (sindaco Lâle), 1858, 1863, 1868 (sindaco Lanier).
Nella "reconnaissance" del 1731 — emanata "le lundi de Pentecôte -
Acte par Jean Antoine de Jayne Lale devant le juge de la juridiction de Châtel
Argent- Duclos" — si leggono le disposizioni di una ammenda di "10 livres
de douze sols pour que tourne, divertit, enlève, retient l'eau". L'ammontare
della multa viene suddivisa 1/3 alla cappella, 1/3 alla parte lesa e 1/3 al pro-
curatore della giurisdizione. E' fatto salvo, chissà perché, qualche proprietario
di Verrogne (Documenti: Bochet Camillo).

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Testo Originale Estratto
Per il “ru” d’Orléans vi è una “reconnaissance” del 7.11.1731 ed un
“bamp” del 12.4.1786 a favore del “ru” fatto da Barmaverain e Junod riguar-
dante le acque delle sorgenti di La Barmaz (Documenti famiglia Balac).
Per i “rus” d’Ocière (d’Orsières), Pellas (Pellaud), Bachod e la Meneres-
se il 14.4.1742 il notaio Joseph Arnod riceve una procura dagli “esposants”
(utenti) per redigere un regolamento “des eaux de la Meneresse riére de la
commune de Saint-Pierre”. Il 19.4.1742 il notaio da una parte e “les sieurs
avocats Gérard de Saint-Pierre La Tour et Réan juge de Châtel Argent” re-
digono i 14 articoli di cui è composto il regolamento (Documenti famiglia
Lanier).
Del “ru” d’Orléans esiste un regolamento interno (documenti Balac)
non autenticato da un notaio e senza data, consistente in 51 articoli; ne ripor-
tiamo alcuni dei più interessanti:
Art. 2 - Tutti i consortisti devono entro ottobre di ogni anno dare la
“consigne” dei loro beni.
Art. 6 - Le donne sposate non hanno diritto di voto; possono farlo per
loro i mariti; mentre lo hanno le vedove e le nubili.
Art. 9 - La riunione per l’elezione del direttivo avviene ogni tre anni.
Art. 17 - Il consiglio di amministrazione è composto da sette membri ef-
fettivi, due supplenti, un segretario e due revisori dei conti. Il
presidente dell’assemblea è colui che ha ottenuto il maggior
numero di voti.
Art. 40 - Le multe variano da L. 2 a L. 20; l’importo va diviso metà al
Consorzio e metà alla guardia che l’ha elevata. La multa rad-
doppia se l’infrazione avviene di notte.
Art. 49 - E’ proibito mescolare l’acqua del “ru” con quelle di altri ru-
scelli o delle piscine, fatta salva quella di La-Croix.
Il regolamento fu sottoscritto da 81 firmatari.
malgrado la ricca e puntuale normativa che regolava l’uso dei rus e del-
le piscine, è proprio il caso di sostenere che la secolare scarsità d’acqua ha
prodotto effetti negativi rilevanti nel contesto sociale del passato e contribuito
anche ad acuire i contrasti e le differenze tra la comunità di Châtel Argent e
quella di Sarriod de La Tour. In effetti dai documenti esaminati si deduce che
liti continue scoppiavano tra gli abitanti della piana e quelli della collina, fa-
voriti questi ultimi dal fatto di avere l’acqua “a portata di mano” e di essere i
primi a poterne usufruire. Spesso essi abusavano a tal punto di questi vantag-
gi da deviare indebitamente l’acqua sulla loro proprietà, privandone ovvia-
mente i contadini della piana. Talora costoro, insoddisfatti delle risposte date
dal Consiglio comunale, ricorrevano addirittura al Sottoprefetto per vedere
soddisfatte le loro richieste.
Che l’acqua in pianura fosse scarsa, lo attesta un documento dell’archi-
vio comunale del 1487 in cui si legge che Antonio Sarriod porge una supplica
ai signori di Châtel Argent per la costruzione di un acquedotto.
In tempi più recenti, agli inizi dell’800, le discordie tra proprietari per
l’utilizzo dell’acqua sono documentate da verbali del Consiglio comunale al
quale si chiede di intervenire efficacemente. Onde controllare l’uso dell’acqua
di irrigazione nella pianura con delibera del 28.6.1807 il sindaco viene incari-
cato di stabilire tre guardie il cui salario risulta a carico dei proprietari utenti.
Poiché la situazione non fa che peggiorare, in data 8.9.1864, il Consi-
glio comunale incarica la giunta di cercare mediante esperti tutti i mezzi per
procurare al Comune acqua per l’irrigazione.
Il 7.1.1875 è notificato il rapporto dell’ingegnere Ruggero Gardi del
Genio civile di Aosta su tale progetto.
A partire dagli anni 1880 l’esigenza di trovare colture alternative alla vi-
te, colpita dalla fillossera (per di più il nostro vino a causa degli effetti nefasti
della politica estera della sinistra storica non trovava più sbocchi sul mercato),
rende drammatico il problema idrico. Si assiste, di conseguenza, alla ricerca di
soluzioni al problema “irrigazione”, che da sempre ha assillato la popolazione
agricola del paese. Nel 1880 la contessa de La Tour con altri 32 proprietari si
rivolge prima all’Amministrazione comunale poi alla Sottoprefettura per otte-
nere una giusta ripartizione delle acque e la compilazione di un regolamento
per il torrente di Verrogne — da cui originano i “rus” de la Bosse, di Tan, di
Valmiache, d’Orléans, di Bachod, d’Orsières. In un primo tempo il comune ri-
sponde di non potersene occupare per mancanza di mezzi, poi, sollecitato da
gli Uffici provinciali in base all’art. 82 della legge comunale, incarica un tec-
nico a provvedere. Non si è a conoscenza della conclusione di detto problema.
E’, comunque, interessante leggere un passo importante della lettera inviata al
sottoprefetto dai proprietari del Borgo contro gli abusi degli abitanti della Col-
lina e il commercio dell’acqua “que les propriétaires supérieurs vendent à cher
prix, même hors de la commune”. A causa di tali abusi si accendono dispute
violente, per cui è indispensabile una giusta ripartizione dell’acqua del ruscel-
lo Meneresse e dev’essere stesa la compilazione di un regolamento relativo.
Sempre nel 1880, il 12.2, il Parroco Gaspard reclama presso il sindaco
perché certe sorgenti d’acqua erano state raccolte da privati per cui era impos-
sibile bagnare le proprietà della Cura. Ancora nel 1880, il 16.2, la contessa La
Tour con atto del notaio Dalbard conferma i precedenti atti di tale genere con
Thomas Besenval circa la proprietà della acqua sorgive nella località “Pro
conto” (prato del conte) a ridosso del castello (Da documenti di proprietà de-
gli eredi di T. Besenval).
Negli anni 1921-1922, ricorda Giuseppe Borney, poco prima che il
Gran Ru entrasse in funzione, i prati della piana non potevano essere irrigati
perché l’acqua non vi arrivava nell’arco di tempo stabilito dalle turnazioni o
vi giungeva praticamente allo scadere di esse. Perciò il Gran Ru è stato di vi-
tale importanza per l’agricoltura di Saint-Pierre.
La situazione che i documenti d’archivio presentano spiega gli immensi
sforzi in cui si impegnò la comunità di Saint-Pierre — certo povera nell’ulti-
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Testo Originale Estratto
ma metà del secolo scorso e non assistita da Enti finanziatori — per realizzare
quella opera di alta ingegneria che è il Grand Ru e che fa onore ai nostri pre-
decessori.
Tuttavia neppure l'avvento del Grand Ru riuscì a sopire del tutto le se-
colari beghe sull'acqua fra i villaggi alti e quelli della bassa collina e della
Plana.

Quando l'acqua del Savara, portata dal Grand Ru, si immise nella Me-
naressa, quella del Verrogne che prima nutriva l'intero corso della Menares-
sa, fu ceduta ai villaggi posti a monte della derivazione ai quali non poteva
giungere l'acqua del Savara. Essi ne ebbero un grande vantaggio, ma sorsero
questioni riguardo agli oneri per la manutenzione e le corvées della Menares-
sa. Solo una ventina di anni fa, essendo presidente del Consorzio Grand Ru il
sig. Berthod, si venne ad un accordo e fu redatto un compromesso per la sud-
divisione delle spese di manutenzione della Menaressa tanto nel tratto alto in
cui porta le acque del Verrogne, quanto in quello basso in cui porta quelle del
Savara.

Per il consorzio Grand Ru il territorio di Saint-Pierre è diviso in cantoni.
Dal tronco principale del canale si dipartono le “branches” che distribuiscono
l'acqua nelle varie zone. L'utilizzazione dell'acqua è regolata dalle “pause
d'eau”, cioè dai turni di irrigazione secondo i quali si avvicendano — ogni
quindici giorni — i diversi membri della consorteria. Le “pauses d'eau” ini-
ziano alle tre del mattino e si avvicendano fino alla sera alle ventitré. Il pro-
prietario che una volta ha avuto il primo turno, la volta seguente sarà l'ultimo
ad usufruire del suo diritto. Così facendo si distribuisce nel modo più equo
possibile l'acqua fertilizzatrice che la gente di Saint-Pierre si è procurata con
il lavoro intelligente e i durissimi sacrifici di molte generazioni.

9) Le piscine

Data la penuria d'acqua che ha caratterizzato sempre il nostro paese, i
serbatoi d'acqua in terra battuta detti piscine hanno avuto un'importanza pri-
maria perché, soprattutto per la Plana, rappresentavano la fonte principale per
la raccolta e la riserva idrica.

La vita difficile che si doveva condurre un tempo su una terra piuttosto
avara ha obbligato gli abitanti a unirsi in gruppi per usufruire meglio delle po-
che risorse. Così sono nate le consorterie di cui si parla più ampiamente in al-
tra parte di questo studio.

Anche l'uso delle acque è stato sottoposto ai regolamenti nati col siste-
ma di vita comunitaria assai probabilmente preesistita al feudalessimo. Si fa
spesso riferimento a quest'ultimo perché con il feudalessimo cominciano le
documentazioni scritte quasi del tutto assenti nel periodo precedente.

Nel regime feudale, come i rus e le piscine, erano possesso del feudata-
rio. Questi attraverso le “reconnaissances” le riconcedeva ai privati od ai con-
sorzi dietro compenso di derrate alimentari o denari.

La natura del nostro terreno dà luogo ad acque sorgive che scorrono per
dei tratti sotto terra poco profondamente, o si convogliano nei valloni che sol-
cano la collina o sgorgano in polle. Esse defluiscono verso le piscine scavate
all'uopo. Qui si riversano anche le acque in sovrabbondanza durante l'irriga-
zione a scorrimento.

Molte piscine si trovano disseminate lungo tutta l'area coltivata ma so-
prattutto dove le sorgenti affiorano. Ne troviamo nella zona di Rumiod e lun-
go l'asse dei torrenti, ma anche ai limiti del comprensorio dei vari rus.

Le acque delle piscine sono regolamentate da norme antiche e consuetu-
dinarie riconosciute e rispettate dagli utenti e gestite secondo vecchi regola-
menti detti égances.

Nell'avvallamento a fianco dei villaggi di Bussan affiorano parecchie
polle di acque sorgive, che quando non sono utilizzate nei fontanili, deflui-
scono nelle varie piscine.

Di quella di Charion, all'altezza della Grange di mezzo, vicino a Bussan
di sotto, abbiamo reperito qualche documento presso Pierre Persod. Un atto
del 1830 porta l'elenco di undici utenti con relativa nota indicante la prove-
nienza del diritto acquisito. Essi si dividevano i turni per un ciclo di 28 "pisci-
nées" (pauses d'eau par le Notaire Nicolas Philibert Gerbore). Un documento
del 1907, secondo l'égance del geometra Borney, indica la data d'inizio
dell'utilizzazione dell'acqua (seconda domenica di marzo) e a chi tocca per
primo, in quell'annata, di riempire il serbatoio e quindi utilizzarlo.

Molto più minuziosa la documentazione relativa alla piscina del Ru
Crebli che raccoglie le polle d'acqua provenienti dal vallone a ponente del
villaggio di Etavel e si sviluppa fino alla confluenza delle strade di Bussan e
di Tâche. La piscina si trovava sulla proprietà del castello di Châtel Argent).
Il 5.11.1575 con "reconnaissance" stilata dal notaio Derriard, Jean Pierre
Vuillet riconosceva a Claude Usel dit Moret, il diritto delle acque raccolte
nello stagno avente "six toises de long, trois toises et demie de large et demi
toise tout au tour, avec les fontaines naissantes et croissante en ycelle pixine
et autres fontaines et eaux venante de la (dite) Combé". Con un secondo atto
di "reconnaissance" del 13.12.1621 il notaio Arnod confermava all'Usel il di-
ritto alle acque concesse dal Seigneur François de Brichanteau baron de Gur-
cy, probabile responsabile dei beni del castello.

In seguito a piogge torrenziali che hanno prodotto molti smottamenti su
tutta la collina di Saint-Pierre, nel 1739 il notaio Persod per conto del mar-
chese di San Giorgio in un un atto contempla i lavori di un appalto concesso a
Lambert Jean Joseph et fils per riattivare la detta piscina che era stata colmata
dai detriti. I lavori di sgombero sarebbero stati pagati dagli utenti, pena la per-
dita del diritto se non fosse stata versata la quota parte della spesa concordata,
metà in denaro e metà in derrate (la spesa ammontava in "cent et cinq livres
de vingt sol, en bonne monnaie et denrées comme blé, froment, fromage et
beurre payable au prix courant”.

L'uso della piscina si protrasse sino al 1922 seguendo l'égance del No-
taio Garniez stilata il 14.04.1830 di cui gli utenti risultavano in numero di 20.

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Testo Originale Estratto
Con l'arrivo dell'acqua del Gran Ru si utilizzò molto meno quella della
piscina; soprattutto l'uso non teneva più conto delle turnazioni. Nel 1948 —
documento registrato ad Aosta l'11 maggio — gli utenti decisero di ripristina-
re il vecchio manufatto ed adibirlo a vasca di riserva per un acquedotto di ac-
qua potabile da distribuire nelle case del Borgo. (Documenti Pierre Persod ed
Amministrazione del Consorzio di detto acquedotto).
La piscina di La Croix scavata su una proprietà della famiglia Balac (ora
del Dr. Caraffa) ma di cui usufruivano i proprietari dei beni adiacenti, riceveva
l'acqua che serviva per il funzionamento di un mulino appena a monte della
detta piscina. Essa aveva la particolarità di utilizzare l'acqua di un ru (per re-
golamento non si poteva mescolare le acque dei ru con quelle delle piscine).
Su tutta la collina ve n'erano in numero notevole perché appunto nume-
rose erano le sorgenti che affioravano dal terreno.
Recentemente in alcune di esse (vedasi a Orléans) viene raccolta l'ac-
qua per l'irrigazione a pioggia.
Lungo l'asse della Meneresse se ne contano parecchie più o meno uti-
lizzate.
A Rumiod sono state colmate per livellare i terreni.
A Vétan ne sono funzionanti ancora due (cfr fig. n° 15).

10) L'irrigazione a pioggia

Nel campo dell'irrigazione l'ultimo ritrovato tecnologico è quello dell'ir-
rigazione a pioggia. I vantaggi di questa sull'irrigazione a scorrimento sono as-
sai notevoli. Prima di tutto la più razionale distribuzione dell'acqua fa sì che il
fabbisogno per ettaro si riduca da due litri a un litro e mezzo al secondo; in se-
condo luogo la circolazione dell'acqua fino agli irrigatori si attua per mezzo di
tubazioni sotterranee che impediscono le perdite di portata dovute sia all'eva-
porazione, sia all'infiltrazione dell'acqua nei suoli permeabili; infine, la pres-
sione che si attua nelle tubature permette all'acqua di raggiungere porzioni di
terreno che erano assolutamente fuori della portata degli antichi rus.
Resta però il fatto che nel territorio di Saint-Pierre la moderna tecnolo-
gia dell'irrigazione a pioggia adotta con pochissime modificazioni l'antica re-
te di distribuzione delle preziose risorse idriche. Le tubature dell'irrigazione a
pioggia sostituiscono i secolari rus, ma i punti di presa restano quelli indivi-
duati dalle generazioni passate. Essi sono il frutto di una esperienza secolare
tesa alla soddisfazione dei bisogni vitali mediante una chiaroveggente utiliz-
zazione delle risorse offerte dalla natura: un patrimonio di cultura popolare e
di saggezza che deve essere conservato con rispetto, con riconoscenza e con
amore.
Fin dagli anni 1950 qualche proprietario di terreni, con spirito innovati-
vo, mette in posa istallazioni mobili di irrigazione a pioggia per usufruire
meglio di tutta l'acqua di cui ha diritto.
A Orléans due famiglie Chentre, con una spesa assai elevata per l'epoca

(un milione circa) acquistano il materiale adatto per l'impianto che capta l'ac-
qua da una piscina di proprietà.
A Bachod la famiglia Bois si attrezza in modo da usufruire della quan-
tità d'acqua del ru di Bressan mediante l'irrigazione a pioggia.
Nel 1953 è la volta di Fortunato Tussidoro a Homené che si serve della
sua quota del “ru” di Verrogne Homené.
Nel 1955 è impegnato nell'impianto per aspersione il grande compren-
sorio Persod (Saint-Nicolas) - Rossan-Méod-Rumiod di sopra, dove risulta
dai documenti Challancin che gli utenti sono 18 per un'area di mq 196.407
mq. La parte di Rumiod Le Chanter si adeguerà nel 1972-73, e la parte più
orientale di Méod nel 1990.
Al Pellaud l'inizio dei lavori per la posa dei tubi avviene nel ‘64, ma la
messa in funzione è del ‘66.
Marcello Arnod a Plan Chatelet, usufruendo della sua mezza giornata
quindicinale del “ru” d'Orléans, nel 1966 costruisce il suo impianto persona-
le; gli eredi ultimamente si sono associati al Consorzio che usufruisce di tutta
l'acqua del “ru” d'Orléans.
Nella Plana, nella zona del Château Feuillet e Preille, gli utenti del Gran
Ru hanno costruito due vasche per la raccolta di acqua di loro spettanza e
hanno messo in uso un loro impianto di irrigazione per aspersione.
Nel 1990 è la volta della utilizzazione del “ru d'Orsière”, che irriga tutta
la zona tra La Charrère, Vergnod, La Blanche.
Rimane fuori dalla quasi totalità dell'area agricola irrigua col nuovo siste-
ma, il comprensorio del Borgo dove molte sono aree edificabili. Per quelle rima-
ste rurali, c'è il problema della spesa sia dell'istallazione sia dell'esercizio poi-
ché i proprietari non conducono più in proprio la coltivazione della terra e quindi
esitano a sostenere ingenti spese senza prospettiva di un adeguato introito.

11) L'acqua ad uso industriale

Gli antichi regolamenti contemplavano l'uso dell'acqua per azionare
mulini, forge, segherie, laboratori artigiani, ecc. e poiché queste attività erano
legate esclusivamente al mondo agricolo ed esercitate da consortisti non cre-
do ci fossero problemi burocratici.
I canali di derivazione avevano presa diretta e percorso molto breve. Es-
si riversavano l'acqua nella sede primitiva con un minimo di dispersione a
poca distanza dalla captazione.
Quando il Comune si sostituì al regime feudale nell'amministrazione
del territorio e soprattutto con la definizione del demanio, le prese d'acqua da
parte di privati o società per lo sfruttamento delle risorse idriche, dovettero
sottostare a certe disposizioni legislative.
Negli archivi troviamo qualche notizia assai recente.
Nel 1909 Richiesta per una captazione d'acqua a Bosses per l'istallazio-
ne di una centrale elettrica per gli utenti di Saint-Pierre.


Testo Originale Estratto
Nel 1917 Richiesta di Blond per una centralina a Verrogne.
Queste richieste di concessione non furono adottate per scadenza dei
progetti.
Nel 1920 la concessione è deliberata dall'Amministrazione comunale a
favore di Ceriano Sisto al Borgo che vuole canalizzare una certa quantità
d'acqua per azionare una segheria, una forgia ed una dinamo. Vi sono contra-
sti con gli utenti del rù detto "des vergers et jardins” che ha la captazione lun-
go la strada comunale per Saint-Nicolas nella località Cujana. La vertenza si
chiude nella Sottoprefettura di Aosta con la concessione al Ceriano di un pro-
getto modificato in cui la condotta prevista di 100 metri si riduce di molto e
quindi la captazione del canale artificiale avviene a valle sotto quella del rù.
Non abbiamo reperito altre documentazioni scritte per prese attuate lun-
go tutto il percorso dei corsi d'acqua, ma evidentemente esse esistono poiché
le opere stanno a dimostrarne l'applicazione.

12) Sorgenti e fontane

Il territorio di Saint-Pierre, costituito in prevalenza da rocce permeabili,
dà luogo a numerose sorgenti, sia pure di modesta portata. Esse hanno com-
portamenti diversi da luogo a luogo, talvolta anche in zone assai vicine fra lo-
ro. Parecchie aumentano la portata in seguito a periodi piovosi o a causa
dell'irrigazione delle terre soprastanti; altre, invece, a breve termine non subi-
scono nessun incremento; altre ancora non diminuiscono la loro portata nep-
pure negli anni di grande siccità, come fu il 1990.
I contadini, sempre attenti ai fatti naturali a cui sono legati per la loro
vita e la loro attività, fin dai tempi passati avevano notato i diversi compor-
tamenti delle varie sorgenti. Nel tentativo di spiegarli avevano immaginato
che certe vene d'acqua potessero provenire addirittura dai ghiacciai della
Grivola e, facendo sifone sotto la Dora, potessero risalire al di sotto del ver-
sante della Collina. La scienza ci informa che la risalita dell'acqua è possi-
bile solo in condotte a pressione e non è certo questo il caso delle sorgenti
della Collina di Saint-Pierre.
La causa del diverso comportamento di tali sorgenti va ricercata nelle
diverse profondità delle falde acquifere. Le più superficiali hanno portate
strettamente legate all'infiltrazione delle acque piovane o di irrigazione; le
più profonde invece risentono della alimentazione meteorica o della prolun-
gata siccità solo in tempi lunghi, dell'ordine di diversi anni. Per queste la
massa delle rocce permeabili sovrastanti funge da volano equilibratore delle
portate e pertanto esse sono molto più regolari delle prime.
L'acqua sgorgante dalle sorgenti nelle varie località un tempo venivano
convogliate attraverso un ruscello a cielo aperto fino nelle vicinanze dell'ab-
beveratoio; quindi incanalate in condotte scavate nel legno dette “bose”. Le
guardie avevano il compito di sorvegliare tutta la condotta e di fare le ripara-
zioni necessarie.

Dal 1880 le condotture furono sostituite con tubi in piombo ed interrate.
A quell'epoca circa risalgono quasi tutti gli abbeveratoi che ancora oggi sono
in uso ma le cui vasche servono solo più per lavare.
Trascriviamo le caratteristiche delle principali fontane secondo una
ricerca fatta da R. Vauterin nel suo lavoro “Les fontaines de la Vallée
d'Aoste".

Alleysin 1891. Due vasche non coperte, pilastro quadrato con cappello.
Babelon 1897. Due vasche come sopra.
Borgo di là 1776-1871. Due vasche coperte, pilastro rotondo
Borgo di sopra 1869. Due vasche molto corrose, pilastro rotondo, riparato
da una arcata (fig n° 32)
Cretalla 1842. Sostituito nel 1977. Due vasche, scoperto, pilastro
rotondo dell'epoca
Luboz 1882-1888. Due vasche, senza pilastro. L'acqua è in
comproprietà col castello Sarriod de La Tour. Non è coperto.
Bussan di sotto 1892. Una vasca sotto una arcata.
Bussan di mezzo 1861/66. Due vasche restaurate recentemente con pilastro e
coperto.
Bussan di sopra 1859. Due vasche, coperte. Restaurato recentemente.
La Grange 1882. Una vasca, pilastro quadrato, non coperto.
La Tour 1870. Pilastro quadrato con cappello conico.
Châtel Argent ? Pilastro d'epoca. Sul tubo di uscita, in ferro battuto una
lumaca come ferma secchio.
Sez 1907. Due vasche, pilastro d'epoca con cappello.
Montagnine ? Piccola vasca unica, di provenienza esterna.
La Croix 1923. Due vasche, pilastro, coperto.
Praulin 1759. Due vasche, tubo nel muro, coperto.
Orléans 1873. Paillex J. Baptiste. Pilastro del 1828.
Orléans 1828. Davanti a casa Lale-Castain
Praximon ? Due vasche, lavatoio in cemento, pilastro quadrato, non
coperto. Pare preesistesse una vasca che era la più antica del
paese.
Vergnod 1871. Due vasche disposte ad L pilastro rotondo, cappello
conico, non coperto.
La Charrère 1869. Il pilastro 1871; due vasche.
Champretavy 1880. Due vasche, pilastro quadrato, non coperto.
Champretavy 1753. Due vasche staccate, a livello di terra.
Bressan 1892. Una vasca quasi interrata; tubo di carico volante.

70
71


Testo Originale Estratto
FONTI

Bressan 1892. Paillex J. Alessandro; due vasche, senza pilastro un
tempo coperto.
Chantel 1887. Pilastro quadrato più recente, due vasche.
Rumiod dessus 1875. Due vasche, pilastro nuovo.
Rumiod di mezzo 1886. Vasca unica, pilastro d'epoca.
Rumiod de lé 1887. Vasca unica, pilastro quadrato.
Rumiod de lé ? Due vasche, pilastro quadrato.
Méod 1899. Due vasche, pilastro più recente, non coperto.
Rossan ? Due vasche.
Vétan ? Antichissima vasca in legno.
Vétan dessous ? Due vasche.
Vétan Proprietà privata due vasche provenienti dall'abbeveratoio
del Borgo.

72

Capitolo I - Il territorio comunale, i villaggi e le strade, le attività degli
abitanti

Paragrafo 1
Istituto geografico militare : Carta d'Italia 1:25.000 Foglio 28 Quadrante II
S.O.; Regione Autonoma Valle d'Aosta: Carta aereofotogrammetrica
regionale 1:5.000 e 1:10.000; Regione Autonoma Valle d'Aosta: Uffi-
cio Studi e Programmazione. L'uso del territorio nel Comune di Saint-
Pierre in base alla rielaborazione dei dati dei Catasti agrari 1908 e 1929
e ai dati dell'Assessorato Agricoltura e Foreste 1978.

Paragrafi 2, 3, 4
Analisi diretta del paesaggio con sopralluoghi sul territorio
Dall'archivio comunale di Saint-Pierre:
Documento L1 Etat de la population en 1783
Documento L2 Etat de la population le 9.8.1804
Documento L8 La population présente au 31.9.1857
Documento L9 Total des absents la nuit du 31.10.1857
Istituto Centrale di Statistica: Censimento generale della popolazione 1991
Istituto Centrale di Statistica: Dati sulle caratteristiche strutturali della popo-
lazione e delle abitazioni 1981

Istituto Centrale di Statistica: Censimento generale dell'agricoltura 1980 e 1990
Istituto Centrale di Statistica: Dati sulle caratteristiche strutturali delle im-
prese e delle unità locali 1981

Ufficio Studi e programmazione Regione Autonoma Valle d'Aosta: da: Do-
manda e Offerta per la scuola dell' obbligo in Valle d'Aosta 1979; Co-
munita montana Gran Paradis
— Tav. A3-13 Caratteristiche territoriali delle frazioni geografiche retti-
ficate del comune di Saint-Pierre.
— Tav. A 4 21 L'uso del territorio nel comune di Saint-Pierre
— Tav. A 4 22 Superficie del territorio comunale adatta agli inse-
diamenti per fasce altimetriche nel comune di Saint-Pierre
— Tav. A 23 Popolazione residente per fascia altimetrica nel comune di
Saint-Pierre
Grafico della evoluzione della popolazione residente a Saint-Pierre e
sue componenti

73


Testo Originale Estratto
— A 3 1 Località abitate e popolazione
1961-1971 per frazioni geografiche rettificate ne
Regione Autonoma Valle d’Aosta, Ufficio St
dagine sul pendolarismo 1981
Anagrafe comunale di Saint-Pierre: Residenti ne
divisi per località di residenza.
Direzione didattica di Saint-Pierre: Sedi scolasti
comune di Saint-Pierre dal 1927 al 1991
Consiglio Nazionale delle Ricerche - Comitato p
zionale di Economia agraria: Lo spopolamen
I Le Alpi Liguri e Piemontesi. III G. Finizio, Alta Valle d'Aosta, Roma
1932.
Nell'ultima opera citata, oltre allo studio puntuale dello spopolamento
montano nei singoli comuni dell'Alta Valle d'Aosta, compaiono le seguenti sta-
tistiche del comune di Saint-Pierre: 1) Superficie territoriale, produttiva, agraria
e lavorabile; 2) Altimetria dei centri abitati e popolazione presente al 1871 e
1921; 3) Popolazione residente ai censimenti 1838, 1871, 1921; 4) Patrimonio
zootecnico ai censimenti 1881, 1908, 1918; 5) Esercizi industriali 1927; 6) Po-
polazione attiva nelle branche di attività economica 1930; 7) Fasce di età 1930.

Paragrafo 5, 6
DE TILLIER, Historique de la Vallée d'Aoste - 1737 - Edizione ITLA 1966
AA.VV., Archeologia in Valle d'Aosta dal neolitico alla caduta dell'Impero
romano, 3500 a.C. - V sec. d.C.
FERDINAND FENOIL, Ça et là - Souvenirs valdôtains, Aosta 1883
PHILIBERT-AMÉDÉE ARNOD, Relation des passages de tout le circuit du Duché
d'Aoste, 1691-1694. Pubblicato in Archivum Augustanum, vol. I, 1968
JOSEPH-AUGUSTE DUC, Histoire de l'Eglise d'Aoste, volume I, pag. 270, II
édition, Aoste 1985.
ANDRÉ ZANOTTO, Castelli valdostani, Aoste 1980
AUGUSTA VITTORIA CERUTTI, I grandi valichi valdostani in età medioevale al-
la luce delle moderne concezioni di climatologia storica, in Les Alpes
dans le temps et dans l'espace - Le Globe, Bulletin et Mémoire de la
Société de Géographie de Genève, 1986.

Si ringraziano per le informazioni cortesemente fornite e per la fattiva
collaborazione i signori:
Dott. Giancarlo Regazzo, del Servizio Regionale Studi, Programmi e Progetti
Geom. Piergiorgio Gagliardi, dell'Ufficio Cartografico Regionale
L'allevatore Renato Lâle Murix e famiglia di Rumiod Dessous
Le impiegate del Comune di Saint-Pierre e della direzione didattica sig.re
Monica Thomasset, Fulvia Charrère, Isa Jocollé
La maestra Irma Ceriano per lo spoglio dei documenti d'archivio e la raccolta
della tradizione orale.

74

Capitolo II - Un po' di storia geologica

CONSIGLIO NAZIONALE DELLE RICERCHE - CENTRO PROBLEMI DELL'OROGENO DELLE
ALPI OCCIDENTALI, Carte géologique de la Vallée d'Aoste, par Giulio Elter.
TREVISAN E TONGIORGI, La Terra.
PARONA D.E., Caratteri ed aspetti geologici del Piemonte, Torino, 1921.
NOVARESE V., Il Quaternario in Valle d'Aosta e nel Canavese, Bollettino Co-
mitato geologico italiano, 1911, 1913, 1916.
Deformazioni gravitative profonde di versante, Atti del seminario promosso
dall'Istituto di geologia e paleontologia dell'Università di Roma, 1983.
MORTARA G. - SORZANA P.F., Fenomeni di deformazione gravitativa profon-
da nell'Arco alpino occidentale, pubblicato a cura del Comitato Nazio-
nale delle Ricerche, Istituto per la protezione idrogeologica del bacino
padano, Torino, 1986.

Capitolo III - Il clima

Paragrafi 1, 2
ISTAT - Annuario statistiche meteorologiche dal 1958 al 1983, Temperature
e precipitazioni mensili alle stazioni di Aosta e Aymavilles, Cour-
mayeur, Champdepraz.
MINISTERO LAVORI PUBBLICI: SERVIZIO IDROGRAFICO, Precipitazioni medie
mensili ed annue per il trentennio 1921-50 per le stazioni di Aosta, Ay-
mavilles, Courmayeur, Hône-Bard.
ANNALI IDROLOGICI (parte prima), Numero di giorni di precipitazioni nevose e
di permanenza di neve al suolo - Periodi 1951-1963, Stazioni di Aosta,
Saint-Nicolas, Courmayeur, Rhêmes-Saint-Georges.
B. JANIN, Tradition et Renouveau, Aoste 1976 - Chapitre II: Le climat et ses
conséquences.

Paragrafo 3
PINNA MARIO, La storia del clima - Variazioni climatiche e rapporto clima-
uomo in età post-glaciale, Roma, Società Geografica Italiana, 1984.
MONTERIN UMBERTO, Il clima delle Alpi ha mutato in età storica?, Bologna, 1937.
LE ROY LADURIE E., Histoire du climat depuis l'an mil, Paris, 1967.
CERUTTI AUGUSTA VITTORIA,Archeologia e storia di Aosta alla luce delle mo-
derne concezioni di climatologia storica della regione alpina, in "Atti
del congresso sul bimillenario della città di Aosta", Bordighera, 1982.

Capitolo IV - Le acque e la loro utilizzazione

Paragrafi 1, 2
LALE DEMOZ DANIELA - FERRANTE MASSIMO, Studio idrogeologico e geotecni-

75


Testo Originale Estratto
co del territorio comunale di Saint-Pierre e progetto di possibile siste-
mazione idraulica, Saint-Pierre, 1988.
REGIONE AUTONOMA VALLE D'AOSTA - SERVIZI FORESTALI, Carta dell'Idro-
grafia Superficiale, 1:25.000, Studio Masoli, 1979 (Bacini dei torrenti
Verrogne e Vétan).
REGIONE AUTONOMA VALLE D'AOSTA - ASSESSORATO LAVORI PUBBLICI, Carta
aerofotogrammetrica regionale 1:5.000 e 1:10.000 (Comune di Saint-
Pierre).

Paragrafi 3 e seguenti
GENIO CIVILE DI AOSTA, Elenco degli antichi diritti irrigui in base alle do-
mande di concessione 1923 (avuto in visione dall'Ufficio Acque
dell'Assessorato Regionale lavori Pubblici).

ARCHIVIO COMUNALE DI SAINT-PIERRE:
Ben sessantotto sono i documenti riguardanti le acque di irrigazione cu-
stoditi nell'archivio storico del comune di Saint-Pierre e coprono il periodo
che va dal 1797 al 1926. Segnaliamo quelli direttamente utilizzati nei succita-
ti paragrafi:

Documento 175 Réclamation du curé Gaspard du 12.2.1880
Documento 188 Délibération chargeant la junte municipale de cher-
cher les moyens pour procurer des eaux pour l'irriga-
tion, dell'8.9.1864
Documento 189 Rapport de l'ing. Roger Garolo du 7.1.1865
Documento 193 Rapport de quatre rapporteurs sur les eaux d'irriga-
tion avec la liste de tous grands rus d'arrosemenl, du
11.10.1891
Documento 196 Liste de propriétaire consernés par l'eaux du Canal
du Consort de Saint-Pierre et Villeneuve, dressé en
1897.
Documento 200 Rapport d'expertise contenanl la description du bas-
sin hydrographique et des canaux d'irrigation de la
comune de Saint-Pierre. Par le géom. Lino Fusinaz,
du 1.12.1923.

Si ringraziano per le informazioni cortesemente fornite i signori:
Geometri Aldo Charruaz; Andrea Bertolin; Antonietta Landi dell'Ufficio
Acque dell'Assessorato Regionale Lavori Pubblici.
Geometra Martino Paillex.
Geometra Arturo Marchetti, segretario del consorzio Gran Ru - Villeneuve-
Saint-Pierre.

Numerosi documenti del secolo XVIII sono stati ritrovati presso privati
e segnatamente presso le famiglie R. Thomasset per il ru Verrogne-Homené;
Balac e C. Bochet per il ru d'Orléans; L. Lanier per i rus d'Orsière, Pellas e
Menareesa.
Numerosissimi sono poi i documenti riguardanti la progettazione e la
realizzazione del Grand Ru in possesso delle famiglie L. Lanier e T. Besenval
e naturalmente del Consorzio per Grand Ru - Villeneuve-Saint-Pierre.

76 77


Testo Originale Estratto
Fig. 1 - La ridente conca di Saint-Pierre fra le sue montagne.
Fig. 2 - Un antico villaggio degli alti terrazzi: Verrogne a 1598 m.


Testo Originale Estratto
Fig. 3 - Il territorio di Saint-Pierre nella carta 1: 50.000 dell'Ufficio Cartografico Regionale.
Fig. 4 - La Collina e la Plana di Saint-Pierre, viste dagli alti terrazzi.

(Numerosi toponimi visibili sulla mappa, tra cui: SAINT-PIERRE, AVMAVILLES, VILLENEUVE, MONTJOVENCAN, GRANGES, LES FLEURS, SAINT-PANTALÉON, PEROULAZ, COL PLAN-FENÊTRE, CRÊTE DE CHAMOLE, MONT-BELLAFACA, POINTE-VALLETTA, POINTE DE MONTPERBE, POINTE-CHASECHE, COL DU QUINC, POINTE DU SOUISS, POINTE DE LA PIERRE, POINTE-VADAILLE, RIFERIMENTI REGIONALI.)


Testo Originale Estratto
Fig. 5 - L'erto versante inciso dal torrente Verrogne e, ai suoi piedi,
il Borgo di Saint-Pierre, dominato dall'antico castello.
Figg. 7, 8 - In primavera la Plana è un immenso "verger" fiorito; in autunno, la strada delle vigne
rifulge di caldi colori dorati: meli e viti sono la ricchezza e la bellezza del territorio di Saint-Pierre.
Fig. 6 - I villaggi della Plana, visti dall'altura di Torrette (m. 883).


Testo Originale Estratto
Figg. 9, 10 - Al di sopra dei 1200 metri il territorio di Saint-Pierre
si apre in luminosi terrazzi orografici disseminati di villaggi che in un tempo passato avevano
una numerosa popolazione. Nelle foto gli hameaux di Rumiod (m. 1264) e Rossan (m. 1430).

Figg. 11, 12 - Il terrazzo più elevato, a quasi 1700 metri
di altitudine ospita l'antichissimo villaggio
di Vétan che rivela tracce di colonizzazione romana.


Testo Originale Estratto
Fig. 13 - Luci d'autunno sul terrazzo di Vétan dominato dalle nevi dell' "Ardua Grivola bella".
Fig. 14 - Il mont Fallère, di 3059 m di altitudine, costituisce il punto più elevato del territorio di Saint-Pierre. Ai suoi piedi si aprono ampie conche pascolative.
Fig. 15 - Le nevi sfatte del Fallère alimentano per molti mesi all'anno le falde acquifere da cui sgorgano le sorgenti. La preziosa acqua è raccolta nelle "piscine" che rendono possibile l'irrigazione di molte zone.


Testo Originale Estratto
Fig. 16 - Sulla rocca si erge quello che i documenti del secolo XII nominano come “Castrum Sancti Petri”.
Nella seconda metà del secolo scorso, al suo antichissimo mastio, l’architetto C. Boggia aggiunse
le quattro aeree torrette alla maniera dei fiabeschi castelli bavaresi.

Fig. 17 - Più massiccio e severo, il castello di Sarriod de la Tour
è posto nella Plana e dall’alto di un dirupo domina il corso della Dora.


Testo Originale Estratto
PARTE SECONDA
Il passato storico
Fig. 18 - Una testimonianza della fede profonda e sincera dei nostri antenati: il delicato affresco
– purtroppo molto rovinato – che compare sulla parete di una casa del Borgo, datata 1633.
Vi è rappresentata una Pietà con accanto Santa Barbara e San Pietro individuabili dalla scritta
in rozzo latino che lo incornicia.


Testo Originale Estratto
CAPITOLO I

Preistoria, epoca romana, Medioevo

La preistoria

Saint-Pierre si trova in un'area estremamente interessante per quanto at-
tiene alla Preistoria: in effetti a Villeneuve, Sarre e Saint-Nicolas, sono venuti
alla luce e dissepolti sepolcreti del Neolitico; nella prima località il Barocelli
(I) indica in 25 le tombe ritrovate, nella seconda in 3 e nell'ultima in 2. Tali
stazioni si trovano sulla via che porta al Piccolo San Bernardo e non risultano
molto distanti in linea d'aria dal territorio svizzero; per di più sono raggiungi-
bili dal versante opposto mediante valichi secondari.

Non stupisce quindi che sulla collinetta di Châteler, posta tra l'attuale
cimitero e la chiesa, a quota 720-812 metri, si sia accertata la presenza di un
villaggio di capanne — probabilmente interrate — risalenti secondo F. Mez-
zen a un periodo compreso tra il 3000 e il 2750 a.C. (II). Si tratta di un com-
plesso culturale per molti versi affine a quello di Saint-Léonard (Valais -
Svizzera) ed attesta le tracce più antiche finora venute alla luce della presenza
umana in Valle d'Aosta.

Finora non sono stati eseguiti scavi archeologici del sito, che deve esse-
re stato successivamente occupato fino alla tarda romanità, ma specialmente
tra la tarda età del Bronzo e la prima età del Ferro.
La sua posizione, che permette il controllo sulla zona circostante, è resa
più favorevole dalla esposizione ben soleggiata e dalla presenza — nei parag-
gi — dell'acqua.

I ritrovamenti sono di modesta entità:
1) frammento di frese a perforazioni multiple;
2) frammento di decorazione a lisca di pesce;
3) scalpello in roccia giadeitica (minerale di colore azzurro-verdognolo
o bianco, usato come pietra dura).

Essendo già nella Preistoria — come oggi — anche zona di passaggio, il
territorio di Saint-Pierre era percorso da un itinerario preromano che si stende-
va tra Chesallet e Saint-Nicolas (III): “S’inerpicava sugli acclivi di Chesallet,

81


Testo Originale Estratto
saliva sui colli di Sarre, s'inoltrava sugli altopiani di Saint-Pierre e Saint-Ni-
colas e scendeva oltre Avise e l'impraticabile forra di Pierre Taillée". Si tratta
della a noi nota strada dei Salassi che, come gli altri percorsi preromani indi-
viduati, era situata in luoghi assai elevati ed esclusi dalla rete viaria romana.

Epoca romana

Fu proprio anche l'esigenza di controllare incondizionatamente le vie ed
i passi della nostra regione a spingere i Romani a prendere le armi contro i
Salassi fin dalla metà del II secolo a.C.. Secondo il Promis (IV), infatti, la
campagna romana nel 141 a.C. sarebbe da interpretare come "questa prima e
gratuita aggressione dei Romani svela già il loro desiderio d'impadronirsi dei
migliori e più diretti passaggi alpini d'Italia per Gallia e Germania". Questa
posizione contrasta con quella di Gribaudi (V) e Passerini (VI) secondo cui la
possibilità di sfruttare le miniere d'oro o le sabbie aurifere avrebbe indotto i
Romani ad intervenire nella nostra regione (VII).
Comunque, i rapporti tra Salassi e Romani furono per la Beretta (VIII)
"assai geniali nel senso che ai Romani non fu impedito il transito per la Valle
e l'accesso ai valichi, ma qualora ve ne fosse l'opportunità, gli alpigiani non
esitavano a far rotolare sassi sulle truppe che s'inerpicavano per i sentieri che
conducono ai due valichi e che non si facevano certo scrupolo di derubare i
mercanti delle loro merci o estorcere loro altri pedaggi". Dopo la morte di Ce-
sare — 44 a.C. — e l'insuccesso romano di sottomettere il Vallese, i Salassi
rimasero padroni delle vie e dei passi e diressero le loro vessazioni anche su
intere coorti. Fu, quindi, indispensabile per Ottaviano interessarsi di loro; ma,
essendo impegnato su altri fronti, solo dopo Azio (2-IX-31 a.C.) affidò il
compito di sottometterli a Valerio Corvino Messalla. Questi chiuse ai Salassi
tutti i passi e subdolamente penetrò poi nell'interno della Valle. Li costrinse
alla resa privandoli del sale.
Le difficoltà dei Romani a piegare i Salassi sono attestate anche da Sve-
tonio (IX): "Successivamente sottomise parte guidando personalmente le ope-
razioni parte sotto i suoi ordini... i Salassi, popolazioni che abitano sulle Alpi
(Inalpines)".
Ottenuto il libero passaggio sulle vie della Valle si ampliarono le strade
e per tale opera furono impiegati anche i Salassi. Ad Augusto tuttavia non ba-
stava essere padrone delle vie e dei passi alpini poiché questi non potevano es-
sere percorsi agevolmente: infatti, gli abitanti del posto davano fastidio. Si do-
veva, pertanto, penetrare nelle valli laterali. E' per tale motivo che la romaniz-
zazione fu così capillare, come attestano reperti e testimonianze presenti un
po' ovunque nella nostra regione, che fu inglobata nella XI regione Augustea.
Indubbiamente il nostro paese fu solo passaggio obbligatorio dell'itine-
rario Lione (Lugdunum)/Milano (Mediolanum). Le tappe citate da K. Millet
(X) sono nella Alpe Graia: La Thuile (Ariolica), Morgex o Derby (Aubri-
gium), Aosta (Augusta Prætoria). Comunque, vestigia della romanizzazione

esistono, sebbene non abbiano il ruolo e l'importanza — ad esempio — del
vicino ponte acquedotto di Pondel, nel comune di Aymavilles, il cui nome già
è di derivazione romana.
Un gruppo consistente da quest'ultimo paese è una lapide sepolcrale
mutila (m 65 x 67) ritrovata a Plan Fenoil. E' attribuibile agli inizi dell'Impe-
ro romano e ricorda C. Iulius Servus, decurione e suo fratello L. Iulius Salassus, cava-
liere romano. E' conservata nel castello di Saint-Pierre. Un vaso fittile roma-
no è conservato nel museo di antichità di Torino con indicazione di prove-
nienza: Saint-Pierre - località indeterminata.
Strutture murarie di un insediamento rustico romano, con resti di foco-
lare sono venuti alla luce, casualmente, nel 1981 nel villaggio più alto del
paese: Vétan — quota 1700 m, a monte della strada dei Salassi di cui si è det-
to in precedenza: potrebbero costituire elementi di testimonianza di industrie
per la lavorazione dei metalli nei secoli della tarda romanità (II e segg.).

Medioevo

La signoria di Châtel Argent nei secoli XI-XIX

Con la decadenza dell'Impero romano la Valle d'Aosta fu terra di pas-
saggio e di conquista di popolazioni barbariche, dai Burgundi¹ agli Ostrogoti².
ai Longobardi³. Scarse sono le notizie relative a questo lungo periodo (corri-
spondente grosso modo ai secoli V - X) in cui, ovviamente, le vicende di
Saint-Pierre si fondono con quelle di altre località. Nel 575, stipulata la pace
tra Burgundi e Longobardi, la Valle d'Aosta entra nel regno merovingio. Fa
quindi parte del regno franco⁴ e, con il trattato di Verdun dell'anno 843, viene
aggregata alla Lotaringia⁵. Fra l'anno 879 e l'anno 1032 si costituisce il se-
condo regno di Borgogna. Tra i feudatari borgognoni si afferma Umberto
Biancamano, considerato il fondatore della Casa Sabauda, a cui il vescovo
d'Aosta⁶ avrebbe permesso di entrare in possesso della contea⁷. I conti di Sa-
voia affermano progressivamente la loro autorità: fin dall'inizio non hanno

¹ I Burgundi — popolazione germanica battuta dagli Unni — s'installarono nel 443
nel bacino del Rodano (Ginevra divenne la loro capitale). Diretti verso la pianura padana,
nel 489 passarono attraverso la nostra regione e probabilmente installarono dei presidi. Co-
me risulta da una lettera del re ostrogoto Teodorico del 508-509 in quegli anni i Burgundi
possedevano la nostra regione nel territorio a nord di Bard.
² Breve fu il dominio ostrogoto (511-553), poiché, in seguito alla guerra gotico-bi-
zantina (535-553) la Valle passò ai bizantini che del resto non lasciarono tracce da noi.
³ Dal 569 al 575 la Valle d'Aosta fu sottoposta al dominio longobardo.
⁴ Dal 751 i Franchi si sostituirono ai Merovingi.
⁵ Striscia di territorio compresa tra il mare del Nord e l'Italia settentrionale.
⁶ Burcardo, vescovo a quel tempo (III decennio del secolo XII) era figlio dello stesso
Umberto Biancamano il cui cognato era il predecessore di Burcardo, cioè Anselmo.
⁷ Territorio affidato dall'imperatore al Conte.

82
83


Testo Originale Estratto
una circoscrizione territoriale completa, bensì un insieme di terre diverse. Al-
lo scopo di impossessarsi delle zone strategiche della nostra regione, si assi-
curano il castello di Châtel Argent e di Bard. All'inizio del XII secolo i Si-
gnori di Bard, quelli di Sancto Petro8 e i conti di Savoia si dividevano la si-
gnoria di Châtel Argent, che comprendeva Villeneuve, le due Rhêmes, Valsa-
varenche, Arvier, Introd, Saint-Pierre, Sarre e Chesallet9. Tuttavia i signori di
Bard non accettarono mai volentieri il dominio che i Savoia andavano espan-
dendo poiché si dichiaravano vassalli diretti dell'impero.
Nel corso del secolo XI i signori di Bard fecero costruire un castello,
utilizzando molto materiale dell'epoca romana. Tale iniziativa si inseriva per-
fettamente in quel fenomeno generale sull'area del Sacro Romano Impero che
è definito "incastellamento" e che coronava l'affermazione di un "dominus
loci". La debolezza del potere pubblico che, a livello periferico di comitati e
marche, rispecchiava quello centrale dell'impero, aveva favorito nel secolo
precedente le incursioni su larga parte del territorio imperiale di ungari, sara-
ceni, normanni e la necessità della difesa offrì il pretesto ai privati più potenti
di ogni luogo di ergersi sulla popolazione circostante non solo in senso figu-
rato, ma anche letterale, con la costruzione di un castello in luogo elevato.
Anche in Valle d'Aosta, ad un certo punto, le testimonianze storiche ci pre-
sentano, nei secoli XI e XII, emergenti dalle nebbie precedenti l'anno Mille,
una costellazione di famiglie dominanti dal loro castello le comunità circo-
stanti: la più antica nobiltà della Valle d'Aosta. Essa si era arrogata funzioni
di potere che non le appartenevano in via di diritto pubblico, e i rapporti tra
questi "domini loci" e i Savoia sarebbero stati poi nella maggior parte di inte-
grazione e di subordinazione al dominio sabaudo in cambio di un riconosci-
mento di pubblici poteri (banno) sui territori delle rispettive signorie.
Ma chi ritenne di non averne bisogno poiché si dichiarava già dotato di
tali poteri addirittura dalla fonte originaria, l'imperatore, non riconobbe l'au-
torità dei Savoia sulla sua signoria: è il caso di Ugo di Bard, che fu poi co-
stretto a lasciare al conte Aimone i i possedimenti di Bard e di Châtelargent.
Quest'ultima località divenne il centro di un mandamento e una castel-
lania retta dal balivo, pubblico rappresentante del potere dei conti di Savoia.
Al di sotto di questo esercizio in loco del pubblico potere, l'antica signoria di
Châtelargent subì la suddivisione tra diverse famiglie, con le normali e spesso
complicate vicende di suddivisione dei possedimenti signorili10, finché nel
1603 fu venduta e infeudata a Pierre-Philibert Roncas, consigliere ministro e
primo segretario di Stato del duca di Savoia. Roncas fece tale acquisto per
dotare di un castello, quello di Saint-Pierre, la sua signoria di Châtelargent,
poiché quello omonimo era ormai inagibile, e per erigerlo in baronia.
E' questo un esempio significativo di quel processo di rifeudalizzazione
individuato dagli storici: un rappresentante in questo caso di una famiglia di
basse origini giungeva al fastigio delle massime cariche di Stato approfittan-
do della riorganizzazione dell'apparato statale in senso assolutista di Emanue-
le Filiberto e di Carlo Emanuele I e investiva i proventi della sua carica
nell'acquisto di una proprietà terriera connessa ad un titolo nobiliare, invece
di investirli in attività economiche mobiliari o commerciali.
Dopo altre vicende successoriali, nel 1798 la baronia fu acquistata, du-
rante l'occupazione napoleonica, da Jean-Pierre Gerbore, uno dei più ricchi
valdostani, la cui famiglia, e prima ancora quella di sua moglie, una Rosaire,
aveva gestito il monopolio della gabella del sale. Così, dopo l'ascesa dei Ron-
cas, vediamo quella della famiglia Gerbore, dovuta a motivi più strettamente
economici, in conformità all'ascesa borghese del secolo XVIII, ma pur sem-
pre legata, in una regione arretrata come la Valle d'Aosta, ai privilegi deri-
vanti da un monopolio di Stato piuttosto che ai profitti di una iniziativa eco-
nomica produttiva. In questo senso il passaggio della baronia di Châtelargent
a questi personaggi ci offre un profilo dell'evoluzione dei ceti sociali e una
testimonianza dei processi storici più ampi: la partecipazione alla costruzione
dello Stato assoluto con Roncas sul finire del secolo XVI e l'ascesa sociale di
una ricca famiglia borghese sul finire del secolo XVIII.
Con l'abolizione dell'organizzazione feudale, alla famiglia Gerbore ri-
masero i beni materiali, e specialmente il castello di Saint-Pierre, che nel 1873
fu ceduto al commendator Federico Emanuele Bollati, sovraintendente agli ar-
chivi del Piemonte, che assunse anche il titolo nobiliare. Dopo un lungo perio-
do di abbandono il castello rifiori, arricchendosi tra l'altro delle torrette laterali
che risentono dell'influsso recente dei castelli del celebre Lodovico di Bavie-
ra. Dopo essere passato nelle mani del parroco don Gadda e del conte Bruzzo,
fu affittato dal Comune e riparato (restaurato) dall'Amministrazione regionale.

Appendice

In realtà i signori di Bard, originari della Lorena, si erano stabiliti nelle
zone geograficamente strategiche della Valle: Pont-Saint-Martin, Bard,
Châtel Argent, nella cui area già in epoca romana si trovava un fortilizio che
doveva difendere i confini dell'impero dalle orde barbariche. Il territorio fu
poi invaso nel corso del X secolo dai Saraceni ed il fortilizio fu distrutto. Nel
corso del secolo XI i signori di Bard fecero costruire un castello, utilizzando
molto materiale dell'epoca romana. Secondo la tradizione qui veniva battuta
moneta, donde il nome Châtel Argent.

Nel 1242 Ugo di Bard non riconosce il Conte Aymone di Savoia suo si-
gnore per cui il conte s'impossessa della sua porzione di signoria del manda-

8 Già citati da J.B. De Tillier nella dedizione a Tommaso I di Savoia del 1191 “Hugo
Guillermoz Emericus fratres de castro Sancti Petri” pag. 59 dell’ “Historique” - Ed. 1966.
9 Alcune di queste località, come le Rhêmes, Valsavarenche ed Arvier, avevano im-
portanza notevole nelle vie di comunicazione e di commercio.
10 Marco, il primogenito dei quattro figli di Ugo di Bard, prese l'appellativo nobilia-
re dal villaggio di Sarriod, nella sua giurisdizione, dando origine alla casata di tale nome.

84


Testo Originale Estratto
mento di Châtel Argent e Sarre e fa un patto con Godefroid il visconte e i suoi
fratelli per assediare il rivale nel suo castello. Resosi conto di non poter resi-
stere, Ugo di Bard decide di cedere la sua fortezza ed i suoi beni a Bard e
Châtel Argent in cambio di denaro; va poi a vivere lontano. Il conte Aymone
lascia a Marco (il primogenito dei quattro figli di Ugo) una parte della signo-
ria di Châtel Argent: le Plan, le Buillet e Ansermets d'Introd, le due Rhêmes,
una parte di Saint-Nicolas e di Saint-Pierre (la parte bassa) ed una parte dello
stesso castello Châtel Argent. Tale Marco prende allora il nome di Sario e
Sarriod¹¹, da un villaggio alto di Saint-Pierre dove s'era stabilito, non poten-
do, per un divieto del conte, costruirsi un castello. Dei fratelli di Marco, Pie-
tro, Aimone, Matteo e Ugo, solo i primi due conservarono la signoria di
Châtel Argent poiché Matteo vendette la sua porzione al nobile Guide
Gontar¹² mentre Ugo cedette la sua al conte di Savoia. Pietro, non avendo fi-
gli, lasciò i suoi beni al nipote Vuillerme, figlio di Aymone, da cui discendo-
no i Sarriod di Introd e di La Tour.

I casati dei Gontar e dei nobili di Sancto Petro, essendosi ulteriormente
suddivisi l'eredità tra fratelli e cugini, i conti di Savoia continuarono ad "af-
fittare" piccole porzioni della suddetta signoria.

Ugo di Sancto Petro ed i suoi tre figli vendettero la loro porzione al con-
te di Savoia che ne acquistò da Umberto figlio di Rollet Gontard e da
Gontard. Poiché i figli di Godefroid Gontard,
Emery ed Aymonette, per contratto del 15 marzo 1355, avevano venduto al
signore Enrico di Quart una porzione della stessa signoria, alla morte di
quest'ultimo essa finì alla corona sabauda¹³. Così i Savoia costituirono la giu-
risdizione sulle terre dipendenti del mandamento¹⁴ di Châtel Argent e una ca-
stellania di cui aveva la direzione il Balivo¹⁵.

Poiché le giurisdizioni possedute in comune (ai signori Sarriod le por-
zione predette di Pietro e Aymone, ai signori di Sancto Petro il diritto e le por-
zioni reinfeudati a Giovanni di Sancto Petro nel 1409 dal conte Aymone il pa-
cifico, a Pietro Gontar, il cretino, il diritto del suo avo Merlin, ai nobili Nerii
la porzione che Vuillermet Gontar aveva venduto per contratto del 14 settem-
bre 1397 a Bonifacio Nerii di Morgex, borghese di Villeneuve e commissario
del sovrano al mandamento di Châtel Argent) davano luogo a diverse conte-

stazioni, il duca Aymone con atto dell'8.9.1436 le divise in sei parrocchie,
cioè: Santa Maria di Villeneuve, Saint-Pierre di Châtel Argent, Saint-Nicolas
di Sivois, Arvier, Introd, Rhêmes¹⁶.

Prima della sopraccitata suddivisione, la giurisdizione dei signori di
Sancto Petro e dei Gontar consisteva solo nella dodicesima parte del territorio
compreso tra i monti di Torrette (Est) fino a Fossaz di Saint-Nicolas (Ovest) e
dalla Dora (Sud) fino alla cima dei monti (Nord). Dopo la divisione la giuri-
sdizione fu limitata alla metà o poco più del borgo e della parrocchia di Saint-
Pierre e qualche frazione. Ciascuna delle due famiglie ebbe la sua casa forte
separata ed indipendente, ma per poco: infatti i Gontard si avviarono al decli-
no con la morte dell'ultimo maschio della famiglia, Pietro il cretino (soprac-
citato). Suo erede fu Umberto di Sancto Petro, suo parente più prossimo. Il fi-
glio di Umberto, Pietro, succeduto al padre, essendo senza figli, alla sua mor-
te, alla fine del XV sec., tutta la giurisdizione delle due famiglie (Sancto Pe-
tro e Gontard) si unì nella persona dello zio Giacomo, ultimo signore col no-
me di Sancto Petro. Egli lasciò infatti due figlie: Francesca morì nubile; men-
tre Vuillermina sposò il signor Jean Vuillet consigliere, maestro uditore della
Camera suprema dei Conti di Savoia, primo segretario di Carlo il Buono. Con
contratto del 12.9.1507 alla presenza di tale principe Giacomo sposò sua fi-
glia Vuillermina a Jean Vuillet. Il suocero si preoccupò di non lasciare diffi-
coltà alcuna al Vuillet i cui diritti furono fatti validamente riconoscere.

L'infeudazione a Jean Vuillet avvenne il 29 novembre 1529. A lui suc-
cesse Charles che lasciò come erede il dissipatore Jean-Pierre, il cui cugino
Jean René Vuillet si fece dichiarare suo successore, ma poi presentò un
placet¹⁷ al sovrano per chiedergli di poter vendere il feudo. Ottenuto tale de-
creto, il 19 febbraio 1603, con contratto del 13 marzo dello stesso anno ven-
dette a Pietro Roncas, consigliere ministro e primo segretario di Stato di
S.A.S., il castello e la signoria di Saint-Pierre, i beni feudali, allodiali¹⁸ e tutti
gli altri diritti a 100.000 scudi (di 60 soldi). Roncas fece tale acquisto per ave-
re un castello alla sua Signoria di Châtel Argent, poiché il castello di quel no-
me era inagibile, e per poterlo erigere in Baronia.

In realtà la Signoria di Châtel Argent uscì dal dominio dei Savoia nel
1598 quando Carlo Emanuele I lo vendette e lo infeudò — lettere patenti¹⁹
del 18 febbraio 1598 — a Pietro Roncas.

Ai Savoia, per secoli "portinai" delle Alpi, la Valle d'Aosta, dopo il tra-
sferimento della capitale sabauda da Chambéry a Torino, nel 1562, non inte-

¹¹ Tale villaggio fa oggi parte del comune di Saint-Nicolas.
¹² Al già citato passo dell'Historique de De Tillier si parla di "Gunterius filii praedi-
cti Aymonis".
¹³ A dimostrazione del vassallaggio ai Savoia dei Signori di Châtel Argent quando il
conte veniva in Valle per partecipare alle Udienze generali (1222-1466) inviava i soldati ad
occupare terre e castelli per far uscire gli occupanti con il loro personale; al loro posto la-
sciava solo una piccola guarnigione. A tale scopo nel 1430 il castello di Saint-Pierre aveva
un castellano e tre clienti.
¹⁴ Circoscrizione amministrativa.
¹⁵ Rappresentante dei Savoia in Valle d'Aosta.
¹⁶ I territori di Saint-Pierre fu dunque un feudo dei Savoia che vi ebbero due vas-
salli: i signori di Sancto Petro e quelli di Sarriod de La Tour.

stazioni, il duca Aymone con atto dell'8.9.1436 le divise in sei parrocchie,
cioè: Santa Maria di Villeneuve, Saint-Pierre di Châtel Argent, Saint-Nicolas
di Sivois, Arvier, Introd, Rhêmes¹⁶.

¹⁷ Concesso, permesso.
¹⁸ Liberi cioè da vincoli feudali.
¹⁹ Che ha la funzione di sottolineare notorietà ed ufficialità.

86 87


Testo Originale Estratto
ressava più tanto perché il passaggio tra Savoia e possedimenti italiani si ef-
fettuava tramite la Valle di Susa.
Per di più la politica espansionistica e dissennata di Carlo Emanuele I,
impegnato in conflitti sui suoi fronti, costrinse il sovrano a recuperare denaro in
tutti i modi, anche vendendo territori considerati di secondaria importanza.
Con la lettera patente del 5 aprile 1605 il Duca eresse la Baronia di
Châtel Argent, comprendente Villeneuve, Arvier, Valsavarenche, metà In-
trod, metà del Borgo e della parrocchia di Saint-Pierre, con le case forti degli
antichi Signori di Sancto Petro. L'erede di Pietro Leonardo, Pietro Filiberto,
fece ingrandire il castello, già migliorato dal Vuillet, e ne rese un luogo di de-
lizie: appartamenti, pitture, mobili, tutto in quella dimora era magnifico. Un
versificatore contemporaneo su detto Pietro Filiberto ha pubblicato su “La
Maison de Monsieur le Marquis de Caselle”20 i versi seguenti:

On voit sur une haute pierre
Un chasteau qu'on nomme Saint Pierre
Fait de rochers durs et pesants.
Le seigneur homme de bon sens
S'appelle Pierre, et de la sorte
Cette place est sans doute forte,
Puisque tout est pierre dedans.
Pour empêcher qu'on ne la mine
Des tonneaux pleins de liqueur fine
L'environnent de tous côtez:
Et l'on y fait tant de santez
Que la maladie n'approche
De ceux qui gardent cette roche.
Elle est donc imprenable avec ses sûretezz (N. N.).

Morto senza eredi diretti Pietro Filiberto, la Baronia passò nelle mani
dei Signori Blandrate grazie al matrimonio del signor Alberto Francesco
Blandrate con la dama Maria Veronica de' Carret Bagnasc, nipote per parte
materna di Jeanne Marie Roncas, primogenita di Pietro Filiberto. Con testa-
mento dell'11 maggio 1778 Guido Maurizio Francesco Aldobrandini Blan-
drate Marchese di Saint Georges nominò erede universale dei suoi beni la
contessa Anna Vittoria Coardi di Carpeneto. Alla morte di questa il marito,
Paolo Giuseppe Coardi, è il figlio, Carlo Cesare, decisero di vendere sia il ca-
stello che la fattoria circostante, essendo quei possedimenti lontani dalle loro
terre e per di più poco redditizi (fruttavano un affitto annuo di 750 lire). Jean
Pierre Gerbore, che aveva offerto 30.000 lire, acquistò castello e fattoria con
contratto del 17 luglio 1798. Quindi tali beni passarono al figlio Jean Antoi-
ne. Con atto del 9.2.1863 il solo castello divenne proprietà di Paul Gerbore.

20 Il barone Pietro Filiberto era anche Marchese di Caselle.

88

In seguito fu posseduto dal fratello di questi Nicolas che il 9.2.1873 lo
vendette al Comm. Federico Emmanuele Bollati, sovraintendente degli archi-
vi del Piemonte. Dopo un lungo periodo di abbandono il castello rifiorì, arric-
chendosi tra l'altro delle torrette laterali che risentono dell'influsso non molto
remoto dei castelli del celebre Luigi di Baviera. Dopo essere passato nelle
mani del parroco don Gadda e del conte Bruno, fu affittato dal Comune e ri-
parato dall'Amministrazione regionale.

I signori Sarriod de La Tour

La parte del Borgo e la zona posta a ponente di Saint-Pierre non faceva-
no parte delle proprietà dei Signori di Sancto Petro bensì di quelli dei Sar-
riod21 de La Tour. Già si è parlato di Ugo di Bard, figlio del ribelle del 1242,
che diede il nome al castello, nonché dei di lui fratelli ed eredi, fino a Vuil-
lerme22, 23.
Il casato si divise in Sarriod d'Introd e Sarriod de La Tour con i figli di
Luigi e di Antonietta di Challant24: Ibleto — continuatore della discendenza
dei Sarriod d'Introd — e Giovanni, iniziatore dei Sarriod de La Tour. Infatti
dalla divisione dell'eredità paterna il 18 gennaio 1420 a Giovanni toccarono
la Casa forte, ossia il castello de La Tour dei Sarriod di Saint-Pierre ed i suoi
possedimenti. Giovanni fissò, quindi, la dimora sua e dei suoi discendenti
nell'edificio fatto costruire nella piana, sotto la strada principale a picco sulla
Dora. Il ramo dei Sarriod de La Tour25 si estinse con la morte di Claude An-
toine, avvenuta il 4 marzo 1729. Il feudo passò allora nelle mani di Jean Gas-
pard e poi del di lui figlio Louis François, quindi a Pierre Louis Antoine ed a
Louis Hyacinthe. Questi, luogotenente del Reggimento di Novara, partecipò
da giovane ai moti liberali del 1821 per cui fu privato dal Governo dei suoi
gradi e dei suoi privilegi. Posto sotto sorveglianza speciale della polizia, soc-
corso, mettendo a repentaglio la sua stessa vita, i proscritti che passavano at-
traverso la Valle d'Aosta per cercare ospitalità in Svizzera.
Si sposò con Elisa Désandré, figlia della più nota Delfina amata da Xa-

21 Per l'esattezza i possedimenti dei Sarriod de La Tour consistevano in buona parte
del borgo, in qualche villaggio della collina, nella parrocchia di Saint-Nicolas (ad eccezione
del villaggio di Lyveroulaz dei Châtel Argent). E' compresa anche in tutta la sua estensione
la strada maestra.
22 Secondo il canonico Jean-Brie Sarriod d'Introd in "Histoire de la noble maison de
Sarriod" questo casato sarebbe originario della Lorena; alcuni suoi membri si sareb-
bero installati nella nostra Valle dopo la dominazione del re di Borgogna per rivestire qual-
che incarico di governo da parte dell'imperatore. Ad avvalorare tale tesi si sottolinea che i
signori di Bard in Valle d'Aosta hanno lo stesso stemma dei conti di Bard in Lorena. Sono
stati i Sarriod a modificarlo.
23 Cfr. pag. 86.
24 Questa, figlia di Ibleto di Challant, portò in dote 3.300 fiorini d'oro.
25 Che dal citato Giovanni era suddiviso in due famiglie.

89


Testo Originale Estratto
vier de Maistre26 — e dal loro matrimonio nacquero tre figlie: Delfina, Cristi-
na (con la quale si estinse il casato nel 1924 e Cesarina.

L'uso del territorio in periodo feudale e dopo l'affrancamento

Essendo praticata dalla quasi totalità della popolazione, come si deduce
dall'analisi delle attività del XVIII secolo, l'agricoltura ebbe un ruolo fonda-
mentale per i nostri antenati. Essi si dedicavano principalmente all'alleva-
mento minuto e alle capre, considerate questi ultimi il "mantenimento ed
il soccorso dei poveri" in quanto fornivano loro latte, carne, pelle, lana, senza
esigere troppo in cambio. Per di più le capre sono immuni da T.B.C.

Alla data del 1782 sono presenti nel nostro paese 1200 ovini e 400 ca-
prini che d'inverno venivano nutriti con fieno, erba delle vigne, foglie degli
alberi e della segala, raccolte dagli abitanti sui loro terreni, mentre d'estate sa-
livano verso gli alti pascoli.

Quanto ai bovini, il loro numero non risulta scritto, ma certo essi erano
molto meno numerosi. Si sa che d'estate andavano a pascolare negli alpeggi
di Pesse, Châtelanaz e Verdjouan, sottoposti all'imposta nelle forme dei ca-
nonifedali da pagarsi al Signore.

La vite, considerata la posizione soleggiata di Saint-Pierre e la scarsità
d'acqua, era diffusa e permetteva di costituire un limitato surplus, in quanto il
vino veniva venduto e rendeva possibile delle entrate che erano indispensabi-
li, anche per pagare le tasse.

I campi erano per lo più coltivati a grano, orzo, segala e miglio.

Per quanto attiene ai boschi, essi erano curati e difesi dalle tre guardie
apposite e dalla disciplina degli utenti verso i bandi forestali da loro stessi
proposti e sanzionati come validi dal signore feudale per mezzo dei giudici
istituiti nelle sedi stesse dei signori feudali medesimi. Inoltre gli abitanti dei
villaggi alti avevano molta cura delle foreste poiché queste proteggevano i
villaggi da valanghe e slavine, fornivano legna da ardere e da costruzione e
favorivano anche il clima, funzionando da frangivento. I negligenti e noncu-
ranti erano richiamati all'ordine e, se consortisti, rischiavano grosse multe e
pene corporali qualora fossero stati sorpresi dal potere giudiziario feudale.

Quanto ai proprietari di fondi, essi erano i signori feudali (pars domini-
ca — parte del feudo del signore che affidava a servitori il compito di lavora-
re le sue terre —; o pars massaricia, parte del feudo destinata in concessione a
piccoli coltivatori autonomi; o la parrocchia o le consorterie).

Nei rapporti dei sommari del catasto della parrocchia di Saint-Pierre
Châtel Argent dell'8 luglio 1783 rileviamo quanto segue:

26 La sorella di Louis Hyacinthe bruciò — alla morte dei suoi congiunti — il carteg-
gio tra Delfina e de Maistre.

90

a) Beni feudali 29197.3 tese27, per un reddito di Lire 2342.53
b) Beni ecclesiastici 28873.5 tese, per lire 1710.12.11 di reddito
c) Proprietari del capoluogo 888.5 tese per un reddito di lire 155.6. Nel
primo libro del catasto parcellario cominciato l'1 agosto 1698 e terminato
nel maggio del 1701 in ordine alfabetico sono elencati quanti dovevano paga-
re la quota (tassa o censo); essi ammontano al numero di 288 e si deduce trat-
tarsi dei censiti della.

La parcellizzazione del territorio è più diffusa a Châtel Argent mentre a
La Tour è predominante la pars dominica. Questo spiega perché i passaggi di
proprietà dai Sarriod de La Tour avvengono per lo più in linea diretta e risal-
gono a tempi recenti, gli anni '20.

Con l'affrancamento dei censi del 1784 i contadini furono costretti a pa-
gare il capitale corrispondente ai canoni feudali complessivi per famiglia nel-
la misura di 28.57 volte il canone stesso e con la simultanea applicazione del-
le tasse su terreni e cose ogni anno.

Esemplifichiamo: con un capitale corrispondente ai canoni nella misura
di lire 100, per ogni metà di lire 3.5 di canoni, cioè nella misura dei canoni
moltiplicato x 100/3.5 = 28.57 volte i canoni complessivi pagati da ciascuno
in un termine di 6 anni ed a carico di interessi annui per rate in ritardo del
6,5%.

Questo affrancamento ha reso i contadini proprietari dei terreni, ma li ha
costituiti debitori della somma verso il signore e il re, con un carico molto pe-
sante in quanto le famiglie erano numerose, i terreni relativamente scarsi ri-
spetto agli abitanti. Così essi furono costretti ad una vita dura e stentata fino
all'estinzione dei loro debiti, costituita dalle somme dovute ai signori ed alle
imposte stabilite su terreni e cose a favore dei Comuni e dello Stato.

Nel contratto di affrancamento delle rendite dovute alla Marchesa di
Châtel Argent di Carpeneto del 25 agosto 1785, notaio Chenevier ed esattore
Antonio Lale, sono richieste L. 782,110 (600,6 a interesse del 3,5%) del capi-
tale delle rendite feudali, prezzo dell'esazione dei censi riscattati dell'anno
precedente, e di L. 112,10 per rendite enfiteutiche28.

Nell'impossibilità di pagare le somme suddette, spesso i contadini cade-
vano vittime di usurai, di personaggi notabili, degli stessi notai, che per una
manciata di soldi, e spesso con espedienti illeciti e moralmente riprovevoli,
compravano (si fa per dire!) le quote. Quanto su esposto spiega perché le con-
dizioni di vita peggiorarono ulteriormente nel corso del XIX secolo e motiva,
tra l'altro, le cause del fenomeno migratorio.

Tra i grandi proprietari che acquistarono ampi appezzamenti da ex beni
feudali ricordiamo i Gerbore, i Besenval, Lanier e Luboz.

27 Antica unità di misura di lunghezza, corrispondente all'apertura delle braccia.
28 Diritto reale su un fondo altrui, in base al quale l'enfiteuta gode del dominio sul
fondo stesso, obbligandosi però a migliorarlo e pagando al proprietario un canone annuo (in
denaro o in derrate).

91


Testo Originale Estratto
CAPITOLO II

Dalle comunità al Comune

I due Saint-Pierre

Oggi tutto il territorio di Saint-Pierre è riunito in un solo Comune ed
una sola parrocchia, ma sappiamo che, mentre quest'ultima fu sempre uni-
ca, amministrativamente le comunità furono due: La Tour e Châtel-Argent,
indipendenti l'una dall'altra. Vignet des Etoles in "Mémoires sur la Vallée
d'Aoste" (aprile 1778) così descrive la costituzione delle due "comunau-
tés": "Saint-Pierre ne compose qu'une paroisse mais elle est sagement di-
visée en deux communautés: la côte supérieure de la rue sur la grande route
avec différents hameaux forment l'administration de Saint-Pierre Châtel
Argent et l'autre moitié inférieure au long du bourg avec d'autres hameaux
s'appellent la Communauté de Saint-Pierre La Tour. Le cadastre actuel de la
première est composé de 22 focages (focage era un tempo sinonimo di nu-
cleo famigliare; all'epoca — 1750 circa — diventò misura terriera) qui
portent sa taille à L. 1469, celui de La Tour n'est que de 15 focages qui
payent L. 2541,10... Il ne parait pas douteux qu'on ne devra reunir en une
seule administration ce Bourg sur la route quoique la jurisdiction entière-
ment individuelle de tout ce mandement sait partagé... Cette paroisse de
Saint-Pierre... est extrêmement chargée de fiefs... Peu de ses fonds sont
cottisés ailleurs et ceux ci me paraissent en gros des plus chargés actuelle-
ment après ceux de cette ville (Aoste). J'y ai même observé une différence
entre la portion qui avait été du domaine (Stato) et celle qui a toujours été
de la maison Sarriod. Les premiers portent 22 focages, les autres 16 envi-
ron et cependant l'étendue et la bonté des fonds sont à peu près en egalità,
ce qui est une suite de l'ancien droit dont nous avons porté ci-dessus que
les vassaux prétendait que leurs sujets payassent moins que ceux du do-
maine du Prince"¹.

Ognuna delle due comunità sopraccitate fa capo ad un consiglio, dei cui

¹ Opera citata, pagine 263-264.

93


Testo Originale Estratto
membri sono riportati i nomi, mai il numero. Esso viene rinnovato in fasi di
verse: ad esempio, al 5.12.1799 risultano sindaci
a) per La Tour: Jean Dominique Lale
b) per Châtel-Argent: Antoine Pesseil.

L'Amministrazione comunale

Agli inizi dell'Ottocento il sindaco risulta unico e le due comunità sono
riunite².
La riunione del consiglio avviene nell'edificio — completamente ri-
strutturato — che ora ospita le scuole elementari, normalmente in due sessio-
ni: primavera e autunno; può poi avere luogo per qualche fatto eccezionale,
comunque sempre dopo l'autorizzazione della Sottoprefettura. La riunione è
annunciata dal suono della “grande cloche”.

Numerose risultano essere le competenze del Consiglio:
1) nomina dei Consiglieri
2) nomina delle guardie (campestri, forestali, ispettori delle vigne, del-
la fabbricazione della grappa...)
3) nomina del postino (piéton communal)
4) scelta dei soggetti per formare il corpo della milizia (nel 1792 furo-
no presentati i nominativi di 21 soggetti)
5) disposizioni per le vendemmie (nomina di ispettori che con "les
gardes-fruit" ne stabiliscono la data di inizio)
6) nomina degli insegnanti con relativa amministrazione dei fondi per
il funzionamento della scuola
7) nomina di commissioni per la ripartizione delle acque (1823 La Me-
neresse; 1880 ricorsi degli utenti e attribuzione — con legge comu-
nale art. 82 — al Consiglio della compilazione dei regolamenti ri-
guardanti i "Rus" derivanti dal torrente di Paletta: Ru de la Bosse,
de Tan, de Valmache, d'Orléans, de Bachod, d'Orsières (il consi-
glio conferisce l'incarico al geom. Fusinaz)
8) nomina di guardiani ai fontanili che hanno l'incarico di sostituire
anche le condotte di legno “boses” (zin) — nel 1880 le condotte
vengono sostituite da tubi in piombo e interrate (richiesta della con-
tessa di La Tour e di Besenval che ottiene pure un fontanile al vil-
lagio Luboz

² Non è indicato quando fu fondato il Comune: la delibera più lontana nel tempo ri-
sale al 2.1.1783; tuttavia i nomi dei due sindaci risultano ancora all'inizio dell'800.

94
9) nomina degli incaricati per fornire la “cire blanche” alla Chiesa
10) nomina del conciliatore
11) nomina dei rappresentanti delle opere di carità (confrérie du Saint-Esprit)
12) nomina del guardiano dell'orologio pubblico

Le competenze del consiglio riguardano, quindi, la vita quotidiana della
comunità; dalla seconda metà dell'Ottocento si allargano a campi più vasti:
regolamenti di polizia urbana, cioè cimitero, strade, formazione di un ruolo di
“corvées” (600 giornate negli anni 1880, '81, '82) in proporzione ai beni dei
proprietari e in base a L. 2 al giorno (sono accettati solo gli uomini dai 18 ai
60 anni), proposta d'una condotta medica a Villeneuve (lo stipendio del me-
dico sale dalle 580 lire fino alle 800 ai primi del '900, rimane fermo a 100 lire
quello per la “sage femme”).

I cittadini di Saint-Pierre che presentano i requisiti per votare sono una
minoranza: nel 1879 su una popolazione di 1490 (10° comune della Valle) i
proprietari di censo necessario per essere iscritti nelle liste elettorali per le
elezioni amministrative sono solo 228 mentre per le politiche scendono a 17
— che il Comune riesce a malapena a compilare (il 17° è ammesso perché uf-
ficiale — di stanza a Torino — non per il censo). La situazione economica è
senz'altro grave sia per la popolazione che per il comune. Quest'ultimo non
può contare né su cospicue proprietà né su rendite particolari: i suoi introiti si
riducono alle tasse, a qualche affitto, ai sussidi, mentre le uscite sono rilevan-
ti. Tra le sue voci lo stipendio dei summenzionati addetti alle attività di cui ai
punti 1-10, l'esborso di somme cospicue per l'ospedale di Aosta e per il ser-
vizio delle truppe. Ad es. il 17 giugno 1800 il nostro comune ha fornito per
questi due ultimi scopi “3 charges de vin” (giudicato — peraltro — di medio-
cre qualità).

L'insolvenza del consiglio comunale costringe il 19 dicembre 1808 il
sottoprefetto “des arrondissements d'Aoste” ad inviare una lettera al sindaco
in cui si dichiara che il Comune sarebbe stato perseguito giuridicamente per
insolvenza di una somma di L. 9873,710 in capitoli e di L. 1727,16 di interes-
se. Il 5 gennaio 1809 il Comune risponde di essere nell'impossibilità di copri-
re il debito. Del resto nell'inventario dei beni comunali del 20.5.1809 al sin-
daco Bressan Jean Pierre — nominato dal sottoprefetto in sostituzione del de-
funto Persod Louis Maurice — vengono consegnati i seguenti:
— un tappeto piccolo in lana dai diversi colori
— 2 piccoli tavoli di legno bianco con 2 seggiole di noce
— la chiave della sala comunale
— il registro dei conti del comune dal 1783 al 1807
— la tavola grande dei beni immobili.
Oltre a dibattersi in difficoltà economiche destinate ad incancrenirsi, il
Comune deve affrontare “les discordes et les insultes” — come si legge nei
verbali del 1807 tra i proprietari per l'utilizzo delle acque per cui si autorizza

95


Testo Originale Estratto
il sindaco a stabilire le guardie per l'acqua sufficie nte per innaffiare la pianu-
ra. Il salario di dette guardie — indicate in 3 nella delibera del 28 giugno
1807 — è a carico dei proprietari.
Tra gli argomenti più dibattuti risultano l'istituzione della fiera prima-
verile e le riparazioni della sala municipale inagibile (ad es., nella seduta del
4.6.1807 si delibera di stanziare 300 franchi per la sua riparazione)³.
Uno dei compiti che gli abitanti dovevano “eseguire" per merito delle
delibere comunali erano le corvées: così, nella delibera del 6.6.1816 essi de-
vono “ritirare le pietre rotolanti, rialzare le mura, ripulire di terra e pietra i
tratti di strada davanti alle loro abitazioni”.
Alla proposta del 30.3.1819 di raddoppiare i consiglieri si risponde af-
fermativamente: il consiglio è raddoppiato il 12.4.1821 (numero di 18).
Un vero e proprio flagello costituiva in passato il fenomeno “incendio":
sono numerosi i casi citati dai documenti4 e alcuni di essi meritano di essere
menzionati per la loro gravità e per gli interventi del Comune a favore dei si-
nistrati. Così, nella seduta del 30.12.1864 il consiglio comunale stanzia fondi
a sostegno dei sinistrati che nell'incendio del 26-27 dicembre a Breyes — do-
ve sono bruciate tutte le case — hanno perso ogni cosa.
Ma già prima tale problema angustiava popolazione ed autorità: così il
2.12.1842 il consiglio, onde impedire gli incendi, impone di far spazzare tutti
i camini.
Sull'argomento si torna nella seduta del 13.4.1878, in cui si stabilisce
che ogni casa dovrà essere dotata almeno di 1 camino. In caso d'incendio tutti
dovranno contribuire al suo spegnimento, sotto ordine del sindaco o di un suo
delegato5.
A partire dal 1895 viene sottoscritta un'assicurazione contro gli incendi.
Tra i settori di intervento le opere pubbliche occupano una posizione di
rilievo: le strade comunali, i ponti, gli acquedotti, la stessa chiesa, per la quale
nel 1825, ad esempio, si stanziano L. 200, le rampe di accesso a quest'ultima,
la sala comunale da riparare, sono spesso al cen-
tro dell'attenzione degli amministratori. In particolare è il ponte di La Rosiè-
re, crollato, ad occupare maggior spazio ed energie (anno 1877); questo è sta-
to rifatto a spese degli abitanti, i quali si rivolgono al sottoprefetto del manda-
mento di Aosta per avere un aiuto, dal momento che il Comune — costante-
mente “al verde" — è venuto incontro pochissimo.

Preoccupazione desta anche il ponte delle Iles6.
Il mantenimento delle strade impegna l'Amministrazione finanziaria-
mente non solo per quelle comunali ma anche per quella regia. Quest'ulti-
ma, che fino al 1863 passava nel borgo di sotto, richiede costantemente un
impegno finanziario: ad esempio, il Comune nella seduta del 2.8.1801 stanzia
L. 107 a tale scopo.
Nel corso dell'Ottocento la rete stradale di Saint-Pierre si arricchisce
con la costruzione di nuovi tratti, quali Ru Creublez-La Croix de Goillet, stra-
da di Croix de Goillet, Rumiod-Vétan di sotto7.
Anche nell'assistenza l'attività comunale continua: dal 15.5.1858 è sot-
toscritto l'abbonamento con un medico per i poveri del Comune; il 12.5.1860
si propone una nuova legge sul vaccino, è fatta prescrizione di norme igieni-
che da tutelare. Ciò non toglie che nell'inverno 1861-62 scoppiasse a Saint-
Pierre la febbre tifoidea che infierì per più di due mesi e colpì più di 30 fami-
glie, tra le più povere. A questo punto il Consiglio decide di rivolgersi al re
d'Italia, gran maestro dell'ordine di S. Maurizio, di accordare “à cette pauvre
commune" il sussidio per le spese di assistenza degli ammalati, in cambio gli
abitanti non avrebbero mancato di pregare per lui. Si ritorna sullo stesso argo-
mento nella seduta del 5.9.1862: considerata la povertà dei colpiti da tifo —
incapaci di fronteggiare le spese d'un medico — si ordinava che medicine e
rimedi fossero a carico del Comune.
Nel 1880 si introduce la vaccinazione pubblica e gratuita. In tale anno,
essendosi verificati casi di vaiolo, si sancisce di dare avviso all'operatore sa-
nitario di (eventuali) casi di malattia.
E' dal 18.5.1879 che si decide di aderire al consorzio per la condotta
medica a Villeneuve8.
Per i bisognosi d'assistenza e privi di averi il Comune provvede al paga-
mento delle rette all'ospizio di Aosta. Tuttavia, a causa della mancanza di mez-

6 Il ponte di Languère (che univa Saint-Pierre a Aymavilles) fu ricostruito nel 1784,
abbattuto da inondazioni nel 1791 e non più rifatto. L'11.8.1800 sei abitanti della Piana di
Saint-Pierre inviarono, a nome degli altri consorziati, una lettera di protesta all'Intendente del-
la Provincia di Aosta in cui si sottolineava che le Comunità di Cognet ed Aymavilles si erano
sempre rifiutate di concorrere alle spese. Il 26.2.1816 una nuova lettera è inviata dal Sindaco
ed alcuni consiglieri di Saint-Pierre per sollecitare la costruzione del succitato ponte e lamen-
tare il disinteresse degli abitanti di Cognet ed Aymavilles che se ne servivano, i primi per tra-
sportare i loro minerali ferrosi in Valdigne ed i secondi la loro calce nei comuni viciniori.
7 Nella seduta del 28.5.1875 il Consiglio delibera la costruzione d'un nuovo tratto di stra-
da comunale d'accesso alla nuova strada nazionale del Borgo per gli abitanti dei villaggi alti.
Agli inizi degli anni 1880 vengono apportate modifiche alla strada che dalla piana
collegava i villaggi di Homéné e Verrogne.
Nel 1891 (7.11) gli abitanti di Charrère, Breyes e Bachod domandano di ottenere
l'allargamento del sentiero che mette in comunicazione Breyes e Bachod, non avendo essi
stessi i mezzi per farlo. Nello stesso anno gli abitanti di Etavel, Berchez e Praulin chiedono
che venga migliorato il tragitto Tâche-Ru Creublet in stato deprecabile.
8 E' solo il 25.10.1925 che il Consiglio comunale delibera di organizzare il servizio
di ostetricia del Comune.

96

³ Le riparazioni suddette impegnarono gli anni 1836-1842.
4 Si ha notizia di devastanti incendi sin dal XVIII secolo: il 17.9.1789 a Tan, il
6.1.1796 a Bachod, il 23.3.1798 a Méod, il 19.10.1802 al Borgo, il 31.8.1808 al Borgo, il
26.2.1820 a La Tour. Poiché essi continuano per tutto il secolo successivo, si spiega come
fossero oggetto di discussione nei Consigli comunali.
5 Il 10.1.1882 viene aperta una sottoscrizione da parte della popolazione per compra-
re una pompa antincendi. Il 24.2.1886 il barone Bollati invia una lettera di felicitazioni per
l'acquisto della summenzionata pompa. Qualche mese dopo, il 27.6.1886, molti pompieri,
non avendo ricevuto ricompensa alcuna per l'opera prestata, rassegnano le loro dimissioni.

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Testo Originale Estratto
zi, non può fare sempre fronte alle spese e, come è stato fatto rilevare, spesso i
nostri amministratori sono ripresi e minacciati per l'insolvenza del Comune.
Ancora nel 1860 il soccorso ai poveri infermi impegna la somma di
L. 60. Non mancava poi l'intervento pubblico per i funerali degli indigenti: 2
o 3 poveri ogni anno venivano seppelliti a carico del Comune e il “prix des
bières” è una voce presente nel corso di tutto l'Ottocento e oltre.
Per fornire un quadro più completo della situazione economica del Co-
mune, dei settori d'intervento nonché delle entrate, si ricorderà quanto segue:
— gli introiti provengono dalle tasse
1) tassa sulla famiglia
2) tassa sugli oggetti colpiti dal dazio del Comune
3) L. 5 (variabile) sugli esercenti pubblici per ogni esercizio nuovo e
L. 1 per il rinnovo
4) tassa sui cani (in merito esistono ripetute lamentele del Consiglio
per la presenza eccessiva di tali quadrupedi presso una popolazio-
ne che non può nemmeno mantenere se stessa). Il 16.11.1861 vie-
ne fissata la tassa di L. 4 su ogni cane, che dovrà essere dotato di
un collare con nome e indicazione del proprietario
5) tassa sulle vetture (condotte da muli) pubbliche e sulle biciclette
6) tassa sul bestiame per pascolo.
Pagare le tasse, tuttavia, ha nell'Ottocento un valore diverso da oggi: in-
fatti, permette di essere iscritti nelle liste elettorali e di dimostrare concreta-
mente di possedere.
Una lista di cittadini benestanti è presente nel corso di tutto il XIX seco-
lo (non dimentichiamo che il suffragio universale — maschile — fu introdot-
to nel 1912) e si aggira su circa venti nominativi per le elezioni politiche.
Oltre che dalle imposizioni fiscali gli introiti del Comune provengono
dall'affitto di case e mulini (non identificabili), da interessi attivi straordinari,
da imposte, multe diverse (solo i 2/3 vanno al Comune), dal rimborso spese,
dal fondo di cassa. Dal 1884 vengono poi sottoscritte delle cedole: n. 600234
e n. 672243.
Comunque, le spese sono sempre di gran lunga superiori alle entrate:
spese mandamentali, spese per la milizia nazionale, per i lavori pubblici,
l'istruzione pubblica, l'amministrazione ed il suo funzionamento, per la salu-
te, per i poveri, per il culto e la Chiesa (per la cui ricostruzione, ad esempio,
nel 1867 si stanziano L. 400 e nel 1868 ben L. 3.000), per il cimitero, per
l'infanzia abbandonata, spese varie (ad es. abbonamento a partire dal 1849 a
“Feuilles d'Annonces”; i cappucci per i pompieri, ecc...).
Accanto a queste si devono poi ricordare spese straordinarie, per inter-
venti eccezionali, alcuni dei quali (già) sottolineati.
9 Per cui vengono fatte riparazioni, ad esempio nel 1863.
98
Dall'esame suddetto risulta evidente che il divario tra entrate ed uscite
sia a vantaggio di queste ultime e perché costantemente il Comune si lamenti
delle sue difficili condizioni economiche (così, ad esempio, il 30.12.1807 so-
stiene di non poter “faire face aux frais” per la formazione di una mappa di
ogni proprietà). E la situazione persiste: così, nel 1850 i disavanzi sono
1636,23 e, negli anni 1851-52, 1030,02.
Non solo le casse comunali sono perennemente “al verde” bensì anche
quelle della popolazione, il cui stato di estrema povertà si coglie dal numero di
aventi diritto al voto, sia dai pignoramenti (per impossibilità di pagare le tasse),
sia dall'esigenza di trovare nuovi sbocchi di lavoro e di cercarli anche lontano.
Ancora nel 1880, 24 cittadini sono radiati dalle liste elettorali per aver
perso il censo elettorale:
a) perché illetterati (10)
b) per aver venduto tutto (6)
c) per non aver pagato i creditori (4)
Un capitolo a parte occupa l'istituzione delle fiere. In una delibera del
1806 si stabilisce l'istituzione di una fiera in data probabile del 22 aprile di
ogni anno. Tale data viene modificata nella seduta del 4.6.1807, in cui si deci-
de per il 15 aprile. Successivamente si decide poi per l'ultimo mercoledì del
mese di aprile. La fiera del 6 ottobre — di ogni anno — viene istituita con de-
libera dell'undici maggio 1861, visto che quella primaverile non si teneva più.
Anche in merito all'istituzione di un “débit pour papier timbré” il Comune
interviene e fa richiesta nel 1850 — il 29.9 — perché tale concessione venga affi-
data a Junod Basile, che vende sale e tabacchi — considerato che Saint-Pierre si
trova sulla strada provinciale, al centro di parecchi comuni, ed è distante da Aosta.
Tra gli episodi curiosi che denotano il ruolo “onnipresente” del Comune
nella vita di Saint-Pierre nel passato, si può citare quello del salvataggio del
12 maggio 1861: quel giorno il pastore di 15 anni Henry Constantin scivolò al-
la Motte fino al precipizio; tuttavia un cespuglio gli permise di fermarsi. Soc-
corso da Michel-Joseph Paillet di Verrogne, aiutato dai fratelli Junod, il gio-
vane fu salvato con corde e zappa. Una ricompensa in denaro fu concessa ai
soccorritori. La popolazione, dal canto suo, collabora costantemente con gli
amministratori sia perché costretta, sia perché sente come problema suo quel-
lo della comunità. Il contesto in cui si vive e si opera richiede la collaborazio-
ne in qualsiasi settore; ad esempio, per ritirare le pietre rotolanti, rialzare i
muri, ripulire le strade comunali oppure riparare la strada regia nel tratto di
Saint-Pierre, interessarsi di fossati, far scorrere l'acqua, ecc...10.
10 Ma la solidarietà non si esercita solo nell'ambito del Comune, talvolta si rivolge ai
paesi della Valle: così si solidarizza il 20.3.1888 con gli abitanti di Brissogne colpiti da in-
cendio con la somma di L. 100.650; con gli abitanti di Bionaz (il sindaco chiede aiuto il
27.8.1915 per le vittime di una frana di terra e pietre del 3.11.1905).
99


Testo Originale Estratto
Talvolta, però, i cittadini singoli o in gruppo, insoddisfatti delle disposi-
zioni comunali — specie per quanto concerne le tasse e il problema dell'ac-
qua — fanno ricorso o si appellano al sottoprefetto per avere “giustizia”. E' il
caso di un tale Bochet Joconde che nel 1880 fa ricorso per ottenere il permes-
so alla costruzione di una stalla che il comune gli negava¹¹.
Del resto i proprietari si rivelano attivi e attenti a migliorare i loro fondi,
specie per dotarli di acqua. Sempre nel 1880 Thomas Besenval fa richiesta
per costruire un acquedotto sotterraneo per la condotta dell'acqua — attraver-
so la strada comunale — alla sua propriet๲.

¹¹ Dal 30.6.1883 al 3.4.1891 si contano ben otto ricorsi di privati cittadini contro il
Comune, per motivi vari.
¹² Nello stato di estrema indigenza si ricorre anche al Re: è il caso (16.8.1902) di una
tale Françoise Orget-Paillex che, abbandonata dal marito con tre figli a carico, invia una
supplica al sovrano.

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CAPITOLO III

Effetti di grandi e minori avvenimenti
storici sulla popolazione

Consolato e Impero

Dall'analisi dei documenti risulta che i grandi eventi storici hanno inci-
so sui nostri antenati in maniera complessa, come evidenziato espressamente
nelle pagine precedenti, e non facilmente valutabile¹. Certo le decisioni dei
grandi possono aver lasciato del tutto indifferente una popolazione di contadi-
ni illetterati se esse non riguardavano contributi fiscali, prestazioni di vario
genere (servizio militare, corvées...) o non incidevano profondamente nel tes-
suto sociale, come il codice napoleonico. Del periodo del consolato e dell'im-
pero si avverte l'eco nell'introduzione di quest'ultimo e del calendario france-
se, nell'istituzione della guardia nazionale, in varie disposizioni².
Ad esempio il 1° ventoso (19 febbraio 1810) il ministro della guerra
manda una circolare ai Prefetti (i quali la inviarono ai sottoprefetti e questi ai
maires) riguardo alla coscrizione. Furono "rilasciati" passaporti per viaggiare
più facilmente all'interno ai coscritti non chiamati; per quanti di questi desi-
derosi di recarsi all'estero sono rilasciati solo su cauzione.
Come effetto della “francesizzazione” i consiglieri si chiamarono “cittadi-
ni” e le municipalità dovevano essere composte di persone devote alla causa
della libertà del governo francese. In quest'ottica può essere interessante ripor-
tare un breve passo del decreto del governo provvisorio del 22.12.1798 — cioè
del 2 nevoso dell'anno VII della repubblica — "faire garder le decret du gouver-
nement provisoire du 20 primaire que la nation piémontaise doit la liberté de la
république française”. Da parte delle autorità si fa poi notare che la municipali-
tà di Saint-Pierre ha manifestato lentezza ed insensibilità nell'eseguire “les lois”.
Sono inoltre richiesti 60 cittadini — i più onesti della zona — per costituire la
Guardia Nazionale, che deve essere diretta dai membri dell'Amministrazione.

¹ L'Illuminismo e la Rivoluzione ebbero certamente seguaci anche nel nostro paese
dove, a partire dal 1796, i giacobini alzarono l'albero della libertà.
² A latere di quanto affermato si può ricordare la requisizione delle campane ordinata
dalla commissione esecutiva.

101


Testo Originale Estratto
La Guardia Nazionale
Per Guardia Nazionale s'intende un corpo armato composto da semplici
cittadini, istituito per garantire la sicurezza interna e per concorrere, se neces-
sario, alla difesa esterna.
Essa fu creata nel 1789 durante la Rivoluzione francese dall'Assemblea
Nazionale, che il 13 luglio approvò la costituzione a Parigi di una guardia
borghese per difendersi da un temuto colpo di stato della monarchia, ma an-
che per impedire qualunque tentativo autonomamente rivoluzionario da parte
dei ceti più bassi.
In Italia la Guardia Nazionale fu costituita nelle regioni occupate dai
Francesi e disciolta con la Restaurazione. Ricostituitasi per breve tempo,
rimase in vita solo in Piemonte (milizia comunale). Dal 1859 al '60 repar-
ti di Guardia Nazionale vennero riorganizzati ed ebbero ordinamento Uni-
co nel 1861. Fu soppressa definitivamente con l'ordinamento Ricotti del
1871.
Nel regolamento della Guardia Nazionale di Saint-Pierre del 30.8.1848
si legge, tra l'altro:
— le esercitazioni hanno luogo la domenica pomeriggio e sono an-
nunciate mezz'ora prima dal rullio dei tamburi o dal suono di
tromba;
— obbligo del servizio per bassi ufficiali o militari qualsiasi (se recidivi
arresto e multe);
— rivista di tutti i miliziani domenica alle ore 5 1/2 e d'inverno ore 8;
— divieto di assumere vino, acquavite e altri liquori forti.
Nel 1848 le guardie erano 60 a Saint-Pierre, nel 1859, 164. In seguito al
suddetto riordinamento si legge nelle disposizioni dell'8.4.1861 che la “Guar-
dia Nazionale è costituita per difendere la Monarchia, i diritti dello Statuto
Albertino, per conservare e ristabilire l'ordine.
La Guardia Nazionale è sotto l'autorità del sindaco, dell'intendente
dell'"arrondissement”, del governatore della provincia e del ministro degli In-
terni”. Tra l'altro è segnalato l'obbligo di partecipare alla festa dello Statuto e
a quella patronale e di giurare sul Vangelo la formula rituale.
A 55 anni i membri erano radiati dalla Guardia Nazionale. Il cosiddetto
"Conseil de reconnaissance" aveva il compito di controllare ogni anno le liste
dei cittadini con i requisiti per far parte della Guardia Nazionale.
Le guerre d'Indipendenza
Del Risorgimento italiano si colgono solo alcuni degli effetti “negativi":
l'arruolamento di giovani, la morte di taluni di essi. Nel 1848 — 1a fase della
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prima guerra d'Indipendenza — sono arruolati Branche Pierre-François, Bo-
is Jean-Nicolas, Cognetin Jean-Nicolas, Jocallaz Jean-Jacques, Thomasset
Gabriel. Dei tre arruolati nel 1849 — 2a fase prima guerra d'Indipendenza —
muore a Voghera dopo la nota sconfitta di Novara il 4 giugno dello stesso an-
no, Arnod Pierre-François.
Dei 18.000 uomini che — in seguito alla convenzione del gennaio 1855
— parteciparono come contingente del Regno di Sardegna alla guerra di Cri-
mea, fecero parte anche nostri concittadini, tali Luboz Maurice-Joseph, morto
nel 1855 all'ospedale di Bela Klassa in Oriente, e Colombier Joseph, morto a
Ken Koi per diarrea.
Nella battaglia di San Martino (24 giugno 1859) — in cui i Piemontesi
ebbero la meglio sugli Austriaci in una grande, cruenta battaglia perse la vita
Lale dit Lacroix Pierre-Joseph, deceduto per “balles” come certificato da te-
stinoni oculari.
E', comunque, interessante notare come negli anni della guerra d'Indi-
pendenza il numero degli arruolati generalmente 1, 2 o 3 in tempi normali —
arriva a 16, 18, 19: così sono 18 nel 1856, 16 nel 1860, 19 nel 1862.
Da quando nel 1872 fu istituito il corpo degli Alpini (truppe da monta-
gna facenti parte della fanteria, di cui costituiscono una specialità) nostri
compaesani ne fecero parte: così nel 1879 quattro erano gli alpini di Saint-
Pierre.
Dopo l'unità d'Italia
Dall'unità nazionale l'effetto immediato che si può cogliere è la presen-
za di una scheda di censimento in italiano, cui si risponde in francese. Tra le
lettere del ministro degli Interni spicca quella del gennaio 1863 n. 22 in cui il
ministro sollecita una sottoscrizione nazionale per reprimere il brigantaggio
nel napoletano e aiutare le famiglie delle vittime (tra parentesi, il nostro con-
siglio comunale risponde positivamente, destinando L. 50 con mandato rego-
lare).
Per quanto non ricco di effetti concreti, si ricorda il passaggio nel nostro
paese il giorno 8.7.1864 del duca di Aosta, che viene omaggiato dalle au-
torità³.
Per quanto attiene ad opere pubbliche di grande rilievo — come in Val-
le la ferrovia — si rileva che il nostro comune, nella seduta del 26.3.1865, de-
cide di dare il suo contributo. Nel 1877 concorre alla costruzione della ferro-
via Ivrea-Aosta con la somma di L. 12.000.
Quanto alla richiesta della Camera di Commercio della provincia di To-
rino, nella seduta del 7.7.1872 il consiglio aveva espresso il suo rammarico di
³ Ripercussione negativa ebbe anche da noi la legge introdotta da Q. Sella nel 1868
per regolamentare il diritto sulle macine.
103


Testo Originale Estratto
non poter contribuire all'esposizione universale di Vienna del 1873 per man-
canza di fondi.
Per l'erezione del monumento a Vittorio Emanuele II ad Aosta il 13.4.1878
il consiglio di stanza L. 50, perché le sue finanze non permettono di più^.
Il barone Federico Emanuele Bollati, direttore degli Archivi di Stato di
Torino, proprietario del castello di Châtel-Argent, chiede che il titolo sia ere-
ditabile ed unito allo stemma comunale. In cambio di tale "favore" assicura il
suo aiuto per contribuire a "franchir les barrières qui nous séparent de la
France" (28.6.1880).

Nel comune di Villanova Baltea
Durante il periodo fascista Saint-Pierre fu aggregata, dall'ottobre 1928,
al comune di Villeneuve — assieme a Saint-Nicolas, Introd, Aymavilles —:
si ripropone l'antico mandamento di Châtel Argent, chiamato dal regime co-
mune di Villanova Baltea.
Continua e si intensifica il processo di italianizzazione^ della popolazio-
ne il cui calo rispetto al 1921 — allorché era di 1335 unità — è sensibile dieci
anni dopo — quando tocca le 1235 unità — e si mantiene stabile nel 1936.
Dai pochi dati reperiti — essendo verbali e registri depositati a Ville-
neuve e poi dispersi — si deduce che vengono cambiati ed italianizzati tutti i
nomi delle vie, alcuni dei quali persistono tuttora, come Via della stazione,
Via della collina.
Dall'elenco dei villaggi e delle località risultano senza luce nel 1936
Bressan, Combellin, Homené (di mezzo e di sotto), Méod, Perchet, Rossan,
Rumiod (di sopra e di sotto), Verne e Verrogne. Sono privi di fogne Rumiod,
Seez, Pommier.

Vittime delle guerre del Novecento
Il 1911 vede anche giovani conterranei partecipare alla campagna di Li-
bia (1911-12); tra questi G. Bochet e P. Rossan, i quali ricordavano gli stenti
e le fatiche subiti specie per mancanza d'acqua.
Alla 1ª guerra mondiale il nostro paese pagò il suo tributo di sangue; in-
fatti vi morirono ben 27 giovani Saintpierrolens:
Boverod Eloi (1890-1916)
Canovaz Maurice (1885-1918)
Centoz Steve (1893-1920)
Champrétavy Louis (1882-1918)
Cognenin William (1899-1918)
David André (1897-1917)
Fusinaz Victor (1891-1918)
Hyvoz Frédéric (1893-1918)
Joyeusaz Abel (1889-1918)
Lâle Démoz Fedele (1897-1917)
Lâle Démoz Séraphin (1888-1918)
Lâle Gérard Homère (1894-1917)
Lâle Gérard Stellius (1896-1917)
Lâle Lacroix Juste (1886-1916)
Lâle Perrins Joseph (1896-1918)
Letrry Oreste (1890-1917)
Lettrry Pierre (1894-1916)
Luboz Louis (1894-1916)
Paillex Joseph (1895-1917)
Paillex Victor (1896-1918)
Pallais Antoine (1891-1915)
Persod Fernand (1894-1914)
Pont Albert (1891-1915)
Roulet Jules (1896-1916)
Thérisod Jean (1890-1915)
Thérisod Jules (1877-1915)
Thérisod Pacifique (1894-1916)

Per ricordare il loro sacrificio negli anni 1919-21 fu aperta una sotto-
scrizione onde erigere loro un monumento.

4 Più vicine a noi richieste d'aiuto vennero avanzate nel 1905 per aiutare i calabresi
colpiti dalla catastrofe (telegramma del 14.9) e per aiutare i sinistrati dell'eruzione del Ve-
suvio (7.4.1906). Il 31.12.1908 una lettera del sindaco di Aosta a quello di Saint-Pierre
chiedeva di contribuire per i terremotati di Sicilia e Calabria.
5 Come si deduce dalla lettera del 5.6.1927 della Prefettura di Aosta al Podestà, af-
finché venissero rifatti in italiano i conti delle spese redatte in francese.

Quanto alla lotta partigiana, oltre alla ovvia partecipazione di nostri
giovani alla guerra di liberazione, si deve ricordare l'episodio tragico del 7
settembre 1944 allorquando — per rappresaglia — furono trucidati: D'Hé-
rin Marcel (19 anni), Charrière Jean (31 anni), Crétier Antide (33 anni), Ca-
mos Joseph (34 anni), Crétier Jean (35 anni), Pallais Calixte (43 anni),
Déanoz Joseph (46 anni), Molon Antoine (54 anni); di loro nessuno è no-
stro conterraneo.

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Testo Originale Estratto
CAPITOLO IV

La popolazione

Evoluzione della popolazione dal 1782 al 1990

Attualmente il numero degli abitanti del nostro comune raggiunge le
2210 unità, traguardo indubbiamente ineguagliato nella storia — recente e
non — della comunità sempierrolentze. Circa due secoli or sono, nel 1783, la
popolazione si attestava sul numero di 1224 persone, meno dei 3/5 delle at-
tuali. Non è da ritenere, comunque, che le 1000 unità che separano queste due
cifre, da noi definite “limite”, siano frutto di un’evoluzione costante e conti-
nua, per quanto più o meno lenta. In effetti anche nel nostro caso si alternano
avanzate e regressi, con una scansione analoga a quella di molti altri centri
della Regione. Semplificando al massimo, si nota un progressivo ampliamen-
to del numero degli abitanti nel periodo 1782-1861: in realtà a quella data si
giunge a 1575 residenti, passando attraverso i 1496 del 1838, i 1552 del 1848.
Nell’arco cioè di 80 anni l’incremento è di 35 unità. Un declino, per parecchi
decenni inarrestabile, si presenta a partire dal 1881, allorquando si scende a
quota 1475, superata nettamente nel 1901, quando si giunge a 1310, e ancor
più nel 1911, quando si registrano 1267 unità. Una leggera ripresa, effetto sia
del temporaneo freno del fenomeno migratorio sia del rientro di emigrati che,
avendo conservato la cittadinanza, tornano in patria per combattere, si avverte
nel 1921, allorché si toccano le 1335 unità. Si tratta, tuttavia, di un fenomeno
passeggero perché solo 10 anni dopo, nel 1931, si ridiscende a quota 1235, su
cui ci si attesta nel periodo prebellico (nel 1936, 1234 unità). Al censimento
del 1951 il numero degli abitanti è di 1384 unità, 2 in più rispetto al 1961. In
conclusione, la variazione della popolazione dal 1861 al 1961 è in percentua-
le di - 12,3. E’ solo da questo momento che si assiste ad una crescita progres-
siva e non indifferente, come dimostra la presenza di circa 600 cittadini in
più, circa 200 nell’ultimo — attuale — decennio; in verità al censimento del
1981 i residenti risultavano essere 1797 e i presenti 1821 (per residenti s’in-
tendono coloro i quali hanno a Saint-Pierre sede riconosciuta amministrativa-
mente e anagraficamente; presenti sono, invece, quanti hanno sede, senza ri-
conoscimento alcuno).
Analizzando più approfonditamente l’evoluzione negli ultimi due se-
107

Nella 2ª guerra mondiale persero la vita i seguenti concittadini:
Arnod Cyprien (1922-1945)
Bochet Eugène (1916-1941)
Boverod Louis (1916-1944)
Chentre Pierre (1920-1945)
Jordaney Romain (1913-1943)
Rossan Ruggero (1914-1943)
Terradura Rinaldo (1919-1943)
Tiblet Mathurin (1921-1944)
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Testo Originale Estratto
coli, si rileva che già nel 1783 gli abitanti del nostro comune vivevano in
villaggi, frazioni e nel borgo, cioè proprio in quelle aree anche oggi popola-
te, ma — a differenza di quanto si verifica attualmente — anche l'alta mon-
tagna vedeva una presenza umana massiccia: in effetti su un totale di 1224
unità 212 erano presenti a Rumiod e 107 a Tan (Vétan); globalmente nella
collina (che — oltre ai succitati villaggi comprendeva quelli di Bussan, Eta-
vel, Janin et Roulin, villages (des) Jacquemin(s), Champrétavy, Combaz,
Bossan e Méod, les Ordines, Alleysin, Clapey, La Rosière, Praximond, Ver-
gnod, La Charrère - Bosses, Babelon, Lacroix, Luboz, Vétan) vivevano cir-
ca 800 persone, mentre nel Borgo 273, nel villaggio di Fenoil 64, degli Ar-
nod 23, di Chevreyron 27, Crétallaz e Seez 15, Luboz 19, ossia 421 (1/3 del
totale).
Le attività che uomini e donne (assai equamente distribuiti: ad es., nel
1789 i coniugati risultavano 287 e le coniugate 289) erano quasi esclusiva-
mente quelle agricole: allevamento, lavorazione dei campi, coltura della vite.
Oltre ad esse, sono citate quelle di serva, pastore, domestico (coadiutore, cioè,
degli addetti al settore primario); compaiono poi un paio di ambulanti, un ne-
goziante, uno stagnino, un calzolaio, un falegname, un macellaio, un sarto, un
soldato in servizio a Pinerolo (tale Machet François) e uno provinciale (tale
Perrod), un errante e cinque mendicanti. Un individuo risulta assente (non ne
sono specificati i motivi) dagli Stati Sabaudi.

Stato fisico della popolazione

Per quanto attiene allo stato fisico, ben 34 risultano gli imbecilli, 4 i
semplici, 1 muto, 1 cieco, nel 1783. Nella lista di leva del 1792 su 46
ragazzi 9 sono “renvoyés” (goitre), 15 “à revoir” (taglia bassa), 7 incapaci.
Nel periodo compreso tra il 1792 e il 1828 i giovani nelle condizioni so-
pra citate risultano addirittura la maggioranza: ad es., nel 1801 su 14
soggetti, 6 sono rinviati, 3 a rivedere; nel 1804 su 22, 4 sono incapaci (goître)
7 a rivedere (per difetto di taglia), 1 rinviato; nel 1813 su 13 ben 11 sono rin-
viati e, nel 1820, 11 su 12. Tra i difetti segnalati emergono: cretinismo, imbe-
cillità, taglia bassa: non sono infrequenti casi di giovani alti m 1,50/1,55. Ci si
potrebbe chiedere quali sono le cause dei fenomeni suesposti così diffusi nel
corso del secolo scorso, successivamente affiancati (e talora sostituiti a Saint-
Pierre) da quello del sordomutismo. Probabilmente esse coincidono con quel-
le indicate da Vignet des Étoles in Mémoire sur la Vallée d'Aoste, pag. 128:
“Les vins de ce pays sont beaucoup chargés de tartre et ils rendent melancoli-
ques et pesants”. Le infermità sopra nominate diminuiscono bruscamente
“dans les hautes montagnes qui ne font pas un usage habituel de vin”. Per di
più “ce qui perpetue le plus cette espèce de cretins est qu'ils se mariett”.
Inoltre “les mariages entre proches parents produisent rarement de beaux en-
fants et sains” (pag. 129).
Quanto all'andamento demografico, i dati del 1789 riportano per la na-
talità un totale di 31 unità: 19 maschi, 12 femmine; i decessi ammontano a 25
(16 maschi, 9 femmine); 6 sono i matrimoni.
Per quanto riguarda la costituzione del nucleo famigliare, esso varia da
un minimo di 2 ad un massimo di 9 unità: in genere, come nelle famiglie pa-
triarcali di sempre, con i genitori e figli vivevano i nonni, eventuali zii e, nei
casi di abbienti, servi e domestiche.
Dell'aspetto fisico l'unico dato emerso riguarda i capelli, castani o bion-
di nella quasi totalità dei giovani chiamati alla leva, e gli occhi chiari.
Le condizioni della popolazione nel periodo finale del XVIII secolo ri-
mangono analoghe ancora a lungo.
Nel folio 343 degli États de l'Église de Saint Pierre et des établisse-
ments qui s'y trouvent en 1820 si leggono alcuni dati interessanti che precisa-
no taluni aspetti della situazione del nostro paese in quel periodo.
Intanto ribadiscono la pratica delle "sages femmes" (ostetriche), che im-
paravano la loro "arte" in maniera rudimentale, alla scuola di altre più esperte
di loro, in quanto "il y en a point qui soient instruites par des chirurgiens",
(folio - citato - 343) e aiutavano le gestanti durante il parto, a casa.
La mortalità infantile non è indubbiamente fenomeno sconosciuto, co-
me risulta dalla precisazione "Je baptise sous condition les enfants baptisés à
la maison quand on ne meurt pas..." (folio 343).
Riguardo alla popolazione risulta che doveva aggirarsi sulle 1260 unità
("environ 800 communiants et 460 environ pas admis à la table sainte" — fo-
lio 343).
Confrontando questi con i dati del 1782 e quelli del 1838, si rileva che
la popolazione si mantiene in costante evoluzione e subisce un'impennata di
circa 200 unità nel giro di un ventennio; quando ancora l'economia valdosta-
na, per quanto povera, risulta equilibrata. Se il numero di 200 unità può im-
pressionare, è bene ricordare che questo deve comprendere anche le 9 fami-
glie che abitano nel territorio di Saint-Nicolas durante qualche periodo (pre-
sumibilmente per coltivare i campi ed accudire al bestiame) dell'anno.
In effetti l'attività agricola è l'unica che occupa tutta la popolazione, ec-
cezion fatta per qualche artigiano straniero. A questo proposito si sottolinea
che la quasi totalità degli abitanti è autoctona, condizione questa rimasta pres-
soché inalterata fino alla prima metà del XX secolo.
Nel 1858 la popolazione ammontava a 1470 ed era così distribuita: 302 al
Borgo, 6 a Cogrein, 3 a La Tour, 4 a Crétallaz, 10 a Chevreyron, 25 al Priorato,
29 a Luboz, 154 a Rumiod, 51 a Tan, 131 a Etavel e gli altri 655 negli altri vil-
laggi della collina¹. Quanto alle attività svolte continuano a predominare quelle
legate al settore primario, ma fanno la loro timida apparizione alcune nuove,
quali: 1 “cloutier”, 3 muratori, 1 tagliatore di pietre, 1 flebotomo (incaricato di

¹ Nel censimento del 1783, 107 risultavano gli abitanti di Tan e 212 quelli di Rumiod.
Inizia, quindi, il lento ed inarrestabile fenomeno dello spostamento dall'alta montagna.
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Testo Originale Estratto
applicare le sanguisughe ai pazienti). Comunque, il dato veramente rilevante è
che compare nei verbali la voce migrazione e per motivi di lavoro risultano as-
senti dal comune, il 31.12.1857, 28 uomini (21 ragazzi e 7 uomini sposati) e 6
donne (4 ragazze e 2 sposate) al Borgo, 18 uomini (14 ragazzi e 4 uo-
mini sposati) e 2 donne (2 ragazze e 1 sposata), 7 uomini e 3 donne a Etavel, ri-
spettivamente 11 e 1 a Praximond, 14 e 9 alla Rosière, 14 e 9 a Rumiod, per un
totale di 92 uomini e 31 donne. Nell'ambito della migrazione temporanea si re-
gistrano 32 spazzacamini e 2 "quincailliers". Per quanto concerne le condizioni
fisiche si segnalano 27 sordomuti, 11 uomini e 16 donne (al Borgo 1 uomo e 5
donne; a Bussan 2 donne; a Etavel 4 e 2; a Praximond 2 e 1; a La Rosière 2 e 2;
a Rumiod 2 e 2 e 2 donne in case isolate). Dei suddetti sordomuti 20 sono idioti
o cretini, mentre 4 molto intelligenti. E' interessante notare che un'altra voce
compare nello stesso anno, quella riguardante l'alfabetizzazione. Al Borgo su
162 maschi 98 sanno leggere e scrivere e su 196 donne solo 35, a Rumiod e vil-
laggi viciniori risultano 62 su 119 maschi e 81 su 135 donne.
Nel 1862, oltre al Borgo ed ai summenzionati villaggi, continuano ad es-
sere abitati quelli di Alleysin, Bachod, Bercher, i due Bussan, Champrétavy,
Combaz, Homené, La Charrère, Lacroix, Le Jacquemin, Les Bosses, Les Ro-
sières, Méod, Praximond, Praulin, Rossan, Vergnod e Verrogne.
In quell'anno gli assenti dal comune risultano 169 (124 maschi e 45
donne) mentre gli stranieri sono 86 (50 maschi e 36 donne).
Al censimento del 1881 gli abitanti sono 1475 distribuiti secondo deli-
bera del 18.12.1881 in 9 frazioni principali: Borgo-Capoluogo (comprenderen-
te: 1) Bourg de çà; 2) Pommier, Cogrein, les maisons de la Tour, Château
Feuillet; 3) Bourg de là: 4) Sééz; Prieuré), Bussan, Etavel, Charrère, Rosière,
Sééz, Rumiod, Vétan, Verrogne, Homené.
Tra i pochi dati interessanti rispetto ai precedenti, si può notare la diffu-
sione di cognomi italiani (Ved. Ruffino, Boita, Scabino, Perinetti, Battistolo,
Vitton Mea, Desio, Gillardi, Perolino, Masuco, Ferraris, Ceriano...).
Per quanto riguarda i nuclei famigliari si evidenzia quello di Besenval
Thomas, costituito da ben 15 membri.
Nel 1901 — abitanti 1310 — il calo della popolazione è evidente, come
fatto in precedenza rilevare ed è addebitabile al fenomeno migratorio. Le fa-
miglie erano in totale 353 di cui 93 al Borgo, 55 a Bussan, 46 a Rumiod, 9 a
Vétan (totale di 49 abitanti). Risultano assenti, ma nel regno, 20 persone. Gli
effetti dell'emigrazione si fanno sentire anche nel 1911, quando si passa a
1267 unità (43 in meno rispetto a 10 anni prima). Sono, secondo testimonian-
ze orali dei nostri anziani, anni durissimi quelli dei primi due decenni del no-
stro secolo: per mancanza di acqua i terreni della piana erano scarsamente
produttivi, la vigna era in crisi2, gli sbocchi occupazionali scarsi e mal retri-

buiti. A titolo di esempio si può citare il caso di boccia che nel settore delle co-
struzioni guadagnavano, nel 1918, 6 o 7 soldi, mentre una manza costava
200, 300 soldi e, se molto valida, anche 500.
Come il grafico di pag. 122 evidenzia marcatamente, gli anni Trenta
conoscono il minimo di popolazione dall'inizio dell'Ottocento: 1235 nel
1931, 1234 nel 1936; non solo il tasso di natalità rimane relativamente bas-
so, ma si fanno sentire anche gli effetti dell'emigrazione, del resto non del
tutto interrotta dalle restrizioni fasciste poiché si continua ad espatriare
clandestinamente.
La lenta ripresa del dopoguerra si attesta sulle 1384 unità del 1951 e di
1382 del 1961.
E' nel ventennio 1961-1981 che si manifesta il "boom demografico", da
addebitare alla massiccia immigrazione. Si passa pertanto dalle già citate
1382 unità del 1961 a 1797 del 19813. Se il nostro paese è "ambito" così tanto
lo deve alla sua vicinanza con Aosta, alla disponibilità — relativa — di abita-
zioni, oltre che al clima mite ed alla posizione favorevole.

Il fenomeno migratorio:
emigrazione ed immigrazione e loro cause

Se, come affermato, la voce migrazione compare ufficialmente nel
18584, il fenomeno appare comunque ancora circoscritto, mentre solo 4 anni
dopo assume proporzioni rilevanti e vede uno spostamento sia dal che verso
il nostro paese: 169 nel 1° caso, 86 nel 2°. I motivi che inducono a cercare al-
trove occasioni di lavoro sono ovvie e da addebitare alle condizioni miserevo-
li della popolazione, oberata da tasse e balzelli di ogni genere, le cui fonti di
reddito erano precarie. E' del resto il periodo, quello che va dal 1848 all'uni-
tà, in cui le imposizioni fiscali sono sempre più onerose per fronteggiare il
debito pubblico in espansione (spese belliche).
Negli anni 1850-58 la Monarchia Costituzionale spese in ogni esercizio
quasi il doppio di quanto aveva speso — anno dopo anno — nel periodo
1831-1846. Per di più, dal 1859 al 1861 le spese aumentarono sensibilmente e
le imposizioni tributarie furono più pressanti. Alle imposte dello Stato si ag-
giungevano quelle delle amministrazioni locali che ricevettero imposizioni
ulteriori dalla legge Rattazzi del 23.10.1859.
Il ventennio 1860-80 vede acuirsi il disagio nelle campagne e manife-
starsi i sintomi sempre più evidenti di una grave crisi. Come conseguenza del-
la pressione fiscale e della difficoltà nel settore primario si diffonde il debito

2 Anche negli archivi comunali sono presenti liste e fogli del Ministero dell'Agricol-
tura che informano della diffusione della fillossera negli anni 1903-1916.

3 E nell'ultimo decennio superano 2.100 unità.
4 Artigiani provenienti da altri paesi sono citati sin dal Settecento: è il caso di J.J.
Jaccon d'Issime, Etienne Blanchet di Perloz di Antoine Jors e Jacques Linty pure di Issime
che operarono da noi come muratori negli anni 1732-34.

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Testo Originale Estratto
dei contadini e fiorisce l'usura "nella valle centrale una vera e propria cancre-
na" secondo F. Farinet. Gli effetti, sebbene non catastrofici, sono evidenti
come risulta dal prospetto dell'emigrazione all'estero del 1880. Nel mese di
maggio lasciano Saint-Pierre 3 maschi, diretti 2 in Francia e 1 in Svizzera, nel
mese di settembre è la volta di una donna (Francia), ad ottobre di 4 maschi e
una donna (Francia), nell'aprile del 1881 di 4 maschi (Francia), a giugno di
un maschio (Francia), a luglio di 6 maschi (5 in Francia e 1 in Svizzera), ad
ottobre di 9 maschi e 3 femmine (tutti agricoltori – 7 in Francia e 5 in Svizze-
ra). Negli anni successivi l'esodo aumenta: nel trimestre luglio-settembre del
1898 è richiesto il nulla osta per l'espatrio per 30 persone (15 maschi e 15
femmine – di queste, 3 di età inferiore ai 14 anni.
Di essi 16 (9 maschi e 7 femmine) si diressero in Francia, 12 in Svizz-
ra (5 maschi e 7 femmine) e 2 (un maschio e una femmina) negli Stati Uniti.
È da sottolineare che si tratta di persone senza qualifica, disposte a svolgere
attività generiche, specie in agricoltura. Nel IV trimestre del 1898 emigrarono
19 Saintpierrolens: 12 (8 maschi e 4 femmine) in Francia, una femmina in
Gran Bretagna (s'imbarcò dal porto di Le Havre) e 6 (3 maschi e 3 femmine)
per la Svizzera.
Questa “fuga” massiccia si spiega ancora alle luce del contesto più ge-
nerale: gli anni 1881-1914 sono segnati dall'esplosione di una crisi nelle cam-
pagne che affonda le sue radici nella recessione economica europea degli anni
'80 e '90 e che nel nostro paese è enormemente aggravata dalle scelte politiche
dei governi Depretis e Crispi; essi, infatti, adottarono una politica doga-
nale protezionistica che portò alla rottura dei rapporti commerciali con la
Francia nel 1887. Gli effetti sono drammatici in agricoltura perché viene vie-
tata l'esportazione di prodotti agricoli come il vino, il bestiame, il formaggio:
per l'economia valdostana è la catastrofe. Per di più, lo sviluppo degli scambi
commerciali all'interno del Paese — favorito dal miglioramento della rete
stradale e di quella ferroviaria (in Valle d'Aosta la ferrovia arriva nel 1886)
— distrugge definitivamente l'economia locale fondata soprattutto sulla pro-
duzione destinata al consumo interno. Questo spiega perché nel periodo
1885-1905 22.000 persone abbandonarono la Valle (L.N. Bich, La Vallée
d'Aoste de l'avenir, p. 27).

5 In Delle condizioni fisiche, morali, intellettuali ed economiche dei contadini in
Valle d'Aosta.
6 La situazione venutasi a creare giustifica anche il passaggio dalla migrazione tem-
poranea a quella permanente e spiega il moltiplicarsi delle partenze verso gli U.S.A. E'
attorno al 1910 che il numero dei nostri conterranei verso questo paese aumenta. Si lascia il
paese a gruppi di due-tre o singolarmente. E' soprattutto dai villaggi più alti che si parte per
fare fortuna e nelle famiglie molto numerose la maggior parte dei figli lascia la terra natia:
ad esempio, nella famiglia di Cirillo Bochet de Vétan, otto figli su nove emigrano negli anni
1910-1929 (cinque negli U.S.A., due in Sud America ed uno in Francia). Talora si partiva
per mete insolite: molto curiosa risulta la destinazione di un certo Abrissol (trovatello, così
chiamato perché, si dice, trovato al riparo del sole!) direttosi verso Costarica.

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Per gli abitanti di Saint-Pierre, occupati principalmente in agricoltura, il
reddito maggiore era costituito dalla vendita del vino. Il blocco di cui diceva-
mo produsse quindi le sue ripercussioni in un settore, quello vinicolo, messo
a dura prova anche dalla presenza della fillossera, comparsa in Italia nel 1879,
che distruggeva sistematicamente questa coltura.

Il pendolarismo

Si definiscono pendolari quei prestatori d'opera che quotidianamente si
spostano dalla località di residenza per raggiungere quella del proprio lavoro.
Comunque il fenomeno del pendolarismo non si riferisce solo alle attività la-
vorative, ma riguarda anche il settore scolastico, per cui lo esamineremo sotto
questo duplice aspetto.
Fuori dal nostro comune lavorano 321 persone e operano 113 studenti,
per un totale di 434 unità. La cifra in assoluto non è sufficientemente rivela-
trice, se non viene confrontata con quella del totale di lavoratori e studenti nel
paese: 452. In realtà lavorano a Saint-Pierre 286 persone e studiano 165 sco-
lari. Dall'esame sia delle cifre parziali che dei totali si rileva che il numero di
quanti lavorano fuori del comune di residenza è superiore di 35 unità. Per
quanto concerne gli studi, la tendenza si inverte: sono 52 in più i giovani che
studiano in paese. Si tratta, evidentemente, degli scolari delle scuole elemen-
tari, dal momento che mancano a Saint-Pierre le scuole medie e, ovviamente,
quelle superiori.
Il fenomeno del pendolarismo cosiddetto lavorativo è senz'altro
molto interessante, perché alla base dell'incremento demografico registra-
to negli ultimissimi decenni e causa non certo ultima del mutamento, delle
trasformazioni — così tangibili e continue — dell'aspetto esteriore del
paese stesso. La relativa vicinanza ad Aosta, centro amministrativo, poli-
tico, economico, industriale, culturale, rende decisamente "appetibili" ca-
se, alloggi, residenze in genere. La ben sviluppata rete viaria comunale
(che rende agevole raggiungere villaggi della fascia media), la facilità re-
lativa a reperire aree e/o costruzioni da riattare, la posizione soleggiata, il
clima mite, la stessa presenza — ben vistosa in alcune zone — della spe-
culazione edilizia offrono non poche possibilità a chi vuole venire a vive-
re a Saint-Pierre.
Sebbene diverso dal pendolarismo sia nella dinamica, che nella portata
e negli effetti, non può essere dimenticato un fenomeno strettamente legato ai
due elementi del pendolarismo stesso: popolazione e attività lavorativa. Si
tratta del numero non certo indifferente di 97 persone, al censimento soprac-
citato del 1981, che sono presenti temporaneamente da noi per svolgere atti-
vità lavorativa nei settori edilizio, agricolo e turistico.
Il lavoro induce 17 persone, su un totale di 18, a vivere momentanea-
mente all'estero. Si assiste, così, ad un altro fenomeno interessante: l'assenza
temporanea di cittadini residenti. Il fenomeno riguarda anche altri comuni,

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Testo Originale Estratto
per un totale di 102 unità (63 maschi e 39 femmine). Globalmente, quindi,
l'assenza al 1981 è di 120 persone (102 in altri comuni, 18 all'estero).
Definire mobile la popolazione del nostro paese non è, pertanto, un eu-
femismo.

Lo spopolamento della montagna

Secondo una leggenda un tempo ZEVREUNNA, villaggio sopra Vé-
tan a circa 1800 metri, era abitato da diverse famiglie a cui era dato vivere
con quel po' di raccolto che la campagna forniva. In realtà in detta zona si
trovano alcuni resti di muri che testimoniano di una presenza umana effetti-
va. Invero non si tratta di un fenomeno eccezionale, perché nei secoli scorsi
si viveva anche a quote così elevate. Spesso in tali località, come in quelle
più basse, nella stagione invernale, quando ogni attività produttiva era so-
spesa e ai consumi che continuavano non corrispondeva più produzione, si
imponeva l'esigenza per gli abitanti di andare a cercare in contrade più fa-
vorite la possibilità di sopravvivere e l'occasione di un modesto guadagno.
Questo fenomeno è alla base dell'emigrazione temporanea che continua
nell'Ottocento, allorquando il fenomeno migratorio si fa imponente e si cer-
cano sbocchi occupazionali definitivi in paesi lontani — emigrazione per-
manente.

Tuttavia la nostra montagna, popolata nell'8008, continua ad essere abi-
tata anche nella prima parte del nostro secolo, come attesta la presenza di
scuole a Babelon, Homené, Verrogne, Rumiod e Vétan.
L'esodo si fa massiccio e spesso irreversibile dopo la seconda guerra
mondiale con l'industrializzazione e la terziarizzazione "selvagge" che sot-
traggono energie all'agricoltura. Oltre alle cause comuni al fenomeno mi-
gratorio in generale, lo spopolamento della montagna, con il conseguente
trasferimento alla piana, è da addebitare ad una serie di fenomeni, quali la
crisi della famiglia patriarcale, le difficoltà del contadino di trovar moglie;
il problema mette in gioco la questione femminile che ha in montagna di-
mensioni ancora più vaste in quanto sulle donne gravano lavori e fatiche
difficilmente conciliabili tra loro e tali da rendere l'esistenza ancor più du-
ra. Un peso considerevole hanno poi i modelli di sollecitazione culturale se-
condo cui la concentrazione è una caratteristica della società industriale.

7 La lavandaia di Zevreunna: si tratta di una sconosciuta, costretta a lavare nella fon-
tana dell'omonimo villaggio tutte le domeniche durante la messa. Un giorno le donne del
villaggio decisero di liberarla dalla pena e, avvicinatesi pian piano, mentre colei fregava il
suo eterno panno, glielo strapparono con forza dalle mani. La lavandaia sparì di colpo e
non si fece mai più vedere.
8 Ancora nel 1861 nel villaggio dell'Etanettaz (oltre Châtelana) c'era qualche ragaz-
zo che avrebbe frequentato la scuola a Tan (Vétan).

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Oggi, in epoca post industriale, la tendenza sembra essere in parte modifi-
cata, ma per parecchi versi può già essere tardi. I conforts della città e della
piana hanno modificato molti dei nostri villaggi alti, dove spesso l'arrivo
della strada ha coinciso con l'abbandono.

Nella fascia alta vivevano fino a circa 50 anni fa press'a poco 300 per-
sone (su una popolazione di meno di 1400 abitanti). Dopo un periodo di ab-
bandono nei mesi invernali di tutti i villaggi alti, tranne Orléans, Rumiod e
Rossan, negli anni '60 e fino a qualche anno fa, negli ultimi inverni si av-
verte un movimento, seppur timido, in senso inverso. Circa una sessantina
di persone (su 2150 abitanti) sono rimaste o sono tornate all'agricol-
tura si sono affiancati l'agriturismo e il turismo. Così a Homené è presente
un centro di ospitalità rurale, "Les écureuils", ed a Vétan di recente ne è
stato aperto un altro. Ristoranti sono sorti a Rumiod, Méod e Vétan⁹ (due);
in quest'ultima località è in via di costruzione anche un albergo.
Artigiani del posto hanno ristrutturato vecchie case, adibite a conforte-
voli residenze destinate ad accogliere in estate e durante le festività natalizie e
pasquali villeggianti di ogni dove. Ville sono state edificate soprattutto a Ru-
miod, Méod e Vétan. La moda dei paesaggi incontaminati e dei luoghi sem-
plici, dove esistono prodotti tipici e si cucinano cibi genuini, può innegabil-
mente favorire una ripresa, che pure è avviata in qualche caso, piuttosto bene.
La crisi dell'agricoltura, ormai in mano a pochi, tenaci e coraggiosi valligiani,
continua perché la situazione, aggravatasi nel tempo, non può essere risolta
facilmente.

Tuttavia le bellezze di aree incontaminate della nostra montagna, che
offrono scenari incantevoli, l'aria che si respira, la pace di cui si gode,
l'amenità dei villaggi, l'accoglienza degli addetti al turismo molto possono
— e potranno — per riportare almeno nei periodi favorevoli gitanti e vacan-
zieri che verranno, per quanto temporaneamente, a ripopolare la nostra
montagna.

Oltre e accanto a quanto suesposto si deve ricordare che Saint-Pierre per
quanto concerne la piana e i villaggi bassi è stato teatro di spostamento da
parte di abitanti dei paesi viciniori delle valli laterali, quali Rhêmes N.D.,
Valsavarenche, Valgrisenche; essi, abbandonati temporaneamente o definiti-
vamente i loro luoghi nati, si sono stabiliti da noi.

⁹ A Vétan (alt. 1670) fino al 1965 vivevano 3 nuclei familiari ridotti ad uno solo nel
1967, ultimo anno in cui la località fu abitata per 365 giorni.

115


Testo Originale Estratto
DATI SULLE CARATTERISTICHE STRUTTURALI
DELLA POPOLAZIONE E DELLE ABITAZIONI
AL 12° CENSIMENTO GENERALE
DELLE POPOLAZIONI 25 OTTOBRE 1981

Popolazione residente per sesso e stato civile
al censimento del 1981

Maschi
Celibi
394

coniugati
462

separati legalmente
13

vedovi
26

divorziati
2

Femmine
Nubili
308

coniugate
462

separate legalmente
3

vedove
121

divorziate
1

Totale Maschi
897

Totale Femmine
900

Il numero rilevante di celibi e nubili, per un totale di 702 unità (su una
popolazione complessiva di 1797), spiega anche in parte la massiccia presen-
za delle famiglie composte da un solo membro.

Le piramidi delle età

Al censimento del 25 ottobre 1981, la popolazione di Saint-Pierre risul-
tava così suddivisa per età:

età maschi femmine totale
da 0 a 4 anni 43 45 88
da 5 a 9 anni 61 52 113
da 10 a 14 anni 58 67 125
da 15 a 19 anni 51 45 96
da 20 a 24 anni 59 61 120
da 25 a 29 anni 65 72 137
da 30 a 34 anni 69 56 125

116

da 35 a 39 anni 69 63 132
da 40 a 44 anni 62 50 112
da 45 a 49 anni 66 53 119
da 50 a 54 anni 59 63 122
da 55 a 59 anni 50 62 112
da 60 a 64 anni 51 49 100
da 65 a 69 anni 61 55 116
da 70 a 74 anni 32 40 72
da 75 in poi 41 67 108

Il calo del tasso di natalità, che si registra un po' ovunque nei paesi in-
dustrializzati e vistosamente in Italia, è ben presente a Saint-Pierre. Il tasso di
natalità del periodo 1951-61 è del 12,2% e quello di fecondità di 97; nel pe-
riodo 1961-71 essi sono rispettivamente di 11,3 e 87.

Studio della struttura familiare

Per famiglia s'intende un insieme di persone legate da vincoli di matri-
monio, parentela, affinità, tutela o da vincoli affettivi, coabitanti ed aventi di-
mora abituale nello stesso Comune. Esse normalmente provvedono al soddi-
sfacimento dei loro bisogni mediante la messa in comune di tutto o parte del
reddito di lavoro o patrimoniale da esse percepito.
Una famiglia può essere costituita anche di una sola persona la quale
provvede in tutto o in parte con i propri mezzi di sussistenza al soddisfacl-
mento dei bisogni individuali.

Famiglie residenti per ampiezza della famiglia al censimento del 1981

Famiglie composte di 1 membro: totale 206 di cui 157 non in coabitazione
Famiglie composte di 2 membri: 223
Famiglie composte di 3 membri: 154
Famiglie composte di 4 membri: 103
Famiglie composte di 5 membri: 35
Famiglie composte di 6 membri: 6
Famiglie composte di 7 membri: 4
Famiglie composte di 8 membri: 1

117


Testo Originale Estratto
Famiglie residenti secondo la tipologia della famiglia
Famiglie composte da:
Coniugi
Totale
Famiglie Componenti
157 340
Coniugi e figli
Totale
Famiglie Componenti
269 1012
Un genitore e figli
Totale
Famiglie Componenti
44 115
Altro tipo di famiglie
di cui con altre persone
Famiglie Componenti
6 18
di cui con altre persone
Famiglie Componenti
20 102
di cui con altre persone
Famiglie Componenti
9 30
Totale
Famiglie Componenti
254 308 Famiglie Componenti
734 1775
Dall'esame della 1ª serie di dati risulta evidente che la famiglia cosid-
detra nucleare — composta cioè di un numero ridotto di membri — è massic-
ciamente presente: le famiglie con 1, 2 e 3 componenti sono complessiva-
mente 583 su un totale di 732; famiglie composte da 4 e 8 membri sono com-
plessivamente 149 su identico totale.
Riguardo alla tipologia si rileva che è quella composta da genitori e figli
ad essere la più diffusa: 269 famiglie contro le 157 composte da coniugi e
254 di altro tipo, principalmente composte da un solo membro.

Le abitazioni

Abitazioni in complesso
(abitate e non abitate) al censimento del 1981.

Abitazioni occupate
numero medio numero medio
Numero totale stanze stanze occupanti
per abitazione per abitazione per stanza
690 2782 4 2,6 0,6
118
Abitazioni non occupate
54 1762 3,2
Abitazioni abitate per titolo di godimento
Proprietà
452 abitazioni per 492 famiglie e 1166 componenti
Affitto
180 abitazioni per 188 famiglie e 492 occupanti
Altro titolo
48 abitazioni per 54 famiglie e 117 componenti
Dall'analisi della 1ª serie di dati risulta particolarmente elevato il nume-
ro delle case non abitate, 544 contro 690 abitate. Quali le cause di tale feno-
meno? Fermo restando che un'abitazione si considera occupata se in essa abi-
tano una o più persone aventi la dimora abituale nel comune di censimento e
non occupata se:
a) utilizzabile per vacanza
b) utilizzabile per lavoro
c) utilizzabile per vendita e affitto
evidentemente è soprattutto per il motivo a) che il numero delle case
non occupate è così elevato. Il fenomeno per i motivi b) e c) tocca un numero
relativamente modesto di abitazioni, quelle che non dispongono di nessun ge-
nere di comfort, prive di acqua potabile, n. totale 14, prive di gabinetto 34, di
elettricità 3.

Abitazioni occupate per epoca di costruzione
Epoca di costruzione Abitazioni Stanze
Prima del 1919 127 449
1919-1945 58 222
1946-1960 106 435
1961-1971 176 732
1972-1975 118 507
1976-1980 92 379
Dopo 1980 43 58
Totale 690 2782
Si rileva che 1/5 circa del totale delle abitazioni risale al periodo prece-
dente la 1ª guerra mondiale; solo 58 sono le abitazioni costruite nel periodo
1919-45, quello cioè corrispondente ai minimi del numero degli abitanti, co-
me è stato rilevato in precedenza. Gli anni del dopoguerra vedono una pro-
119


Testo Originale Estratto
gressiva ripresa, che culmina nel boom del decennio 1961-71. Su livelli alti ci
si mantiene anche negli anni successivi, fino ad oggi, proprio per i motivi
suesposti a pag. 111.

Per quanto non sempre facile individuare con esattezza le date di costru
zione delle abitazioni, è comunque possibile localizzare le aree in cui all'ini
zio del XX secolo sorgevano le 127 abitazioni di cui sopra: località Seez,
Borgo, loc. Cognein, loc. Château Feuillet, villaggio di Crétallaz, Chevry
ron, Luboz, Ordines, Charrère, Rosière, Roserette, Creuzet, Bachod (sopra e
sotto), Alleyisn, Bosses, Verne, Vergnod, Combaz, Praximond, Bussan (sot
to, mezzo, sopra), Charé, Praulin, Bercher, Verrogne, Homoné,
Champrétavy, Bressan, Rumiod, Rossan, Méod, Vétan, Breyes, ovvero le
stesse località dove si trovano oggi insediamenti considerevoli, fatta eccezio
ne per le frazioni ed i villaggi alti e quelli siti in posizione meno agevole.
E', comunque, doveroso sottolineare come un tempo, a differenza di
quanto capita oggigiorno, i luoghi scelti per edificare nuclei abitati risponde
sero ad esigenze strettamente connesse alla vita rurale, per cui primaria im
portanza avevano i corsi d'acqua (e da una analisi non superficiale risulta che
i vari insediamenti vi erano più o meno attigui, a cominciare dal borgo antico
— attuale via E. Chanoux — a vari villaggi), oppure la posizione (vicinanza
terreni fertili) o ancora lo sfruttamento di aree meno adatte alle colture o più
sterili.
Un tempo i luoghi abitati erano collegati tra di loro da semplici sentieri
e mulattiere, oggi in gran parte difficilmente individuabili perché inghiottiti
da sterpaglie e completamente inagibili, sostituiti da più comode strade asfal
tate che raggiungono anche i più lontani villaggi: in realtà la capillare rete
viaria risale al secondo dopoguerra, quando si introdusse massicciamente
l'uso dell'automobile. La strada maestra, l'unica a collegare Saint-Pierre con
il resto della Valle, passava nel borgo.

120

FONTI BIBLIOGRAFICHE (Note)

Capitolo I - Preistoria, epoca romana, Medioevo

(I) P. BAROCELLI, Parallelismi culturali tra la Valle d'Aosta e il Vallese
nella Preistoria in La Valle d'Aosta - Relazioni e comunicazioni pre
sentate al XXXI congresso storico subalpino di Aosta, 9-10-11 settem
bre 1956, vol. I, pag. 8.
(II) La Valle d'Aosta nella preistoria e nella protostoria.
(III) T. TIBALDI, in La regione di Aosta attraverso i secoli, Parte I: Evo anti
co, pag. 106.
(IV) Augusta Prætoria Salassorum, Torino, 1968, pag. 14.
(V) GRIBAUDI, Il Piemonte nell'antichità classica, Torino, 1926, pag. 294.
(VI) PASSERINI, Linee di storia imperiale, Varese-Milano, a. accademico
1946-47, pag. 93.
(VII) Augusto nella sua autobiografia narrata da A. MASSIL, a pag. 206 dice:
"La mia spedizione contro i Salassi delle Alpi aveva lo scopo di con
trollare la produzione dell'oro delle loro valli montane".
(VIII) BERETTA I, La romanizzazione della Valle d'Aosta, Varese 1954, p. 16.
(IX) SVETONIO, Vita di Augusto, 21,1.
(X) Itineraria romana, Stuttgart, 1916.

Capitolo II - Dalle comunità al Comune

F. MEZZENA, La Valle d'Aosta nella preistoria e nella protostoria.
E. AGAVIT, I valichi della Valle d'Aosta in epoca pre-romana (Bollettino stu
di preistorici alpini, n. unico 1968/69).
E. AGAVIT, I valichi della Valle d'Aosta in epoca galloromana e romana
(Bollettino studi preistorici alpini, n. unico 1969/70).
A. MASSIE, Autobiografia di Augusto.
SVETONIO, Vita di Augusto.
DE TILLIER, Historique de la Vallée d'Aoste, ed. 1888.
DE TILLIER, Historique de la Vallée d'Aoste, ed. 1966.
A. ZANOTTO, Histoire de la Vallée d'Aoste.
ABBÉ HENRY, Histoire de la Vallée d'Aoste.
J. BRICE SARRIOD D'INTROD, Histoire de la noble maison de Sarriod d'Introd.
VIGNET DES ETOLES, Mémoires sur la Vallée d'Aoste (1778).
D. DAUDRY, Le bourg de Villeneuve et ses franchises.
L. COLLIARD, La culture valdôtaine au cours des siècles.
Archivio comunale - Innumerevoli documenti. Sezioni A, B, C, D, E, F, G,
H, I, J, N, S, K, R, L, Q.


Testo Originale Estratto
PARTE TERZA
Antropologia socio-economica
Capitolo IV - La popolazione
Archivio vescovile - Documenti su Saint-Pierre
R. BERTON, Anthroponymie valdôtaine
F. FARINET, Delle condizioni fisiche, morali, intellettuali ed economiche dei
contadini in Valle d'Aosta
E. RICCARDAND - O. OMEZZOLI, Sur l'émigration valdôtaine.
Dati statistici regionali del censimento del 1961: Le Coutumier

Saint Pierre - popolazione residente
Grafico dell'andamento della popolazione (1782-1981)
122


Testo Originale Estratto
CAPITOLO I
Abitazione
Edifici storici, privati e pubblici
Nelle mie peregrinazioni in vari paesi, ho indagato, per curiosità, quali
fossero, in ordine di precedenza, i beni a cui mirassero i diversi popoli. Ho
constatato che il primo incontrastato bisogno era rappresentato dalla casa a
cui seguivano un lavoro assicurato, la famiglia, un efficiente regime politico.
Non c'è da stupirsi, perché la casa ha sempre rappresentato la sicurezza ed il
punto di riferimento su cui fare affidamento per difendersi da qualsiasi agente
esterno. Anche i popoli nomadi, appena giungono in un luogo che ritengono
soddisfi le loro necessità primarie, piantano una tenda!
In questa parte della nostra ricerca vogliamo analizzare quali siano le
forme che hanno caratterizzato le abitazioni del nostro paese. Per tale disegno
abbiamo creduto opportuno suddividere gli edifici in tre gruppi:
a) Edifici storici
b) Edifici di abitazione privata
c) Edifici pubblici
Edifici storici
E' notorio e sottolineato nella sezione della Preistoria e della Storia
Antica, come la Valle d'Aosta, trovandosi in una posizione strategica per
le comunicazioni coi paesi d'oltralpe, ebbe periodi di grande importanza.
Variarono le tattiche militari, si spostarono gli interessi dei popoli che vi
transitavano e, perciò, ai periodi più floridi seguirono periodi di decadenza
ma sempre dovuti proprio all'importanza di questa via delle Alpi. Nel pe-
riodo di maggior traffico si costruirono lungo tutto il percorso torri di os-
servazione. In seguito queste furono circondate da mura di cinta diventan-
do luoghi di difesa contro invasori e predatori. In tempi posteriori, esse,
pur divenendo dimore signorili, non persero mai la loro funzione di capi-
saldi di difesa.
Questa che è già l'origine di molti castelli medioevali, crediamo sia an-
125


Testo Originale Estratto
che quella dei nostri castelli che fanno spicco negli insediamenti umani sul
territorio per la loro maestosità che ha sfidato i secoli.
Sul territorio di Saint-Pierre si contano alcune torri costruite, con tutta
probabilità, prima dell'anno 1000, qualcuna certamente ai tempi dell'invasio-
ne romana. Di esse ci interessano in questo studio quelle diventate castelli.

Il castello Sarriod de La Tour

Lo si incontra procedendo sulla strada del Monte Bianco, ad ovest del
Borgo di Saint-Pierre. Dallo stradone nazionale ha un aspetto sufficientemen-
te gentile anche perché circondato da prati e frutteti. Più aspro e severo, per-
ché ha l'aspetto della tipica fortezza medioevale, si presenta nella facciata
prospiciente la Dora che si vede, percorrendo la strada Aymavilles-Villeneu-
ve, sulla sinistra orografica del fiume su cui il castello strapiomba.
La costruzione si è sviluppata attorno ad un torrione centrale quadrato,
risalente forse all'XI secolo. Nella infeudazione del “grand ruisseau” di Sar-
re nel 1393 si parla di una sola torre “Subtus turrim Sarriodorum”. (A. ZA-
NOTTO)
Tra il 1390 ed il 1420, epoca in cui i figli di Louis Sarriod d'Introd si
divisero il territorio avito, pare che lo stabile consistesse nella torre circondata
da una prima cinta di mura in cui non era ancora incorporata la cappella, che
tuttavia esisteva. Alla torre si accedeva con scale movibili poiché l'entrata
murata nel 1700, ma ancora visibile nell'ala est del castello, si trovava ben al
di sopra del piano viabile.
Nel secolo XV si costruisce una seconda cinta muraria più vasta, alter-
nata da torri di osservazione rotonde, tutt'ora esistenti. Esse sono completa-
mente vuote, con feritoie per gli osservatori; sui muri interni si nota qualche
sporgenza a cui forse si appoggiavano delle scale per raggiungere le “fessure”
più alte.
La cappella viene ora a trovarsi all'interno della cinta, ma ancora stac-
cata dagli altri fabbricati e quindi fuori dalla porta del nuovo ingresso che, ri-
spetto al primitivo, si trova più a sud. Esso è formato da quattro gradini semi-
circolari conducenti alla porta piuttosto bassa e che si apre su una bella scala
a gradoni di pietra, larghi più di un metro, sovrapposti ellitticamente, con la
parte più stretta formante la colonna centrale.
Nel secolo XVI la cinta si allarga ancora lasciando degli spazi interni
adibiti a passaggi e cortili. La cappella viene incorporata attraverso l'allunga-
mento verso sud di uno stabile; il campanile, che si vede sulla facciata sud del
complesso, è sopraelevato per sporgere sopra il tetto della nuova ala.
Nel secolo XVII il castello si presenta press'a poco come è oggi: infatti
ora, dopo le adeguate ristrutturazioni, l'ingresso si trova a est com'era nel se-
colo XV, con arco ogivale sormontato da una caditoia su beccatelli; in alto è
situato lo stemma dei Sarriod: (sullo scudo argenteo vi è una banda traversale
azzurra con tre leoni rampanti, in alto a destra una torre, simbolo del Sarriod

126

Fig. 19 - La stampa del primo Ottocento rappresenta la chiesa di Saint-Pierre
dal bel campanile romanico ed il castello come appariva prima della trasformazione
operata con l'aggiunta delle fantasiose torrette.


Testo Originale Estratto
Fig. 20 - Château Feuillet, ristrutturato nell'aspetto attuale nel 1815 dalla famiglia Gerbore, ha un'origine sconosciuta. La bella doppia scalinata della facciata nord, l'elegante porticato della facciata sud fanno pensare alla dimora di ricchi possidenti del secolo XVII o XVIII.

Fig. 21 - Il settecentesco “Prieuré” proprietà prima dei Canonici del Gran San Bernardo, poi dell'ordine Mauriziano, infine del Seminario di Aosta.


Testo Originale Estratto
Figg. 22, 23 - Vecchie case a Pelon e Boussan.
Figg. 24, 25 - Case rurali sulla Collina. In origine rigorosamente monofamigliari, le case rurali
di Saint- Pierre sovrappongono gli elementi essenziali dell'azienda agricola: al piano terreno vi è la stalla,
sopra le camere di abitazione e il grande fienile. I ballatoi avevano la funzione di essiccatoi.


Testo Originale Estratto
Figg. 26, 27 - Elementi decorativi tipici di molte case di Saint-Pierre sono
le colonne in muratura che spesso hanno la funzione di reggere i travi del tetto.
Qui, a Vergnod, in proporzioni più ridotte, sostengono il pergolato davanti alla bella casa Ceriano,
già contadina ed ora ristrutturata in civile abitazione.
Figg. 28, 29, 30, 31 - La vita rude e austera dei secoli passati non impediva ai proprietari
di ingentilire le proprie dimore con particolari architettonici di pregio.
(28) La balconata di casa Ceriano a Vergnod; (29) Armoniose arcate di casa Besenval nel Borgo;
(30) Stipiti quattrocenteschi nella casa Persod; (31) Il bel portale barocco di casa Rossan-Jaccod.


Testo Originale Estratto
Figg. 32, 33 - L'acqua viva
che sgorga dalle sorgenti
della Collina è portata nelle conche
delle fontane che un tempo
costituivano un elemento essenziale
alla vita del villaggio come punto
di approvvigionamento di acqua potabile,
abbeveratoio per il bestiame,
lavatoio per le massaie.
La fontana del Borgo (32)
e quella di Vergnod (33).

Fig. 34 - Il villaggio di Verrogne all'altitudine di 1598 m.
Nel secolo scorso era così popoloso che aveva una scuola elementare
la quale nel 1870 contava ben 43 alunni!


Testo Originale Estratto
Fig. 35 - Archeologia industriale d'alta montagna:
la "menaresca" di Verrogne e l'impianto idraulico con canale di caduta e ruota a pale in legno
per mezzo del quale l'acqua dava energia all'antica segheria.

Fig. 36 - Un'opera grandiosa: il Gran Ru che capta le acque glaciali
del Savara e, con un gigantesco sifone, attraversata la Dora, le fa risalire sulla Collina
di Saint-Pierre per irrigarne i siccitosi terreni.


Testo Originale Estratto
di La Tour, che avevano preso il nome da una torre esistente — pare — al
villaggio Sarriod ora di Saint-Nicolas).
Il cortiletto è anch'esso del XV sec.; sulla destra accede alla sala, già
scuderia, dotata di un pilone centrale su cui poggia la travatura del tetto.
In essa sono ora riuniti i reperti del Museo archeologico dell'epoca pre-
romana in Valle.
Di fronte al portone di entrata nella cinta, una lunga e ripida scala in
pietra conduce sia al locale antistante la cappella sia all'andito con scala di
quattro gradini semicircolari verso lo scalone che porta, in basso, nei locali at-
trezzati di audio-visivi e, in alto, ai saloni sfalsati a diversi livelli, dove sono
esposti altri cimeli archeologici. Nel "donjon" vi sono tre sale sovrapposte,
anch'esse sede di esposizioni. Nella parte più a nord vi sono i locali per il cu-
stode.
Nella cappella sono visibili degli affreschi, purtroppo in non buono sta-
to, che sembrano risalire al 1200; sui muri esterni della detta cappella sono
dipinti un San Cristoforo ed una Crocefissione dai colori ancora molto belli,
del 1470-80. (E. ROSSETTI BOZZI).
Nel salone baronale (nell'ala nord del castello) le 171 mensole che sor-
reggono il soffitto a cassettoni sono state scolpite alla fine del 1400 da valenti
artigiani locali.
Sulle facciate dei vari edifici si aprono le finestre: quelle che risalgono
all'epoca della prima edificazione sono a crociera, in pietra.
I muri di cinta che costeggiano il ciglio del burrone, a sud, s'allungano
verso ovest e racchiudono una "lizza" cioè il recinto fortificato dove il popolo
si chiudeva durante gli assedi, e a cui si accede attraverso una porta rustica,
coperta da un tetto, e una piccola balconata rivolti verso nord. Nella lizza ora
vi sono fabbricati ad uso agricolo, cortili ed il fontanile.
Il castello appartenne fino al 1921 alla famiglia Sarriod, che un poco per
volta alienò tutti i suoi beni. Alla morte dell'ultima erede, fra l'altro stabilitasi
ad Aosta nella casa materna dei Décoularé, passò per breve tempo ad Eugène
des comtes Passerin d'Entrèves, lontano parente dei Sarriod, nato a Saint-
Christophe il 23.6.1867, cadetto della famiglia, e morto ad Aosta il 24.5.1923
ma sepolto nel cimitero di Saint-Pierre. Gli eredi del Passerin vendettero il
castello al senatore Comm. Bensa di Genova; questi, a sua volta, lo cedette
all'Amministrazione regionale nel 1970.
I mobili sono tutti scomparsi: sembra siano stati venduti verso il 1930 e
in parte trasferiti in Svizzera.

Il castello di Saint-Pierre

Per la sua posizione particolare, su un roccione prospiciente la super-
strada del Monte Bianco ed anche per il suo aspetto anomalo rispetto agli altri
castelli della valle, è quello che colpisce di più il viaggiatore.
Anticamente era costituito da due torri: una risalente, forse, all'XI seco-

Fig. 37 - Con questo decreto, nel 1915, il Re Vittorio Emanuele III concede
al consorzio irriguo Saint-Pierre-Villeneuve il prestito di 324.400 lire che rende finalmente possibile
la realizzazione del Gran Ru, progettato fin dal 1860!

VITTORIO EMANUELE III

PER GRAZIA DI DIO E PER VOLONTÀ DELLA NAZIONE

RE D'ITALIA

Veduta la domanda del Consorzio irriguo Saint-Pierre-Villeneuve
per ottenere la concessione di un prestito sulla Cassa dei Depositi e Prestiti;
Veduto il Regio Decreto (testo unico) 2 gennaio 1913, n. 453;
Veduto il relativo regolamento 5 luglio 1908, n. 471;
Veduto il decreto del Ministro del Tesoro in data 14 dicembre 1914,
che fissa il saggio dell'interesse sui prestiti;

Vedute le deliberazioni dell'Consiglio comunale di Saint-Pierre
(comunicata in data 14 Aprile 1913) approvata dalla
Giunta Provinciale Amministrativa il 3 Aprile 1913;
Veduto il parere emesso dal Consiglio Permanente di Amministrazione
della Cassa dei Depositi e Prestiti, con deliberazione presa in adunanza
dell' 8 Novembre 1913;
Sulla proposta del Ministro del Tesoro;

Abbiamo decretato e decretiamo:
Articolo Unico.

È autorizzata sulla Cassa dei Depositi e Prestiti a favore del
Consorzio irriguo Saint-Pierre-Villeneuve
(Provincia di Torino)

la concessione di un prestito di L. 323.400
all'interesse del 4 per cento
da servire per opere d'irrigazione.

e dovrà essere restituito in 30 annualità, garantite dal
rilascio di altrettante delegazioni sull'agente della riscossione delle imposte,
a termini degli art. 5 e seguenti della Legge (testo unico)
5 settembre 1907, n. 751 e del relativo regolamento 5 luglio 1908, n. 471.

Il Ministro Segretario di Stato per gli affari del Tesoro è inca-
ricato dell'esecuzione del presente decreto, che dovrà essere registrato
alla Corte dei Conti.

Dato a Roma addì 1 Maggio 1915

VITTORIO EMANUELE
Controfirmato

- dalla Amministrazione della Cassa Depositi e Prestiti e degli Istituti di Previdenza
Direzione Generale della Cassa dei Depositi e Prestiti
Per esatta copia conforme all'originale
Il Direttore Capo di Divisione
Roma, li 18 Maggio 1915

127


Testo Originale Estratto
lo, l'altra al XIII. La costruzione di una delle torri è antecedente agli anni
1188-1191 perché nella prima Carta della Franchigia aostana ne sono menzio-
nati i proprietari.
La posizione di questa rocca è senz'altro strategica, ma lo spazio ristret-
to dello sperone su cui sorge ne ha limitato lo sviluppo.
Si accede all'edificio mediante una strada larga ma assai ripida. Il porto-
ne d'ingresso è inserito in un muro di cinta; all'interno il viale continua fino
all'entrata principale, posta nella torre a sud. Entrati dal portone situato nel
muro di cinta, a destra della vecchia scuderia, ora segreteria del Mu-
seo e nuova sala di esposizione, su cui si trova un giardino con una torretta
angolare di osservazione ed una fontana (caratteristico il ferma secchio a for-
ma di lumaca). A sinistra, nell'ala ovest del castello, vi sono le cucine dotate
di una scaletta di servizio che porta al piano superiore dove si trovavano gli
ambienti di abitazione. Sulla facciata di quest'ala sono dipinti cinque stemmi
(ormai sbiaditi) di alcune famiglie signorili che vi hanno avuto dimora. Ac-
canto alla cucina vi è una sala dal soffitto a volta dipinto in un azzurro cupo e
stelle dorate. Ricordo che una cinquantina di anni or sono, tutt'attorno a que-
sta sala, erano sistemati dei sedili a cassapanca con spalliera scolpiti in stile
gotico. Ora la sala è adibita come tutto il castello a Museo delle Scienze natu-
rali. Sul lato nord-ovest vi è una scaletta che scende in cantina, a nord-est una
porta in legno mette in comunicazione, attraverso alcuni locali, il salone baro-
nale della torre ad est; ivi troneggia un camino monumentale in pietra che in-
ricchisce l'ambiente già interessante per il pregevole soffitto a cassettoni.
Nella torre a sud (il maschio) vi è la scala in granito fatta sul modello di quel-
la del castello Sarriod de La Tour, ma molto più maestosa e luminosa. Essa
conduce alle quattro torrette angolari fatte eseguire dal barone Bollati su indi-
cazione dell'architetto Camillo Broggio di Torino dopo il 1880.
La storia di questo maniero è alquanto complicata per la varietà ed il
numero dei suoi proprietari attraverso i secoli. Esso appartenne ai signori di
Sancto Petro che avevano dei legami colla grande famiglia dei Châtel-
Argent¹. Il castello raggiunse il suo massimo splendore ai primi del 1600
quando fu acquistato dai Roncas: da allora divenne dimora di villeggiatura.
Alla morte dell'ultimo Roncas il castello fu ereditato da persone estra-
nee al Ducato di Savoia, I San Giorgio, I Carpeneto (o Capeneto) non si pro-
muraro no di farne le consuete riparazioni. Nel 1798 fu acquistato da un Ger-
bore che con testamento legò la sua proprietà ad alcuni eredi indiretti che do-
po aver alienato quanto rimaneva dei terreni agricoli, vendettero il castello,
nel 1873, ad Emanuele Bollati, archivista di stato dei Savoia, che lo insigniro-
no "motu proprio" del titolo di barone di Saint-Pierre nel 1880. Il barone si

¹ Anche una parte del territorio di Saint-Pierre è sempre definita con quell'appellati-
vo perché esso faceva parte del feudo di Châtel-Argent che però aveva il suo castello a Vil-
leneuve.

128

sbizzarrì a far ristrutturare il vecchio maniero in maniera piuttosto discutibi-
le, deprecabile per alcuni, fantasmagorica per altri.
Dopo il passaggio a diversi proprietari, finalmente nel 1950 divenne
proprietà del Comune di Saint-Pierre. Ne fu modificato l'accesso dal piazzale
sottostante l'attuale Municipio. Le sale dell'ala ovest, al secondo piano, per
un po' di anni furono adattate a uffici comunali; poi, data la difficoltà per la
popolazione di raggiungere gli uffici, tutti i locali del primo e secondo piano
furono resi idonei per la sistemazione del materiale del Museo.

Château Feuillet

Chi risale la Valle sulla superstrada del Monte Bianco, quasi al confine
col Comune di Villeneuve, sulla destra, in mezzo ai prati, scorge un castello il
cui aspetto, a dir il vero, non colpisce in modo particolare, anche, perché la
torre antica non è facilmente individuabile in mezzo ai caseggiati aggiunti un
poco per volta attorno al torrione iniziale.
Le fondamenta interrate sono molto robuste, dello spessore di circa sei
metri. Man mano che i muri perimetrali si alzano, la loro dimensione dimi-
nuisce fino ai due metri nella parte più alta della torre. Essa un tempo, forse,
era un solaio in quello che è ora il solaio ci sono delle aperture ver-
so l'esterno che potrebbero corrispondere a merli. All'ultimo piano della tor-
re, adattata ora ad abitazione, vi era una cappella col soffitto a cassettoni scol-
piti che, secondo esperti, risalirebbero al 1600. Non è detto, però, che essi sia-
no proprio nati per quel luogo: potrebbero essere stati adattati in seguito a
prelievi da qualche altra parte. Al corpo principale della torre furono aggiunti,
a più riprese, alcuni edifici tutti col soffitto a volta. E' bella la doppia scalina-
ta esterna d'accesso al complesso, ma non è stato possibile appurare quando
essa è stata costruita.
Secondo A. Zanotto la costruzione del complesso risalirebbe solo al se-
colo scorso. R. Berton non accenna alla costruzione ma solo al rifacimento
del 1815 operato dagli allora proprietari baroni Gerbore.
Nel 1915 i Berthod l'acquistarono dal vescovado di Aosta, presso cui
visse il canonico Gerbore, erede della proprietà.
I successori dei Berthod eredi diretti Bonin, Rini, Savoie, hanno costrui-
to su quasi tutto il terreno agricolo che faceva parte della cascina, nuove edifi-
cazioni.

La parrocchia
(D. Aldo Rastello)

Pur mancando una data precisa della sua erezione, è certo che la Parroc-
chia esisteva ben prima dell'anno 1000 (il Durand la dà già esistente nell'800).
I primi documenti scritti, verso la metà del sec. XII, dicono che la par-

129


Testo Originale Estratto
rocchia di Saint-Pierre in Châtel-Argent fu concessa al Capitolo di S. Orso.
Questa concessione non dovette però essere completa poiché il Vescovo di
Aosta nel 1176 ottiene dal Papa Alessandro III una Bolla in cui la parrocchia
di Saint-Pierre figurava alle dirette dipendenze del Vescovo.
Nel 1515 i Signori di Saint-Pierre ottennero dal Papa Leone X il diritto
di patronato sulla Parrocchia. Esercitarono questo diritto fino alla nomina del
parroco Roux nel 1833; il suo successore Artaz nel 1854 fu nominato diretta-
mente dal Vescovo e da allora non intervenne più il diritto di patronato.

Chiesa parrocchiale

L'attuale Chiesa di Saint-Pierre fu costruita interamente nel 1871-72. Fu
consacrata dal Vescovo mons. Duc il 19 dicembre 1872. Sotto il pavimento
rimangono alcune fondamenta delle chiese precedenti: di un edificio sacro di
prima dell'anno mille e dei successivi ingrandimenti del 1371, del 1452 sotto
il parroco Bonifacio Velberto (consacrato dal Vescovo Antonio De Prez l'un-
dici novembre 1452), e del 1547.
La chiesa è a pianta rettangolare, ad unica navata. La pittura della fac-
ciata e i medaglioni della volta interna, rappresentanti figure di santi, sono
stati dipinti dai fratelli Alessandro e Augusto Artari nel 1907.
Di buona fattura è l'Altare Maggiore in marmo bianco, dipinto dai pitto-
ri Artari con la rappresentazione dell'Ultima Cena, degli Evangelisti e di San-
ti valdostani.
Sopra l'Altare Maggiore c'è una pregevole tela dipinta dallo Stornone
(nel 1889) raffigurante Nostro Signore che consegna l'ovile a S. Pietro e la
grande cornice è dello scultore Comoletti.
Di un certo interesse storico e artistico c'è in Chiesa il pulpito in legno di no-
ce (del XVIII sec.), con pannelli intagliati, con scene della vita di S. Pietro e una
ringhiera lavorata a traforo, con grandi foglie e medaglioni raffiguranti i Santi.
Tra gli oggetti sacri di grande valore, che appartengono alla Chiesa,
vanno ricordati una croce astile del 1300 in rame argentato, una croce in lami-
na d'argento stampata a foglie del 1400 e un reliquiario in argento del 1500 in
forma di cofanetto.
Tra la Chiesa e il castello svetta un bellissimo campanile del XII sec. E'
una torre quadrata in pietra intonacata. Le aperture sono, a partire dal basso, a
feritoia, a monofora, a bifora ed a trifora alla cella campanaria.
La cuspide è a piramide quadrata. I piani del campanile sono divisi este-
riormente da ornati in coccio a linee ed archetti.

Il Priorato

Lasciando il Comune di Sarre e proseguendo per Courmayeur, nella
conca in cui si adagia Saint-Pierre, s'incontra sulla destra un complesso di

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staboli nel quale si nota una chiesina con un portichetto all'entrata ed il cam-
panile. Dietro di essa si scorge un corpo di fabbricati che all'occhio del viag-
giatore si presenta come un'area di apparati religiosi: infatti si tratta dell'anti-
co "Prieuré de Saint-Jacquême en Châtel Argent".
L'insediamento è avvenuto attorno al 1145, ed esiste ancora nonostante
incendi e assalti del tempo. Accanto a questa torre, pare antecedente al 1145,
detta torre è nato un grande casamento a forma rettangolare con un centro un
chioschetto a cielo aperto. Racchiuso dal lato nord da un edificio (un tempo il
rustico della cascina adiacente e ristrutturato nel 1962), ad est, dalla facciata
principale dello stabile e a sud, dalla chiesa, vi è un bel giardino a cui si acce-
de da un portone che si apre in un muro, a lato dell'entrata della chiesetta e
sul cui frontespizio si legge la dicitura: "Fundamenta eius montibus sanctis",
cioè le sue fondamenta sono sui monti santi. (Si riferisce al Gran San Bernar-
do o alla Rocca di Sion dove ha avuto sede la Casa madre dei Canonici?). Ol-
tre la bella chiesa ottagonale è da notare la slanciata torre campanaria rifatta
nel 1669 con bifore e cuspide a piramide. La chiesa ha all'interno un altare in
marmo nero con ornamenti in marmo bianco, al centro una tela dipinta raffi-
gurante la Madonna e vari Santi.
In una pubblicazione del 1961 il canonico Alfonso Commod, morto nel
1974 e già rettore del Prieuré, ne ricostruisce la storia in questi termini:
"...Verso il 1145 da Saint-Pierre, vescovo di Tarantause e nostro metropolita,
questo priorato venne affidato ai religiosi del Piccolo San Bernardo che erano
allora canonici della Congregazione di Verrès. Nel 1466, quando l'ospizio del
Piccolo San Bernardo con tutte le sue dipendenze tornò ad essere unito al Gran
San Bernardo, come già era stato all'origine, anche il Prieuré di Saint-Pierre
passa ai Canonici del Gran San Bernardo, i quali allora avevano la Casa Ma-
dre ad Aosta ed erano in prevalenza valdostani (non svizzeri, come ora). Di-
strutto in un incendio il 22 febbraio 1676, il Prieuré venne ricostruito negli an-
ni 1701-1710 con la chiesa attuale, dal Prevosto del Gran San Bernardo, Pietro
Persod (1645-1724) oriundo di Saint-Nicolas e di cui si ammira un ritratto sei-
centesco ad olio nel chiosco al pianterreno con la didascalia in latino illustran-
te la sua opera. Nel 1752, a conclusione di una lunga contesa tra i Canonici del
Gran San Bernardo e i Duchi di Savoia, il Priorato fu confiscato e passò per un
secolo circa sotto l'amministrazione dell'Ordine Mauriziano, che aveva l'inca-
rico di far servire a fini di beneficenza i beni confiscati a quei religiosi.
Nel 1856 il Vescovo di Aosta, Mgr. Jourdain, ricompra per 38.000 lire
dall'Ordine Mauriziano il Prieuré e, fatti alcuni restauri, volle che esso servis-
se quale casa di riposo per i sacerdoti anziani della Diocesi; al sostentamento
degli ospiti sarebbero stati devoluti i proventi dell'annessa cascina che allora
potevano avere un certo valore. Quando ai primi di questo secolo la Chiesa fu
spogliata di tutto quello che essa possedeva in Francia, varie comunità di reli-
giosi francesi vennero accolti in Valle d'Aosta e il Prieuré si stabilirono gli
Oblati di Maria Immacolata, che vi portarono il loro noviziato e vi rimasero
fin dopo la guerra '15-'18. Il priorato, essendo stato sotto Mgr. Jourdain, pro-
prietà intestata al Seminario Maggiore di Aosta, si salvò dalle successive con-

131


Testo Originale Estratto
fische fatte dai nostri governi anticlericali nella seconda metà del secolo scorso.
Ma queste vicende prima, le due guerre poi, le spese per assicurare l'ac-
qua del "Gran ru di Saint-Pierre", avevano impedito che si facessero nel fab-
bricato quegli ammodernamenti e quei restauri che pur richiedeva la sua de-
stinazione a casa di riposo per sacerdoti anziani...".
La storia più recente vede questo antico luogo trasformarsi ancora una volta:
nel 1962 un'aggiunta di 12 stanze e due sale amplia il corpo centrale; nel 1964 lo
spostamento del rustico più a nord dà modo di allargare lo spazio necessario alla
ristrutturazione, (1966-67), per ottenere 48 cellette e una nuova cappella interna.
Promotori di queste iniziative furono Don Omer Anselmoz e il già cita-
to Don Alfonso Commod.
A Don Commod va il merito d'aver saputo apportare alla struttura resi-
denziale quelle migliorie per garantire ai sacerdoti anziani un decoroso sog-
giorno. Agli attuali responsabili dell'amministrazione, Canonici Camillo e
Giulio Rosset, è affidato il compito assai gravoso di conciliare le esigenze
pratiche della vita comunitaria con quello di far vivere un ambiente adatto al-
la riflessione, alla meditazione, alla preghiera, alla ricerca di una interiorità
che pare si stia risvegliando nell'attuale società insoddisfatta.
Cappella
Si sa quale grande importanza ebbero le cappelle simbolo delle Communi-
tà. Disseminate in tutti i villaggi alcune sono cadute in rovina e sono scompar-
se (San Fabiano e San Sebastiano al Borgo), altre hanno acquistato funzioni di-
verse (quella dei Penitenti accanto alle scuole)2. Alcune sono state restaurate.
A Vétan
E' già menzionata dall'Arcidiacono Pietro di Gillaren il 1° luglio 1436
in occasione di una visita pastorale.
Sull'altare in legno intagliato, dipinto e in parte dorato si legge la data
1666. La campana fusa dai fratelli Bertolini di Cuorgné è del 1680. Il campa-
nile è più recente (1768) perché anticamente la campana era sistemata in un
campaniletto sul tetto della cappella. Il tetto è stato rifatto nel 1802 per merito
A Rumiod
Costruita nella seconda parte del 1500 e poi ristrutturata all'inizio
del 1700, questa cappella conserva un trittico in legno intagliato, dipinto
e in parte dorato di notevole valore artistico e storico.
Tale trittico è datato 1643, ma la statua della Madonna è del XV secolo.
Nelle tre nicchie ci sono oltre la statua della Madonna, quelle di S. Bartolo-
meo e S. Barbara; serviva probabilmente da pala di un altare precedente.
L'attuale è datato 1720, e il legno intagliato è dipinto con belle statue, corni-
ci, fregi e testine d'angeli.

Edifici per abitazione privata
Crétalla
Ad ovest del Priorato, sulla superstrada del Monte Bianco, si scorge una
bella antica casa: è la cascina di Crétalla. Vista da ovest si impone per una
doppia serie di finestre con arcata superiore a semicerchio. L'entrata è a mez-
zogiorno; attraverso un corridoio lastricato con lisce pietre di notevoli dimen-
sioni si arriva alla scala che conduce ai piani superiori. Sulla trave maestra è
incisa la data 1630: non si sa se essa corrisponda effettivamente all'epoca di
costruzione o se la trave provenga da altrove. Si sa però che tutta la proprietà
ha fatto parte del complesso agricolo del Priorato ancora dopo il 1731 perché
sappiamo che completavano la cascina di Crétalla alcuni terreni nelle "îles de
Saint-Jacquème" fra i due rami della Dora ai confini coi comuni di Saint-Pier-
re, Aymavilles e Sarre.
La proprietà delle "îles" fu al centro di un processo tra "i procu-
reurs" d'Aymavilles de Saint-Léger e Saint-Martin ed il canonico Persod,
amministratore del priorato, "qui aurait fait changer l'ancien lit de la Doi-
re pour encadrer les îles de S. Jacquème" a favore del Priorato
(31.10.1728). La vertenza giudiziaria si concluse nel 1731 a favore del
Priorato perché linea di demarcazione della proprietà era indicata la
sponda della Dora.
E' da notare che gli abitanti della cascina di Crétalla usufruivano
dell'acqua della fontana di Chévreyron che è in comunione con la sorgente
che alimentava quella del Priorato.
La cascina fu acquistata dai Borney che la cedettero verso gli anni 1930
ai Joyeusaz che ne sono tuttora proprietari, anche se i terreni sono stati suddi-
visi e destinati per la maggior parte all'edificazione.

Dépendance del Priorato
Staccato dal complesso residenziale del Priorato, verso sud-est, vi è un
piccolo grazioso edificio, probabilmente un tempo residenza signorile. Forse
non apparteneva neppure al Priorato perché è al di là della strada, per la
quale si accede agli impianti sportivi comunali e alle proprietà agricole della
zona e che un tempo risultava la nazionale del P. S. Bernardo.

2 Costruita nel 1644 dedicata a Saint-Joseph, poi in dotazione alla "Confrérie du
Saint-Sacrement", o dei Penitenti che vi riponevano i loro arredi.
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133


Testo Originale Estratto
All'interno una bella scala a chiocciola unisce un grande locale a pian-
terreno a quello sopraelevato. Caratteristico il comignolo ad ovest. Questo
edificio è stato restaurato e serve da magazzino del Priorato.

Antiche case rurali

Del 1633, come risulta da due date scolpite una sulla trave maestra e
l'altra su di un cippo, vi è una casa nella Borgata, un tempo appartenuta ad
un Gerbore sposato con una Persod. Essendo stati interdetti nel 1854 i due
figli maschi della coppia, Jean-Baptiste e Pierre-Isidore, la casa passò alla
figlia malaticcia che fu sposata per breve tempo a Paul Viérin non nativo di
Saint-Pierre che nel 1871 vendette parte dell'edificio a tale Costa Alessan-
dro, proveniente dalla Savoia, la cui figlia andò sposa nel 1875 a Romualdo
Branche. Questa parte della casa appartiene ancora agli eredi Branche. Una
parte fu acquistata da Etienne Centoz; i successori la tennero per parecchio
tempo e recentemente l'hanno ceduta alla famiglia Gobbo che ne è l'attuale
proprietaria. L'edificio è stato in parte restaurato ma sulla facciata a sud-est
sono visibili, purtroppo in grave degrado, alcuni affreschi di soggetto reli-
gioso.

Sempre nella borgata, vediamo nella casa al n. 9 di via Chanoux pre-
gevoli stipiti della porta d'entrata sormontata da un medaglione col mono-
gramma del Cristo (Jesus Hominum Salvator = Gesù salvatore degli uo-
mini).

Proseguendo verso est, nella stessa via, ci incontriamo con la casa Ar-
nod, la quale diede il nome al quartiere. Qui vediamo due splendide finestre
con la cornice in pietra in stile quattrocentesco, disuguali fra loro; ciò ci fa
pensare che esse furono trasferite qui dopo essere state prelevate certamente
da un castello o da una casa signorile, sia per l'eleganza dello stile sia per le
dimensioni piuttosto ragguardevoli.

Al n. 23 di via Chanoux si trova casa Persod. Caratteristico il cortiletto
interno a cielo aperto su cui si affacciano le scale per i piani superiori. Fino
all'anno scorso, su questa casa, si vedeva affrescata una bella doppia meridia-
na su cui si leggeva molto nitidamente la data: 1770.

Nel borgo "di là" sempre al n. 50 di via Chanoux si trova casa Besenval
del ramo “Cardeina”, al n. 63 è sita casa Lale-Démoz un po' all'interno della
via.

Alcune di queste abitazioni per il momento non sono state troppo ritoc-
cate, e quindi sono rappresentative dello stile architettonico dei secoli XVII e
XVIII. Ad esse si adatta ancora la bella descrizione che ne fa il Canonico Jo-
seph Lale-Démoz in un suo scritto:

"...d'autres maisons très vieilles aussi, ont une forme moins primitive
(des racards), mais elles sont d'une simplicité absolue. Un escalier extérieur
en pierre qui aboutit à une galerie en bois, mène au premier étage. Une porte
basse, lourde, émaillée de clous à larges têtes et munie d'un heurtoir vous in-
troduit directement dans la cuisine, meublée d'un banc à dossier haut et rai-
de, de quelques chaises de bois, d'une huche où l'on enferme la farine et le
pain; d'une étagère où luisent les plats et les pots d'étain, d'une crédence où
l'on serre la vaisselle reservée pour les grands jours des fêtes religieuses et
familières. L'âtre est en pierre et la cheminée très large. Oh, les jolies légen-
des qui furent contées devant la flamme de ce foyer! Autour de cette pièce
centrale se groupent d'autres pièces très exiguës. Au rez-de-chaussée se trou-
ve la remise et l'étable. Devant la maison l'arbre traditionnel, le courtil ou
jardin potager, séparé de celui du voisin par une haie vive de rosiers ou de
groseillers.

Dans la belle saison, les petites fenêtres, disparaissent sous un voile de
géraniums et d'œillets blancs et rouges; elles s'ouvrent sur un horizon calme
et pur qui apaise le cœur et réjouit les yeux. Une croix de bois est suspendue à
la porte de la maison et l'étroite façade est souvent ornée de rustiques peintu-
res de 'Vierges' souriantes ou douloureuses et de figures de Saints ordinaire-
ment ceux de la Vallée ou des Patrons du village.

...Des cadrans solaires, à demi effacés, témoignent de la vétusté de ces
murs (des épaisses murailles). Ils sont de la famille, eux aussi, car depuis que
la maison a été bâtie, ils ont, non pas sonné, mais donné exactement l'heure à
combien de générations! Le temps n'a pas effacé entièrement leurs devises
naïves, mais très sages".

Vorremmo aggiungere alla bella descrizione del Canonico alcune speci-
ficazioni. Nelle case del Borgo e dei primi villaggi della collina era importan-
te il locale adibito a tinaia (teiazo) e, naturalmente, la cantina dato che il red-
dito maggiore lo si otteneva dalla coltivazione della vite. Davanti alla stalla di
sino c'era uno spiazzo coperto che serviva a depositare i fasci di fieno pre-
parati per il bestiame. Nella stalla non si cucinava ma si svolgeva la "veillà" o
vi si riparavano gli attrezzi agricoli.

Ancora nel borgo si può ammirare la bella casa Lanier che ora è in via
di ristrutturazione. Essa fu ricostruita nel 1895 e sinora aveva mantenuto le
sue caratteristiche.

Un punto dove è visibile l'impronta dell'età feudale è quanto rimane del
villaggio Luboz (nel 1300 detto Closum de Lano) a ridosso del roccione su
cui poggiano la chiesa, il campanile ed il castello: probabilmente erano le
stalle e le scuderie del maniero (o della Parrocchia?).

A "Bussan di mezzo" vi è la casa a tre piani che fu la residenza della fa-
miglia del Canonico Lale-Démoz. Essa ha un bel pilastro rotondo alto sino al
tetto.

A "Bussan di sopra" la casa Barmaverain conserva l'antica struttura;
nello stesso villaggio è in fase di ristrutturazione quella di Séraphin Lale-Dé-
moz sulla cui trave maestra è ben visibile la data 1683. Poiché lo stile di que-
ste case è identico crediamo esse siano della stessa epoca.

Altre case antiche si notano nei vari villaggi, alcune sono state restaura-
te conservando l'antica impronta, altre sono quasi dei ruderi.


Testo Originale Estratto
A “La Croix”³, un poco al di sopra del villaggio, si trovano delle piccole
grotte in muratura di cui non si sa bene a cosa avessero potuto servire; proba-
bilmente nel passato erano state adibite alla conservazione di derrate alimen-
tari.
A “Vergnod” è abitata la casa della famiglia Ceriano. Una parte è stata
recentemente restaurata (una prima riparazione era stata eseguita nel 1894) di
cui fa fede un’incisione su una pietra angolare). Ad ovest è stata rispettata,
molto saggiamente, la struttura di un terrazzo con attorno un muro su cui pog-
giano dei pilastrini rotondi col cappello in ardesia, tipici della fine del Sette-
cento, e che indicavano l’appartenenza del proprietario ad un certo livello so-
ciale. (Si vedano a tal proposito, casa Besenval al villaggio Luboz e casa Gar-
niez a Cheyvreyron).
Proseguendo sulla strada per Saint-Nicolas ci imbattiamo nella cascina
di Verreytaz, in completo sfacelo, ma da quanto rimane possiamo supporre
che un tempo era degna di tutto rispetto. Sulla trave maestra si trova l’incisio-
ne D.T. 1905 ma a quanto pare l’edificio subì un furioso incendio dal quale si
salvò la colonna rotonda in muratura a sud-ovest tipica del ‘600. Presumibil-
mente faceva parte dei beni del castello di Saint-Pierre perché prima del 1900
fu dimora dei Besenval i quali possedettero molte proprietà del feudo di detto
castello.
Arrivando a Rumiod, a monte della strada, è piacevole da vedersi una
casa assai grande in comproprietà fra Pailex, Chappuis e Garin. A “Rumiod
di là”, l’antica casa Lettry (Zamui) reca la data del 1773: è caratteristica per le
sue balconate. Poco discosto un “racard” serve da fienile.
Vétan, un tempo villaggio molto abitato, conserva vecchie case assai di-
messe, in pietra. La costruzione più significativa è la cappella.
A Verrogne vi è un’antica segheria che è rimasta in funzione fino a
qualche tempo fa, il mulino, la cappella e parecchie case sono state ristruttu-
rate ma non sono abitate con continuità.
“Homené”, abbandonato durante l’inverno sin dal 1950-51 sta riacqui-
stando una certa notorietà poiché è attraversato dalla bella panoramica strada
dei Salassi. E’ frequentatissimo il ristorantino alla frazione Santa Margherita
inserito nel complesso agri-turistico “Les écureuils”.
E’ da evidenziare che le antiche dimore più ricche si trovavano nella zo-
na alta del Comune perché là il terreno irrigato era più fertile e quindi l’agglo-
merato urbano più consono ad un reddito maggiore.
Oggi, la massima parte delle abitazioni del Comune, sono di recente co-
struzione e non presentano caratteristiche. Soprattutto nel Borgo vediamo
complessi condominiali che ospitano famiglie le cui attività si svolgono per lo
più nella vicina città di Aosta.

³ Ci si chiede se il villaggio di La Croix non sia quello di Bréan menzionato in un
documento dell’anno 1000.

136

Edifici pubblici per la comunità

Quando l’amministrazione della comunità perse l’autorità del clero e
della signoria, cioè verso la fine del 1700, a sostituire il “procurer de la cha-
pelle” ci fu il “procureur de la communauté” o sindaco; al “métral local”
(messo del signore) si sostituì il “mandrien” (messo comunale) cui le funzioni
rimasero pressappoco le stesse del métral. Mentre il “procureur de la chapel-
le” doveva rispondere, in nome della comunità, all’autorità ecclesiastica, il
“Procureur de la communauté” invece a quella laica e precisamente alla Con-
gregazione dei tre stati prima e poi al sottoprefetto quando il territorio valdo-
stano fu assorbito dalla provincia di Torino.
Per influenza del sistema politico francese all’inizio del XIX sec. (1834)
il sindaco diventò di nomina ministeriale mentre il consiglio comunale era
elettivo. Tale sistema resistette fino all’instaurazione della democrazia
(1946)4.
Nel periodo feudale i governanti comunicavano con il popolo attraverso
“les cries” (adunanze indette oralmente) e i “Bamps” (bandi o avvisi) che
consistevano, da parte del métral o del mandrier, nella lettura degli avvisi per
più domeniche successive sul piazzale della chiesa all’uscita della messa so-
lenne; poi il bando veniva esposto per un determinato numero di giorni
nell’albo pretorio. Tale forma di pubblicazione degli avvisi fu tenuta in uso
fino alla seconda guerra mondiale.
Le adunanze del popolo avvenivano sul piazzale della chiesa o nella
cappella sede della congregazione religiosa dei penitenti.
Con l’instaurazione del sistema comunale, laico quindi, si adattarono
dei locali per il municipio dove svolgere le attività inerenti l’amministrazione.
A memoria d’uomo il municipio di Saint-Pierre ebbe sempre sede in lo-
cali ove ora si trova il recente edificio delle scuole elementari. Esso consiste-
va in un lungo caseggiato con al piano terreno le aule scolastiche e al primo
piano gli uffici comunali. Vi si accedeva con una scala in pietra dal lato est
prospiciente il vecchio cimitero. A ovest c’era la Cappella dei Peniteniti ora
sconsacrata ed adibita a sala per rappresentazioni musicali.
Nel periodo del fascismo vari comuni furono aggregati fra loro e quindi
il nostro municipio fu soppresso. Con la nuova costituzione democratica fu ri-
costituito il comune di Saint-Pierre e la prima sede degli uffici fu posta nel
castello. Intanto però erano state costruite le nuove scuole, ma essendo queste
diventate insufficienti, si abbattè il vecchio edificio scolastico sede un tempo
anche del municipio, si costruirono nuove scuole nel 1972-74 e nell’edificio
scolastico nato nel 1935 furono adattati i nuovi uffici comunali come si trova-
no tutt’ora.

4 Nel periodo del regime fascista il sindaco si chiamò podestà ma sparì il consiglio
comunale.

137


Testo Originale Estratto
Nei documenti esistenti nell'archivio comunale sono presenti note di
spese per i vari rifacimenti dei locali del municipio; i più importanti avvenne-
ro tra il 1836 e il 1842 e naturalmente dopo il 1935.

Altri edifici pubblici

Abbiamo appena visto come l'edilizia scolastica si sia sviluppata con-
temporaneamente ai rifacimenti del municipio. L'edificio scolastico nel 1935
sui ruderi dell'antico cimitero venne sostituito da un nuovo stabile sorto
sull'area di quello primitivo, nel 1974.
Una scuola nuova sorse nel villaggio di Alleysin (1965) per sostituire il
locale a La Charrère di proprietà privata.
Nei villaggi le aule scolastiche ora non più in uso sono in genere ricava-
te in locali in condominio con la latteria (Rumiod, Etavel...).
La scuola materna ha avuto un locale tutto per sé dal 1930 in Via della
collina ora sede dell'amministrazione del Consorzio del canale irriguo Grand-
ru. Ebbe una degna sede nella villa di Mgr. Centoz per una quindicina di anni
e finalmente dall'85 in un bel edificio di proprietà del Comune in via C. Gex
dove ha sede pure la Biblioteca comunale.
Presso i magazzini della cooperativa "Cofruits" è a disposizione del pub-
blico per conferenze, riunioni varie, corsi di aggiornamento per coltivatori, un
salone vasto e adeguato e che prossimamente verrà ulteriormente sistemato.
Al villaggio Ordines sorge il complesso costituito da diversi edifici si-
tuati in una zona verde ed allestiti per un centro socio-sanitario del distretto e
una microcomunità per anziani.
Il tutto è stato realizzato a cura dell'Amministrazione comunale retta
all'epoca dal sindaco Silvio Christille e avente quale assessore alla sanità il
sig. Marco Carlin il quale ha caldeggiato attivamente la realizzazione
dell'opera che ha iniziato le sue attività nel marzo del 1987.
La parte adibita a centro socio-sanitario è costituita da vari gabinetti
medici che forniscono un servizio per problemi specifici di psichiatria,
psicologia, ginecologia, ostetricia, fisioterapia, logopedia e sono diretta-
mente gestiti dalle U.S.L. mentre il servizio della comunità per anziani è
gestita dall'Amministrazione comunale di Saint-Pierre per conto dell'As-
sessorato regionale alla Sanità attraverso un comitato formato da 10 per-
sone di cui due rappresentanti dei comuni del distretto, un medico geria-
tra, l'assistente sociale, l'assessore alla sanità di Saint-Pierre, una infer-
miera di ruolo.

5 Il distretto comprende i comuni di Aymavilles, V
Rhêmes-Saint-Georges e Notre-Dame, Saint-Pierre, Saint-
te del distretto, è autonomo per i servizi socio-sanitari.

I mezzi per il funzionamento sono reperiti dalle rette dei pensionanti e
dalla sovvenzione da parte dell'Assessorato regionale alla Sanità. Anche pri-
vati cittadini hanno elargito mezzi vari a titolo di beneficenza.
L'area occupata dalla microcomunità è costituita da 19 camere da letto
singole o doppie con relativi servizi igienici, sale di soggiorno e rappresen-
tanza, bagni attrezzati per handicappati, cucina, ascensore e laboratorio per
esercitazioni terapeutiche.

138


Testo Originale Estratto
CAPITOLO SECONDO

Usi e costumi

Nel capitolo precedente abbiamo considerato l'evoluzione della comu-
nità di Saint-Pierre con l'osservazione dell'ambiente relativo alle abitazioni.
Dal "dove" vogliamo passare ora al "come", perciò indirizziamo la ri-
cerca del modo di vivere attraverso il tempo.

Vestiarlo

Per quanto riguarda l'abbigliamento, le pettinature, l'alimentazione non
ci sono particolarità che distinguano le abitudini dei Sainpierrollins da quelle
degli abitanti degli altri comuni rurali della Valle d'Aosta.
Troviamo delle notizie sugli abiti della metà del 1700 in uno studio di
Augusta Lange: "L'habillement des hommes et des femmes des Paroisses de
Saint-Nicolas et de Saint-Pierre à la moitié du XVIII° siècle et les ex-voto des
chapelles de Vens et de Vétan" (Extrait de la vie quotidienne en Savoie).
La signora Lange fa un parallelo fra le vesti dipinte su tavolette in legno
di cm 30 x 45 datate al 1737-1764 che si trovavano un tempo nelle cappelle
conservate in Parrocchia a Saint-Pierre, ed un espo-
sto del Vi-Bailli di Aosta al Segretario di Stato per gli affari interni a Torino
circa un delitto consumato a Saint-Pierre nel 1735 e di cui si erano resi re-
sponsabili tre uomini del paese.
Nell'esposto c'è la descrizione degli abiti dei tre malandrini: "Le pre-
mier portait une veste blanche, au reste habillé de drap noir grossier; le se-
cond habillé de vieux drap gris; le dernier (de Saint-Nicolas)... un habit de
drap d'Aoste, couleur de cannelle, doublures et manches rouges, garni de gros
boutons jaunes et avec trois boutons sur chaque manche. Les bas couleur can-
nelle faits à l'aiguille, un peu plus obscurs que la couleur de l'habit, soulliers
carrés et boucles jaunes, culotte de drap bleu...". Costui doveva essere di un
ceto sociale più elevato perché portava anche "un anneau sur le petit doigt de
la main gauche à façon de cœur".
Le vesti dei dipinti di Vétan hanno più o meno le stesse caratteristiche
di quelle dell'esposto del Vi-Bailli. Si deduce, pertanto, che i borghesi segui-

141


Testo Originale Estratto
vano la moda Luigi XV senza fronzoli e parrucche, mentre i poveri erano 
“habillés de drap grossier”.
Troviamo note di vestiario in certi contratti di matrimonio; riguardano 
però persone del ceto sociale agiato.
Si sa, per tradizione orale, che fino al 1920 circa in paese c’erano anco-
ra donne che filavano oltre che la lana anche la canapa, che era coltivata in si-
to e fatta macerare nei “ness”. Sembra che nel villaggio di Alleyin fossero 
installati dei telai per la tessitura, ma se ne è persa la memoria.
Quando alla fine dell’800 la fotografia diventa accessibile, come costo, 
osservando appunto i soggetti fotografati, possiamo avere un’idea di quali 
fossero le fogge dell’epoca. Non possiamo, però, avere l’idea generale 
dell’abbigliamento perché chi si faceva fotografare vestiva gli abiti festivi e 
non quelli da lavoro.
Notiamo nelle fotografie che gli abiti degli adulti, all’epoca, sono sem-
pre scuri: quello delle donne è elegante: la gonna lunga, attillata in vita, è lar-
ga sul fondo; la “baschina” e le maniche sono arricchite da piegoline; la gor-
giera bianca diventa sempre più rara, sostituita da catenine, collane, a cui è 
appeso l’orologino, come sul gilet degli uomini fanno bella mostra catene di 
orologi. Sulla gonna, le donne portano vezzosi grembiulini ornati di pizzi.
Nei giorni feriali l’abito è costituito dalla “sarza” di un tessuto grezzo e pe-
sante con cui sono fatti anche i pantaloni da lavoro degli uomini.
Gli abiti maschili invece hanno foggia già più simile alla nostra. La 
“lanzetta” (giacca a due code) è sostituita da una giacca normale; la camicia 
bianca, con lo sparato inamidato, a volte manca di colletto; la cravatta, quasi 
normale o a papillon, talora è sostituita da un cordone con dei pompons. I ra-
gazzi fino ai 6/7 anni e le ragazze fino a 15/16 anni portano un abito femmini-
le informe (lo goni).
Le ragazze hanno capelli lunghi più o meno tirati all’indietro in uno chi-
gnon basso sulla nuca, le donne hanno la scriminatura in mezzo e le anziane 
portano un fazzoletto annodato sotto la gola. Gli uomini adulti portano capelli 
tag liati corti ma baffi curati ed abbondanti: il cappello è un accessorio indi-
spensabile. A volte le ragazze, verso i sedici anni si tagliavano i capelli per 
venderli ed acquistare il primo abito da adulte.
Per i giorni festivi si portavano scarpe assai tozze; nei giorni feriali zoc-
coli con grossi chiodi (brozze) ed un lamierino di ferro sul davanti (lo morail-
lon). Le donne per le feste avevano stivaletti con una lunga abbottonatura. Gli 
uomini anziché le calze, a volte, portavano pezze di tessuto che avvolgevano i 
piedi. Fino agli anni ’40 tutti i ragazzi calzavano zoccoli, magari guarniti 
all’allacciatura con un po’ di pelliccia.

Alimentazione
Per quanto riguarda i cibi ci si accontentava di quello che si trovava in 
loco: latte, burro, formaggi, olio di noce, cavoli, porri, fagioli, piselli, fave,

142

insalata, carne conservata in salamoia e poi essiccata, polenta che era, però, 
ritenuta un cibo... esotico poiché si acquistava ad Ivrea.
Si cucinavano molte minestre in cui si cuoceva “lo gru”, grano perlato 
ottenuto con particolari macine (“la piila”) dove pure si spremevano i gherigli 
delle noci per avere l’olio.
Una “piila” c’era ad Alleyin fino ad una sessantina di anni fa, poi ci si 
è dovuti recare ad Aymavilles o a Villeneuve dove essa è tuttora in funzione.
Essendo Saint-Pierre paese vinicolo, a settembre si faceva “lo vin quet”,
una specie di marmellata dove il mosto dell’uva sostituiva lo zucchero, e si 
consumava poi in inverno con la polenta. Durante la Quaresima la prima co-
lazione era composta di pane col “troillet”, il panello che si otteneva dopo la 
torchiatura delle noci.
Il pane si cuoceva all’inizio dell’inverno, lo si seccava su delle rastrel-
liere per consumarlo un po’ alla volta inzuppato nel latte o nel brodo.
Durante l’estate si raccoglievano le bacche di ginepro che si cuocevano 
lungamente fino a ridurre il succo ad uno sciroppo che serviva come medici-
nale nei disturbi digestivi. Dalle mandorle si ricavava l’olio che serviva esso 
pure come medicinale per le infiammazioni.
Si raccoglievano pure piante medicinali per gli usi più svariati.
Ci sono pervenute attraverso l’Archivio comunale un paio di ricette, un 
poco indecifrabili, ma verosimilmente riguardavano delle tisane.
Le patate che rappresentano per i valdostani una colonna della loro cu-
cina, giunsero assai tardi in Valle. Si sa che M. de Saussure nel 1778 portò a 
Chamonix cinque esemplari di questa solanacea dopo che nel 1771 l’Acadé-
mie de Besançon le aveva accolte tra le “substances alimentaires nouvelles” e 
che tra il 1783 e il 1785 Luigi XVI e Parmentier ne avevano divulgato l’uso.
Tuttavia in Valle ancora nel 1854 troviamo nelle memorie dell’Abbé 
Gorret uno scritto: “Guerre aux pommes de terre de part du Dr. Grappein de 
Cogne”. Per cui è logico pensare che la diffusione di questa cultura è susse-
guente alla metà dell’800.

L’illuminazione
Possiamo immaginare il rivolgimento nel modo di vivere quando alla 
fumosa lucerna si sostituì la lampadina elettrica. Purtroppo, benché l’avveni-
mento non sia così remoto, non si è potuto appurare in quale maniera si sia 
prodotto. Qualcuno ricorda, con approssimazione, di aver visto accendersi la 
lampadina da 5 watts alternativamente in un solo locale alla volta, nelle case 
del Borgo, e pare che l’energia provenisse da Aymavilles.
Troviamo, invece, un “compromesso” per la costruzione di una centrali-
na a Bosses (frazione a mezza collina del paese) del 1° marzo 1909. La socie-
tà avrebbe dovuto costituirsi con il reperimento di fondi attraverso una sotto-
scrizione di azioni da lire 50 ognuna. Non fu molto elevata la somma prenota-
ta dai 51 azionisti (L. 2950).

143


Testo Originale Estratto
Più consistente fu la somma ricavata (L. 13.400) in seguito alla stesura
del progetto registrato in data 11 marzo 1909. La spesa prevista era di L.
20.000 reperibile in azioni da L. 100 ognuna. Fu steso un regolamento in cui
si stabiliva il numero massimo delle azioni (30) per ogni societario. Tuttavia
il diritto di voto non era prescritto in base alle azioni possedute ma ognuno
aveva diritto ad un solo voto. Il progetto cadde nel nulla perché fra i 92 soci
non si era potuto raccogliere la somma necessaria.
Per alcuni anni successivi non si hanno ulteriori notizie. Si sa, però,
che tra il 1910 e il 1912 furono prese alcune iniziative per estendere a tutto
il Comune la distribuzione dell'energia prodotta in una centralina di Introd
in comproprietà tra un signor Ardisson e Ferdinand Blond di Saint-Pierre.
Nel 1912 venne stipulato un compromesso di vendita, tra Blond e Fusinaz
Alfonso, per un appezzamento di terreno a Courtil d'Introd al fine di co-
struire un canale per la condotta forzata che alimentasse la centralina proget-
tata. L'importo era stabilito in L. 260 più L. 35 da pagarsi a Fusinaz Giusep-
pe (probabilmente per una parte di proprietà o un diritto di passaggio) paga-
bili 1/10 subito e 9/10 allo stipulo dell'atto notarile da farsi entro il 1° set-
tembre 1913.
Nel 1913-14 fanno fede le fatture dell'officina "Sisto Ceriano - Ville-
neuve" dirette al signor Blond per le forniture di materiale usato per il prose-
guimento dell'esecuzione delle opere.
L'atto di vendita, stipulato dal notaio Donnet per l'appezzamento su cui
fu fabbricata la centralina a Crétaz-Perrin (a Introd), fra Luboz Maria vedova
Saudin ed il Blond consistette nella somma di L. 50 e fu registrato il 12 gen-
naio 1914. All'epoca, però, la centralina doveva già essere funzionante. Gli
affari non dovettero prosperare molto per la società che faceva capo al Blond
se si stipulò un compromesso per il passaggio dell'azienda ad una società
anonima per azioni, sempre che quest'ultima avesse raggiunto un capitale
versato di L. 50.000. Si era stabilito comunque che a deciderne il prezzo fosse
o una commissione tecnica o il presidente del Tribunale di Aosta. Le azioni
furono stabilite in L. 100 ognuna. I 37 soci con 190 azioni in totale non riu-
scirono a superare la somma di L. 19.000. Perciò non fu possibile la transa-
zione. Nel 1919 la “Société électrique” del Blond fece ancora acquisti di ma-
teriale presso l'officina Ceriano a Villeneuve.
In un secondo tempo la centralina di Introd con tutte le infrastrutture fu
assorbita da una società di Aosta che faceva capo al banchiere Alidoro Bé-
rard. Troviamo alcune notizie intorno a questa fase dei lavori per l'estensione
della linea elettrica da parte della “Società Bérard” in un decreto del
23.8.1915 firmato dal Prefetto della Provincia di Torino che autorizzava l'im-
presa Bérard ad iniziare i lavori della posa dei cavi elettrici su tutto il territo-
rio da Aosta ad Avise. I lavori dovevano essere terminati in tre anni.
Fino al 1935 non si hanno altre notizie, ma nel maggio di quell'anno
l'energia viene erogata dalla “Società Elettrica Valdostana - Gruppo SIP di
Torino”. Non si hanno documentazioni in proposito. Si sa che poi ci fu la
“SADEA” e quindi dal 1963 l'ENEL.
144

Ustanze

Le processioni

La vita religiosa, vista anche come motivo di aggregazione, si manife-
stava con la partecipazione della quasi totalità della popolazione ai vari riti fra
cui le processioni.
Significativa quella delle “Rogazioni” che procedeva attraverso le vigne
di Torrette.
Quella del “Corpus Domini”, unica ancora praticata, attraversava le vie
del Borgo con una sosta presso il fontanile nel Borgo “di là”.
Un tempo vi partecipavano gli aderenti alla Congregazione dei Peniten-
ti; morto nel 1929 l'ultimo adepto, sono scomparsi i sai bianchi nella consue-
ta cerimonia.

I matrimoni

Sono sopravvissute alcune manifestazioni riguardanti le nozze. Un tem-
po si festeggiava con più solennità il fidanzamento ufficiale e soprattutto l'ul-
tima domenica tra scapoli e nubili.
Usanza tutt'oggi seguita è quella della segatura abbondantemente disse-
minata lungo la strada che conduceva dall'abitazione di uno degli sposi a
quella di qualche rivale... sconfitto.
Se poi uno degli sposi era alle seconde nozze gli amici per notti intere
con campanacci o altri utensili facevano un gran baccano (la Zalii) fino a
quando veniva loro offerta abbondante libagione.

I funerali

Per le esequie sono rimaste invariate alcune consuetudini.
Il decesso viene annunciato con il suono delle campane nell'ora in cui il
giorno seguente avverrà la tumulazione. I rintocchi si seguono con tre pause
se il defunto è maschio, due se femmina.
Un tempo, secondo la notorietà ed il censo del defunto veniva azionata
la “grande” o la “mediana” delle campane.
Per la funzione, il giorno del funerale, la gente si raccoglie accanto alla
bara dinanzi all'abitazione del defunto. Quindi all'arrivo del sacerdote si for-
ma il corteo che ha delle regole fisse: in prima fila il più prossimo dei vicini
di casa con una grande croce, poi il sacerdote, i cantori, uno dei più giovani
parenti con una piccola croce, il feretro portato a spalle dai pompieri volonta-
ri, eventualmente preceduto dalle corone di fiori, quindi i parenti seguiti da
tutti i partecipanti maschi se il morto è uomo, dalle donne se è donna. Dopo la
cerimonia il corteo si ricompone nello stesso ordine per andare in cimitero.
145


Testo Originale Estratto
Se la tumulazione della salma avviene in forma civile il corteo fa in mo-
do di passare davanti al Municipio.

Credenze e superstizioni

Molto più numerose un tempo le forme di credenze o superstizioni.
Quasi tutte però indicanti cattivi presagi. Lutto nell'anno per la famiglia se un
componente scorge una pianta fiorita fuori stagione, altrettanto funesta l'of-
ferta del pane se capovolto; morte assicurata per chi allineava la testiera del
letto con la porta della camera.
Se poi si formano degli intervalli nel corteo di un funerale è certo molto
prossimo il decesso di un altro membro della Comunità.
Menofuneste, anzi addirittura buone le osservanze per le semine, la
monticatura del bestiame, la potatura e il taglio degli alberi secondo le fasi lu-
nari e i segni zodiacali.

CAPITOLO III

Attività economiche

Nel capitolo di storia medioevale sull'uso del territorio si sono prese in
esame le attività di quell'epoca che erano essenzialmente agricole. Il lavoro
della campagna comunque richiedeva degli attrezzi forniti da piccoli artigiani
locali che operavano in proprio da soli o al massimo nell'ambito della fami-
glia. Per lo più tutti si arrangiavano a riparare da soli gli arnesi di lavoro.
Con la crisi del regime feudale tra la fine del '700 e l'inizio dell'800,
anche in Valle d'Aosta si assiste ad una diversificazione sociale favorita
dall'arrivo nel nostro paese dei primi forestieri. Questi ultimi hanno dato im-
pulso all'attività economica e introdotto nuove figure nel campo lavorativo
come ci è attestato dai verbali del Consiglio Comunale.
E' il caso di Joseph Ceriano (Ceriani, Cerian, Cerianoz) vivente in pae-
se nel 1785, di professione "maçon", proveniente da Botticeto (Boccioleto -
Vercelli), e di Zamarié Jean "menuisier", di Bussoz "tonnelier", di Paretty
Dominique proveniente da Novara e di Frachy Pierre de "Campertollioz"
(Campertogno - VC) "cordonniers"¹.
Verso la fine del 1800 abbiamo dei Cagliero detti "Brocca" perché fab-
bricavano chiodi (brozze) per scarpe e zoccoli; dei Carlin (Blanzet) di cui uno
bottaio, l'altro calzolaio, entrambi provenienti dalla Savoia, di un certo Mas-
seusse falegname, dei fratelli Victon-Mea, calderai arrivati dal Canavese.
Per quanto essi non siano noti al di fuori della nostra comunità e siano
ormai dimenticati dalle nuove generazioni, meritano una menzione particola-
re per il lavoro col quale contribuirono a favorire lo sviluppo del territorio nel
contesto dell'epoca.
In questo clima di fattiva operosità di carattere artigianale si inseriscono
senz'altro nostri concittadini autoctoni. Innanzi tutto ricordiamo Ferdinand
Blond (1865-1918) pioniere dell'illuminazione nel paese, costruttore della

¹ La grafia di questi nomi è molto approssimativa e se ne giustifica il motivo: queste
persone prive di documenti regolari riferivano le loro generalità nel loro dialetto poco com-
prensibile qui.

146

147


Testo Originale Estratto
nuova latteria di Alleysin, impresario del primo tronco del canale irriguo del
"Grand-ru".
Importante fu il cav. Louis Lanier (1861-1932) fautore con altri dell'ini-
ziativa per l'esecuzione del canale irriguo "Grand-ru Villeneuve-Saint-Pier-
re"; egli fu anche promotore di una società di assicurazione contro gli incendi
e di una società per la selezione del bestiame (1910-12).
Lale Castain Jérôme François, marito della ricca figlia Caterina del no-
taio Garniez, negli anni attorno al 1850 nel villaggio Tâche installò una con-
ceria che però non ebbe vita lunga ed anzi portò il proprietario al fallimento².
L'attività edilizia ha una certa rinomanza grazie a capomastri noti anche
fuori dalla ristretta cerchia del paese. Ricordiamo i Lale-Démoz, i Pallais, i
Blond.
Molto conosciuti nei paesi dei dintorni i laboratori di confezioni: Thérè-
se Jaccod, Judith Thomasset, Pélagie e Fine Victon-Mea, Sylvie Lale-Démoz
(Pipi), Eléonore Champvillair furono maestre di cucito di molte ragazze per
alcune generazioni. Sempre a cavallo tra il XIX e il XX secolo si sviluppa il
commercio in locali appropriati, ma curiosamente tutti gli esercizi sono aperti
nel Borgo (eccezione fu per molto tempo un negozio aperto a Praximond).
I negozianti si rifornivano ad Aosta; si ricordano a questo proposito Lu-
boz Luciano e Paolino Chevrière quali rappresentanti di una attività ormai
scomparsa: quella del commissionario, cioè dell'incaricato degli acquisti del-
le merci ad Aosta ed il trasporto in paese.
A proposito del Luboz, detto "Cidello", si racconta un aneddoto.
Qualcuno gli aveva regalato un tendone per coprire il suo carro; qualche
burlone vi aveva scritto sopra "Cidello nuovo" e con quello, da uomo spirito-
so, egli aveva continuato a circolare.
Di Paolin si ha forse più netta rimembranza poiché continuò il suo me-
stiere di trasportatore col mulo sino alla fine della seconda guerra mondiale.
Siamo ormai negli anni tra il 1930-40 ed assistiamo al rinnovamento to-
tale del sistema economico. L'agricoltura cede il passo alla nascente industria
di grandi dimensioni. Dato anche l'eccessivo frazionamento della proprietà,
non è più possibile vivere col solo reddito agrario per la maggior parte dei no-
stri concittadini. Dopo il periodo delle immigrazioni, si cercano quindi attivi-
tà più redditizie nell'industria: un gran numero di uomini trova occupazione
negli stabilimenti della "Cogne". Tuttavia si continua a curare l'apprezzamen-
to del taglio del bosco che per vero profitto. A dire il vero,
il profitto prende una certa consistenza quando si apre il mercato della
frutta e la produzione delle mele si intensifica. La viticoltura invece si riduce
per l'eccessivo costo di produzione e la grande concorrenza di vini importati.
Il tracollo dell'attività agricola nella forma di piccola proprietà avviene

² Una conceria esistette comunque nel 1779: essa è infatti menzionata nella “Recen-
sione delle botteghe dei fabbricanti di cuoio”.

148

dopo gli anni '50-'60. Pochi agricoltori a tempo pieno occupano gli spazi del-
le proprietà di coloro che hanno cercato altrove il lavoro, costituendo così
delle aziende sufficientemente estese per permettere l'utilizzazione razionale
delle macchine agricole che sarebbero troppo costose per una piccolissima
azienda. Bisogna aggiungere che molto territorio agricolo è stato ridotto a
causa dell'espansione delle aree edificabili.
Assistiamo, in quest'epoca, alla nascita e allo sviluppo di laboratori arti-
giani di una certa consistenza sempre, però, a conduzione famigliare.
All'epoca industriale che ha convogliato verso gli stabilimenti "Cogne"
di Aosta molte persone, segue la nascita di piccole industrie che forniscono
un lavoro sul posto ad alcune decine di operai. Tale è il caso della "Grolla" e
dell'"In.ca.".

"La Grolla"

Il 23 ottobre 1962 viene iscritta nell'elenco delle ditte "La Grolla", so-
cietà a responsabilità limitata creata nel maggio dello stesso anno. Essa ha
sede in località Cogmein. Gli impianti sono stati allestiti in locali costruiti
all'uopo, su terreni acquistati dalla società. Il capitale ammonta a 800.000
lire.
L'attività inizia il 1° settembre e ha per fine la produzione di oggetti ti-
pici in legno. La ditta dichiara 30 operai fissi e una cinquantina di collabora-
tori privati addetti alle rifiniture. Amministratore delegato per l'esercizio
dell'azienda è nominato il geom. Lorenzo Bonomi. Nel 1965 il capitale socia-
le aumenta a 15 milioni e la ragione sociale cambia trasformandosi in società
per azioni. Il capitale raggiunge i 45 milioni. Nel 1974 l'amministratore dele-
gato, geom. Bonomi, passa le consegne al geom. Renato Luboz che nel 1977
ridimensiona la società ritrasformandola in soc. a r.l. e riportando il capitale a
L. 900.000. Nel 1978 l'amministrazione è delegata al sig. Luigi Lanier che ri-
porta invece il capitale a 20 milioni.
Il 1° luglio 1980 la ditta cambia ancora natura giuridica e diventa "La
Grolla: coopérative des artisans en bois a r.l.". Il capitale è costituito da un
numero illimitato di quote da L. 1.000.000. Le maestranze sono calate al nu-
mero di 9 e la ditta diventa ufficialmente un'impresa artigiana.
Nell'89 il sig. Lanier lascia tutte le cariche che passano a Maria Ga-
briella Cuc che dal gennaio 1989 diventa l'unico amministratore delegato. In-
tanto la produzione rallenta perché la richiesta di mercato subisce gli inevita-
bili contraccolpi di una concorrenza spietata.

L'"IN.CA"

Il 14 marzo 1969 i sigg. Lanier Luigi, Colla Nicola e Danieli Gianfran-
co costituiscono una società in accomandita semplice sotto la ragione sociale

149


Testo Originale Estratto
di “IN.CA” (industria casse) di Danieli Gianfranco e C. (S.A.S.) e che ha per
oggetto la lavorazione del legno, in particolare casse per imballaggio. La so-
cietà ha sede in località Cogmein e ha un capitale di L. 12 milioni. L'ammini-
stratore delegato ha i più ampi poteri nell'ambito di un regolamento costituito
da 23 articoli. Il numero dei soci aumenta, la Ditta mantiene sempre il nome
"In.Ca.", ma risulta intestata a Rita Raviola e C. (S.a.s.). Nonostante il cam-
bio degli amministratori, gli affari non prosperano e il 9 maggio 1979 la so-
cietà viene sciolta. Un'altra fonte di produzione di lavoro si è esaurita e gli
addetti alla lavorazione devono cercarsi un'occupazione altrove.

Attività collettive

Considerata l'esiguità dei buoni terreni coltivabili ed il loro eccessivo
frazionamento, i nostri antenati affrontarono il problema costituendo delle as-
sociazioni per mettere in comune i mezzi di produzione. Abbiamo perciò:
consorterie, latterie, mulini, forni, ecc.

Le consorterie

Il canonico Edoardo Brunod nello studio su Ayas, dopo la consultazione
di testi degli avvocati Padula e M. Andrione, ha esposto la configurazione di
quelle che vengono chiamate “consorterie” e sono assai comuni in Valle
d'Aosta.

Esse sono associazioni di proprietari o usufruttuari di terreni o infra-
strutture condotte in collettività.

Secondo le ricerche fatte sembra abbiano un'antichissima origine. Infat-
ti sarebbero sorte ai tempi dei primi insediamenti delle popolazioni in Valle e
cioè in una epoca pre-romana. E' probabile che i colonizzatori delle terre ab-
biano disboscato e lavorato i terreni incolti e si siano insediati su queste aree
diventandone proprietari per diritto di occupazione ed abbiano organizzato la
vita civile distinguendo la proprietà in “res cultæ” (terreni coltivati di proprie-
tà privata) e “res non cultæ” (terreni coltivati di proprietà collettiva). I pro-
prietari sia di una forma, sia dell'altra per difendersi da agenti animali o da
usurpatori si riunirono in comunità che però non corrispondevano al concetto
odierno di Comune o di Parrocchia.

In epoca non determinata il territorio di Saint-Pierre fu diviso in più co-
munità ognuna con la sua cappella e “le procureur de la chapelle” (sindaco di
quartiere). In un secondo tempo le comunità si ridussero a due con confini
non ben definiti ma comprese in una sola Parrocchia che aveva però anche
funzione pubblica per raccolta di documenti, anagrafe, ecc. Questa suddivi-
sione esisteva ancora alla metà del 1700 secondo Vignet des Etoles nelle sue
"Mémoires sur la Vallée d'Aoste".

Per quanto si riferisce all'amministrazione delle proprietà collettive, le
cosiddette consorterie, ci si atteneva alla diversa fisionomia delle stesse che in
genere si dividevano in due categorie:

a) quelle a "possesso uti universi" in cui i consortisti non erano pro-
prietari di beni a loro intestati ma come membri della comunità partecipavano
alle attività e di conseguenza ai benefici comuni;

Essi non potevano né vendere né disporre individualmente della loro
quota la quale era definita in base ai capi di bestiame indicati con l'espressio-
ne "piedi" di cui un piede corrispondeva a un quarto di bovino e perciò due
piedi erano la quota di mezzo bovino.

La partecipazione alla collettività si basava sulla residenza effettiva sul
territorio (feu faisant)

b) quelle a "possesso uti singuli", in cui i proprietari gestivano in co-
munione i beni a loro intestati e che in questo caso erano alienabili.

L'amministrazione corrente della consorteria per l'utilizzazione di corsi
d'acqua, boschi, pascoli, mulini, forni, forge si reggeva (e si regge) su regola-
menti accettati da tutti i consortisti i quali deputavano la gestione dei beni a
membri democraticamente eletti.

Già gli invasori romani trovarono questa situazione di fatto precedente
ad ogni legislatura scritta ma non intervennero per modificare sostanzialmen-
te la fisionomia delle associazioni.

I Burgundi, a loro volta, accettarono gli usi ed i costumi delle nostre co-
munità che fra l'altro avevano qualche affinità nella concezione del diritto
con quelli dei popoli germanici dove prevaleva il concetto del diritto consue-
tudinario su quello di legge scritta.

Al tempo del feudalismo il sistema politico si basava sulla teoria che
tutta la proprietà fosse considerata bene dei "signori" (imperatori, re, feudata-
ri...). Essi perciò infeudarono tutti i terreni coltivati o meno nel territorio che
ritenevano proprio, cioè pretendevano un atto di sottomissione da parte dei
sudditi i quali con atti notarili chiamati "reconnaissances" dichiaravano la lo-
ro sudditanza e di conseguenza stabilivano i canoni da versarsi al feudatario
che a sua volta era tenuto a farlo per via gerarchica a chi era più potente.

Quando il sistema feudale perse, un po' alla volta, potere i feudatari
alienarono parte dei loro beni. Infine con l'affrancamento dei censi (1784) le
proprietà tornarono al popolo che in proprio o sotto forma di consorterie, ne
riacquistò tutti i diritti.

Le collettività non ebbero vita facile per mancanza di leggi scritte ed i
regolamenti interni erano soggetti ad interpretazioni contrastanti.

Ad esempio portiamo una questione aperta per una lite fra consortisti
delle frazioni Verrogne ed Homené per determinare l'ora del crepuscolo in
cui avveniva la cessazione dell'uso dell'acqua da una parte a favore dell'altra.
In una convenzione redatta dall'avvocato Cesare Martinet nel 1894 si legge
che "l'incertitude des termes" generava discussioni fra gli abitanti dei due vil-
laggi. "Le commencement de la nuit" per quelli di Homené era l'ora in cui "le
150                                                                    151


Testo Originale Estratto
soleil disparaît de toutes les montagnes et les ombres du crépuscule s'éten-
dent sur toute la vallée'; quelli di Verrogne sostenevano invece che "après
une pratique suivie depuis de longues années le commencement de la nuit est
déterminée au moment où le soleil disparaît du clocher de Verrogne".
Conclusione: vengono fissate infine le sette e mezza di sera (heure cen-
trale!) "le moment où les consorts de Verrogne pourront détourner l'eau à
leur profit".
Vita travagliata le consorterie l'ebbero soprattutto a motivo delle leggi
di Carlo Emanuele e Vittorio Amedeo III in seguito alla creazione dei comuni
(15.12.1762) e della regale delegazione di Aosta (24.11.1768) ed ancora mol-
to più recentemente per delle leggi e dei Decreti legge emanati dal governo
italiano tra il 1924 e il 1928.

La consorteria di Verrogne-Homené-Combellin

Le regole di questa consorteria legalmente riconosciuta ed esistente tut-
tora sono state oggetto di una ricerca minuziosa ed esemplare del geometra
Remigio Thomasset di Saint-Nicolas che l'ha prodotta come relatore di una
consulenza tecnica davanti al Tribunale di Aosta il 27.3.1971.
La proprietà collettiva della detta consorteria consiste in tre rami: pasco-
li, boschi, pascoli nei boschi.
Essa può essere collocata nella categoria a) = uti universi (per i pascoli);
b) = uti singuli (boschi dal 1810).
Per quanto riguarda le controversie seguite alle leggi governative ema-
nate fino al 1928 la detta Consorteria ha fatto opposizione per il fatto che non
era accettabile il concetto di uso civico consistente nel diritto di godimento su
una proprietà di un altro, dato che i consortisti avevano i diritti di godimento
su beni di loro proprietà anche se indivisi.
L'Amministrazione comunale di Saint-Pierre non ebbe mai modo di in-
tromettersi nella gerenza della Consorteria, com'era tendenza in altri Comuni
o nel nostro nello zona di Vétan in base alle disposizioni del Tribunale degli
usi civici³.

Ramo pascoli

I pascoli consortili di Chaz e Paletta appartenenti alla Consorteria di
Verrogne-Homené, confinano a levante col gran bosco di Verrogne-Homené,

³ Ad aprile del 1962 il perito istruttore commissario geom. Enrico CUAZ ha proce-
duto a stilare l'omologazione dei verbali di conciliazione (24.5.1949 e 14.12.1954) per la
liquidazione dell'uso civico di pascolo degli abitanti di Vétan e Gerbore denominati Chaz e
Paletta di complessivi ettari 608.41.76.

a sud con i beni coltivati e il "ru" di Praparensal, al nord con la montagna di
Flassin e la Comba, a ponente con il gran torrente di Paletta.

Nei documenti pervenutici troviamo gli estremi delle varie infeudazioni:
29 dicembre 1624 Notaio Arrod
9 gennaio 1678 Notaio Derriad
21 giugno 1734 Notaio Lyabel

Le regole del consorzio erano soggette alle leggi locali del
1) Coutumier Valdôtain del 1586: libro III Tit. 16 art. 1-3
2) Alle norme del signore feudale
3) Ai regolamenti forniti dai consortisti

Con il decreto del 4 agosto 1767 viene fatta l'iscrizione descrittiva al
Catasto antico ed intestata ai possessori di fatto (ma con i canoni feudali an-
cora pagati al signore).

Subentrando le leggi del 1770 vengono preparati gli affrancamenti dai
signori, con l'inventario dei feudi, distinti per casata secondo la giurisdizione
territoriale dei Comuni, istituiti il 15 dicembre 1762.
L'affrancamento dei feudi di Saint-Pierre, col contratto del 3 agosto
1784 fra i procuratori della marchesa Vittoria di Carpeneto e quelli dei possi-
denti di fondi determina l'appartenenza in piena proprietà a questi ultimi.
Sussistono comunque i regolamenti fatti dai consortisti ed aggiornati nel tem-
po: norme tecniche sempre valide in quanto corrispondenti al buon senso ed
equità ed in rapporto con le condizioni ambientali.
Il regolamento del 14 marzo 1880 redatto dal notaio Guerraz, le leggi
sugli Usi civici del 16 giugno 1927 ed i regolamenti di esecuzione trovano la
proprietà collettiva tale e quale come risulta dall'atto di affrancamento del
1784: cioè allo stato di comunione speciale fra gli utenti abitanti dei villaggi
di Verrogne-Homené-Combellin. Comunione speciale che sussiste sotto le
norme delle Consorterie, e senza promiscuità di altri diritti. Continua tuttora,
poiché dal 1784 non è stato possibile accordarsi per la divisione, assoluta-
mente impraticabile perché contraria all'economia montana.
Le disposizioni ed i regolamenti su cui si basano le norme comporta-
mentali dei consortisti dei pascoli La Chaux-Paletta sono esemplari pur se il
reddito di questa parte della comunità, da tempo immemorabile, non ha segui-
to sempre delle regole fisse.

Alla "reconnaissance" del 1696 fatta dal marchese di St Georges è lega-
ta "l'égance" consistente nel fornire al signore di Châtel-Argent: 2 setiers
d'avoyne, 1 et 1/3 de perdrix per i consortisti di Verrogne e 1 setier d'avoyne
e 2/3 de perdrix per Homené. Così al censo il procuratore di Verrogne paghe-
rà 2 sols e quello di Homené 12 deniers.
Fra i documenti vi sono atti di "Remontrances" (sempre della fine del
1600) contro gli abusi perpetrati da alcuni consortisti che però il redattore ha
la compiacenza di definire "les pauvres".

152


Testo Originale Estratto
Comunque per venire a capo di ogni possibile controversia futura, nel
1880 si procede alla redazione di un regolamento composto da 13 articoli e
sottoscritto da 42 consortisti.

Art. 1 - Si definisce il numero dei bovini da far pascolare (non più di
40 se non sono di proprietà dei consortisti).

Art. 2 - E' determinata la tassa comunale (Lire 5 e Lire 1 a seconda se
il proprietario del capo è o non è consortista).

Il ricavato deve servire per pagare due guardie forestali preposte alla
sorveglianza delle norme.

Negli articoli seguenti si dettano le norme abbastanza comuni per il pa-
scolo delle pecore.

Il godimento dei pascoli di Paletta-La Chaux è legato con quello di altri
aventi diritto. Nel 1782 nel comprensorio di Paletta non sono indicati i capi
bovini investiti nella zona ma si sa che ne avevano diritto l'Alpe Pesse, l'Alpe
Lor Desertaz (Châtelana), l'Alpe Verjouan (Verjüen), la consorteria di Vétan
(ora smembrata dal Commissariato Usi Civici ed attribuita alle Alpi attigue.
Nel 1914 secondo l'Almanacco del Comizio Agricoltori, l'Alpe Pesse
aveva diritto a 80 bovinc, Châtelana a 60, Verjouan 70, Toules, assorbita in
parte quella di Vétan, 70 bovine.
Nel 1970 abbiamo Pesse con 110 bovini, Châtelana 60, Verjouan 70,
Toules 70. Per bovini si intende mucche da latte.
Fino a qualche decennio fa la monticatura del bestiame a Paletta, avve-
niva per tutti gli alpeggi (ad eccezione di Pesse che lo faceva una settimana
prima) l'ultima domenica di luglio. Vi partecipavano oltre i conduttori degli
alpeggi molta gente del comune che vi si recava in gita. La festa era chiamata
la domenica di Paletta.
Ultimamente si è proceduto a delimitare le zone di pascolo di alcuni al-
peggi, per cui Pesse, Châtelana e quelli ad ovest del torrente Verrogne hanno
dei confini propri e non pascolano più in collettività. Mentre rimangono in
comunità quelli ad est del torrente e quindi anche quelli della consorteria di
Verrogne-Homené.

Ramo: boschi e pascolo nei boschi

I beni della consorteria sono compresi in un territorio che ha per confine
ad est il comune di Sarre, a sud i beni coltivati dei privati, a ovest il sentiero
detto "l'ouio o louvioz des brebis", a nord i pascoli collettivi di La Chaux-Pa-
letta. In tutto sono circa 190 ettari.
Come per i pascoli abbiamo delle documentazioni antiche e cioè le va-
rie infeudazioni:

6 febbraio 1696
9 aprile 1734

Notaro Perrinod
Notaro Lyabel

154

Coutumier dell'agosto 1586 Libro III Tit. 5 art. 30 che riguardano le norme
del signore feudale sul divieto di esportazione ed osservanza dei bandi forestali.
Con l'editto reale dei boschi (28 aprile 1757) sussistono le norme tecni-
che precedenti del Coutumier e si aggiungono quelle dell'editto che all'artico-
lo 7 permette il pascolo, fatta salva la riserva per la protezione del novellame,
stabilita in 6 anni. Il bando del decreto stabilisce zona per zona il divieto.
Esiste anche un'inchiesta, della reale delegazione, con lettere circolare
del 3 settembre 1782, sulle foreste, sul bestiame, ecc.
Segue la risposta del comune di Saint-Pierre del 30 dicembre 1782 con
l'esito del censimento che dà i dati riguardanti il numero delle capre (400) e
delle pecore (1200)4.
Con l'affrancamento del 3 agosto 1784 il bosco passa ufficialmente in
proprietà della consorteria. Sussistono comunque le norme dell'Editto e quel-
le tradizionali e tecniche sull'uso dei boschi.
Con un atto di divisione redatto e registrato dal notaio Garnier il 5 feb-
braio 1810 il bosco è spartito in 57 liste a strisce attribuite a ciascun consorti-
sta, per l'utilizzazione delle piante e della legna da ardere, in forma particola-
re e privata perciò trasferibile con atti legali.
Il diritto di pascolo nel bosco sussiste come in passato cioè in forma
collettiva ma con la restrizione che il pascolo venga affittato direttamente ad
un gruppo definito anno per anno ed il relativo canone ripartito fra i consorti-
sti secondo la vecchia norma detta "feu et chaîne", cioè in base al numero dei
comignoli attivi e dei posti degli animali nella stalla.
Nel nuovo catasto, pubblicato nel 1904, sono iscritti 90 appezzamenti
nei fogli 4 e 5 del Comune, con le divisioni effettuate dopo l'atto precedente
ed aggiornato dei nomi dei titolari succeduti nel tempo.
Il pascolo era effettuato con l'esclusione delle capre ed un numero limita-
to di bovini ed ovini, a tenore dei regolamenti antichi ma aggiornati nei tempi.
La forma collettiva sussisteva, usufruibile come esercizio a gruppi de-
terminati di fittavoli ed il rispettivo canone era suddiviso fra i consortisti se-
condo i diritti originali di 2/3 per quelli di Verrogne ed 1/3 per quelli di Ho-
mené-Combellin.
Con la legge regionale del 1977, che si rifà però a quella dello Stato ita-
liano del 1928, il divieto di pascolo nelle zone del novellame anziché di 6 an-
ni è stato portato a 20 anni. Tutto il territorio della Consorteria perciò si trova
ora sotto vincolo.
Il regolamento interno che regola l'uso dei pascoli nei boschi è stato re-
datto nel 1880 e sottoscritto da 38 firme.

Art. 1 - Si determina la data d'inizio del pascolo (non prima del 10
giugno), il numero degli animali pascolanti (45 bovini e 15
ovini) di cui al solito, 2/3 per Verrogne e 1/3 per Homené.

4 Vedere il capitolo I della prima parte.

155


Testo Originale Estratto
Art. 3 - I pascoli sono messi all'incanto con asta pubblica previo avvi-
so da esporre all'albo pretorio per due domeniche successive e
per lotti separati per ogni frazione e aggiudicati ai migliori of-
ferenti sulla prima base d'asta di L. 30 per Verrogne e L. 15
per Homené.
Art. 5 - Non potranno essere ammesse all'asta che le persone solvibili
e gradite ai procuratori. Ogni offerta in aumento non può esse-
re inferiore a L. 1.
Art. 6 - Gli aggiudicatari dell'asta possono pascolare dal 10 giugno al
29 settembre. Dopo, i pascoli sono liberi ai consortisti con ani-
mali ovini.
Art. 8 - Il numero degli animali sarà controllato e contato il giorno di
San Bernardo (15 giugno) e in qualsiasi momento sia ritenuto
opportuno dai procuratori.
Chi avrà contravvenuto alla norma del numero fisso pagherà una multa
alla cassa della frazione nella misura di L. 5 per ogni capo in soprannumero.
Il buon esito della formula di associazioni in consorterie, collaudata
attraverso i secoli, ha consigliato il mantenimento delle regole che hanno
permesso di far sopravvivere l'economia montana. Ancora oggi sussisto-
no parecchie consorterie che vengono chiamate “Consorzi”. Esse appar-
tengono quasi tutte alla categoria a “possesso uti singuli” ed hanno
l'aspetto di cooperative o di condomini. La gestione è affidata ad una
commissione ma generalmente la parte amministrativa viene retta da un
tecnico della contabilità perché i rapporti burocratici con lo Stato sono
assai complessi.
Attualmente siamo a conoscenza del consorzio irriguo Saint-Pierre-
Villeneuve, dei consorzi irrigui del Pelàud, del "Ru d'Orsière”, del "Ru
d'Orléans", a Rumiod, del consorzio per la fertirrigazione di Rossan e
Méod.
A Vétan sopravvive una consorteria per i pascoli, oltre naturalmente
quella di Verrogne-Homené ampiamente analizzata più sopra.

Latterie

Per le latterie turnarie procederemo con esame particolareggiato.

Latteria del Borgo N. 1

Il contratto sociale e quindi lo Statuto regolamentare sono stati stilati
il 5.9.1885. I soci costituenti erano 17 e lo statuto constava di soli 6 arti-
coli. Nel 1860 i soci erano diventati 24. Le riunioni seguivano un proces-

so orale mentre dal 13.10.1963 il regolamento consistente in 27 articoli fu
redatto dall'avvocato Paris Giudice. Nel 1888 lo statuto diventava vera-
mente legale con regole precise circa le sedute (se la prima seduta non
raggiungeva il numero legale dei consociati, la seconda sarebbe stata co-
munque valida).
Si notano, nelle modificazioni, variazioni notevoli al regolamento, e
all'elenco dei soci dovute al trasferimento di proprietà ad eredi o passaggi ad
altri per vendite e permute. Nel 1904 si ricostruisce la società (che viene atti-
vata però solo verso il 1910-12) in seguito all'acquisto di un edificio da adibi-
re all'uso esclusivo della lavorazione del latte con il relativo stoccaggio dei
prodotti. I soci sottoscrittori della nuova società sono 52. In un altro rimaneg-
giamento della società del 1947 essi sono scesi a 40; nel 1978 invece ne ab-
biamo 48 di cui ben pochi usufruiscono per conto proprio delle attrezzature
comuni.
In origine la società fu costituita finanziariamente in base all'estensione
della proprietà⁵.

Latteria N. 2 del Borgo (piccola latteria)

Nella borgata ha funzionato per molto tempo un'altra latteria con nume-
ro ragguardevole di soci, di cui non si sono potuti reperire né lo statuto né i
regolamenti. Altrettanto si dica di quella di Bussan che ha funzionato si-
no al 1983.
A Etavel è stata ufficialmente fondata il 5.5.1879 con atto stipulato dal
notaio Guerraz. La costituzione finanziaria della società pare sia stata fatta a
quote corrispondenti ai capi di bestiame ma l'acquisto dei locali a Jonin e il
loro adattamento all'uso avvenne con una sottoscrizione di azioni da L. 1000
ciascuna indipendentemente dalla consistenza dei capi di bestiame o
dall'estensione della proprietà.
Nel 1909 i soci risultavano in numero di 47 per un complesso di 80-
90 animali lattiferi. Per un certo periodo parteciparono alla società anche
alcuni abitanti della frazione Bussan di sopra. Fatto l'acquisto dei locali a
Jonin, completi di una aula scolastica, nel 1905 si accese una vertenza giu-
diziaria intentata da Gallinot Cecilia che asseriva che i membri della latte-
ria si erano impossessati proditoriamente di una parte di sua proprietà per
ristrutturare i locali della latteria. Non è stato possibile appurare la conclu-
sione della vicenda. Comunque la latteria ha continuato a funzionare fino
all'inverno 1970-71.

⁵ Il diritto ereditario passava automaticamente al primogenito; per gli altri coeredi
l'entrata nella cooperativa comportava il pagamento di una certa somma.

156                                                                          157


Testo Originale Estratto
Latteria di Alleysin

Fu fondata nella forma attuale con la stessa sede di oggi nel 1911 per
opera soprattutto di Ferdinand Blond6.
Il reperimento dei capitali fu fatto in base ai capi di bestiame e avente
per unità di misura “il piede”7.
I soci erano 58 tutti abitanti nelle vicinanze perché, per buona regola,
era necessario che il latte giungesse in latteria ancora tiepido e non troppo
sbattuto. I recipienti dovevano essere coperti, ben puliti e riposti all'esterno
delle abitazioni.

Latteria di Rumiod

Non ci è stato possibile reperire l'atto della costituzione della società. Si
ha però un regolamento da cui si deducono le norme accettate dai membri
dell'associazione.
La costituzione della società ha coinvolto gli agricoltori nella stessa
forma di quella di Alleysin: cioè le quote corrispondono ai capi di bestia-
me effettivo. Ci risulta che tutti i societari hanno preso parte ai lavori con
prestazioni a base di giornate di “Corvées” e con fornitura di materiale edi-
lizio.
Infatti prima della ristrutturazione attuata qualche anno fa si è potuto
constatare che sulla travatura del tetto erano incisi i nomi dei fornitori di
ciascun elemento.
Il regolamento consiste in 6 articoli per l'organizzazione della società
ed altri 34 per il funzionamento della stessa. Non vi è nulla di particolarmente
rilevante, almeno a mio avviso, se non l'elencazione delle sanzioni ormai pe-
rò assolutamente anacronistiche.
L'articolo 12 considera il fatto che un socio non possa regolare il suo
debito di gestione; gli verrebbe allora confiscata parte della derrata destinata
poi alla vendita all'asta.
L'articolo 20 contempla il rifiuto da parte di un socio di ricoprire la ca-
rica di presidente e ne viene stabilita la sanzione in una multa di L. 5. Nell'ar-
ticolo 29 è fatto obbligo di tenere i recipienti pulitissimi all'esterno e nell'ar-
ticolo 32 si invita tutti i soci ad aiutarsi per tenere sgombre dalla neve le stra-
de che conducono alla latteria.

Latterie in altre frazioni

Non ci è stato possibile rintracciare documenti scritti che riguardavano
latterie nei vari villaggi che tuttavia sappiamo funzionassero con notevole ap-
porto di latte in certi periodi dell'anno (Vetan, Verrogne).

I mulini idraulici

La penuria d'acqua caratteristica del nostro Comune ha determinato
l'ubicazione dei mulini. Dislocati in quasi tutti i villaggi lungo piccoli corsi
d'acqua, essi venivano usati per pochi mesi all'anno: “Les moulins ne mar-
chaient pas tous les jours... tantôt faute d'eau et tantôt faute de grain!”.
Troviamo nei documenti un elenco degli impianti con relative annota-
zioni: proprietari, numero delle macine, situazione, condizione del mulino,
qualità dei cereali macinati... Abbiamo così un quadro sinottico con l'elenca-
zione di 23 esercizi per l'anno 1868 e solo più 18 per l'anno seguente.
Per comodità abbiamo stilato l'elenco villaggio per villaggio:

1) Capoluogo: 1 appartenente a Guglielmetti Maria Teresa
                   1 » a Lâle Marie vedova Persod
2) Aux Arbés: 1 » a Besenval Thomas e Mattieu
3) Tâche: 1 » a Lale dit Castain François et 4 autres
4) Bussan de sous 1 » a Persod Jean Grat
5) Combaz 1 » a Ferrère Felix et 13 autres
6) Praximond 1 » a Branche Pierre et Henry Alexis
                   1 » a Boverod M. Franc e Clap Pantaléón
7) Vergnod 1 » a Ceriano Grat et ... consorts
8) Praulin 1 » a Paillex Jean Nicolas et 10 con
                   1 » a Macaon Jean Joseph
9) Alleysin 1 » a Paillex J. Joseph et Barmaverain Antoine
                   1 » a Lale dit Castain Jean Baptiste
10) Bosses 1 » a Lale dit Gérard Marie Magdeleine
11) Bressan 1 » a Henry Nicolas, Barmaverain F. et 2 autres
                   1 » a Lale dit Murix Antoine
12) Rumiod de là 1 » a Martinod J. Pierre e sa tante Marie
                            Hélène Bressan
                   1 » a Chappuis Pierre Nicolas et 6 autres
                            du milieu
                   1 » a Thomasset Pierre

6 Un documento nell’archivio comunale comprova che esisteva una latteria societa-
ria sin dal 1874.
7 Antica misura corrispondente 1 piede = 1/4 di bovino; 2 piedi - 1/2 bovino.

158
159


Testo Originale Estratto
13) Rossan 1 » a Lettry J. Léonard et 6 autres
14) Méod dessus 1 » a Rumiod Jean Baptiste
15) Verrogne 1 » a Mochet Nicolas et 6 autres
1 » a Luboz M. Dorotée et 6 autres
16) Tan du milieu 1 » a Rumiod P. Joseph et 6 autres
Ad Homené la costruzione del mulino o almeno di quello di cui si ha
notizia è recente (1926) quando fu decisa l'applicazione di una turbina "Pel-
ton" al meccanismo.
Dalla documentazione constatiamo che molti di questi mulini erano di
uso privato o al massimo di alcuni proprietari: sei su diciotto anche ad uso
pubblico. Nel 1865 uno solo aveva tre macine, una delle quali però era in di-
viso; tre avevano due macine e tutti gli altri una sola per cui dovevano essere
di dimensioni alquanto ridotte. Alcuni erano “à roue horizontale dite à tour-
billon; le pal en fer carré mais rond au fond et au sommet avec arbre en bois,
le pas un diamètre de 3 à 4 centimetre de côté”.
Nell'elenco stilato nel 1865 è annotato che altri mulini esistevano prece-
dentemente ma non erano più in uso e perciò non venivano nominati.
Non si hanno neppure notizie dell'epoca in cui buona parte degli eserci-
zi hanno terminato di funzionare se non che già nel 1867 ne erano scomparsi
per la tassazione uno al Borgo, quello di Bussan e quello di Combaz, uno a
Rumiod di Chappuis sostituito però da quello di Thomasset, scomparso mo-
mentaneamente quello di Méod, uno a Verrogne e quello di Tan.
In un documento molto più recente, ma non datato, gli impianti sono ri-
dotti a nove, così ubicati:
1 a Praximond di Fenoll Giuseppe
1 » di Barmaverain Pacifico
2 a Verrogne della consorteria della frazione
1 a Méod » »
1 a Rossan. » »
1 a Bressan della consorteria della frazione
1 a La Charrère di Bianco Flavia
1 a La Charrère di Paillex Giuseppe
1 al Borgo di Persod Pietro
Da certi ruderi esistenti fino a qualche tempo fa sappiamo che era in fun-
zione uno a La Croix proprietà di Balac che serviva la comunità dei villaggi
vicini: Bussan, Etavel, Praulin. Ed è forse per questo che nel “Regolamento
delle acque di irrigazione” si trova un appunto riguardante la possibilità di me-
scolare le acque del “ru” d'Orléans con quello della “piscina” che raccoglieva
le acque di scolo del mulino, privilegio unico nell'uso delle acque dei “rus”.


160

Segherie
La necessità di reperire “in loco” il materiale per costruzioni, infrastrut-
ture, ecc., in una comunità autonoma, ha indotto la stessa a ricercare in sé i
mezzi per attuare i suoi programmi.
Troviamo ancora qualche reperto che testimonia queste attività, qualcu-
no addirittura in stato solo recentemente degradato come la segheria idraulica
di Verrogne di cui si ha uno studio di ricerca da parte degli architetti Claudine
Remacle e Donatella Martinet. Da questo lavoro risulta che è stata messa in
opera tra il 1891 e 1897; la ruota idraulica è stata sostituita verso il 1923. La
segheria pare sia appartenuta a Félix Mochet; in seguito il sig. Blond (1917-
1918) richiese al “Demantio” il permesso di deviazione del canale di condotta
dell'acqua del torrente “Meneresse” alimentante il mulino per costruire una
centralina elettrica di cui non si fece nulla per la sopravvenuta morte del
Blond.
Dal 1917 al 1977 il funzionamento della segheria fu affidato alla fami-
glia Neyret a cui risulta intestato fino a poco tempo fa in catasto l'immobile.
C'è un accenno nei documenti comunali del 1862 di una richiesta per la
costruzione di una segheria a Orléans da parte di Junod Charles Jérôme.
Senza data un documento ci ricorda l'esistenza di un'altra segheria a
Praximond di proprietà di Giuseppe Fenoil.
Jordaney Zefferino e Luboz Tobia pure risultano gerenti di un'altra se-
gheria a Verrogne di cui erano soci anche i Neyret.
Una segheria di Ceriano Sisto in via della Collina è stata attiva dall'an-
no 1920 al 1933.

Forni a calce
Un'altra attività ormai completamente abbandonata è quella dei forni a
calce di cui si ha qualche indicazione nell'archivio comunale e precisamente a:
Rumiod di Lale Gerard Louis
Bressan di Paillex Jean Baptiste
Bressan di Lale Gerard Pierre
Verrogne di Bouvier Jean Louis
» di Persod Jean Grat
» di Paillex Michel
Di forni per ricavare la trementina dagli alberi e il carbone di legna
non si hanno documentazioni, ma pare che ancora ora affiorino dal terreno
nei boschi tra Verrogne e Homené pezzi di legno carbonizzato, segni di
quell'attività.

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Testo Originale Estratto
I forni per il pane

Di grande utilità i forni non risultano nelle documentazioni perché non sog-
getti a tassazioni e perché non richiedevano infrastrutture esterne. Anch'essi sono
di proprietà privata sebbene accessibili a tutti i membri della comunità. Quelli di
cui abbiamo memoria sono dislocati in collina perché nel Borgo sono passati pre-
sto a proprietà singola e privata e non ne abbiamo notizie documentate.
A "Bussan di sopra" ne troviamo uno ancora in funzione gestito dal
consorzio degli utenti. L'ultimo regolamento, stilato nel 1943, fu sottoscritto
da 27 soci delle frazioni Bussan, La Croix, Jacquemin, Jonin e La Grange. La
proprietà era stata acquistata nel 1889 da 47 soci.
Nel regolamento è specificato che i soci a turno dovranno fornire il
combustibile di 2/5 di legna "dura" per il preriscaldamento del forno. Queste
regole sono tuttora vigenti.
Non risultano altri locali adibiti a questo uso nella zona se non uno a La
Grange costruito verso il 1920 ma di proprietà esclusiva della famiglia Thò-
masset.
Nella zona di Praximond per molto tempo, anche abbastanza recente-
mente, funzionava un forno di proprietà Barmaverain di cui tuttavia usufrui-
vano anche estranei dietro compenso consistente in un certo numero di pani.
A Rumiod ce n'è uno attivo ed un altro in completo sfacelo a Rumiod di
sopra di cui rimangono solo muri ridotti quasi a macerie.
A Vétan il lavoro di ristrutturazione dell'antico forno non ha impedito
di costruirne uno nuovo più piccolo, capace solo di 25 pani.

La Cooperativa "Cofrusts"
(Geom. Piero Duc, direttore)

Un'associazione che risponde alle esigenze della cooperazione fra i
frutticoltori della zona è nata e si è sviluppata recentemente nel nostro paese:
1° luglio 1964: si costituisce la Coopérative des Producteurs de fruits de
Saint-Pierre à r.l con 33 soci fondatori provenienti dai Comuni di Saint-Pier-
re, Sarre, Villeneuve.
Settembre 1969: inizia l'attività di conservazione e commercializzazio-
ne nel nuovo magazzino costruito a cura dell'Amministrazione regionale. Es-
so è costituito da n. 4 celle frigorifere con capacità di 5.000 q.li ciascuna, per
una capacità totale di 20.000 q.li. I problemi da risolvere sono tanti e le diffi-
coltà non mancano, se si pensa che in quel tempo era la prima esperienza as-
sociativa nel settore frutticolo in Valle d'Aosta. Solo la determinazione e la
costanza di quei produttori consentirà di non far fallire l'iniziativa, ma bensì
di farla progredire.
Quasi immediatamente è avvertita la necessità di allargare la base socia-
le, per ottenere una maggiore quantità di prodotto conferito, in modo da otte-
nere una gestione più economica.

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Nel 1972 quindi la Cooperativa, composta da 156 soci, delibera di mo-
dificare lo Statuto e di estendere la propria attività in tutti i Comuni del Val-
le d'Aosta. Oggi i Comuni interessati dalla produzione frutticola sono solo
13, ma potrebbero aumentare se, oltre alla coltura del melo, venissero riprese
e valorizzate anche le colture del castagno, del noce, della patata, nonché al-
cuni ortaggi di particolare interesse e la frutta primaverile-estiva.
I primi anni di attività della Cooperativa non sono certo senza problemi:
la diffidenza dei produttori, originata forse dai primi risultati negativi, la man-
canza di esperienza, le difficoltà per conquistare un'area di mercato sono tutti
fattori che giocano un ruolo importante nelle prime fasi di avviamento.
La situazione generale gioca però a favore della Cooperativa e gli avve-
nimenti danno ragione all'iniziativa Cooperativa. I produttori di frutta non
tollerano più lo strapotere dei commercianti e si iscrivono in massa alla Coo-
perativa che raggiunge nel 1980 i 345 iscritti.
La continua evoluzione del mercato e dei suoi sistemi di distribuzione
impone una diversa organizzazione di vendita.
Al commerciante tradizionale si sostituiscono catene organizzate di di-
stribuzione, per cui anche i commercianti devono adeguarsi ad un nuovo si-
stema di vendita, che richiede un prodotto di qualità superiore, confezionato
in maniera più omogenea e rispondente alle nuove esigenze del consumatore.
Il mercato chiede sempre più un prodotto fresco e ben conservato che
mantenga intatte quelle caratteristiche di sapore, profumo e freschezza pre-
senti al momento della raccolta.
E' venuto quindi il momento di abbandonare i tradizionali sistemi di
conservazione a freddo, per adottare le nuove e più razionali tecnologie di
conservazione in atmosfera controllata.
La Cooperativa si rivolge quindi all'Amministrazione regionale per un
approfondimento del problema.
Nello stesso tempo la Cooperativa, in seguito alle continue iscrizioni dei
nuovi soci, comincia ad avere problemi di saturazione della propria capacità.
Nei primi anni '80 sono quindi due i problemi che vengono affrontati: la
mancanza di spazio e l'introduzione di una nuova tecnica.
Gli aspetti di questa problematica vengono più volte sottoposti all'atten-
zione dell'Amministrazione regionale.
Finalmente nel 1983, con un abile trattativa, l'assessore all'Agricoltura
e Foreste procede all'acquisizione del terreno adiacente alla Cooperativa, il
quale, con una superficie di 4.700 mq, ospita oggi l'ampliamento del magaz-
zino, aumentando così la capacità frigorifera da 20.000 q.li a 35.000 q.li; pro-
cede quindi con lo studio di un progetto di ristrutturazione del vecchio im-
pianto, valutando l'adozione del nuovo sistema di conservazione ad atmosfe-
ra controllata.
Questa moderna tecnologia prevede la riduzione del tenore di ossigeno
nelle celle di conservazione; in questo modo le mele riducono, per reazione
naturale, la loro respirazione, rallentando così il conseguente processo di ma-
turazione.

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Testo Originale Estratto
I caratteri organolettici del frutto e la sua croccantezza rimangono quin-
di pressoché identici a quelli presenti nel momento della raccolta, per un pe-
riodo che raggiunge, volendo, 12 mesi.
Si ottiene quindi, in maniera naturale, agendo su condizioni fisiche e
senza additivi chimici, un'ottimale conservazione delle mele, consentendo
una migliore commercializzazione durante tutto l'arco dell'anno.
La Cooperativa produce attualmente mele Renetta del Canada (50%),
Golden Delicious (40%), Red Delicious (5%), pere Martin Sec, altra frutta,
patate e ortaggi (5%) per una quantità media annuale di 25.000 q.li e un fattu-
rato annuale che supera i 2 miliardi.
La Renetta del Canada è una mela che può essere considerata una coltu-
ra tradizionale e tipica. Da tempo immemorabile coltivata in Valle d'Aosta,
fino a raggiungere le posizioni più soleggiate del Comune di La Salle, ha as-
sunto delle caratteristiche tali che la contraddistinguono positivamente rispet-
to a quella che si produce nel Trentino.
Questa mela ha trovato a Saint-Pierre il suo habitat ideale ed è stata
sempre un prodotto molto ricercato dal mercato: tra l'altro, molte attività ga-
stronomiche portano il nome del piatto con il riferimento alle "...mele renette
di Saint-Pierre".
Successivamente sono state introdotte in Valle d'Aosta nuove varietà
tra cui la Golden Delicious, mela gialla, dolce, molto succosa, di ottima con-
servazione che acquista le migliori caratteristiche nelle posizioni collinari so-
leggiate, dagli 800 ai 900 metri di altitudine.
Altre varietà sono rappresentate dalle Red Delicious, che raggruppano
mele di colore rosso.
Recentemente è stata messa a coltura la Jonagold, mela derivante da un
incrocio fra Golden Delicious e Jonathan; ha sapore dolce, leggermente aci-
dulo, è molto succosa e presenta una colorazione rossa nella parte esposta al
sole. E' migliore se coltivata nelle posizioni più elevate.
Tra le pere, maggior rilevanza assume la Martin Sec, anch'essa conside-
rata ormai un prodotto tipico. E' la migliore pera da cuocere, diventa un otti-
mo dessert se cotta nel forno insieme al vino o cotta con lo zucchero e accom-
pagnata al gelato di crema.
Due anni fa la Cooperativa ha pensato di valorizzarla trasformandola in
sciroppata affidando la trasformazione ad una prestigiosa industria svizzera
del gruppo MIGROS.
Recentemente è allo studio la possibilità di realizzare la trasformazione
in Italia per ottenere un risparmio di costi.
L'area di mercato della Cooperativa si estende principalmente nelle re-
gioni dell'Italia nord-occidentale (Piemonte, Liguria, Lombardia), ma con la
Golden Delicious la commercializzazione si spinge fino alla Sicilia e la Ca-
labria.
Nel passato la Cooperativa aveva anche un'intensa attività esportativa
verso la Francia con la mela Renetta. Oggi le mutate condizioni di consumo
e di mercato hanno lentamente interrotto questa esportazione.

Oggi i nuovi orientamenti prevedono uno sviluppo dei prodotti ortofrut-
ticoli complementari alle mele per aumentare l'assortimento offerto ai clienti
e per riuscire a estendere l'attività a tutto l'arco dell'anno.
La Cooperativa sta attraversando attualmente un periodo di crisi per
molteplici ragioni; il crescente aumento dei costi, la diminuzione della produ-
zione di mele conferite, derivante dal mancato rinnovamento dei frutteti e
dell'attacco particolarmente pesante dei maggiolini, contribuiscono ad appe-
santire la gestione e ridurre di conseguenza il risultato netto.
Questo fatto determina uno scoraggiamento nei Soci che non sono quin-
di stimolati agli investimenti nell'attività frutticola attraverso il rinnovamento
e il potenziamento dei frutteti.
La Cooperativa, per fronteggiare questa grave situazione che rischia di
pregiudicare il suo stesso avvenire, ha fissato precisi obiettivi:

1 - sviluppare la coltura di prodotti ortofrutticoli complementari alle
mele tra cui quelli primaverili-estivi;
2 - estendere l'attività a tutto l'arco dell'anno;
3 - ottimizzare il prezzo di vendita attraverso il potenziamento della
vendita al dettaglio.

E' quindi allo studio un progetto di ristrutturazione e di estensione
dell'attuale punto vendita che consentirà di ampliare l'assortimento dei pro-
dotti offerti al pubblico.
Con una rinnovata struttura di vendita al dettaglio verranno commercia-
lizzati tutti i prodotti tipici regionali sia del settore agro-alimentare sia dell'ar-
tigianato.
Questa attività permetterà di aumentare il volume d'affari e di migliora-
re il risultato della gestione della Cooperativa.

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Testo Originale Estratto
CAPITOLO IV

Associazionismo

L'uomo per sua natura è portato a condurre un'esistenza sociale: in ogni
tempo e luogo, si sono costituite delle associazioni sia per facilitare il lavoro,
sia per organizzare il tempo libero, sia per confrontarsi sul piano intellettuale.
Sin dai tempi antichi, perciò, ci troviamo di fronte a gruppi associati che assu-
mono varie denominazioni: consorterie, confraternite, società sportive, asso-
ciazioni sociali (biblioteche, corali, ecc.).

Per le associazioni che riguardano il reperimento dei mezzi di sussi-
stenza rinviamo ai capitoli specifici che trattano delle acque, delle consorte-
rie, delle latterie, dei forni, dei mulini. Qui analizziamo soltanto le varie for-
me associative che hanno contribuito a istituire un legame sociale fra la po-
polazione.

Premettiamo che un fenomeno particolare interessa il comune di Saint-
Pierre. Pur essendo unica Parrocchia, il territorio, per motivi storici, fino al
1800 circa fu diviso in due comunità sotto due giurisdizioni che hanno in-
fluenzato il "modus vivendi" della popolazione. Le due zone, chiamate
Châtel Argent e La Tour, non avevano confini ben definiti. Ad esempio il vil-
leggio di Lyveroulaz, ora di Saint-Nicolas, pur appartenendo a Châtel-Argent,
era una specie di "enclave" nella proprietà dei La Tour. A loro volta i La Tour
avevano diritto sulle acque sorgive nella proprietà detta "Procontò" (prato del
conte) chiaramente del castello di Saint-Pierre.

La differenziazione fra le due zone si notava perfino nella parlata: la "s"
ad inizio di parola veniva pronunciata semplicemente "s" da alcuni mentre
per altri diventava "h" aspirata: esempio soque = hoque (zoccoli) seucro =
heucro (zucchero). Così la patata era trifolla o tartifla.

L'origine di questa diversità nella vita sociale, a mio parere, risale alla
differenza dei regimi amministrativi. La zona soggetta ai Sarriod è sempre
stata gestita in proprio dai Signori di La Tour. La popolazione per secoli ha
avuto col feudatario rapporti diretti che con l'andar del tempo si sono trasfor-
mati da sudditanza ad uguaglianza. Alla fine dell'800 le contesse Sarriod par-
tecipavano alla vita del Comune come semplici cittadine: nei ricorsi per l'uso
delle acque di irrigazione, nella sottoscrizione per l'acquisto di una pompa
antincendio, ecc.

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Testo Originale Estratto
I rapporti, invece, coi Signori eredi dei Châtel-Argent (Vuillet, Roncas,
San Giorgio, Carpeneto) erano puramente burocratici.
Vignet des Etoles, che fra l’altro nel 1778 consigliava la riunione delle
due zone, annotava che persino le aliquote delle tasse erano differenziate fra i
due quartieri, leggermente meno gravose quelle dei sudditi di La Tour.
La documentazione delle diverse forme associative a fondo sociale sono
assai recenti e potremmo collocarle nel 1800 anche se alcune hanno radici as-
sai più lontane.

La Confrérie de Bréan ou Briand
(par M. le géom. Guido Pallais)

Parmi les vieux papiers de famille j’ai trouvé un fascicule d’une quin-
zaine de pages contenant des documents relatifs à la Confrérie de Bréan (sou-
vent l’orthographe indique Brian ou Briand). Chose assez étrange et singulière
que cette Confrérie, car elle n’était pas seulement une association de gens qui
avait pour but des œuvres de charité ou des objectifs religieux, mais elle re-
présentait un véritable Conseil communal ou, pour mieux dire, un Conseil de
Quartier. En effet, comme nous l’apprend le dernier Procureur de la Confré-
rie, M. Balac Joseph François, dans une lettre du quinze janvier 1892 au
Sous-Préfet Chiaro d’Aoste, “pendant le dîner annuel des sociétaires on y
traitait des intérêts des villages respectifs, de la viabilité, des eaux d’irrigation
et de ménage, de la dépaisance (lieux de pâturage), des fours et moulins etc.,
en un mot d’à peu près tout ce que traite aujourd’hui une bonne administra-
tion communale”. Et, conclut M. Balac, “c’était du patriarcal”.
Faisaient partie de la Confrérie surtout les habitants de Bussan et
d’Etavel. “L’origine et l’histoire exacte — nous dit encore M. Balac — de la
Confrérie de Briand manque. Elle date d’environ de trois siècles, suivant la
tradition. Pour en faire partie c’était d’usage que chaque membre donnait an-
nuellement une quartaine de seigle (un peu plus d’un décalitre) ou de froment
et une quartaine (8 litres) de vin. Avec cela on payait d’abord les frais de cul-
te d’une procession dite de S.te Croix, de la Messe chantée et d’un salut au
très Saint Sacrement. On donnait ensuite aux frais de la Confrérie un quart de
pain à tous ceux qui assistaient à cette procession et, avec son petit parle-
ment qui occupait les confrères (aujourd’hui on dirait una colazione di lavo-
ro!). A la fin du dîner les résidus étaient en partie distribués aux pauvres et
partie vendus à l’enchère pour aider les dépenses de l’année suivante. C’est
avec les économies de ces ventes qu’on a créé les capitaux dont l’administra-
tion est cédée à la Congrégation de Charité. Monsieur Balac termine sa lettre
au Sous-Préfet avec ces paroles: “Jugez vous-même du caractère de cette
ancien cercle social”.
Quant au pourquoi elle s’appelait de Bréan, la chose reste entourée de
quelques mystères. Peut-être faudrait-il se rattacher à une hypothèse de Mlle

Mauricine Arnod selon laquelle le quartier de Bréan était jadis habité. Mlle
Arnod nous rappelle à ce propos par un article paru sur le Bulletin Paroissial
de juin 1972, un document du 14 Février 1005 se référant à un échange entre
l’évêque d’Aoste et l’Abbaye de Saint-Maurice en Suisse, Canton du Valais.
L’Evêque de son côté cédait à l’Abbaye tous les biens de sa propriété situés
dans le Comté de Ottingen en Bavarie et recevait de l’abbaye, entre autres, té-
moins Brayan village de Saint-Pierre. Dans les lieux actuels, il n’y a plus au-
cune trace de ce prétendu village. Selon l’hypothèse de Mlle Arnod, on pour-
rait songer à un éboulement du côteau de Bréan causé par l’infiltration des
eaux provenant d’Homené.
Le dernier acte de la Confrérie de Bréan fut la cession de son adminis-
tration à la locale Congrégation de Charité selon les dispositions de la loi du
17 juillet 1890 n° 6972 concernant le “Concentramento delle opere pie”.
C’était le 26 décembre 1891. Le résidu actif était de L. 11 et 75 c.mes. Les si-
gnataires du procès-verbal Balac Joseph, Christille Louis, Fenoli Tobie, Per-
sod Joseph Félix, Luboz Tobie, Paillex Pierre Joseph, Balac Ambroise Léon,
Luboz Emmanuel, Christille Napoléon, Bochet Eloi, Vallet François, Branche
Geneviève, Linty Pierre, Mochet Nicolas, Persod Grat Siméon, Duc Alexan-
dre et Lale Démoz Thomas se souhaitaient que “si l’on peut distribuer les ren-
tes de la Confrérie, l’on tienne compte des préférences des parents pauvres de
ceux qui ont été membres de la Confrérie”.

“La Société Ouvrière”

Riportiamo per intero il testo apparso su “Mélange” n. 2, anno VI, lu-
glio 1988, firmato Luciana Pramotton, che ha curato la ricerca. “Saint-Pierre,
8 gennaio 1911. Nasce la locale Società Operaia di Mutuo Soccorso denomi-
nata “L’union des Saimpierrolains”. Scopo dell’associazione è “de consolider
les liens de fraternité qui doivent exister entre enfants d’une même Commune
et de prêter tout l’appui moral et matériel aux membres de la société dans le
cas de maladie”.
I soci fondatori sono sessanta (altri otto si aggiungeranno nel corso
dell’anno). Vengono elaborati e fatti stampare in un “livret” i quaranta articoli
dello Statuto. Si acquistano i registri per la stesura dei verbali delle riunioni, il
timbro raffigurante le due mani che si stringono, le coccarde, i nastri e infine
a marzo, la Società ha la sua bandiera mentre il due aprile può finalmente es-
sere celebrata la festa d’inaugurazione del nuovo stendardo e della Società.
La fotografia che ritrae i soci partecipanti alla festa ci mostra una cin-
quantina di uomini giovani e meno giovani dall’espressione soddisfatta, con
la coccarda appuntata al bavero, festosamente raggruppati attorno ad una
fiammante bandiera sociale su cui appare ricamato l’emblema più antico e ri-
corrente delle Associazioni Mutue: due mani che si stringono, le “mani in fe-
de” racchiuse in una corona di foglie di quercia.
Il gruppo posa sullo sfondo del Restaurant Fenoil dove, con tutta proba-


Testo Originale Estratto
bilita, si è svolto il banchetto inaugurale. Seduti in prima fila il Presidente
Battistolo Louis, rimasto in carica fino al 1925, il vice-presidente Fenoil Jo-
seph, il segretario Rossan Jean e i consiglieri Lâle Lacroix Juste, Arnod Pier-
re, Bérard Louis, Ferrère Louis e Paillex Joseph Elie.
Quando, alla fine dell'anno, verrà presentato il resoconto dell'esercizio
finanziario del primo anno di vita del sodalizio, i soci riuniti in assemblea ge-
nerale apprenderanno che le entrate ammontano a L. 1.455 e 40 centesimi,
che per la bandiera, per i registri e per il compenso alla Filarmonica di Ville-
neuve intervenuta al banchetto inaugurale si sono spese lire 383 e 20 centesi-
mi e che pertanto il capitale della Società è di L. 1.072 e 20 centesimi.
Il capitale iniziale della Società di Saint-Pierre derivava in massima par-
te dalle offerte di oltre cento persone che, attraverso il dono di una somma tra
le due e le venti lire acquistarono il diritto di essere iscritti quali soci onorari
della Società divenendone i benemeriti filantropi.
Tra gli oblatori si distinsero nettamente per la loro generosità il Barone
di Saint-Pierre Eugène Bollati, il Cav. Lanier Louis e il deputato Rattone
Georges. I tre personaggi, in virtù del munifico versamento di L. 50 ciascuno
diventarono i principali benefattori e protettori del sodalizio che avevano così
largamente finanziato.
I soci onorari non avevano diritto a nessun tipo di sussidio in caso di
malattia né potevano in alcun modo far parte del Consiglio di Amministrazio-
ne della Società. Tuttavia nel 1911 "L'Union des Saimpierroleins" contava
ben 114 soci onorari contro i 68 soci effettivi.
L'alto numero degli oblatori, se da una parte dimostra che il rapporto tra
la Società e il contesto esterno è buono, dall'altra evidenzia un atteggiamento
strumentale e dunque non del tutto disinteressato, come nel caso del deputato
Rattone il cui nome comparve sul libretto dello Statuto sotto la denominazio-
ne di "haut protecteur".
Accanto ai pochi nomi di donatori dalle motivazioni non sempre limpi-
de, troviamo quelli di numerose persone la cui offerta ha il semplice valore di
una dimostrazione di simpatia e di solidarietà: lo dimostra il fatto che nella
stragrande maggioranza dei casi le oblazioni consistono in 5 lire e che uno dei
114 soci onorari lo è in virtù di un versamento di sole due lire.
Nella lista dei donatori (le notizie e le cifre sono tratte dal libro mastro
della Società su cui vennero scrupolosamente registrate tutte le entrate e le
uscite) comparirono anche i nomi dei Presidenti delle consorelle "Società
Valdôtaine de New-York" e "Società Valdôtaine de Paris" (quest'ultima fon-
data nel 1897) e non mancarono all'appello i consiglieri della Società Operaia
di Aosta (i fratelli Perolino, Alessandro Piccone, ecc...). (Ci furono legami
tra le due Società di Aosta e Saint-Pierre).
L'altra fonte di finanziamento della Società Saimpierrolenze fu costituita
dalle tasse di ammissione e dalle quote annuali dei soci effettivi, i veri benefi-
ciari del servizio. Essi dovevano pagare una lira per il diritto di ammissione, 6
lire di quota annuale più 40 centesimi per il libretto dello Statuto. Per essere
ammesso come socio effettivo bisognava essere abitante di Saint-Pierre, avere
compiuto i quindici anni di età e non aver superato i cinquanta, essere incen-
surato e di sana costituzione.
Per i primi dodici mesi dalla sua ammissione il socio, pur pagando, non
aveva ancora diritto al sussidio. In seguito, in caso di malattia, il Consiglio di
Amministrazione provvedeva all'erogazione del sussidio previa presentazione
di un certificato medico. Ogni giornata di lavoro forzatamente perduta veniva
pagata mezza lira, l'equivalente della quota mensile, e le spese del medico e
delle medicine erano a carico della Società.
Nel 1912, anno in cui, per il meccanismo dei dodici mesi di "attesa", fu-
rono erogati i primi sussidi, i giorni di malattia rimborsati furono 152 per un
totale di L. 76. Quell'anno i medici Gandina e Lischiera presentarono una
nota di L. 34 ciascuno per le visite e al farmacista Saroglia furono pagate
L. 63,26 per le medicine (secondo l'art. 36 dello Statuto Sociale il medico do-
veva essere pagato ogni sei mesi e il farmacista alla fine dell'anno).
Il primo Statuto non ne faceva cenno ma, dai verbali delle sedute consi-
gliari relativi agli anni Venti, si apprende che la Società provvide, in un se-
condo tempo, anche all'assistenza pensionistica dei soci fornendo un servizio
da tempo erogato dalle altre Società operaie di Mutuo Soccorso operanti in
valle e in tutta l'Italia.
A proposito di Saint-Pierre, va detto che la Società di cui si sono qui de-
scritte le vicende della fondazione, non è l'unica di cui si ha notizia: esistono
alcuni documenti comprovanti la costituzione di una "Société de Secours Mu-
tuel entre les ouvriers de Saint-Pierre, Villeneuve et Communes limitrophes"
risalente al 1892.

Società di assicurazione

In altra parte di questo studio si è avuto occasione di accennare ad una
società di assicurazione contro gli incendi nata a Saint-Pierre nel 1900. Essa
fu denominata "Société Anonime Mutuelle Coopérative La Saintpierrolenze",
con capitale versato di L. 4.650 (in azioni).
La validità della polizza era fissata in 10 anni. Presidente era il Cav.
L. Lanier, segretario E. Borney.
Non si conoscono gli sviluppi della società ma probabilmente essa non
ebbe vita facile per la concorrenza di grandi società come la "Reale Mutua di
Assicurazioni" e la "Toro" di Torino. La "Toro" poi agiva già in paese nel
1894.

Società zootecnica

Anche la "Société zootechnique pour l'amélioration du bétail" non ha
avuto vita lunga: nata il 28.5.1910 in seguito all'incoraggiamento da parte
dello Stato, ha operato solo per qualche anno.

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Testo Originale Estratto
Nell'ordinamento statutario sono indicate le quote di adesione in L. 6 e
L. 12 per ogni capo ma non sono specificati quali. Gli aderenti nel 1911 sono
in numero di 28, nel 1912 diventano 99. I tori presentati alla rassegna sono 13
nel 1910, 17 nel 1911 e solo più 7 nel 1912. Non ci sono ulteriori notizie per
cui si desume che nel 1913 la società si sia sciolta.
Recentemente (1950) si è ricostituita una “Société d'élevage” per l'in-
cremento e la selezione del bestiame, ma solo dal 1980 essa fa parte
dell'“AREV” con l'iscrizione al “Livre généalogique” delle razze valdostane.

Associazione Viticultori di Saint-Pierre
(Luigi B. Garin)

L'Associazione Viticultori di Saint-Pierre si è costituita in data 23 feb-
braio 1910, con atto (gratuito) dell'indimenticabile Dr. Ollietti e con l'iscri-
zione di n. 35 viticultori; primo presidente il sig. Marcello Lettry. Il numero
dei soci si è raddoppiato negli anni '80.
Da quel momento si è iniziato l'abbandono di tanti vigneti, anche per
l'invecchiamento dei soci e per le complicazioni inerenti alla partecipazione
nelle Associazioni e nei Consorzi.
L'Associazione nei primi anni ha provveduto all'acquisto di bottiglie,
tappi, etichette, di un filtro pressa, ecc. ecc.
Anche questo servizio è stato abbandonato, sempre per difficoltà buro-
cratiche.
L'Associazione ha organizzato diverse “Feste dell'uva” negli anni 1971
- 1974 - 1977 - 1980 - 1983, partecipando anche alle varie Feste con le Asso-
ciazioni di Sarre e Villeneuve.
L'ultima “Festa dell'uva” è avvenuta a Villeneuve nel 1986 e da quel
momento le Associazioni Viticultori dell'Alta Valle hanno rinunciato all'orga-
nizzazione delle varie “feste”, sempre per le solite complicazioni burocratiche.

I Vigili del fuoco volontari

Gli incendi, un tempo frequenti a causa di abitazioni male isolate, veni-
vano domati dai pompieri volontari.
La documentazione in proposito è molto scarsa. Troviamo nel 1882 una
sottoscrizione per l'acquisto di una pompa che fruttò una somma di L. 300.
Nel 1886 ci sono molte dimissioni fra i membri perché il Comune non corri-
sponde le 50 lire pattuite per il servizio.
Alcune lettere di privati, però, attestano il buon servizio prestato dai vo-
lontari nei loro interventi.
Per tradizione orale siamo venuti a conoscenza che nel Comune agivano
autonomamente vari gruppi di pompieri: al Borgo il gruppo era costituito, per
regolamento, di 15 persone, a Etavel e a Rumiod erano 12, a Verrogne 3.

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Ogni gruppo agiva all'ordine di un capo: il sergente. Il 15 marzo 1987 si ad-
diviene all'unificazione di tutti i gruppi; si spostano le precedenti sedi in un
locale adatto e funzionale nel seminterrato della Microcomunità a Les Ordi-
nes dove sono in deposito tutte le vecchie attrezzature che a quanto pare ver-
ranno poi sistemate nei castelli come cimeli da museo.
Recentemente, con la legge regionale che ha decretato il passaggio di
tutti i gruppi alla dipendenza degli uffici regionali della Protezione civile, an-
che i 55 volontari di Saint-Pierre vanno a far parte di detta formazione.
L'Amministrazione regionale ha fornito ad ogni Società materiali vari oltre
all'assicurazione per gli addetti.
L'associazione dei pompieri di Saint-Pierre fornisce, oltre il proprio in-
tervento in caso di incendio ed altre calamità, anche il trasporto delle salme
dall'abitazione del defunto alle funzioni e al cimitero.
Per antica consuetudine, la popolazione del paese contribuiva al festeg-
giamento di Santa Barbara con una libera offerta, generalmente vino, che i
pompieri raccoglievano in un barile facendo il giro dei villaggi in una dome-
nica alla fine di novembre.
Ora alla spesa della festa fa fronte l'Amministrazione comunale.

L'A.V.I.S.

Vent'anni or sono sorgeva a Saint-Pierre l'Associazione dei donatori di
sangue: l'A.V.I.S. Subito numerose, nel 1991 risultavano iscritte 148 persone.

Cassa Rurale e Artigiana

A metà degli anni '80 nasce l'idea di costituire una banca per favorire lo
sviluppo ed il progresso della nostra comunità. Con l'associarsi dei comuni
confinanti: Avise, Saint-Nicolas e Villeneuve il progetto è realizzabile ed in-
fatti nel 1991 in locali del Municipio si aprono gli sportelli della Cassa Rurale
e Artigiana.

La Cantoria

Con alterne vicende è vissuta e continua a vivere la Cantoria. In un tem-
po assai lontano, di cui non si è trovata la documentazione, l'associazione
aveva come fondo di cassa il reddito di una proprietà; con l'andar del tempo
probabilmente il reddito era talmente misero che il bene immobile venne alie-
nato. Ora la Cantoria sopravvive con le entrate libere della popolazione, che
elargisce soprattutto in occasione di funerali, e dal contributo del Parroco.
Dal 1940, grazie all'opera dell'organista, sig. Carlo Poser, la Cantoria
ha avuto risonanza nelle rassegne regionali. Nell'aprile del 1968 a Loreto eb-

173


Testo Originale Estratto
be particolari elogi. Tuttora l'insieme si esibisce nei vari raduni parrocchiali
della regione.

La Corale

Ancora per merito del maestro Poser nacque ma si esaurì presto l'entu-
siasmo per una Corale. Essa prese parte al concorso di Nus del 12.2.1950 ed
in seguito a varie rassegne di canto corale con buoni esiti.
Nel programma figurava un canto inedito: "Saint-Pierre", parole di
Maurizia Arnod, musica di C. Poser.
Un piccolo gruppo di coristi è sopravvissuto alla "Corale" ed è confluito
in una società di recente costituzione che però non si interessa solo di canti
corali. Questo coro, facente capo alla società "Harmonie", si è specializzato
in brani di musica classica e si esibisce nella Cappella dei "Penitenti".

La Società "Harmonie": amici dell'arte

Questa associazione nata nel 1986 per l'interessamento di Guy Bochet
ed alcuni disinteressati amanti del bel canto è indirizzata a presentare concerti
di musica classica strumentale e vocale. Dinanzi ad un pubblico di amatori
provenienti da tutta la regione, vi sono esibiti valenti artisti di risonanza na-
zionale ed internazionale (ricordiamo in particolare l'esibizione di un violini-
sta con uno Stradivari, il concerto di Bruno Praticò, ecc.) contattati dal consu-
lente artistico, il celebre baritono preferito da Toscanini, Valdengo, che si è
esibito più volte con un suo repertorio.
Purtroppo la Società sta languendo per l'allontanamento degli iniziatori
per vari motivi (non ultimo l'età) e soprattutto per mancanza di fondi. La po-
litica riguardante il settore della "Saison culturelle" ha la tendenza a concen-
trare in poche località le manifestazioni, che a dire il vero, sono molto costo-
se, a scapito dei piccoli gruppi.

Teatro

Per iniziativa dell'insegnante Vera Lale nel 1956-57 venne rappresenta-
ta nella Cappella dei Penitenti, sconsacrata ed adibita prima a sala cinemato-
grafica e per rappresentazioni poi, una farsa-commedia "L'ono di Martin" di
Dorina Borney nostra compaesana. La recita ebbe successo e la piccola com-
pagnia fu invitata ad Aosta. Qui ebbe occasione di assistere alla recita René
Willien al quale venne, in questo modo, l'ispirazione di costituire un gruppo
teatrale in dialetto chiamato "Lo Charaban" che si sviluppò ed occupò lo spa-
zio regionale e continua le sue rappresentazioni con successo ancora oggi.
L'anno successivo i giovani sainpierrollins si presentarono ancora sulle

scene dello "Charaban" ad Aosta, ma poi il gruppo si sciolse per sopravvenuti
impegni di studio e di lavoro dei giovani dilettanti.
In un secondo tempo, negli anni 1971-72, nacque un altro gruppo teatra-
le costituito da 15-18 persone che, in seguito, confluirono al "Centre Cultu-
rel". Ci fu molto entusiasmo e le rappresentazioni furono accolte bene in pae-
se ed il gruppo fu invitato spesso in altri Comuni. L'attività fu interrotta nel
1977.

Centre Culturel

Gli echi della contestazione giovanile del '68 ebbero risonanza anche in
Valle. Si costituirono gruppi di giovani che intendevano suggerire nuove pro-
spettive per lo sviluppo sociale dell'ambiente. Nate come associazioni apoliti-
che incentivarono la costituzione di biblioteche, di gruppi teatrali, musicali e
sportivi.
Il "Centre" di Saint-Pierre fu uno dei primi a formarsi nel 1971-72. Pur-
troppo, senza sostegno finanziario, il gruppo stentava a sopravvivere: gli ade-
renti cominciarono a perdere gli entusiasmi anche perché, diventati più adulti,
indirizzarono i loro interessi verso problemi contingenti ed il "Centre" si
esaurì. Quelli, fra i giovani più coinvolti confluirono verso partiti politici con-
solidati; altri si persero dietro ai problemi pratici e quotidiani. Nel 1977 il
"Centre" perse tutta la sua consistenza.

La Biblioteca

Un secolo fa, esattamente nel 1889, la popolazione di Saint-Pierre bene-
ficiava di una biblioteca pubblica. In altri Comuni esisteva questo servizio so-
ciale ma esso era gestito dalla Parrocchia mentre qui era gestita da laici. Non
si sa da chi sia partita l'iniziativa né chi abbia contribuito alla spesa della co-
stituzione. Assieme ad alcuni volumi ancora ben conservati, si è ritrovato un
registro dei prestiti da cui si è dedotto che il numero dei libri era solo di 132
volumi, alcuni in francese, altri in italiano. Il contenuto dei testi consisteva in
suggerimenti pratici per l'agricoltura e per la conduzione della casa, in nozio-
ni geografiche e di diritto comune. Abbiamo trovato un solo libro di letteratu-
ra: "Le mie prigioni" di S. Pellico, in francese.
Curiosamente non figura mai un nome di donna fra gli utenti.
Nel registro dei prestiti erano annotate anche le quote annuali di iscri-
zione (L. 1,20). L'elenco dei lettori diventò, però, sempre più esiguo per
estingwersi verso il 1907.
In seguito troviamo nelle scuole piccole biblioteche scolastiche, ma la
scarsità dei fondi non permetteva di rinnovare spesso i volumi.
Nell'ottobre del 1977 si costituì, infine, la biblioteca comunale con l'ap-
poggio dell'Amministrazione regionale, con sede nel Municipio. Dieci anni
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175


Testo Originale Estratto
CAPITOLO V
Scuole
dopo, venne spostata in un edificio nuovo, in via C. Gex accanto alle aule del-
la scuola materna. Essa si è arricchita di molti volumi di cultura, di letteratura
amena, di pubblicazioni varie, di testi di consultazione, di novità librarie. Ora
i libri sono circa 9.000. Ci sono inoltre raccolte di giornali e riviste, cassette e
videocassette.
La biblioteca ha anche altre funzioni, oltre la raccolta di libri. Promuove
corsi di disegno, di musica, pubblica un suo giornale: "Mélange" che viene
distribuito gratuitamente a tutte le famiglie del Comune.
Il comitato di gestione della biblioteca è costituito da 12 membri, sei
rappresentanti dell'Amministrazione comunale e sei rappresentanti di asso-
ciazioni e degli utenti.
La biblioteca è aperta tutti i giorni, ad eccezione della domenica e del
lunedì. Tutti sono bene accolti da una bibliotecaria a disposizione del pubbli-
co per qualsiasi consiglio sull'utilizzazione dei libri e all'occorrenza per pre-
disporre incontri e conferenze.
Unione sportiva Saint-Pierre Sovauto
Nel 1968 fu fondata da un gruppo si appassionati di calcio la Società
che in quell'anno stesso si iscrive al campionato Juniores in 3ª categoria. Dal
1975 partecipa più ampiamente a vari campionati. Nella stagione 81/82 si ag-
giudica la Coppa Disciplina. Nell'87/88 vince il campionato alle finali regio-
nali.
La società può contare su un ottimo campo a cui nell'89 è stato rifatto il
manto erboso.
Esso fa parte di un complesso sportivo che comprende campi da tennis,
di bocce, di giochi per bambini e infrastrutture varie.
Club ricreativo
Il 24 ottobre 1990 nasce un club sotto la denominazione “Spazio club
Saint-Pierre" a cui aderiscono 103 iscritti. Esso ha per scopo socio-culturale
l'organizzazione del tempo libero. Ha la sua sede nei locali della scuola ma-
terna in via C. Gex.
Naturalmente l'organizzazione è affidata ad un comitato con il suo pre-
sidente. Esso collabora con la Biblioteca e l'Amministrazione comunale
preoccupati di fornire soprattutto ai giovani un ambiente sano dove passare il
tempo libero.
Sebbene la documentazione riguardante l'istituzione di scuole pubbli-
che a Saint-Pierre risalga alla metà del 1700, ciò non vuol dire che anteceden-
temente non esistesse il modo per acquisire cultura. Infatti noi incontriamo
scritti che ci insegnano come siano vissute persone con buona preparazione
culturale nel clero, nella borghesia emergente, nella stessa piccola nobiltà pri-
ma della diffusione della scuola pubblica.
Con ogni probabilità i ragazzi che dimostravano una buona attitudine
agli studi ricevevano i rudimenti dell'istruzione in parrocchia, negli studi dei
professionisti o in casa dai familiari stessi o da istitutori dietro piccolo com-
penso. I veramente dotati proseguivano gli studi in altre sedi con l'aiuto delle
famiglie o di qualche benefattore. Chi si interessava, comunque, all'elevazio-
ne culturale della popolazione era quasi sempre la Chiesa che provvedeva con
propri mezzi ricavati da lasciti, redditi di Confraternite, ecc. Per molti anni
ancora quando già ad occuparsi dell'istruzione fu l'amministrazione comuna-
le, i pochi mezzi a disposizione erano forniti in buona parte da sovvenzioni da
parte delle istituzioni religiose. D'altronde la base dell'insegnamento consi-
steva nell'apprendere la dottrina che, a dire il vero, comprende tutte quelle
norme di educazione civile, etica e di comportamento che costituiscono il fine
di ogni educazione. Oltre alle norme religiose, l'insegnamento consisteva
nell'apprendere a leggere, a scrivere, a far di conto ed, in particolare, nell'ac-
quisizione di quella cultura popolare che preparava alla misurazione di terre-
ni, del fieno, della legna e alle lineari nozioni di diritto comunale.
La scelta del maestro si basava sulla personalità morale dell'interessato.
Egli veniva pagato molto poco; insegnava in genere nei mesi invernali e nella
bella stagione si adattava ai lavori a cui era dedita la sua famiglia o prestava
la sua opera a qualche professionista della zona.
I ragazzi frequentavano la scuola nei periodi in cui non potevano essere
interessati ad altri lavori più proficui, perciò nei mesi di dicembre, gennaio,
febbraio. L'età scolare andava dai sei ai quattordici anni.
Abbiamo ricercato documenti negli archivi per avere l'idea di come si pro-
spettava nel nostro comune il problema scolastico e, precisamente in base a quan-
to abbiamo reperito, ne presentiamo un quadro quanto più possibile autentico.
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Testo Originale Estratto
Si sa per certo che:
1) "Par acte du 21 février 1744 les RR. Jean Antoine Sinaget, curé de
cette paroisse et Jean Antoine Christille curé d'Arvier, érigèrent de
leurs deniers (L. 900) une école de la plaine pour les garçons en con-
fiant au conseil municipal le droit de nommer l'instituteur et au curé
le droit de l'approbation.
2) "François Jérôme Cerise, curé de St. Nicolas, aidé par des particu-
liers, le 20.4.1772 établit l'école des garçons du ressort de Rumiod.
Mgr. Des Sales pourvut de lui allouer une partie des rentes de la
Chapelle.
E ancora "Le curé Cerise établit la IV école des filles dans la plaine
(L. 250).
En 1766 Mgr De Sales accorde l'autorisation au curé de nommer
l'instituteur de Rumiod et toutes les institutrices.
3) "Jean François Darbelley, prêtre de Valgrisenche, vicaire d'Arvier et
recteur de S. Gottard à Liverogne, est le fondateur des écoles des fil-
les du Bourg, Etavel, Rumiod et Tan (Vétan). Il donna à l'église de
Saint-Pierre L. 700 à fin que les intérêts en fussent distribués aux ins-
titutrices des quatre écoles soudites".
Queste notizie sono tratte dai documenti dell'archivio comunale (sez. 0-1).
Nella "Corrispondance de la Commune pour les affaires amministratives
comunales (1838-1869, Inventaire C/5) abbiamo una lettera del Sindaco Fer-
rera in risposta ad una sollecitazione dell'Intendente, datata 23.5.1848, nella
quale si delinea la situazione scolastica del comune.
1) Il y a dans le hameau de Rumiod une école de garçons administrée
par le Conseil comunal dotée d'une rente annuelle de L. 50 provenant
des dons et legs faits par les particuliers dont on ignore les dates.
2) Il y a aussi une école des garçons du Chef-lieu et une autre des
garçons au hameau de Praximond, fondées par acte du 21.2.1744,
Persod notaire, et dotée d'une rente annuelle de L. 98 dont L. 65
pour le traitement du maître de Praximond et L. 33 pour le maître du
chef-lieu qui perçoit en outre en adjonction L. 80 qui lui sont payées
par la Commune sur son budget (titre 3, chap. 5, II sect). Les avoirs
de ces deux écoles sont administrés par le Conseil communal.
3) Il y a aussi une école des filles aux hameaux de Rumiod, Prassi-
mond, Bussan et Chef-lieu. Ces quatre écoles ne forment qu'une seu-
le caisse administrée par le conseil et dotée d'une rente annuelle de
L. 76,20. La fondation de ces écoles est en date du 10.2.1766 Lâle
notaire.
4) Il n'y a point d'écoles dans les hameaux de Tan, Verrogne, La Ro-
sière, Champrétavy, Bachod, Etavel que il y serait plus que nécessai-
re d'y en établir. Mais... la Commune ne peut proposer à sa charge
des nouvelles dépenses pour l'instruction publique à cause de sa
malheureuse situation financière: elle est sans fonds en caisse, sans
biens communaux, sans rentes, sans espoir de s'en procurer...".

In data più recente (1876) troviamo nei documenti dell'archivio comu-
nale un elenco dei redditi dei capitali in dotazione per ciascuna scuola.

"Ecole des garçons à Rumiod"
L. 110 par Charrère Pierre (notaire Bochet) le 15.3.1781
L. 150 par David Pierre Antoine (notaire Lanier) le 26.2.1838
L. 95,70 par Lale Castain Jean Dominique (notaire Lanier) le 9.2.1834
L. 100 cédule nominative n. 750-146
L. 460,49 par Vaudan Célestine (notaire Guerraz)
L. 26,50 livret postal

"Ecole des filles" à Rumiod
L. 55 par Charrère Pierre Joseph (notaire Garnier) le 31.12.1793
L. 150 par David Paul Antoine (notaire Lanier) le 26.2.1838
L. 52,30 par Lale Castain Jean Domenique (notaire Lanier) le 9.2.1834
L. 17,60 Livret sur la Caisse d'épargne.

Per le scuole "des garçons" del capoluogo i redditi hanno le seguenti origini:
L. 110 par David Pierre Nicolas (notaire Garnier) le 8.11.1813
L. 19,80 par Lambert Pierre Urbain et frère (notaire Bochet) le 19.6.1769
L. 115 par Vaudan Célestin (notaire Guerraz) le 1.1.1882
L. 200 cédules n° 750-234
L. 33,98 Livret postal
L. 300 cédule nominative n° 600-234
L. 700 cédule nominative n° 672-243

Scuole "des filles au chef-lieu"
L. 600 par Lale Lacroix Catherine et sœur (notaire Lanier) le 21.9.1836
L. 110 par Lambert Joseph feu J. Louis (notaire Bochet) le 28.10.1760
L. 100 cédule nominative n° 750-145
L. 36,10 Livret postal

Notizie anteriori particolareggiate si hanno dal 1828. Prima si ha qual-
che sporadico accenno nei verbali delle sedute consigliari: nel 1812 sono state
pagate L. 60 al maestro-sindaco del quartiere di Châtel Argent, sig. Sulpice
Tesseil.
Dai suddetti verbali è accertato che la nomina degli insegnanti veniva
fatta dal consiglio dietro autorizzazione e beneplacito del Parroco. Le somme
per il pagamento degli insegnanti e tutte le altre accessorie venivano reperite
da fondi in dotazione nelle cappelle e interessi di lasciti anche sotto forma di
ipoteche. In data 13.9.1824 c'è infatti una ipoteca di L. 160 fornita da un Pail-
lex per l'apertura di "une école de garçons".
Nel 1828 sono aperte due scuole: nel capoluogo, per il periodo dal 1.10
al 19.3. ed a Rumiod dal 1.10 al 28.2: "Avec l'ordre de recevoir que les en-
fants mâles et de donner des leçons de chant à tous ceux qui se présenteront".


Testo Originale Estratto
Dal 1829 troviamo i nomi di maestri locali: Lâle dit Castain Joseph,
Lâle-Castain Pierre, Branche, Centoz con uno stipendio che varia dalle L. 83,20
per il maestro del Capoluogo alle L. 37 per quello di Rumiod.
Il Comune ripete ogni anno, al momento delle nomine dei maestri, an-
che una richiesta alla sottoprefettura di un sussidio per le spese scolastiche.
Nel 1836 a Rumiod il maestro Lâle-Gérard Pierre è munito di patente e
percepisce annualmente L. 67.
Per parecchi anni nel capoluogo abbiamo un Bernard Chamonin di Val-
grisenche che percepisce annualmente L. 114,72, ma deve occuparsi anche
dell'assistenza ai ragazzi in chiesa.
Verso l'anno 1855 la situazione scolastica si presenta così:
Chef-lieu
Garçons élèves 40/50 Maître: Cognet J. Baptiste salaire: L. 80 Com-
mune L. 33 legs = L. 113
Etavel
Garçons élèves 35/40 Maître: Lâle Pierre Ambroise salaire legs L. 67
Rumiod
Garçons élèves 30/35 Maître: Lâle Pierre Pantaléon salaire legs L. 55,80
Chef-lieu
Filles élèves 30/35 M. Cerlogne Jeremie salaire: Com. L. 7,50 legs
L. 26,35 = L. 33,85
Bussan
Filles élèves 20/30 M. Chamonin Théotiste salaire Commune L. 7,50
legs L. 26,35 = L. 33,85
Praximond
Filles élèves 25/30 M. Paillex Rose salaire Commune L. 7,50 legs
L. 11,12 = L. 18,62
Rumiod
Filles élèves 25/30 M. Bérard M. Jeanne salaire Commune L. 7,50 legs
L. 12,50 = L. 20.
Con la legge Casati (1859) le scuole private, in genere parrocchiali, sus-
sidiate in parte dal Comune ed in parte con i redditi di fondi privati, vengono
avocate, non senza grandi battaglie, ai Comuni¹.
1 MARCO CUAZ, Alle frontiere dello Stato.
180
I Comuni poveri come Saint-Pierre, ogni anno, debbono rivolgersi allo
Stato per avere un sussidio. Nel 1860 gli abitanti del nostro comune erano
1.470, i tributi comunali ammontavano a L. 2.131,99 e le spese solo per il
funzionamento delle scuole erano di L. 249,89, esclusi gli emolumenti (da
L. 120 a L. 42,85) dei sette insegnanti: Branche Michel, Clap M. Virginie,
Borney Blandine, al Capoluogo, Lâle Castain Pierre Ambroise, Bérard M.
Jeanne a Rumiod; Branche M. Geneviève a Etavel, Rumiod M. Elizabeth a
Praximond.
Il 15 luglio 1861, con il Decreto del Governatore di Torino, le scuole
del comune di Saint-Pierre (art. 106 e 109) sono dichiarate "Rurali di III clas-
se". All'epoca le spese per questa voce ammontano a L. 3.803,23 ed il gettito
delle imposte al riguardo L. 2.131,99, quindi con notevole passività.
Nel 1862 si sostituiscono in parte gli insegnanti del luogo con altri for-
niti di patente. Qui giunge la sig.na Cerisey M. Marine di Etroubles che vi ri-
marrà fino al 1868 quando si verificherà un notevole spostamento di maestri
nelle varie frazioni del Comune.
Nel 1863 subentrerà il maestro Leopoldo Perrod di Cogne, gloria e van-
to della nostra scuola fino alla fine del secolo.
Nel 1864 nei mesi invernali viene aperta la scuola di Tan. Ma fin dal
1861 ci si era premurati di acquisirne i fondi necessari. Infatti troviamo una
delibera del Comune firmata dai consiglieri e dai rappresentanti del villag-
gio: Lâle Gérard, Pierre François Paillex dit Urbain per Tan, Thomas Lâle
dit Castain pour Gerbore, Marc Antoine Henry pour Létanettaz, che appro-
va l'imposizione di una tassa sul bestiame pascolante sul territorio indiviso
di Paletta a favore dello stipendio di un maestro per la scuola di questo vil-
laggio.
Nel 1865 la classe di Praximond viene spostata alla Charrère dove le
spese per l'allestimento dell'aula ammontano a L. 886,07.
Compaiono i nomi di nuovi insegnanti, in genere giovanissimi, 16-17
anni, che si avvicendano nelle diverse località. Resiste per parecchio Lâle Ca-
stain a Rumiod.
Nel 1869/70 da novembre a gennaio si apre una scuola per i 43 alunni di
Verrogne. Nel capoluogo il numero degli iscritti nelle classi del maestro (la
terza) raggiunge i 110 che però frequentano saltuariamente e solo durante la
stagione invernale.
Notevole il numero degli alunni delle scuole serali (50 iscritti) per il
funzionamento delle quali il contributo delle famiglie è di 75 centesimi men-
sili a capo. Per premiare l'interessamento ed il contributo personale degli in-
segnanti delle scuole serali per adulti il Comune propone l'assegnazione del
premio di L. 100 offerte dal Consiglio Provinciale di Torino al maestro Per-
rod che lo riceve per due anni.
E' di quest'epoca (1889) l'istituzione di una Biblioteca circolante.
Nel 1875 si conclude una lunga vertenza giudiziaria a proposito di una
ipoteca a favore di una scuola "de garçons" al Capoluogo da parte di Aysson
M. Agathe née Barmaverain di L. 236,52.
181


Testo Originale Estratto
Fino al 1880 non ci sono più notizie nei verbali del consiglio comunale
circa la scuola. A quest'epoca il consiglio scolastico provinciale (decreto
26.6.1880) dichiara che i maestri hanno l'obbligo di dare l'istruzione religio-
sa agli alunni i cui genitori ne abbiano ufficialmente espresso la volontà.
Al 9.5.1880 esistono nel comune 8 classi facoltative (des hameaux), 1
coadiutore e 1 école enfantine2 al capoluogo, 1 a Etavel, 1 alla Charrère, 1 a
Verrogne, 2 a Rumiod e 1 a Tan. Naturalmente in capoluogo è la Statale.
Nel 1876 a Bâchod ha funzionato una "école festive pour filles" con
orario la domenica dalle ore 12,30 alle 14.
La scuola di Bussan scompare e quella di Etavel si sposta a Babelon. La
situazione scolastica alla fine dell'88 si normalizza e non si hanno notizie par-
ticolari ed interessanti. Gli insegnanti delle scuole dipendenti didatticamente
dall'ispettorato di Aosta (le statali) continuano a percepire uno stipendio in
parte sussidiato dallo Stato e parte dal Comune. (Nel 1907 per il maestro lo
stipendio è di L. 900 annuali; L. 700 sono elargite dal Comune e L. 200 dallo
Stato; per la maestra L. 560 dal Comune e L. 190 dallo Stato).
Per le altre scuole il sussidio dello Stato è vario. Comunque al Comune
tocca versare il contributo per il monte pensioni degli insegnanti, l'indennità
per gli esami, l'acquisto del materiale e la riparazione dei locali nonché la for-
nitura della legna per il riscaldamento (L. 80-100).
Il Comune però riesce ad ottenere dalla sottoprefettura l'autorizzazione
ad imporre una tassa di famiglia di L. 15 annuali per ogni alunno che frequen-
ta la scuola del maestro statale.
Nel 1915/16 il Comune si vede costretto a rammodernare l'edificio sco-
lastico nello stesso stabile del Municipio e deve chiedere un prestito di L.
60.000.
Nel 1926 nel bilancio comunale compare per la prima volta una voce
della spesa di L. 25 per l'asilo infantile. Comunque la materna esisteva anche
prima, ma era gestita da un comitato di quattro persone che amministravano
un legato di L. 50.000.
Per molti anni, la benemerita insegnante Rosina Zémoz (che in molti ri-
cordiamo con immenso affetto e considerazione), raccoglieva una numerosa
scolaresca in un'aula angusta, senza servizi e in affitto in case della borgata.
Dal 1930 finalmente c'è un locale appositamente allestito in via della
Collina e di proprietà comunale fabbricato su un terreno appartenente alla
Parrocchia. Questo locale era indubbiamente migliore anche delle aule per la
scuola elementare: due aule nel vecchio municipio e l'aula per le classi IV e
V nel retro della latteria del Borgo. L'asilo fino al 1943 rimase sotto la tutela
del comune di Villeneuve che in quell'anno (podestà: Cittadini) cessava ogni
ingeranza. Nel 1941 era intanto stato eretto a Ente morale (Regio decreto
17.8.1941, n. 26004/14). L'insegnante di quell'epoca risulta la sig.ra Cesarina

2 Classi corrispondenti alla 1ª-2ª elementare.

182

Branche che percepisce uno stipendio annuale di L. 840; presidenti ammini-
strativi sono nominati prima Persod Luigi poi Besenval Alfredo.
Dal 1964 l'asilo ha sede presso la Villa Mgr. Centoz ma ancora a ge-
stione privata. Nel 1971 riceve sussidi regionali e passa sotto la Direzione di-
dattica di Saint-Pierre; infine diventato regionale, ha una sede propria. Per 11
anni maestra dell'asilo (dal '64 al '75) rimase Suor Elisa (al secolo Maria
Vettori).
All'inizio del secolo continuano a funzionare le cosiddette Scuole sussl-
diate alla Charrère, Etavel, Orléans, Rumiod, Homené, Verrogne ed un coa-
diutore al capoluogo.
Nel 1904 la scuola di Babelon si arricchisce di un fondo di L. 100 dono
di Don Henry Lettry.
Con la legge Gentile (1923) la scuola che raggiunge un determinato nu-
mero di allievi acquista l'assetto moderno. Gli insegnanti diventano autonomi
dai comuni perché dipendono dalle Direzioni didattiche.
Le scuole elementari di Saint-Pierre dipendono dalla Direzione di Ay-
mavilles, poi da Arvier, da Morgex, nuovamente da Arvier e poi ancora da
Morgex ed infine, dal 1953, la sede della Direzione didattica è fissata a
Saint-Pierre (direttore didattico Dr. Francesco Ciancamerla). Questi continui
spostamenti determinano lo smarrimento di molti documenti. Al tempo del
fascismo le scuole sussidiate vengono chiamate "scuole del popolo", la cui
unica direzione si trova ad Aosta. La particolarità che distingue queste scuole
è il massiccio arrivo di giovani insegnanti forestieri che hanno il compito di
...italianizzare! le popolazioni di confine che avevano mantenuto un certo spi-
rito di autonomia.
Nel gennaio del 1937 si inaugura il nuovo edificio scolastico intitolato a
Maria Pia di Savoia. L'edificio riunisce tutte le classi elementari ed è elegante
e funzionale.
Nel frattempo sono stati sostituiti vecchi insegnanti come il maestro Sa-
luard e la sig.na Adele Bochet. Per lunghi anni hanno insegnato nelle nostre
scuole Maurizia Arnod e Colla Bochet Valentina. Più recentemente Lâle Mu-
rix Jaccod Anaïs (a La Charrère) Ronc Mocchettaz Maria, Jaccod Jordaney
Romea, Lâle-Démos Graziella, Lâle Vera, Gianna Ruschena, Mary Duc, Pie-
ra Farotto, Pellissier Lavit Lidia, Gheza Elda, Charruaz Giusto ed ultimamen-
te Gerbelle Bovard Giuseppina, Martinet Vauthier Alessandrina, Champréta-
vy Jacquemod Vanda, Vuillermoz Silvana.
Gli alunni iscritti nel 11927/28 ammontavano a 176, calano negli anni
successivi al centinaio. Nuova impennata nel 48/49 e arriviamo a 160, poi
normalizzazione sul centinaio nuovamente. Nel
1988/89 gli iscritti totali sono 95, sebbene la popolazione del Comune si avvi-
cini ai 2.000 abitanti.
Nell'anno scolastico 1931/32 gli alunni stranieri sono solo 2; nel '39/40
sono aumentati a 10, nel '41/42 17 e poi sempre progressivamente. Nel
1988/89 su 95 iscritti 39 sono figli di genitori ambedue forestieri, e 14 con un
genitore non originario del Comune.

183


Testo Originale Estratto
CAPITOLO VI

Personaggi

Abbiamo, nel capitolo sulle attività, presentato alcune figure di uomini
che con la loro perspicacia, la loro intelligenza e lo spirito di imprenditorialità
hanno reso grandi servizi al paese. Una diversa collocazione nella storia tro-
vano uomini di lettere noti ad un pubblico valdostano colto e preparato.
Ricordiamo queste figure rappresentative seguendo il criterio cronologico:

1) Nicolas-Joconde Arnod, figlio del châtelain Jean-Jacques, dottore
in legge a Lione, fu canonico di Sant’Orso nel 1660. Morì ad Aosta
nel 1686. Scrisse opere agiografiche: Vie de Saint’Ours; Vie de
Saint Grat¹.

2) Philibert-Aimé Arnod, fratello del precedente ma non ecclesiasti-
co, fu autore del primo trattato geografico riguardante la valle.
L'opera “Relation des passages du Duché d’Aoste” fu edita nel 1681
e riedita nel 1694 (vedi nota 1).

3) Federico Emmanuele Bollati barone di Châtel-Argent (1825-1905)
archivista del ducato di Savoia, scrisse un trattato: “Congregazioni
dei tre stati della valle d’Aosta” in quattro volumi (vedi nota 1).

4) Jean Jaccod (1870-1950) ci lasciò “La contabilità du Comte
Vert” (vedi nota 1).

5) Emmanuel Joseph Fenoil (1828-1865) fu parroco a St-Laurent ad
Aosta, lasciò il trattato “Un père du concil de Trente: le cardinal
Bobba” (vedi nota 1).

6) Ferdinand Fenoil (1845-1888). Fu figura eminente nel campo delle
lettere. E’ considerato uno dei migliori scrittori valdostani del XIX
secolo. Di lui sono rimaste alcune poesie: La mendiante valdôtaine,
Sur le bord de la tombe, Un ange martyr (vedi nota 1).

¹ Prof. L. COLLIARD, La culture valdôtaine au cours des siècles.

185


Testo Originale Estratto
Fu giornalista redattore della "Feuille d'Aoste", brillante professore
di letteratura e difensore strenuo della lingua francese in Valle.
L'opera principale come storico è "La terreur sur les Alpes". In essa
descrive il passaggio di Napoleone in Valle e le reazioni della popo-
lazione locale a questo avvenimento.
Nella parte che riguarda propriamente Saint-Pierre si legge a pag. 54
della ristampa dell'edizione 1887:
"...En 1776 on avait dans cette Commune (Saint-Pierre) élevé l'in-
desponsable arbre de la liberté. Pour qu'il n'y fût pas l'objet de cer-
tains mépris qu'on lui avait prodigués ailleurs, on crut bon de le mu-
nir d'un factionnaire. Cependant, malgré les factionnaires, l'arbre se
trouva un beau jour surmonté de l'inscription suivante:
'Arbre de misère - Bonnet de galère - Symbole de brigands - Tu ne
dureras pas longtemps'.
Cette injure fut vivement sentie pas les quelques jacobins de la loca-
lité et trois d'entre eux qu'on nous a indiqués sous les noms d'Ar-
nod, de Teppé, de Tzapuingnon (probabilment diminutif de Chap-
puis) allèrent en demander compte au factionnaire Céeriano Joseph,
dit lo Borgno, natif de la Valsesia e établi a St-Pierre depuis 1785".
Per primo in Valle tentò di scrivere un romanzo storico: "Anna e le
Suisse valdôtain".
Un'altra opera ma di carattere piuttosto celebrativo, fu: "Le Roi
Chasseur et les bouquettins de la Vallée d'Aoste".
Ma forse il suo capolavoro è la raccolta di scritti che va sotto il no-
me "Ça et là - Souvenirs valdôtains" (vedi nota 1).

7) François Fenoil (1885-1958), nipote di Ferdinando, fu spirito vivo
tanto che ebbe a volte contrasti con i suoi professori e ne abbiamo
un esempio nella poesia "Les plaisirs du collège" (vedi nota 1).
Parlava bene quattro lingue, per cui lavorò come interprete in Ger-
mania; poi fu "médecin homéopathe" a New York dove era pure
presidente de "L'Union valdôtaine".
Egli fu poeta istintivo, romantico, comunque colto. Ricordiamo al-
cune sue liriche:
Souvenirs de la montagne2
Souvenirs de Noël (vedi nota 2)
L'émigration valdôtaine sur l'Océan (vedi nota 2).

Don Omer Anselmoz
Nato a Saint-Pierre nel 1888, fu parroco di Aymavilles e dal 1939 eco-
nomo del Priorato di Saint-Pierre.

2 Chez-nous, Ediz. 1918.

186

Mons. Brunod così descrive Don Anselmoz: "...è un sacerdote valdo-
stano che merita di essere ricordato. Alto e robusto come una quercia, con i
capelli folti fino a ottant'anni, parco di parole e un po' rigido nel tratto, ma
con improvvise sfumature di dolcezza, fu uomo di sicura pietà e di grande
coraggio.
Si distinse in trincea durante la prima guerra mondiale e, nella seconda,
dopo essere stato importunato come antifascista, fu infine preso in una retata
con una ventina di ostaggi il 7.9.1944.
Tutti furono liberati per la fermezza di Don Anselmoz, dopo essere stati
costretti ad assistere all'eccidio di ignoti, identificati in seguito come abitanti
di Challand e di Saint-Pierre.
La vita umile e silenziosa di questo sacerdote fu stroncata il 18 settem-
bre 1967 da una macchina che lo investì nei pressi del Priorato.
Egli pubblicò nel 1912 un volumetto "Courtes notices sur le développe-
ment de la météorologie dans la Vallée d'Aoste (vedi nota 1).
Cognato di François Fenoil, ne aveva conservato le poesie inedite che
ora si trovano all'Accademia di Sant'Anselmo.

Joseph Lale Démoz
Nato a Saint-Pierre il 2.2.1888, canonico di S. Orso dal 1924, fu redat-
tore del "Duché d'Aoste", "La revue diocésaine", "Augusta Prætoria" e del
"Messager Valdôtain". Il genere nel quale eccelse fu la critica letteraria. Il
suo capolavoro è "François Fabié - Un poète du terroir".
Il canonico Durand dice di questo studio: "Un bijoux artistique... (qui)
enregistre toutes les grâces, toutes les teintes, les musiques, les délicieuses
nouveautés de la nature féconde et enchanteresse".
Altri studi sono: "Coups d'œil rapide sur la production historique et
scientifique du pays d'Aoste".
Nel "Val d'Ayas", bello il brano "Lo becquet de Tarabouc". Inoltre pa-
recchi sono gli articoli bibliografici.
Come storico scrisse la monografia su Saint-Pierre, disgraziatamente
inedita e per il momento irreperibile. (erano circa 700 pagine).
L'opera di questo studioso, purtroppo, è molto sparsa. La grave infermi-
tà che l'ha condotto a morte in età non avanzata (16 settembre 1944), non gli
ha permesso di raccogliere in maniera sistematica ed organica il suo pregevo-
le lavoro.

9) Barmaverain Adolphe (1886-1973) ha pubblicato nel 1970 uno
scritto "Demi siècle de vie paroissiale à Brusson" (vedi nota 1).

10) Borney Dorina fu autrice di "pièces" teatrali tra cui "L'ono de
Martin et Flomène" che fu rappresentata con successo dallo "Cha-
raban" nel 1957.

187


Testo Originale Estratto
11) Nicoline Thomasset Bochet, nativa di Saint-Nicolas, residente per
lunghi anni a Parigi, ma stabilitasi definitivamente a Saint-Pierre,
ha tracciato nelle sue poesie quadretti poetici e sentimentali lirici di
buona fattura.
Altri verseggiatori estemporanei hanno avuto qualche fortuna momenta-
nea. Ricordiamo Lâle-Démoz Séraphin di cui non è rintracciabile nessuno
scritto; qualcuno ricorda una poesia stilata in ricorrenza dell'inaugurazione
del Canale irriguo "Grand ru".
Nel 1946 è stata pubblicata a spese dell'estensore Victor Martin una
"Revue humoristique et poétique de la Vallada - Musette valdôtaine". Un
opuscolo di sei fogli con 13 poesie in patois, due in francese e due in italiano.
Il Martin avvertiva che la rivista sarebbe uscita "quan pou" ed infatti non ri-
sulta che abbia avuto ulteriori pubblicazioni.

Professionisti nel campo giuridico-amministrativo

Ricordiamo: Arnod, Persod, Bochet notai.
Geometra Fusinaz esperto tecnico-agricolo.

Il clero

Il comune di Saint-Pierre ha dato alla Chiesa numerosi suoi concittadi-
ni. Oltre a quelli già citati che emersero nel campo delle lettere citiamo Lale
Murix Thomas, parroco di Sarre, che fu iniziatore di una Cassa rurale. Jean
Jaccod, buon paleografo. Ma soprattutto nel campo dell'alta diplomazia vati-
cana si erge la figura eminente di:

Mgr Luigi Centoz

Nato a Saint-Pierre il primo aprile 1883, fece gli studi nei seminari della
città, fu ordinato sacerdote da Mgr. Duc nel 1906.
Fu vice parroco a Gressoney, poi Mgr. Tasso lo segnalò al Papa Pio X
che lo nominò "minutante" alla segreteria di Stato del Vaticano.
Nel 1924 fu inviato a Berlino come Auditore di Nunziatura (segretario
del futuro Papa Pacelli). Il 24.2.1932 a Roma fu elevato alla dignità di arcive-
scovo titolare di Edessa e nunzio apostolico in Bolivia, poi passò nel Vene-
zuela sempre come nunzio.
Alla vigilia della seconda guerra, nel 1939, rientrò a Roma e fu a capo
degli uffici per gli aiuti ai famigliari dei dispersi e dei profughi. Nel 1946 ri-
partì per il Costarica ove rimase per tre anni; rientrato a Roma non vi soggior-
nò a lungo perché gli fu ancora affidata la nunziatura a Cuba dove intrattenne
buoni rapporti con Fidel Castro. Ormai anziano e alquanto malfermo di salute

188

rientrò a Roma dove fu nominato Camerlengo. Sfinito dalla lunga e prestigio-
sa vita diplomatica, volle tornare al suo paese natale dove morì nel novembre
del 1969.
Da lui il paese ha beneficiato della villa costruita per le sue vacanze ma
subito concessa per opere di assistenza alla gioventù.
Per anni fu adibita a scuola materna e convitto per i ragazzi delle scuole
elementari residenti fuori Saint-Pierre, soprattutto nella valle di Rhêmes, pae-
se originario della famiglia Centoz.
Ora la villa è in stato di degrado ma ne è programmata la ristrutturazione.

Syndics de la commune de Saint-Pierre

SIGANET Jean-Pierre
CHAPUIS Jean-Louis
PAILLIEX François
DAVID Urbain
PELLISSIER Jean-Antoine
LALE Jean-Antoine
ARNOD Pierre-Nicolas
RUMIOD Louis-Balthazard
CHARRERE Jean-Martin
LUBOZ Jean-François
LALE Louis-Joseph
CHRISTILLE Jean-Pierre
BOVIER Jean-François
LALE Jean-François dit Perrin
ARNOD Pierre-Joseph-Victor
LALE Jean-Jacques
COGNEIN Sébastien
LALE Jean-Panthaléon
CLAP Jean-Pierre
LALE Pierre-Antoine-Maurice
CHAPPUIIS Jean-Louis
CHRISTILLE Jean-Pierre
ARNOD Pierre-Joseph-Victor
TESSEIL Jean-Antoine
PERRIN Joseph-Antoine
CHAPPUIIS Jean-Nicolas

1763-1764
1764-1765
1765-1766
1767-1768
1768-1769
1769-1770
1770-1771
1771-1772
1772-1773
1773-1774
1774-1775
1775-1776
1776-1777
1777-1778
1778-1779
1779-1780
1780-1781
1781-1782
1782-1783
1784
1785
1786
1787
1788
1789
1790

189


Testo Originale Estratto
LALE Jean-Baptiste 1791
CLAP Jean-Pierre 1792
LALE Jean-Baptiste 1793
BRESSAN Jean-Pierre 1794
LALE Jean-Antoine dit Gérard 1795
BOCHET Jean-Baptiste 1796
CHAPPUIS Jean-François 1797
COGNEIN Joseph-Thomas 1798
ARNOD Pierre-Joseph-Victor 1799-1800
ROSSAN François-Joconde 1801
PERSOD Maurice-Louis 1802-1808
BRESSAN Jean-Pierre 1809-1810
LALE Jean-Baptiste dit DEMOZ 1811-1812-1813
LALE Jacques-Balthazard 1814-1815-1816
ROSSAN François-Joconde 1817-1818
CENTOZ Jean-Georges 1819-1820
LALE Jean-Joconde 1921-1926
LALE Louis-Panthaléon dit LACROIX 1927-1928
LALE MURIX Jean-Antoine 1929-1932
LALE Pierre-François 1833-1834
FENOIL Pierre-Louis 1835-1842
(di nomina ministeriale)
FERRERE Léger-Ambroise 1843-1848
LALE dit GERARD Louis-Panthaléon 1849-1851
CENTOZ Joseph-Napoléon 1852-1854
LANIER Jean-Joseph 1855-1869
LALE dit CASTAING Pierre-Jérôme 1870-1877
CENTOZ François-Valentin 1878
LALE dit GERARD Pierre 1879-1880
BOCHET Pierre-Eloi 1881-1884
BORNEY Elisée 1885-1889
LANIER Louis 1890-1894
LALE GERARD Ferdinand 1895-1898
BOCHET Eloi 1899-1902
BALAC Félix 1903-1905
LANIER Louis 1906-1918
ARNOD Pierre 1919-1920

CERIANO Sixte 1921-1922
FENOIL Joseph 1923
CERIANO Sixte 1924 al 12.4.1926
ARNOD Pierre (Podestà) dal 12.4.1926-1927-1928

Période du fascisme: la commune de Saint-Pierre
était sous la juridiction de Villeneuve

BERTHOD Edouard dès 8.12.1946 au 19.4.1949
PAILLEX Henri dès 9.4.1949 au 22.11.1956
COGNEIN Mario dès 22.11.1956 au 1er.-10.1957
SAPINET Edouard dès 1er-10-1957 au 3.6.1961
LALE GERARD Vincent dès 3.6.1961 au 20.6.1965
CHARRERE Oreste dès 20.6.1965 au 30.6.1970
LALE GERARD Vincent dès 30.6.1970 au 17.7.1975
PAILLEX Marino dès 17.7.1975 au 28.6.1980
CHRISTILLE Silvio dès 28.6.1980 au 21.5.1990
ARMAND Emile dès 21.5.1990

Parroci

Bonet Gontrand des Delial 1410-1419
Boniface Vorbert noble de la paroisse 1437-1456
Pierre Midod 1469-1475
Antoine Seigneur d'Avise 1485-1519
Jean Louis Vuillet des Seigneurs du Château 1528-1560
André Bailli 1560-1579
Bernardin du Châtelard de La Salle 1579-1589
Jacques Dumarché de Villeneuve 1579-1589
Maurice Ugo ? 1609-1617
Etienne Foudral de La Thuile 1625-1630 ?
Jean Charrère de Saint-Pierre 1630-1666
Pierre Hugoz de Saint-Nicolas 1666-1677
Jean François Charance de Valsavarenche 1577-1719
Jean Antoine Créton de Valpelline 1719-1720
Jean Antoine Sinaget de Saint-Pierre 1720-1763

190
191


Testo Originale Estratto
CAPITOLO VII

Leggende

Pur essendo il lavoro per la sopravvivenza molto penoso, i nostri ante-
nati avevano degli spazi di tempo libero per ristorarsi dalle fatiche quotidiane.
Gli inverni erano lunghi, il riposo festivo era osservato scrupolosamente, la
mancanza di denaro e quello di mezzi di trasporto, l'assenza di quelli che noi
ora chiamiamo "mass-media" hanno inciso profondamente sul modo di vivere
di coloro che ci hanno preceduti.

Dai racconti dei nostri genitori e nonni apprendiamo come essi distri-
buivano le pause di riposo. Si riunivano nelle stalle d'inverno, sulla panchina
davanti a casa durante la buona stagione, per scambiarsi notizie sulle previ-
sioni dell'annata, sui lavori, su iniziative da prendere in collettività. Parteci-
pavano anche attivamente ai servizi religiosi, facevano parte di congregazio-
ni; poi ballavano in qualche fienile al suono di un'armonica.
E' da sottolineare quanto la comunità fosse partecipe in massa alla vita
sociale. Non solo per comunicare per motivi contingenti ma anche per scam-
biarsi sentimenti e fantasie che traevano origine da episodi a cui si attribuiva-
no particolari significati. Così sono nate leggende e racconti, a volte macabri,
su fenomeni che la mente non riusciva a giustificare. In quest'epoca di tecno-
logie avanzate, noi rimaniamo un po' increduli dinanzi a certi episodi fanta-
siosi, ma dobbiamo ammettere che nel nostro intimo lasciamo un posticino ri-
servato ai misteri della vita che pure ci ricordano che siamo uomini con tanti
difetti ma anche con pregi.
Abbiamo ricavato da qualche reminiscenza il testo di alcune leggende
tramandateci dai nostri avi.

Clou Moran

Il quartiere ad ovest del Borgo di Saint-Pierre da cui si dipartiva la stra-
da che conduceva al castello de La Tour era, ed è, conosciuto col nome di
Clou Moran. Attorno a questo nome sono sorte delle leggende, alquanto ma-
cabre. La gente pensava che il nome significasse la strada dei morenti perché
quella era ritenuta la via del "non ritorno" per prigionieri che venivano gettati

François Jérôme Cerise d'Allein 1764-1787
Jean André Teppex d'Aymavilles 1787-1827
(Gontier - Glésaz) ? 1828
Valentin Milliéry d'Arvier 1828-1829
Thomas François Roux d'Arvier 1829-1854
(derniers curés nommés par les Seigneurs Carpeneto)
François Joseph Artaz d'Antey-Saint-André 1854-1857
Michel Antoine Gaspard de Valtournenche 1857-1880
Joseph Dujany de Châtillon 1880-1896
Jean Baptiste Béchaz d'Ayas 1896-1909
Louis Lyabel d'Avise 1909-1931
Charles Gadda de Cairale (Varese) 1931-1944
Robert Fosson de Saint-Vincent 1944-1960
Louis Maquignaz de Valtournenche 1960-1967
Jean Christille d'Issime 1967-1970
Aldo Rastello di Saint-Vincent 1970-

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193


Testo Originale Estratto
nel fiume dal dirupo su cui sorge il castello stesso. In realtà il nome deriva dal
quartiere che nel 1300 veniva denominato “Closum Morandi” dove Closum
stava per chiuso (da cinta) e Morandi era il genitivo latino del nome degli abi-
tanti del chiuso. Ora la denominazione della zona preesisteva alla costruzione
del castello, come ci attesta una pergamena del 1385 nella quale si certifica la
vendita di una vigna da parte di Louis e Pierre Sarriod d’Introd al vescovo di
Aosta Jacques Ferrandin “au lieu dit Closum Morandi” unitamente ad un pra-
to e “verger” in un altro luogo detto “Closum Marquet” sempre nella circo-
scrizione di Châtel Argent.

La “legge” di Gerbore

Sebbene ora il villaggio di Gerbore sia dislocato nel Comune di Saint-
Nicolas, un tempo era parte integrante della signoria dei Sarriod. La fami-
glia omonima, di cui si ha una prima notizia risalente alla morte di un Ger-
bore nel 1498, si è stabilita in parte nel nostro comune e qui ebbe notorietà.
La nascita del nome Gerbore comunque è circondato da un alone di leg-
genda.

Si narra che nella zona ora chiamata Gerbore giunse un uomo prove-
niente dalle coste della lontana Spagna. Egli, assieme ad otto compagni, era
sfuggito al reclutamento di galeotti che si faceva a quei tempi per fornire di
rematori le barche che intraprendevano i primi viaggi verso l’America. Men-
tre, dopo varie peripezie i suoi compagni erano periti, egli giunse solo in que-
sta località allora abitata da coltivatori che seminavano e coltivavano cereali.
Egli forse nella stagione della mietitura e costui vedendo le messi ormai nel pieno
della maturazione molto si meravigliò ed esclamò: “Oh! Les belles gerbes
d’or”, da cui derivò il nome di Gerbore.
Il nostro uomo pensò allora che questo era un ottimo posto per stabi-
lirsi, si sistemò e siccome era intelligente e laborioso suscitò le invidie dei
contadini che contro di lui promossero ogni sorta di vessazione. L’uomo
reagì violentemente secondo l’antica legge del taglione che qui venne
chiamata “La loué de Gerbore” e che appunto consiste nel farsi giustizia
da sé.

Il Santo recluso

Il Professore L. Colliard ha preso in esame la leggenda di un Sarriod
che nel 1600 si era fatto costruire una cella nel castello e vi aveva vissuto in
segregazione e meditazione, concludendo che il santo è realmente esistito e
altro non sarebbe che Claude Sarriod, un ecclesiastico affetto da mania reli-
giosa.
Al passaggio del feretro dopo la sua morte, avvenuta nel tardo autunno,
gli alberi attorno al castello sarebbero miracolosamente fioriti.

194

Lo berrio d’Annetta

Nella zona di La Barmaz, presso il villaggio di Verrogne, vi è un masso
su cui si notano due cavità contigue che la gente considera l’impronta delle
ginocchia di una donna di nome Annetta, molto religiosa che, giunta ad una
età tanto avanzata da non poter più raggiungere la Chiesa per le funzioni,
ogni domenica si recava su quella roccia, da cui si scorgeva la parrocchiale e,
per tutto il tempo che durava la messa, vi rimaneva inginocchiata. Per miraco-
lo l’impronta sarebbe rimasta nella roccia.

La fata di Verrogne

Sotto le case di Verrogne, si aprono delle fenditure geologiche che han-
no sempre rappresentato un po’ un mistero per la gente.
Si racconta che in una di esse viveva una fata che un bel giorno rubò
una bambina da una culla nella stalla. La madre, accortasi della sparizione
della bambina, tanto pianse e si disperò finché la fata, commossa, riportò nel-
la culla la piccina che per parecchi giorni era rimasta con lei in fondo alla ca-
verna.

La lavandaia di Zveunna

La leggenda è riportata nella nota 1 del capitolo sullo spopolamento del-
la montagna (pag. 114).

195


Testo Originale Estratto
APPENDICE
Antroponimi
Evoluzione nel tempo

1770 1881 1901 1991

Aynisson (Ardisson, Ardesson) X X X —
Armand X — X X
Arnod (Arnaud) X X X X
Arnollin (Arnaullin) X X X X
Anselmoz — X X X
Barmaverain (Barmaverins) X X X X
Bérard — X X X
Besenval (Bézenval) — X X X
Bianco (Biancoz) — X X X
Blanc X X X X
Blond — X X X
Bochet X X X X
Borne X — X X
Bourgeois X X X X
Bovet X — X —
Bovier X X X X
Boverod X — X X
Branche X X X X
Canova (Canovaz) — X X X
Carlin X X X X
Centoz — X X X
Ceriano (Cerian, Cerianoz) — X X X
Champrétavy X X X X
Champvillair — X X X
Chappuis (Chapuis, Chappuy) X X X X
Charrère — X X X
Chenal — X X X
Chenevier X X X X
Christille X X X X
Cognein (Cognin, Cognen) X — X X
Curiat (Curial) X X X X
David X X X X
Dayné (Dainé) X X X X
Domaine X — X —
Duc — X X X
Dunand (Durand) X X X X
Fenoil X X X X

196

Ferrère X X X —
Fusinaz X X — —
Gallinod (Gallinot) — X X X
Gerbelle X X X X
Gerbore X X X X
Gilardi — X X X
Glarey X X X X
Jaccod (Jacod, Jaccond) X X X X
Jocallaz X X X X
Jordaney X X X X
Jorrioz (Jorioz) X X X X
Joyeusaz X — X X
Junod — X X X
Henry (Herny) X X X X
Lale X X X X
Lale (dit) Castain X X X X
Lale (dit) Demoz (Daimoz) X X X X
Lale (dit) Gérard X X X X
Lale (dit) Lacroix X X X X
Lale (dit) Murix (Muris) X X X X
Lale (dit) Perrin X X X X
Lambert X — X —
Lanier X X X X
Lavy — X X X
Linty X X X X
Lettry — X X X
Luboz X X X X
Lyveroulaz (Luverolaz) X X X X
Martin X X X X
Martinet X X X X
Martinod — X X X
Micotti — X X X
Mochet (Mouchet) X X X X
Neyret — X X X
Paillex (Palliez) X X X X
Pallais X X X X
Pellissier X — X X
Persod X X X X
Pont — X X X
Ronc X X X X
Rossan (Rossand) X X X X
Rumiod X X X X
Savoye (Savoie) X — X X
Sapinet — X X X
Thérisod X X X X

197


Testo Originale Estratto
Thomasset x x x x
Vaudan x x x x
Vauthier — — x x
Vitton-Mea — — — —
Zemoz (Zaimoz) x x x x

Sono stati presi in considerazione i cognomi che risultano almeno in
due date ritenute indicative. Quelli del 1770 sono tratti da “Anthroponymie
valdôtaine - Familiare de la communauté du Grand-Paradis” del Prof. Robert
Berton; quelli del 1881 e del 1901 dai risultati dei censimenti e quelli del
1991 dall'anagrafe comunale.
Alcuni cognomi risultano omonimi, però non appartengono alla stessa
famiglia (soprattutto quelli di importazione).
Il cognome Lale — tipico di Saint-Pierre — era talmente comune che
per distinguere i vari ceppi familiari, fu aggiunto il secondo antroponimo pre-
ceduto dal participio passato dit (detto).
Joseph-César Perrin ha fatto una attenta ed approfondita ricerca negli
archivi storici della Regione a questo proposito e René Viérin ne ha stilato un
prospetto che proponiamo qui:

Liste des diverses branches des Lale de Saint-Pierre

1 - LALE dit Castein ou Castain ou Castin déjà en 1699¹
2 - LALE » Perrin ou Perrinè ou Perrini » en 1564
3 - LALE » Arnoud ou Arnod » en 1586
4 - LALE » Lacroix ou de la Croix » en 1694²
5 - LALE » Francoz ?
6 - LALE » Louisod ou Lovison » en 1699
7 - LALE » Gérard ou Girard » en 1699
8 - LALE » Triolet » en 1700
9 - LALE » Bezon ou Besson » en 1801
10 - LALE » Roulin ou Rolin » en 1699
11 - LALE » Pou ou Poul ?
12 - LALE » Murix ou Mury ?
13 - LALE » Guillamin ?
14 - LALE » Démoz ?
15 - LALE » C'est ou Cé ou Sé ?
16 - LALE » du Bourg ?

¹ Le patronyme CASTEIN en 1500 était employé normalement sans être précédé de
LALE. Encore en 1600.
² En 1698 je trouve un LA CROIX tout court et non précédé de LALE. Précédem-
ment ça a été toujours ainsi, depuis 1543: DE LA CROYS.

17 - LALE » Luresse ?
18 - LALE » Lola ou Lole } déjà en 1801
19 - LALE » Combaz » en 1801
20 - LALE » Berché » en 1801
21 - LALE » Toche ou Tache » en 1801

Soprannomi

Branze, Branzon, Bacchetta, Bachan, Buignet, Bueirou, Bongé de Verrogne,
Borgno, Ballet
Carotta, Cardeina, Camelin
Franzu, Dalerio
Gagni, Grangi, Giogio, Gianton, José de Rose, Giandelecresse,
Lazema, Laurein, Laveva, Le Auillo, Le Tza
Marteetta, Menchina, Mandi, Mandillon
Pio, Pieun, Petzoubongéu, Polenta, Piola, Peisan, Pessou
Teneun, Tiiton, Tomeia
Vuigion
Zeà, Zillet

198 199


Testo Originale Estratto
FONTI

Capitolo I - Le abitazioni
A. ZANOTTO, Castelli valdostani
C. NIGRA, Castelli della Valle d'Aosta
R. BERTON, Les châteaux du Val d'Aoste
G. MARTELLINI, Bell'Italia, n. 42, ottobre 1989
E. ROSSETTI BOZZI, La pittura in Valle d'Aosta, Ed. Le lettere
ABBÉ HENRY, Histoire de la Vallée d'Aoste
CANONICO QUAGLIA, La Maison du Grand-Saint-Bernard
Archivio Comunale
Documenti eredi Branche Romualdo

Capitolo II - Usi e costumi
AUGUSTA LANGE, L'habillement des hommes et des femmes des paroisses
de Saint-Nicolas et Saint-Pierre à la moitié du XVIIIe siècle et les ex-
traits des chapelles de Vens et de Vétan, extraite de La vie quotidienne
en Savoie.
VIGNET DES ÉTOLES, Mémoires de la Vallée d'Aoste
Documenti vari: Blond, Ceriano
Archivio comunale di Aymavilles

Capitolo III - Attività economiche
AUTORI VARI, Le consorterie, da Storia, usi, costumi e tradizioni della Val
d'Ayas
VIGNET DES ÉTOLES, Mémoires sur la Vallée d'Aoste
GEOM. R. THOMASSET, Consulenza tecnica per il tribunale di Aosta
Archivio storico regionale e comunale
Documenti privati: R. David (Aosta), Tersillo Paillex-Ceriano, L. Lanier,
Camillo Bochet, A. Château, Consorzio del forno di Bussan, Antico
catasto del Comune di Saint-Pierre, Amministrazione regionale: Uffi-
cio Ditte.
C. REMACLE e D. MARTINET, Ricerche sul villaggio di Verrogne presso la Bi-
blioteca comunale di Saint-Pierre

Capitolo IV - Associazionismo
VIGNET DES ÉTOLES, Mémoires de la Vallée d'Aoste.
Documenti: eredi M. Besenval, Lanier, Ceriano (Balac).
Interviste: Ronzani, Scalise, Poser, G. Lettry, M. Oreiller.

200

Capitolo V - Le scuole
Archivio comunale e della Direzione didattica di Saint-Pierre

Capitolo VI - Personaggi
Prof. L. COLLIARD, La culture valdôtaine au cours des siècles
Archivio comunale
Intervista: Georgette Bonin

Capitolo VII - Leggende
Pergamene di Bochet Camillo
MARTELLINI, Bell'Italia, n. 42, ott. 89.
Archivio storico regionale

Si ringraziano tutte le gentili persone che si sono prestate a fornire do-
cumenti, delucidazioni, spunti ed incoraggiaggiamenti per la compilazione del te-
sto. In particolare i Signori Blond, Camillo Bochet, Bonin Remo, David, Ga-
rin, Louis Lanier, Geom. Pallais, P. Persod, Rossan e quanti involontariamen-
te abbia dimenticato.

Un particolare grazie ai prof.ri Lin Colliard e Sandro Di Tommaso per i
loro suggerimenti nell'impostazione e la revisione del mio esposto.

201


Testo Originale Estratto
INDICE

Presentazione ..................................................................................... 5
Introduction........................................................................................ 7

PARTE PRIMA
Il territorio e la gente di Augusta Vittoria Cerutti

Capitolo I
Il territorio comunale, i villaggi, le strade, le attività degli abitanti.................. 13
La posizione geografica e i limiti del Comune ................................................. 13
La “Plana” e la bassa “Collina” .................................................................. 14
L'alta “Collina” e i terrazzi orografici .......................................................... 18
Gli alpeggi........................................................................................... 22
La Route des Salasses ............................................................................ 24
Gli alti villaggi di Saint-Pierre e i traffici transalpini in epoca medioevale ........... 26
Appendice: toponimi degli abitati e delle località del Comune di St-Pierre........... 32

Capitolo II
Un po' di storia geologica ..................................................................... 37
La formazione delle rocce....................................................................... 37
La nascita delle Alpi e il loro modellamento .................................................. 38
La glaciazione pleistocenica .................................................................... 39
I fenomeni gravitativi........................................................................... 40

Capitolo III
Il clima............................................................................................. 43
L'andamento delle temperature ................................................................. 43
Scarsità di pioggia e di neve .................................................................... 44
Le variazioni climatiche e le loro conseguenze ................................................ 45

Capitolo IV
Le acque e la loro utilizzazione ............................................................... 49
La circolazione sotterranea e le sorgenti ...................................................... 49
I laghi e i corsi d'acqua ......................................................................... 50
I canali irrigui degli alpeggi .................................................................... 51
I canali irrigui delle terre agricole............................................................ 54
La progettazione e la realizzazione del Grand Ru nei documenti dell'archivio
comunale di Saint-Pierre........................................................................ 56
Excursus storico della proprietà delle acque§ .................................................. 60
Gli antichi usi relativi ai rus§ ................................................................... 62
“Reconnaissances”, “bamps” e “doléances” attorno ai rus§ ............................... 63
Le piscine§ ......................................................................................... 66
L'irrigazione a pioggia§ ......................................................................... 68

§ 6 Redatto da Pia Borney.
§ 7-12 Redatti da Irma Ceriano.


Testo Originale Estratto
L'acqua ad uso industriale .......................................... 69
Sorgenti e fontane .................................................. 70
Fonti ................................................................ 73

PARTE SECONDA
Il passato storico di Pia Borney

Capitolo I
La preistoria, epoca romana, Medioevo.......................... 81
La preistoria ........................................................ 81
Epoca romana ....................................................... 82
Medioevo ............................................................. 83

Capitolo II
Dalle comunità al Comune ........................................... 93
I due Saint-Pierre ................................................... 93
L'Amministrazione comunale........................................ 94

Capitolo III
Effetti di grandi e minori avvenimenti storici sulla popolazione..... 101
Consolato e impero ................................................. 101
La Guardia Nazionale ............................................... 102
Le guerre d'Indipendenza........................................... 102
Dopo l'unità d'Italia ................................................ 103
Nel comune di Villanova Baltea ..................................... 104
Vittime delle guerre del Novecento ................................ 104

Capitolo IV
La popolazione ...................................................... 107
Evoluzione della popolazione dal 1782 al 1990 ................... 107
Stato fisico della popolazione ...................................... 108
Il fenomeno migratorio: emigrazione ed immigrazione e loro cause ... 111
Il pendolarismo ..................................................... 113
Lo spopolamento della montagna .................................... 114
Dati sulle caratteristiche strutturali della popolazione e delle abitazioni al 12°
censimento generale................................................. 116
Popolazione residente per sesso e stato civile al censimento del 1981 ..... 116
Le piramidi delle età ................................................ 116
Studio della struttura familiare...................................... 117
Le abitazioni......................................................... 118

Fonti ............................................................... 121

PARTE TERZA
Antropologia socio-economica di Irma Ceriano

Capitolo I
Abitazione ........................................................... 125
Edifici storici, privati e pubblici ................................... 125
Edifici storici....................................................... 125
Edifici per abitazione privata ...................................... 133
Edifici pubblici per la comunità ................................... 137
Altri edifici pubblici................................................ 138

Capitolo II
Usi e costumi ........................................................ 141
Vestiario............................................................ 141
Alimentazione ...................................................... 142
L'illuminazione .................................................... 143
Ustanze ............................................................. 145

Capitolo III
Attività economiche.................................................. 147
"La Grolla" ......................................................... 149
L'“INCA" .......................................................... 149
Attività collettive.................................................. 150
Le consorterie....................................................... 150
La consorteria di Verrogne-Homené-Combellin .................. 152
Latterie ............................................................. 156
I mulini idraulici................................................... 159
Segherie ............................................................ 161
Forni a calce ....................................................... 161
I forni per il pane ................................................. 162
La Cooperativa "Cofruts" .......................................... 162

Capitolo IV
Associazionismo..................................................... 167
La Confrérie de Bréan ou Briand................................... 168
"La Société ouvrière" .............................................. 169
Società di assicurazione .......................................... 171
Società zootecnica................................................. 171
Associazione Viticoltori di Saint-Pierre .......................... 172
I vigili del fuoco volontari ....................................... 172
L'A.V.I.S. .......................................................... 173
Cassa Rurale e Artigiana........................................... 173
La Cantoria......................................................... 173
La Corale .......................................................... 174


Testo Originale Estratto
La Società “Harmonie”: amici dell’arte ........................................................ 174
Teatro ............................................................................................................. 174
Centre Culturel .............................................................................................. 175
La Biblioteca ................................................................................................. 175
Unione sportiva Saint-Pierre Sovauto ......................................................... 176
Club ricreativo .............................................................................................. 176

Capitolo V
Scuole .............................................................................................................. 177

Cap. VI
Personaggi .................................................................................................... 185
Professionisti nel campo giuridico-amministrativo ..................................... 188
Il clero ........................................................................................................... 188
Syndics de la Commune de Saint-Pierre ..................................................... 189
Période du fascismo: la commune de Saint-Pierre était sous la juridiction de
Villeneuve ..................................................................................................... 191
Parroci ........................................................................................................... 191

Capitolo VII
Leggende ........................................................................................................ 193
Clou Moran ................................................................................................... 193
Le “legge” di Gerbore ................................................................................... 194
Il Santo recluso ............................................................................................. 194
Lo berrio d’Annetta .................................................................................... 195
La fata di Verrogne ...................................................................................... 195
La lavandaia di Zveunna .............................................................................. 195
Appendice: gli antroponimi .......................................................................... 196

Fonti ............................................................................................................... 200